lundi 30 juin 2014

Flagrant délit d'homophobie et des ABCD de l'égalité bien vivants !

Regardez la tronche du gamin, si ça,  ce n'est pas une preuve évidente d'homophobie, je ne sais pas ce que c'est !


Sale gosse !

Sans transition. Sinon, à part cela ? Pas grand chose si ce n'est cette entourloupe de nos branquignols gouvernementaux à propos des ABCD de l'égalité... 

Pour ceux qui crierait victoire: "Le gouvernement recule sur les ABCD de l'égalité !", rien ne sert de se réjouir. 

Pour ceux qui crierait au scandale: "Le gouvernement recule encore devant une poignée [tiens, encore une poignée...] d'illuminés réactionnaires" comme le prétend un reliquat de communiste dans l'Humanité (Maud Vergnol), pas la peine de s'offusquer. 

Ils ne sont pas retirés, encore moins abandonnés, bien au contraire. Belkacem l'a dit: on supprime cette appellation qui fit polémique et "On va développer un programme encore plus ambitieux en le généralisant à toutes les écoles. Les ABCD ont fait leur preuve. Il y a des choses à améliorer, comme offrir davantage d'outils pédagogiques aux enseignants et plus diversifiés. Le nom “ABCD de l'égalité” attaché à l'expérimentation n'apparaîtra plus puisque nous allons passer à une étape où toutes les écoles, tous les enseignants, tous les élèves seront concernés." 

Avec les ABCD, c'est un peu comme le racisme, suffit de gommer le nom pour faire croire aux masses qu'il n'existe plus. Le programme des ABCD est bien maintenu et comme l'a affirmée cette brêle de Benoit Hamon: "Il s'agit de faire en sorte d'inscrire la lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans le socle de savoirs que tout élève devra maîtriser à 16 ans." 

Les manuels, les outils pédagogiques ("Papa porte une jupe", etc...), tout cela demeure et restera à la disposition des enseignants dans les centres pédagogiques. "Les ABCD, c'était pour les 600 enseignants volontaires. Dès la rentrée, Tous les enseignants, de la maternelle au lycée, vont être formés avec une priorité aux 330 000 du premier degré " a déclaré le ministre de l'éducation. Passons sur le coût de cette formation et sur le temps qui y sera consacré au lieu d'enseigner... Et on voudrait nous faire croire que le gouvernement recule sur cette mascarade ? Il va tout de même falloir qu'ils arrêtent de nous prendre pour des cons.

Voilà, c'est tout pour le moment et bon match France / Nigéria à ceux qui regardent.

Folie passagère 2354.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 29 juin 2014

Faire Le Point sur les Français d'origine algérienne

Ce matin, sur Europe1, La Marine, interrogée sur les incidents qui ont eut lieu un petit peu partout en France après le match de qualification des Fennecs en 1/8ème de finale, a déclaré qu'il fallait mettre fin à la double nationalité. Pour Marine Le Pen, les incidents qui ont eu lieu et les précautions policières prises pour le prochain match de l'équipe d'Algérie lundi signent: "La démonstration de l'échec total de la politique de l'immigration et le refus exprimé, par un certain nombre de binationaux de l'assimilation. Il faut choisir, être français ou être autre chose."

Rien d'étonnant dans cette déclaration venant d'un dirigeant du FN, ça fait des lustres que ce parti réclame la fin de la double nationalité. Le magazine Le Point, sur son site internet, a voulu interroger les gens sur le sujet. Un petit sondage vite fait bien fait comme il en pullule sur tous les sites des différents médias. Ce type de sondage a deux qualités: il permet d'avoir un aperçu immédiat de la réaction des gens à un événement et est facile à mettre en oeuvre. Une question et une réponse binaire, c'est oui ou c'est non. Les résultats parlent d'eux-mêmes, pas d'analyse à fournir.

Bref, en réaction aux déclarations de Marine Le Pen, le sondage express du Point donne le résultat suivant:


Clair, net et sans bavure: 82% des internautes disent oui à la suppression de la double nationalité pour les Français... d'origine algérienne. Et p'tain, c'est là que cela coince ! Les biens-pensants, SOS Zinzin et tous nos humanistes réseauteurs montent au créneau: ce sondage est raciste ! C'est une honte, c'est scandaleux, pays de fachos, stigmatisation d'une population, assimilation du Point aux pires organes de presse des HLPSDNH, et blablabla... Je ne serais pas surpris que la LICRA et ses potes portent plainte incessamment sous peu.

Il n'en fallait pas plus au Point pour... faire disparaître illico ce sondage de son site !

Alors on dira ce que l'on voudra: racisme (sans se poser la question de savoir si une population particulière peut être assimilée à une race), stigmatisation, fascisme etc... Il n'en reste pas moins une réalité que Le Point met ainsi en exergue: 81,8% des gens ont estimé qu'il fallait supprimer la double nationalité aux Français d'origine algérienne. Et une autre réalité qui apparaît en filigrane: Cette population-algérienne-à-double-nationalité-les-soirs-de-matches pose un réel problème. Pourquoi ?

Imagine-t-on un journal poser la même question à ses visiteurs sur la double nationalité des Belges ou des Suisses ? Non. Elle ne se pose pas.

Imagine-t-on 81,2% des internautes demander la suppression de la double nationalité aux Allemands, aux Portugais, aux Italiens ou aux Russes, voire même aux Marocains, qui l'auraient ? Non.

Que Le Point ait retiré le sondage est stupide. Critiquer ce sondage, occulter le résultat, ce n'est ni plus ni moins que se voiler la face: Il y a bien un problème avec la communauté algérienne. Point barre.

Et qu'un problème, tant qu'on ne le résout pas, il perdure. Remarquez qu'en France les problèmes que l'on ne veut pas résoudre ne manquent pas; une vilaine habitude: Se taire, ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire...

(NB: Il va de soi que les éventuels commentaires nauséabonds à venir ne seront pas tolérés, faut pas déconner non plus, on est dans un pays libre mais faudrait pas... enfin bref, vous m'avez compris)

Folie passagère 2353.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Quizz Photo

La photo du dimanche matin:



Kesako ?

Vous avez cinq minutes !

Folie passagère 2352.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 28 juin 2014

Gaypride et réveil homophobique...


Le problème est réglé depuis longtemps: Je ne participe plus à la gay-pride; la dernière fois que j'y suis allé cela devait être en 2006 ou 2008. Pourquoi n'y vais-je plus ? Sans doute parce que j'ai un peu passé l'âge de faire le cul-con dans les rues de Paris, certainement parce que le militantisme communautaire m'insupporte et parce que l'intolérance des leaders LGBT et autres affidés vis à vis des personnes qui ne pensent pas comme eux lors des "débats" sur le mariage zinzin m'est apparu tout aussi insupportable. Hors de question que je me mêle à des gens qui m'ont traité directement ou indirectement d'homophobe. Enfin, il me semble que je ne retrouverai plus aujourd'hui l'ambiance qu'il y avait il y a une dizaine d'années: On y allait pour se marrer, pour s'identifier, pour délirer, pour faire la fête; la récupération politique et militante n'avait pas encore vérolé le truc ni fait ses basses œuvres.

Ceci dit, cela ne m'empêche pas de regarder ce qui s'y passe, de suivre la marche sur twitter et de lire les commentaires qui circulent, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en commentaires d'articles de journaux consacrés à cette énième marche des fiertés.

Marche des Fiertés ! Quel nom stupide finalement. Il n'y a pas plus de quoi être fier d'être pédé, trans, lesbienne, bisexuel(le) - ne pas omettre la petite touche féministe entre parenthèse - qu'hétérosexuel. On est. Point barre.

Néanmoins, je remarque cette année dans de très nombreux commentaires que j'ai pu lire un retour flagrant d'une homophobie qui n'avait plus lieu, me semble-t-il, les années précédentes. Comme le disent nos grands couillons bien-pensant: "la parole s'est libérée". Il y a de manière évidente un ras le bol de la visibilité homosexuelle. Nombreux sont les gens qui, à force d'avoir été saoulés par le mariage zinzin, vilipendés et insultés  n'en peuvent plus de ce qu'il convient bien d'appeler le prosélytisme homosexuel. Et je dois dire que je comprends les gens qui en ont marre de voir du pédé à toute les sauces, un comble. C'est comme pour tout, quand il y a trop plein , il y a d'abord quelques nausées, puis quelques rejets et enfin des vomissements. L'homophobie est une extrême, elle se nourrit des ras le bol de la même manière que le FN se nourrit du trop plein réel ou supposé d'immigrés.

J'en veux énormément à tous ces politocards gauchistes au premier rang desquels on trouve des gens comme Hollande, Taubira, le sénateur Michel, Hollande, Roméro, Rihan-Cypel, Coronado, Benbassa, Duflot, Belkacem, Filippetti ou à de nombreuses personnalités de la société civile (Bergé, Ribes,...) qui sous couvert d'une volonté acharnée d'égalité pour tous ont stigmatisé à outrance ceux qui pensaient simplement que l'homosexualité n'était ni une fin en soi, encore moins la norme mais qui faisaient avec. Paradoxalement, cette volonté du Pour Tous,  a réveillé l'homophobie.

Certes, tous les gens ci-dessus cités et consorts ne sont en rien directement coupables des propos ou actes homophobes qui se répandent un peu partout, ils portent par contre, selon moi, la responsabilité évidente de ce réveil homophobique.

Un jour ou l'autre, cela se paiera.

Folie passagère 2351.
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Oh Baby, Oh Baby, Baby Loup, Oh Baby Loup...

"Ça vous regarde", je regarde assez souvent cette émission sur LCP. Elle est rediffusée le soir vers 23h30 et cela nous change de chez Calvi où les chroniqueurs sont toujours les mêmes. En règle général, dans "Ca vous regarde", les débats sont plutôt de bonne tenue et les intervenants prennent le temps de s'écouter. En général... ais-je dit. Sauf hier soir.... où étaient invités à débattre du jugement rendu dans l'affaire Baby Loup validant le licenciement d'une employée pour cause de port du voile: Esther Benbassa, la folledingue ainsi que Fouad Alaoui, l'ex-directeur de l'Union des Organisations Islamistes de France. Face à eux, l'avocat de la directrice de la crèche et Jeannette Bougrab.



Bon okay, ça dure 50 minutes mais si vous avez le temps, regardez, c'est assez poilant ! Ou comment, par exemple, à une question simplissime: "Pensez-vous qu'il y a une montée d'un intégrisme musulman en France", les deux loustics, Benbassa et Alaoui, refusent de répondre. 

Et même, admettons que le sujet ne vous intéresse pas, prendre le temps d’écouter et de regardez Benbassa vaut vraiment la peine... de même que l'intervention d'un internaute, imam de profession (vers la 32ème minute)... Bougrab, l'avocat et même l'animateur de l'émission ont du mal à se retenir d'exploser de rire.

Moi je dis qu'un pays qui est capable d'accepter un truc pareil pour sénatrice est soit un pays foutu soit un pays qui a beaucoup d'humour...

Folie passagère 2350.
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vendredi 27 juin 2014

Je pourrais vous parler d'une journée en Socialie


Il y a des jours où la vie de blogueur "de droite" est particulièrement difficile tant sont nombreux les sujets qui nous autoriseraient à prendre un socialo-progressiste pour taper sur un autre. Comment choisir le bon sujet quand 10 se présentent ?

Voyez une journée comme ce 27 juin; ce n'est pas le choix qui manque:

Je pourrais vous parler de "la petite poignée" d'Algériens de France qui ont mis le bazar un peu partout en France pour fêter leur victoire: 74 interpellations, comme le disait un journaleux dans le poste, sur 5 ou 6 millions d'Algériens ou de Français d'origine algérienne vivant en France, ce n'est rien, juste "une poignée" (sic) ! Les 74 interpellations, la trentaine de voitures incendiées, les dizaines de vitrines brisées, les deux motards de la police molestés à Marseille, des canons à eau déployés à Lyon, la police obligée de recourir aux gaz lacrymogènes pour repousser des centaines de "supporters en folie", etc... 74 interpellations sur toute la France de quoi permettre à notre sinistre de l'Intérieur de parler lui aussi "d'une petite poignée de casseurs isolés". Poignée d'individus, c'est aussi le terme qu'employait son tout aussi sinistre prédécesseur pour désigner les centaines de milliers de personnes qui défilaient contre le mariage pour tous... Voilà qui mériterait un débat parlementaire: A partir de combien d'individus une poignée n'est-elle plus une poignée... 

Je pourrais aussi vous parler de Président. Le voir, lui qui avait, avec tout son gouvernement et le parti socialiste, soutenu Martin Schultz aux européennes, défendre bec et ongles la nomination du très conservateur Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission Européenne, avouez que c'est savoureux. Il en mangerait son chapeau s'il en avait un. Mais on ne saurait rien refuser à Angela, elle a tout pour elle et nous ... ben rien. Président, lui encore, dont la réforme territoriale, présentée comme l'alpha et l'oméga de ce qui se fait de mieux en terme de politique de réduction des dépenses publiques, bâtie sur un coin de table, est entrain de partir en eau de boudin; les discussions à l'AN débuteront, peut-être en fin d'année, quand aux sénateurs, ils l'ont carrément retiré de l'ordre du jour de leurs débats...

Je pourrais vous parler des divergences de vues entre le gouvernement et l'INSEE ou l'OCDE quand à nos prévisions de croissance, il n'y a que le premier pour croire encore que nous parviendrons à une progression de +1% pour 2014.

Je pourrais vous parler de la Moldavie, petite république voisine de l'Ukraine, qui séduite par les promesses de nos dirigeants européens vient de signer son accord d'association avec l'Union Européenne faisant fi des avertissements de Moscou et de la défiance de la Transnistrie. Aucune leçon n'aura été tirée du boxon ukrainien... "Un accord signé avec le sang de l'Ukraine" disait un passant moldave...

Je pourrais vous parler de cette nouvelle hausse de la taxe de séjour hôtelière qui pourrait passer de 1,50 à 8 euros et qui est parait-il censée aider les communes à financer ou améliorer les structures de transport. Aider les communes ? My ass, les quelques grandes villes comme Lyon ou Paris, oui; pour les petites communes, un risque évident de voir leurs hôtels désertés.

Je pourrais vous parler de la nouvelle hausse du chômage, 24 000 chômeurs de plus en mai, soit +4,1% sur un an (Cat A) et +4,8% pour l'ensemble des catégories A,B et C et essayer de faire comme Sapin en vous disant que les efforts vont finir par payer et comme Président vous parler de retournement ou bien comme le ministre du travail Rebsamen et vous parler de... foot. Echec sur toute la ligne et un pacte de responsabilité dont on n'a, 6 mois après son annonce, pas encore vu la couleur.

Je pourrais vous parler de Valls qui fait cul et chemise avec les muzz de France en déclarant le plus sérieusement du monde: "C'est toute une nation qui dit aussi que l'islam a toute sa place en France, parce que l'islam est une religion de tolérance, de respect, une religion de lumière et d'avenir (...) L'Islam est une chance pour la France." avant de confirmer qu'il irait, encore une fois, "à la rencontre des musulmans lors du repas de rupture du jeûne du mois sacré de ramadan".

Je pourrais vous parler de ce tout nouveau secrétaire d'Etat, Jean-Marie Le Guen, qui, après avoir sous-estimé de 30 à 40% sa déclaration de patrimoine, ose affirmer "qu'il ne l'a pas sous-estimé... puisqu'elle a été réévaluée depuis". A la demande de la Haute Autorité, certes... mais bon,... Rassurez-vous, il restera au gouvernement, mentir n'est pas pécher chez ces gens-là, même quand on se fait prendre... Le même Le Guen, qui, il y a à peine un an, implorait les Français de comprendre qu'il était temps de faire des efforts, le même qui disait le 23 avril 2013: " J'appelle à un choc de vérité au sein du PS, à gauche, pour la France"...

Je pourrais vous parler de l'avis de la CEDH qui impose désormais à la France de reconnaître les enfants nés par GPA à l'étranger et de notre ministre de la famille qui a déclaré aussitôt que l'Etat ne fera pas appel de cette décision, ouvrant de facto la porte à tous les abus et traçant ainsi le chemin d'une légalisation prochaine de la GPA...

Oui, je pourrais vous parler de tout ça mais je ne le ferai pas, j'aurai trop peur de vous casser le moral et la baraque et ça, ce ne serait vraiment pas sympa... Je préfère encore vous laisser avec Patrick Sébastien, lui au moins, il cartonne!

Folie passagère 2349.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Incroyable, Franz-Olivier Giesbert a vu la vierge !


Dans son dernier édito, FOG semble avoir ouvert les yeux; comme s'il avait vu la vierge, il a eu une révélation et pas des moindres: "Ayons le courage de le dire...", genre, arrêtons de nous mentir et de mentir à la terre entière. Savoureux, non ? Il commence ainsi son papier: "La presse et l'éducation sont deux univers où la parole devrait être libre. Force est de constater qu'elles sont devenues les fiefs de la nouvelle bien-pensance (...) Où est passé l'esprit critique ?"

Avouez que dès ici, nous avons envie de rire, FOG, homme de medias depuis au moins 40 ans s'interroge sur "la moutonnaille" des... médias. La "moutonnaille", le panurgisme autrement dit, a, selon FOG, pris le pouvoir dans le monde des idées. Et de recourir à 3 exemples flagrants de dénis de la réalité véhiculés par les médias.

Le premier, la Syrie. FOG affirme, comme le veulent l'habitude et la réalité, que Bachar est un monstre mais que, il suffit, "quitte à passer pour un islamophobe", il est temps de reconnaître que les Djihadistes sont "les nouveaux barbares" ! Il est temps que les grandes puissances le réalisent. C'est-y pas beau de la part d'un FOG qui soutint Président lorsque celui-ci se voyait en massacreur du régime de Damas ? "Arrêtons de faciliter la tâche des Djihadistes et ne cédons plus à la désinformation" comme celle provenant des USA qui ont voulu faire croire à la terre entière (et nous médias avons complaisamment gobé) que les bombardements de gaz sarin sur les populations civiles ne pouvaient être que le fait de "l'immonde"Bachar... Disons le franchement, et quoique nous ayons avalé à l'époque des affirmations de Obama, Hollande et Fabius, les Djihadistes ont eux aussi utilisé du gaz sarin.

Le deuxième, c'est le FN: FOG le reconnaît, lui le premier: "tous les professionnels de l'anti-frontisme ont servi les intérêts du FN", oui, "tous ceux qui ont la morale en bandoulières ont fait leur métier de la dénonciation des dérapages du F-Haine". FOG s'autoflagelle avec le plaisir qu'assume tout masochiste qui se respecte: "Les incantations contre le fascisme ou le retour de la bête immonde n'ont fait que mettre plus de fioul dans la chaudière lepeniste." Et d'en rajouter prenant sciemment le contre-pied de la bien-pensance:" Non la fille n'est pas le père, ça crève les yeux sauf ceux des marchands de bonne conscience" ! Oui, FOG ose enfin l'affirmer à l'instar de son colllègue Jean-François Kahn: "Nous journalistes avons créé le FN depuis 30 ans".

Le troisième, l'éducation nationale. Constatant enfin, après avoir lu un bouquin d'Hubert Védrine, que l'EN est une fabrique de dépressifs à laquelle les journalistes et les médias ont participé en ne dénonçant pas assez les tares du système, FOG fait sienne une phrase de ... François Fillon, "phrase qui restera comme celle de l'année": "Les universités françaises sont des foyers de marxisme!" 40 ans de journalisme pour s'en rendre compte...

Ne me dites pas que vous en avez pas les jambes coupées et les bras qui vous en sont tombés ? FOG ouvrir les yeux et demandant à ses confrères d'en faire autant...  Réalisme retrouvé d'une vieille baderne médiatique ou arrêt de prises de substances illicites ? Je ne sais, ce qui est sûr c'est que si FOG lisait un peu plus les blogs dits conservateurs ou politiquement incorrects et un peu moins sa propre  prose ou celle de ses confrères, il y aurait eu belle lurette qu'il se serait rendu compte de ce qu'il dénonce aujourd'hui!

Encore un petit effort, et vous verrez, il finira par reconnaître que Président est un gros nul !

Folie passagère 2348.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 25 juin 2014

Mondial 2014: Nous, Français, passerons 896 millions d'heures devant la télévision !


Constatant qu'en ce moment, pour cause de Mondial de football, tout passe et que globalement, on pourrait nous apprendre que la Joconde était un homme que tout le monde s'en ficherait, je me suis livré à une petite analyse sur le temps que passeront les Français à regarder devant leurs télévisons des gars qui poussent un ballon. Enfin, quand je dis Les Français, disons, une bonne partie des Français.

Analyse, un brin absurde, faite à la louche, bien évidemment, faute de données précises et compte tenu que tous les matches n'ont pas été encore joués.  Je me base donc sur les audiences télévisées de quelques matches:

Espagne - Pays-Bas: 8,2 millions de téléspectateurs,
Suisse - Equateur: 4,5
France - Honduras: 15,8
Brésil - Croatie: 8,7 (diffusé en seconde partie de soirée)
Angleterre - Italie: 3,4 (idem)
Allemagne - Portugal: 6,2 (9 millions relevés en fin de match)
Cameroun - Brésil:  5,6
Algérie - Belgique: 5,6

Sans sortir la calculette, on va dire que la moyenne est donc d'environ 7 millions de téléspectateurs par match sans compter ceux qui les regardent sur des chaînes étrangères ou sur Being Sport et sans pondérer cette moyenne des audiences des prochains matches qui iront croissantes au fur et à mesure que la compétition avancera. Dire que 22 millions de Français regarderont une finale dans laquelle la France jouerait n'est absolument pas délirant. Bref, retenons une audience moyenne de 7 millions de téléspectateurs en France.

Une retransmission dure environ, pubs comprises, 2 heures. Il y a 64 matches qui seront diffusés sur les antennes généralistes françaises, principalement TF1.

64 matches x 2 heures x 7 millions de téléspectateurs => les Français, en général et en moyenne à la louche, passeront 896 millions d'heures devant leurs télévisions à regarder des matches de gars qui poussent une balle. 896 000 000 d'heures devant 22 gars et un ballon entre le 12 juin et le 13 juillet !

896 millions d'heures soit l'équivalent de 102 283 années (24 heures x 365 jours).

Pour la beauté du chiffre, pourrions-nous imaginer passer le milliard ? 

1 000 000 000 d'heures devant la télé ?

De quoi nous occuper sainement et ne pas penser à autre chose... De quoi diluer dans ce maelstrom footballistique tout et n'importe quoi...

Et tant que nous y sommes, pendant ces retransmissions, essayons d'imaginer combien de canettes de bière seront bues, combien d'amants seront délaissés, combien de bébés non conçus, combien de livres non lus, combien d'enfants livrés à eux-mêmes, combien de pizzas englouties, combien de moments autrement conviviaux évités, etc, etc, etc...

Je sais, c'est du grand n'importe quoi... de plus, je n'aime pas le foot et me contenterais sans doute de ne regarder que les matches ouk'c'est qu'y a la France qui joue.

Folie passagère 2347.
D'accord, pas d'accord: atoillhonneur@voila.fr

Le scandaleux acquittement du docteur Bonnemaison


Quand hier, j'ai entendu qu'il avait été requis 5 ans de prison avec sursis à l'encontre du docteur Bonnemaison, je me suis dit: attendons le résultat des délibérés, mais je le sens mal, très mal, ce gars va s'en tirer...

N'avais-je pas raison ?

J'en suis tombé sur le cul: acquitté !

Le gars a mis fin à la vie de 7 personnes; il les a empoisonné (ce n'est pas moi qui le dis, juste les médias, la justice et les deux familles qui se sont portées parties civiles) sans leur demander quoique ce soit, sans consulter les familles, sans prendre l'avis d'autres médecins. De son propre chef, seul, Nicolas ( je l'appelle par son petit nom puisque c'est ainsi qu'ils l'ont appelé sur Itélé vers 13 heures) a décidé d'ôter la vie à sept personnes dans l'illégalité la plus totale et il est acquitté. Rien, queue-de-chie, nada, nibe !

Mais de qui se moque-t-on ?

Et un intervenant dire, je le cite de mémoire: c'est bien, les juges ont anticipé sur les avancées à venir de la loi !! Depuis quand les juges peuvent-ils faire autre chose que d’appliquer la loi ? Et les avocats de Nicolas réclamer à corps et à cris qu'il puisse reprendre son activité; le pauvre Nicolas qui "a été meurtri pendant 3 ans" qu' a duré la procédure !


"Les jurés ont entendu la question déterminante des avocats de la défense: les actes de Nicolas Bonnemaison relevaient-ils du soin ou du crime? Hier, Me Ducos-Ader appuyait sur la corde sensible «c'est blanc ou c'est noir! C'est un criminel ou un médecin? On ne peut pas faire dans la demi-mesure!», invitant les jurés à faire preuve de courage, et les faisant, sans doute, basculer vers l'acquittement..." (Le Figaro)


On ne doit pas, parait-il, critiquer une décision de justice ? Pas à moi.  Cette décision d'acquittement prise en à peine trois heures par des jurés visiblement sous influence médiatique est scandaleuse, inique et totalement contraire à ce que prévoient les lois actuellement en vigueur; la porte ouverte à tous les abus.

Monde de fous !

Folie passagère 2346.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Debré, Morel à l'Huissier, Accoyer... les indignés de la dernière heure


Bygmalion, on a fait le tour de la question, la justice tranchera dans un an ou plus, si possible juste avant les prochaines élections, que ce soient les régionales, ou mieux encore les primaires à droite, voire la présidentielle, ce serait bien... pour la gauche et le FN.

Revenons sur cette histoire de prêt accordé par Jacob à l'UMP en 2012, prêt de 3 millions d'euros pris sur la cagnotte parlementaire du groupe UMP sans que les députés du dit-groupe en soient avertis. Rien d'illégal.

Alors depuis la révélation de cela, j'entends, provenant de certains députés UMP, des réflexions absolument incroyables; certains ont même porté plainte, d'autres se saisissent du truc pour se faire connaître, d'autres pour, tant qu'à faire, plonger un peu plus la tête de Copé sous l'eau. Comme s'il y ne s'y était pas plongé suffisamment tout seul.

En gros, c'est incroyable, on était pas au courant, c'est du détournement de fond, de l'abus de bien social, Copé a eu une gestion pitoyable des finances du groupe lorsqu'il en était président entre 2007 et 2012, etc, etc, etc... Les Accoyer, les Morel à L'Huissier, les Debré, les Blanc et consorts ont tout de même un culot incroyable de pointer, sur ces deux sujets précis - les finances du groupe UMP à l'Assemblée et le prêt accordé par Jacob -  et Copé et Jacob.

Le budget annuel global du groupe UMP est d'environ 4 millions d'euros. Sa gestion est confiée au président du groupe par délégation, ce qui sous-entend que l'ensemble des députés UMP donne une "procuration " à Jacob aujourd'hui, Copé hier, pour le gérer. Alors quand tout roulait, ces mêmes accusateurs faisaient confiance à leurs présidents successifs et maintenant qu'il y a carambouilles révélées par la presse, les voilà tous se défausser: on ne savait pas, on aurait du être averti, on nous a rien dit, ils n'auraient pas du, etc... Ben voyons, ils avaient quoi dans les yeux ? De la merde par paquets entiers ? C'étaient aussi leur budget, que ne s'en sont-ils pas souciés plus tôt ? Certains disent avoir fait confiance à Copé et Jacob ... la belle affaire depuis quand, pour ce genre de choses, la confiance exclurait-elle le contrôle ? Pas de confiance sans contrôle ! Rien ne les empêchait de demander des comptes, d'exiger des explications, c'est ce que font tous les actionnaires d'une entreprise.... Ces députés à la "sainte" colère gèrent-ils leurs budgets ou leurs entreprises de la même manière ? Crénom, il y a de quoi s'inquiéter ! Ils veulent d'un coup la transparence aujourd'hui, pourquoi pas hier ? Peu regardant sur les sommes que leur versait le groupe pour les aider à se faire élire dans leurs circonscriptions hier, et là, hop, on exige transparence, audit, certifications des comptes et grand nettoyage !

Tous ces députés UMP  en colère feinte ou simulée feraient bien de faire profil bas: Depuis des années, ils se sont tus, n'ont rien demandé et se sont contentés de prendre l'argent que leur refilait le groupe. Qui ne dit mot consent. Point barre. Les audits, les comptes, c'est depuis des années qu'il fallait les exiger. Ce qui n'empêche pas non plus de mettre en place dès que possible des procédures pour éviter que tout cela ne se reproduise...

Un peu ce que propose le président PS de l'Assemblée Claude Bartolone qui, comme chacun peut depuis hier s'en rendre compte, n'a lui aussi jamais rien vu, ni su.

Folie passagère 2346.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 24 juin 2014

Le Conseil d'Etat a décidé : Vincent Lambert doit mourir

(Vincent Lambert,  CHU de Reims, 2012)

Qui pouvait en douter, c'est tellement dans l'air du temps. Comme on dit... 

"Vincent Lambert ne sera pas maintenu artificiellement en vie. Le Conseil d'État l'a décidé. Après quatre jugements en faveur de son maintien en vie en un an et demi, la justice française a validé la légalité du processus de mort entrepris par deux fois par le CHU de Reims, ordonnant ainsi l'arrêt de l'alimentation de ce jeune handicapé, devenu tétraplégique après un accident de la route en 2008. Les dix-sept juges ont ainsi suivi la position du rapporteur public Rémi Keller, qui, vendredi dernier, avait préconisé l'arrêt des soins de Vincent Lambert. Le Conseil d'État a jugé que sans capacité de communication, avec un état de conscience dégradé et aucun espoir d'amélioration, le maintien de l'alimentation et de l'hydratation du jeune homme avait pour seul effet de le maintenir artificiellement en vie, ce qui constitue pour eux une «obstination déraisonnable», contraire à la loi. (...)."

Peu importe la position que l'on peut avoir vis à vis de l'euthanasie, voilà que c'est à l'Etat que l'on demande de se prononcer sur la vie ou sur la mort d'un individu. L'Etat, encore et toujours, toujours plus intrusif, toujours plus prégnant. Et ces mots qui ont quelque chose d'insupportable: Le conseil d'Etat a décidé,  la justice française validant la légalité d'un processus de mort,... Lisez ces mots à voix haute, entendez-vous ? L'Etat décide, la justice valide un processus de mort. Cette même justice, ce même Etat qui s’enorgueillissaient d'avoir aboli la peine de mort en 1981. Trente ans après, un père, une mère et une partie de la fratrie perdent leurs droits à continuer un bout de chemin avec Vincent parce que l'Etat et la justice en ont décidé ensemble. 

Vincent qui n'avait jamais exprimé par écrit quelles seraient ses volontés au cas où...

Beaucoup de dégoût et de colère à l'annonce de ce jugement. "Obstination déraisonnable" qu'ils ont dit et n'est-ce pas complètement déraisonnable que l'Etat et des juges interviennent dans une pareille histoire ? N'y-a-t-il pas une obstination totalement déplacée de la part des juges à se mêler à ce point de l'intimité d'une famille. Pouah !

Combien de temps faudra-t-il attendre avant qu'il ne s'invite plus encore, l'Etat, dans nos foyers, dans nos vies, dans nos chambres ? A quand la fin de vie décidée en haut lieu d'un enfant avec une maladie "incurable" (comme en Belgique) ? A quand la validation d'un processus de mort pour des personnes lourdement handicapées ? Quand cesserons-nous de déléguer à cette puissance supérieure les responsabilités que l'on ne veut pas prendre ?

Non, ce n'est pas juste, ce n'est pas à un Etat sans foi ni amour que l'on peut demander de valider un processus de mort sur un ami, un frère ou un compagnon.

Je ne sais plus quoi dire si ce n'est qu'avec ce genre de décision, l'avenir n'est pas serein. N'est-ce pas Mauricette ?

Folie passagère 2345.
D'accord, pas d'accord: atoillhonneur@voila.fr

Benoit Hamon et la culture de la loose !


Je me souviens que du temps où je faisais des études, petites, moyennes puis grandes, j'aimais être "sanctionné". Sanctionné, à l'époque, voulait dire qu'une autorité compétente (l'instit, un prof ou un collège d'examinateurs par exemple) évaluait mon travail et donnait sur celui-ci son avis. La sanction était une conséquence positive ou négative de mon travail: une bonne ou une mauvaise note, l'acquisition d'un diplôme ou l'échec. Avec un 14/20 ou une mention, je savais que j'avais été bon, un 8/20 ou un passable, je savais que j'avais été mauvais. A moi de réagir: travailler, progresser ou merder. Simple.

Aujourd'hui, c'est différent, on ne retient du mot sanction que le côté négatif: t'es nul, t'es sanctionné, tu es socialement pointé ! Et comme nous avons bien compris que nous vivons dans un système où il ne faut plus stigmatiser qui que ce soit, commençons le processus dès l'école: ne sanctionnons plus. Il faut donc comme le titre le Figaro reprenant en cela les propos de notre nouveau ministre de l'éducation "en finir avec les notes sanctions". Ce qui basiquement revient à dire, ne notons plus mal les élèves, positivons leurs réussites ou leurs échecs. Hamon qui si j'en juge par son CV n'a pas été une flèche à l'école exprime très bien le problème: "Aujourd'hui, notre système d'évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains." Le système de notation pénalise les cancres, les démoralise ! Quelle horreur ! Alors pour que les pauvres petits bichons du fond de la classe ne soient plus stigmatisés, voire qu'ils ne s'auto-stigmatisent plus, on va essayer de tout changer. Et vite! Avant la prochaine rentrée. C'est ce qu'on appelle la culture de la gagne à la mode progressiste: Pas grave mon biquet, tu es ou tu as été nul, on va changer le système de notation, et tu verras, tout va s'arranger.

Pas question de dire; t'es un connard ou une grosse feignasse, t'avais qu'à mieux bosser ou plus élégamment, si tu avais mieux appris tes leçons,si tu avais plus travaillé ou si tu avais exprimé le fait que tu n'as rien compris au cours et qu'il faudrait que le prof ou tes parents te ré-expliquent peut-être aurais-tu eu un 14/20... Non, tout ça, c'est pas la gagne, c'est la culture de l'excuse ! 

Aujourd'hui, la sanction, oups pardon, l'évaluation:"doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager." qu'il a dit le ministre. C'est-y pas bonnard: il faut que l'évaluation soit bienveillante ! 

Alors aux gamins, on va leur mettre des pastilles vertes, oranges ou rouges, ou bien encore un petit animal rigolo qui sourira ou qui fera la grimace en fonction du nombres de fautes commises ou de la leçon pas apprise. C'est cool ! Des petites gommettes multicolores afin que l'élève se construise un arc en ciel sombre ou éclatant sur son carnet de notes. C'est vraiment bien comme système, c'est couleur, c'est joie, c'est bienveillant, ce n'est pas stigmatisant et... sans aucun doute bien plus compliqué à analyser pour les parents qu'un 2/10 ou qu'un 4/20. Mais les parents, on s'en fout, on se demande même de quoi ils se mêlent. L'éducation des mômes, c'est du domaine de l'Etat, de l'Educ' Nat, pas des parents. Eux, ils prendront ce qu'on leur donnera et récupéreront ce qu'il y aura à récupérer: des cancres à foison ou des bêtes de courses en série limitée. L'effort individuel, c'est pas bon non plus comme notion, il faut que "l'élève soit apte à travailler de manière collective" ! De là à imaginer que l'on va continuer à mélanger les cancres avec les bons, il n'y a qu'un pas que tout le monde franchira allègrement. C'est mieux le Tous Ensemble que le Chacun pour Soi, surtout en Socialie, n'est-ce pas ... 

Alors vous me direz, et les bons élèves dans cette histoire ? Ceux qui aujourd'hui dominent avec mépris, forcément, leurs petits copains avec leur 16 ou 17/20, on en fait quoi ? Et bien c'est assez simple, on leur apprendra à coller des petites pastilles de toutes les couleurs et on leur dira que c'est pour le bien de tous. Fastoche, je suis sûr qu'ils vont aimer. Et vous verrez qu'à force de lécher les gommettes, ils y prendront goût, c'est si bon d'être nul !  La culture de la loose, y a que ça de vrai ! 

Folie passagère 2344.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 23 juin 2014

C'est quoi leur problème à tous ces algériens de France ?


L'équipe d'Algérie a gagné son match contre la Corée du Sud. il paraît que c'est historique et toussa... A vrai dire, qu'elle ait gagné ou perdu, je m'en tape le coquillard mais constate que défaite ou victoire, quand l'Algérie joue, il se passe de drôles de choses... en France.

Certaines villes organisent pratiquement des couvre-feux, dans d'autres comme à Lille, Roubaix, Grenoble ou Strasbourg, des bus, des abribus, des voitures et des poubelles sont incendiés et à Paris, il y a déferlante sur les Champs. Partout les forces de l'ordre sont mobilisées. Lorsque l'équipe de France, la vraie, celle qui est en bleu, gagne, nous ne constatons pas le même genre d’effervescence. Lorsque l'équipe d'Allemagne gagne, je n'entends pas parler de manifestations particulières de la part des supporters allemands. Quand le Portugal perd - et Dieu sait si la communauté portugaise est importante - point de bordel dans les rues, peut-être quelques pleurs dans les foyers, c'est tout.

Alors, c'est quoi ce bazar et tous ces débordements quand l'équipe d'Algérie aux 16 joueurs sur 23 nés en France joue ? Et si quand elle gagne, c'est le bordel, que vont-ils nous faire quand ils perdront ?

Qu'un vieil algérien tout décrépi par l'âge, assis sur son banc, ait quelques humeurs positives quand son pays d'origine gagne, je veux bien comprendre. Mais quand je vois tous ces jeunes gens, nés en France, parfois de parents eux-mêmes nés en France, et qui ne connaissent de l'Algérie que ce qu'ils en ont vu à la télé ou entendu de leurs vieux parents, qui se revendiquent français quand ça les arrange et algériens, drapeaux vert et blanc au vent, quand l'équipe algérienne joue, j'ai du mal à comprendre. Leurs racines et tout et tout, me direz-vous... Mouais...

Le site internet de TF1 titrait ce matin: "Les Algériens de France fêtent la victoire de l'équipe d'Algérie"... Voilà un titre qui résume bien toute l’ambiguïté de ces gens-là: Sont-ils Français ? Algériens ? Tous ces jeunes que je vois sur la vidéo ci-dessus, ont-ils des passeports français ? Algériens ? Les deux ? Sont-ils si nombreux pour que l'on puisse les appeler "Algériens de France" et non plus " Français d'origine (parfois lointaine) algérienne " ou tout simplement " Français" ? 

Quelle est la véritable couleur de leur drapeau à tous ces jeunes ? Bleu-Blanc-Rouge ou Vert et Blanc avec le croissant rouge et sa petite étoile ? Sont-ils comme une de nos nouvelles idoles, Karim Benzema qui déclara: "J'aime bien l'équipe de France. L'Algérie c'est mon pays, la France c'est juste pour le côté sportif". Les Bleus pour le sport, les Fennecs pour le cœur ? 

Et si dans quelques jours, tout semble possible avec ce Mondial 2014,  les Bleus ont à disputer un huitième de finale ou un quart contre les Fennecs... Que se passera-t-il si les Bleus gagnent ou perdent ?... 

Problème d'identité ? Problème d'intégration ? Problème avec leurs origines ? Schizophrénie ?  C'est quoi leur problème à tous ces algériens de France ?

Folie passagère 2343.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 22 juin 2014

Hollande, Valls... la débâcle s'accélère

(1940, la débâcle à vélo)

Les grèves des cheminots, des taxis et des intermittents du spectacle, sur fond de contestation endémique dans les universités et de jacquerie fiscale, sont la face sociale du populisme dont le FN est l'expression politique. Ces mouvements sont autant de maladies opportunistes qui se développent sur le grand corps malade d'une économie exsangue et d'une démocratie à l'agonie. Les corporatismes mettent à profit le vide politique créé par le leadership fantomatique de Hollande pour se disputer le cadavre d'un État en faillite. Ils soulignent l'absurdité de la pseudo-méthode du dialogue social qui consiste à faire dépendre les réformes vitales pour le redressement du pays de syndicats illégitimes autant qu'irresponsables. Pendant les grèves, la débâcle de la France s'accélère, menaçant d'échapper à tout contrôle et de relancer la crise de la zone euro. Elle n'est pas stratégique comme en juin 1940, mais économique et sociale. Elle s'enracine dans un même déni du réel, dans un même refus de s'adapter pour répondre aux transformations du monde, dans une même incapacité chronique à décider et à agir.

Les Hollandenomics sont un désastre sans précédent depuis la déflation Laval de 1935. Sous prétexte de réenchanter le rêve français, François Hollande s'est trompé sur tout : le diagnostic, avec la reprise censée être au coin de la rue ; l'objectif, avec l'inversion de la courbe du chômage grâce aux emplois aidés ; la stratégie, avec un choc fiscal qui, loin de rétablir les finances publiques, a euthanasié la croissance et l'emploi. Le prix à payer par les Français est démesuré. Une croissance bloquée, dont tous les moteurs sont à l'arrêt : consommation et investissement du fait de la hausse des impôts et des prélèvements ; exportations du fait de l'effondrement de la compétitivité des entreprises. Un chômage qui touche 3,6 millions de personnes et qui frappe entre 15 000 et 30 000 salariés supplémentaires chaque mois. Une balance commerciale sinistrée, en déficit de 3 % du PIB quand celle de la zone euro affiche un excédent de 3 % du PIB. Un déficit public structurel de 4 % du PIB qui va conduire la dette au-delà de 100 % du PIB dès 2016.

Aucun secteur de l'économie ou de la société n'échappe au carnage. Au moment où s'affirme le rôle clé des métropoles, Paris est en passe de sortir des dix premières cités mondiales en raison d'une attractivité en berne et du blocage de la croissance : le PIB par habitant n'y a progressé que de 0,8 % par an depuis dix ans contre 2,7 % pour Londres. Le CAC 40, qui constitue la bouée de sauvetage de l'économie française, ressemble à un immeuble haussmannien en cours de restructuration : derrière la façade intacte, maintenue par des étais, on ne trouve que le vide créé par le départ massif des dirigeants et des états-majors, des centres de décision et de recherche, des investissements et des talents. La nation éclate en une myriade de communautés qui ne partagent plus que la peur et la haine, tandis que la jeunesse se voit offrir pour seul choix le chômage ou l'exil - voire le djihad. Le système éducatif se disloque dans l'indifférence générale, abandonnant sous ses décombres 2 millions de jeunes entre 15 et 25 ans.

La chute libre de la France contraste avec le redressement des autres pays européens, notamment dans la zone euro, qui bénéficie de la clairvoyance de Mario Draghi. La divergence avec l'Allemagne est explosive : croissance qui devrait être, d'après les dernières études, de 0,8 % en France contre 2,3 % en Allemagne ; valeur ajoutée de l'industrie limitée à 10 % du PIB contre 22,4 % ; taux de chômage de 10,4 % contre 5,2 % ; taux de chômage des jeunes de 23,2 % contre 7,9 % ; exportations réduites à 23 % du PIB contre 52 % ; dette publique de 97 % du PIB contre 77 %.

Politiquement, la percée du Front national ne relève ni de l'accident ni de la surprise : elle est le résultat logique des échecs de François Hollande, aggravés par l'implosion de l'opposition. Cette poussée de l'extrême droite, s'ajoutant à la mise en place d'une fiscalité confiscatoire et de mesures protectionnistes, achève de discréditer la France sur la scène internationale. Absente de la gestion des crises ouvertes en Ukraine et au Moyen-Orient, la France se trouve écartée des négociations sur la reconfiguration de l'Europe, qui, comme pour le budget de l'Union, se déroulent entre Angela Merkel et David Cameron.

François Hollande a perdu toute crédibilité auprès des Français comme auprès des dirigeants étrangers. Il est à lui seul un facteur d'incertitude majeur qui renforce la crise nationale. Le hollandisme, c'est l'ivresse des mots et l'inanité des décisions, le poids de l'idéologie et le vide de l'action.

Or François Hollande est en train de contaminer Manuel Valls, qui constituait l'unique chance de sauver son quinquennat. Non content de diriger un gouvernement de coalition hétéroclite et de n'être soutenu que par une majorité très relative, le Premier ministre est aspiré par le nihilisme élyséen. Tout est annoncé, rien n'est réalisé. Le bien mal nommé pacte de responsabilité reste dans les limbes avec des baisses de charges et de dépenses toujours inconnues ; le big bang territorial a été dynamité par une carte des régions aussi improvisée qu'absurde et par une usine à gaz départementale qui va générer des dépenses supplémentaires.

Le mal français et ses remèdes sont désormais parfaitement connus. Ils ont été analysés et détaillés par le FMI, l'Union européenne, les sages allemands, la Cour des comptes. La France doit arrêter une stratégie de redressement originale qui lui permette de valoriser ses nombreux atouts au lieu de les stériliser ou de les mettre à la disposition de ses concurrents. Elle relève d'une thérapie de choc à travers cinq pactes. Un pacte productif fondé sur la baisse des prélèvements sur les entreprises et sur un effort d'investissement et d'innovation. Un pacte social assurant la sortie des 35 heures et la flexibilité du marché du travail. Un pacte budgétaire prévoyant de diminuer de 100 milliards les 1 150 milliards d'euros de dépenses publiques en cinq ans. Un pacte citoyen réintégrant les jeunes et les immigrés dans la communauté nationale. Un pacte européen avec l'Allemagne impulsant une spirale vertueuse entre réformes structurelles et intégration renforcée de la zone euro.

Aujourd'hui, de deux choses l'une. Soit le couple exécutif est capable d'appliquer rapidement ce programme de redressement en réunissant une majorité solide pour le soutenir. Soit il sera balayé par la colère des Français, qui devance désormais la pression des marchés et de nos partenaires européens. Il n'est plus temps de parler, il faut délivrer. La France et les Français ne sont pas d'humeur à attendre les réformes comme on attend Godot chez Beckett.

Nicolas Baverez pour Le Point - 19 juin 2014.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

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