mercredi 29 mars 2017

Le massacre des innocents

Signalé par Homo Orcus et lu sur Causeur:
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A 8h30, sur France Inter, vous êtes présumé coupable:
J’ai entendu il y a quelques années dans un spectacle une réplique de Madeleine Proust, qui m’avait frappé par sa pertinence. Le personnage créé par Laurence Sémonin artiste franc-comtoise nous disait : « Il vaut mieux mourir le soir que le matin, parce qu’on en apprend tous les jours ». J’y ai repensé, hier, en écoutant l’émission de Patrick Cohen sur France Inter à 8h30. Sur le thème « la présidentielles et les affaires » Patrick Cohen recevaient deux cadors de la profession de journaliste–enquêteurs–chroniqueurs juridiques et judiciaires etc. Laurent Valdiguié rédacteur en chef au JDD, et Matthieu Aron, directeur adjoint de la rédaction de l’Obs. Du beau linge, ayant longtemps officié sur le terrain des affaires judiciaires.
Ayant commencé mes études de droit il y a 49 ans, et les ayant poursuivies tout au long de ma carrière, d’avocat et d’enseignant, je pensais être au point. Eh bien pas du tout, j’ai constaté que tout était à refaire en écoutant Matthieu Aron :
« Je vais dire une chose qui va choquer. On parle beaucoup de présomption d’innocence et c’est bien entendu quelque chose qu’on va tous respecter. [Mais] il faut quand même arrêter un instant. Quand un juge d’instruction met en examen une personne, ça s’appelle une présomption de culpabilité, ça signifie qu’un juge à un moment donné… »
– Patrick Cohen (lui coupe la parole pour poser une question) : « vous voulez dire pour l’opinion ? »
– Matthieu Aron riposte : « non, non, pas pour l’opinion, pour le droit ! »
Eh bien dites donc, moi qui pensais que le principe de la présomption d’innocence prévue par tous les systèmes judiciaires des pays civilisés, inscrite dans toutes les Déclarations des Droits de l’Homme, de la Française à l’Universelle en passant par la Convention européenne, j’avais tout faux. Je croyais naïvement que depuis le Droit Romain, la personne poursuivie était réputée innocente jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive rendue par un juge impartial, prononce sa culpabilité. Que la preuve de celle-ci était à la seule charge de l’accusation, que le doute profitait à l’accusé. Je croyais que la MEE comme on l’appelle dans le jargon professionnel était destinée en fait à protéger la personne poursuivie en lui permettant d’intervenir avec ses avocats dans un débat contradictoire et loyal permettant d’élaborer une vérité judiciaire, appréciée au final par le juge du fond. Seul moyen de prendre une décision légitime revêtue de l’autorité de la chose jugée au nom du peuple français.
Eh bien j’avais tout faux. En France, les nouveaux maîtres, c’est-à-dire les journalistes qui officient sur le service public vous expliquent que la mise en examen vaut déclaration de présomption de culpabilité. Que postérieurement à celle-ci, il appartient au présumé coupable d’apporter la preuve de son innocence. Et qu’il est donc inutile pour les juges d’instruction d’instruire à charge ou à décharge, ce que d’ailleurs ils ne faisaient déjà plus guère au Pôle financier.
Comment un barbarisme juridique aussi infect peut-il être prononcé par un journaliste aguerri sur un média du service public à une heure de grande écoute, sans que Patrick Cohen ne réagisse, pas plus que Laurent Valdiguié. Ignorance crasse qui en dirait long sur leur niveau ou volonté délibérée dans l’ivresse du lynchage médiatico-judiciaire de François Fillon, de continuer à raconter n’importe quoi ? D’ailleurs, Patrick Cohen, à qui il ne reste pas la moindre nanoparticule de conscience professionnelle revendique le barbarisme totalitaire.
Malheureusement, les deux choses se combinent, le trio déplorable de ce matin, tout à sa propagande sans frein pour l’avènement de Macron, rejoint Edwy Plenel qui avait lui aussi inventé un nouveau concept juridique, celui « d’innocent–coupable » pour qualifier Éric Woerth innocenté par le juge du fond à Bordeaux.
Ces gens-là sont devenus fous. "
" Le massacre des innocents " de Régis de Castelnau, avocat

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A propos du Parquet National Financier...

Georges-Marc Benhamou, journaliste classé à gauche, est plutôt un mec sérieux... Borloo aussi...

Alors, je pose ça là...

" Un homme de droite m'a dit, il y a trois ans, la prochaine élection, ce sera Hollande qui la fera, à cause du parquet financier. Cet homme, c'est Jean-Louis Borloo "


Bon appétit !

Folie passagère 3491.
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mardi 28 mars 2017

Ainsi va la vie en Guyane...

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Ce que je redoutais un peu est arrivé: l'UTG a appelé à la grève générale en Guyane. L'UTG, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la CGT en pire.  Non seulement ce sont des fouteurs de merde patentés (je le sais, je l'ai vécu), non seulement ils savent employer des méthodes franchement condamnables pour obtenir que tout le monde, y compris ceux qui ne le veulent pas, fassent grève (je le sais, je l'ai vécu) mais en plus ils sont indépendantistes. C'est plus ou moins de ses rangs que des gens comme Mam' Taubira et son ex, monsieur Delanon, se firent un nom. Bref, quand l'UTG s'en mêle, on peut être sûr que les choses vont s'envenimer et durer.

Jusque là, le mouvement qui perturbait la Guyane était selon moi légitime: Chômage endémique, pauvreté, misère, absence totale de perspectives d'avenir pour la jeunesse, délinquance en tous genres, inégalités croissantes entre les "riches" et les "pauvres", décalage de niveau de vie entre les fonctionnaires,les expats et la population locale, immigration illégale délirante de par le nombre, insécurité et ... désintérêt total des autorités françaises, de droite comme de gauche, qui ont toujours préféré laisser la gestion (vérolée jusqu'à la garde) de ce territoire aux potentats-gauchistes locaux. A un moment, quand la soupape ne joue plus son rôle, la cocotte explose et c'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment. Quoiqu'en dise la greluche du journal de France 2 aujourd'hui dans son treize heure.

Le truc en plus, depuis hier, c'est l'entrée en scène, avec près de quinze jours de retard sur le mouvement, de l'UTG. Le mouvement va devenir politique avec des revendications qui vont dépasser largement celles défendues par la population locale. On va parler publiquement d'autonomie, de développement "orienté" (comme si les milliards injectés depuis des années ne suffisaient pas), d'augmentation des dotations de l'Etat (ce que celui-ci ne se privera pas de faire, surtout en période électorale), de préférence "régionale" autrement dit de laisser plus de pouvoir aux politiques locaux, etc... Et on parlera tout autant, mais de façon plus discrète, de quotas comme par exemple le nombre d'employés " de couleur" que devront prendre les entrepreneurs locaux ou métropolitains (vécu là aussi) et tant pis si ces "gens de couleurs" n'ont aucune compétence et guère l'envie de bosser... On passera sous le boisseau l'emploi au "black" (oups!) des clandestins auquel ont recours quantité de gens (y compris ceux qui se plaignent de l'immigration illégale; je le sais, je l'ai fait), les  fonctionnaires locaux (syndiqués) qui possèdent une carte d'artisan (vu de mes yeux vus), les élus locaux qui s'en mettent plein les fouilles en réclamant pots-de-vins aux commerçants (au risque de me répéter, vécu çà aussi) et qui se font construire, au frais du contribuable, un ascenseur pour aller du rez-de-chaussée au premier étage de leur maison ou de leurs mairies (vu de mes yeux vus, bis), j'en passe et des pires...

Les médias mettront en avant les "500 frères" et oublieront d'investiguer sur l'influence néfaste de l'UTG. On nous dira que la ministre des outres de mer refuse (à juste titre) d'aller discuter avec des cagoulés et l'on ne nous dira pas que les négociations se font en sous-main avec l'UTG.

Le premier Sinistre, à un mois de quitter son poste, et après voir dit qu'il aimait ce département qu'il connait si bien pour y avoir été deux fois, proposera, on se marre, un plan d'avenir pour la Guyane et qui sait, peut-être ce plan prévoira-t-il la construction d'un nouveau pont qui ne sert à rien, encore un... Voilà qui calmera, peut-être, un temps, celui nécessaire au déroulement de l'élection présidentielle, les esprits et qui permettra assurément de refiler la patate chaude à son successeur; quel qu’il soit. 

En attendant, il enverra enfin deux ou trois ministres, histoire de montrer que Paris est là aux cotés de la population...

Les candidats à la présidentielle nous diront tous (comme l'a fait Micron) qu'ils aiment la Guyane, qu'ils la connaissent et que la situation ne peut plus durer comme ça mais, rassurez-vous, ça continuera comme ça. Pourquoi ? Parce qu'en Guyane, il n'y a pas grand chose, en tout cas rien de suffisamment lucratif et générateur de richesses pérennes pour organiser le développement de "l'île".

Les indépendantistes qui, comme en Corse, sont loin d'être majoritaires, obtiendront ce qu'ils voudront et la population locale, celle qui ne souhaite rien d'autre que de rester française et de vivre décemment, sur les genoux après 3 semaines ou un mois de boxon , retournera chez elle, désabusée, frustrée par un mouvement qui ne lui aura rien apporté... en attendant la prochaine période de "tension".

Quant aux fusées, elle redécolleront et les gens du Cnes iront fêter ça à l'île du Diable, privatisée pour l'occasion...

Ainsi va la vie en Guyane, et ce n'est pas prêt de changer...

Folie passagère 3490
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Cinq ans avec François Hollande: Ce qu'ils en ont pensé (10)

C'est au tour d'Umadrab, un de ceux qui ont voté pour Hollande, et de Pwet de nous dire ce qu'ils ont pensé et retiendront du calamiteux quinquennat socialiste

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" Je vais commencer par mon coming-out à moi. J’ai voté Hollande au second tour. Oui. J’ai passé cinq ans à avoir honte. Mais plus maintenant. Enfin, plus trop.

Mon calcul était le suivant : on avait vu ce qu’avait donné Sarkozy, beaucoup de paroles et pas beaucoup d’action, plus une politique étrangère codirigée par BHL. Pourquoi aurait-il fait mieux lors d’un deuxième quinquennat ? D’un autre côté, j’escomptais deux choses de Hollande : que la situation économique devienne très vite hors de contrôle et que la dette nous pète à la gueule, qu’on se débarrasse une fois pour toutes du boulet de l’euro, que la France fasse ce qu’elle a toujours fait depuis le Moyen-âge : dévaluer. Pour le grand remplacement, ben ce serait comme d’habitude… Enfin, accessoirement, j’espérais que Hollande tiendrait une promesse de campagne qui me semblait facile à tenir : fermer la plus vieille centrale nucléaire de France, située dans la région la plus chère à mon cœur mais également sur une faille sismique dont on a évalué la dangerosité au doigt mouillé dans les années 70 (à partir d’archives du XVIème siècle...).

Au début tout s’est passé comme prévu, всё по плану, selon le plan comme disaient les Soviétiques. Juste un peu étonné par l’amateurisme permanent, je ne pensais pas qu’un pur produit de l’énarchie ne saurait pas faire fonctionner une machine qu’il a toujours connue.

Le mariage pour tous. Honnêtement, je m’en foutais un peu. J’étais juste, et je le suis toujours, contre ses conséquences sur la filiation. Grand moment d’hallucination. Halluciné par le traitement médiatique. Halluciné par le « deux poids deux mesures » appliqué à l’échelle industrielle, halluciné par le fait que porter dans un square un sweat-shirt avec quatre silhouettes représentant une famille puisse vous conduire en garde à vue pour trouble à l’ordre public. Et encore plus halluciné qu’aucun média « mainstream » n’en parle…

Que retenir d’autre ? C’est bien pour te faire plaisir, Corto, que je reviens sur tous ces épisodes si désagréables ! Mais puisque j’ai commencé…

Dans les épisodes qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire, l’affaire Leonarda. Je la suivais de loin, et puis j’ai entendu la « décision » de Mollande : elle peut revenir, mais sans sa famille. L’incarnation la plus chimiquement pure de la bêtise du compromis pour répondre à une question fermée. Comment un homme qu’on dit doté d’un cerveau peut-il choisir LA décision qui va mécontenter les deux camps ?

L’affaire Dieudonné, également, avec le rétablissement par le Conseil d’État de la censure préalable, soit une régression inouïe des libertés publiques (hors état d’urgence!) sans que personne ne moufte. L’inculture juridique des journalistes est époustouflante.

La volonté permanente de nivellement par le bas. La priorité donnée aux problèmes qui n’existent pas. En fait, on a vu l’arrivée au pouvoir des idées de l’extrême gauche, le moindre lobby étiqueté camp du Bien a eu droit à ses lois, par exemple la disparition de « mademoiselle » des formulaires. Tiens, ça peut sembler ridicule, mais c’est une des choses que j’ai le plus mal vécu, faire disparaître un si joli mot, un si joli concept, pour faire plaisir à une dizaine d’hystériques féministes (et je ne pense pas exagérer sur le nombre). Qui cela gênait-il vraiment ???

Pour en revenir à mon vote du second tour, j’ai eu ce que j’attendais au niveau de l’incompétence, je n’avais hélas pas anticipé que Mollande laisserait faire tous les idéologues les plus excités. Mon calcul économique s’est également révélé faux, il était plausible mais la France a bénéficié d’une conjonction des astres (taux d’intérêt et prix du pétrole au plus bas) unique depuis des décennies.

Alors, pourquoi est-ce que je n’ai plus honte de mon vote ? Car ils en ont vraiment trop fait, qu’ils ont réussi à pousser une grande partie de la population à bout, à force de parler de droit et d'égalité et de laisser les gens voir leurs villes se vider de leurs commerces et se remplir de gens à la peau foncée et aux femmes voilées.

Je n’ai plus honte car j’espère que cette exaspération qu’ils ont fait naître poussera enfin à un vote radical."

Umadrab

" Quand on s’attend au pire, on n'est jamais déçus...

Mais quand même, merde. Même si on y était préparé, c'est dur, même en prenant du recul, de regarder le chemin qui a été parcouru depuis 5 ans. Nous étions au bord de l’abîme, et nous avons fait de grands bonds en avant.

Je passerai sous silence, les Leonarda, l'épisode du scooter, les Bonnets Rouges, les Cahuzac ("les yeux dans les yeux"), les Morelle, la mère Andrieux et les autres dont on a connaissance ou pas...

Le Mollande qui passe en force sur le mariage pour tous et se plaint que le pays soit divisé 

L'on ne récolte que ce que l'on sème, ou ce que l'on importe, mon cher.

Je ne m’étendrais pas non plus sur les coups de pute et autres cavaliers législatifs. Du genre une décision prise en catimini en septembre 2012, publiée au JO le 26 décembre 2012 (tout aussi en catimini donc) pour une entrée en vigueur le 1er Janvier 2013: La fin du forfait fiscal pour les Français résidents en Suisse.

Ais- je besoin de parler de l’inflation des normes, règlements, et autre autorisations préalables pour bouger la moindre oreille dans ce pays ? Chaque mouvement est soumis à l'imprimatur d'un fonctionnaire ou d'une commission qui, forcément, pour justifier son salaire, se croit obligé de laver plus blanc que blanc en imposant contrainte sur contrainte ?

Et l'A-justice ? Doit-on parler de l'A-justice ? Faible avec les multirécidivistes patentés à qui il faut laisser, encore, une chance et implacable avec le bon contribuable solvable à qui rien ne sera pardonné...

Puisque je parle de défense, dois-je mentionner le "pas de faille" qui a promu le sinistre cazeneuve à Matignon alors que sous sa férule près de 250 personnes ont été assassinées/mitraillées/égorgées/écrasées (sans compter le milliers de blessés). Et le raid qui auto-alimente une fusillade pendant 3 heures en flinguant le chien ? "Pas de faille" qu'il a dit…

Combien de personnes arborant le pancarte "Je suis Charlie" sont aujourd'hui prêts à me traiter de fasciste, rien de moins, quand je leur explique que c'est bien beau l'ouverture des frontières mais à quoi ça sert si c'est pour construire des murs et des portiques de sécurité partout en France. Que l’état providence et les frontières ouvertes c'est incompatible.

On peut aussi parler de ses démocrates, progressistes, ouverts et tolérants uniquement (bref les mêmes qu'au paragraphe ci-dessus) si vous avez la même inclinaison idéologique qu'eux et qui vous ostracisent et discriminent si ce n'est pas le cas, en vous accusant d'ostraciser et de discriminer l'Autre...

Ce pays devient fou, le pouvoir socialiste en place est prêt à tout pour se maintenir. Notamment promettre encore plus à ses électeurs, il s'en fout l'argent vient des poches de ses non-électeurs...

La question que je me pose, c'est de savoir la date à partir de laquelle ils deviendront violents ? (pas "si", mais "quand ») Le soir du premier tour ? Le soir du second ? Avant ? Après ?

Bref, pas facile de résumer 5 ans de so-cia-LIE."

PWET

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lundi 27 mars 2017

Le cabinet noir n'existe pas, la mise en examen de François Hollande par contre...

Bon, va peut-être falloir se remettre au boulot... en douceur alors...

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Alors comme cela, il y aurait un cabinet noir à l'Elysée. Mais qui peut croire une chose pareille ? " Cabinet noir ", l'expression est malheureuse car elle sous-entendrait qu'il y aurait , au Château, un bureau secret, planqué dans les combles, dans lequel un ou deux, ou plusieurs, bonhommes seraient chargés de récupérer, à droite ou à gauche, des informations compromettantes sur les adversaires du pouvoir en place. Il est évident que cela est impossible, même sans plaque sur la porte, ce serait trop voyant. Il n'y a donc pas de cabinet noir.

Par contre, et cela n'a rien de nouveau, c'est comme cela depuis des lustres, le pouvoir en place utilise les services de ses administrations (fisc, police,...) dans lesquels il a su imposer des hommes de confiance pour faire remonter au plus près du locataire de l'Elysée ou de Matignon des informations qui, bien utilisées, parfois trafiquées (Clearstream), peuvent permettre de compromettre, de maîtriser ou d'évincer certaines personnes. C'est "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette...", "couché, pas bouger" ou bien " fermes ta gueule ou je balance ". C'est pas joli-joli, on pourra condamner ce genre de pratiques, mais c'est ainsi. Et ça se pratique aussi dans les grandes entreprises (Je le sais, j'ai joué à ce jeu-là à une époque). Cette pratique a même une qualité que personne ne voudra reconnaître: elle permet à ceux qui l'utilisent de s'assurer une certaine stabilité dans l'exercice de leur fonction, et oui...

Là où cela devient, par contre, franchement exécrable, c'est quand on décide fort opportunément de balancer les infos et que les dites infos, par leur impact, torpillent ce qui est sans doute le moment démocratique le plus important dans la vie de la Nation: l'élection présidentielle. Là où cela devient aussi exécrable que condamnable c'est lorsqu'un pouvoir fraîchement élu met en place les outils ou les personnes qui lui permettront, éventuellement, de tuer politiquement celui ou ceux qui lui apparaissent comme les obstacles à une réélection.

Et c'est exactement ce qu'ont fait François Hollande et sa clique dès 2012 avec par exemple la mise en place du PNF ou la nomination (quitte à limoger brutalement des gens compétents: Faletti par exemple) à des postes clés, comme à la direction de Tracfin, du même PNF, du parquet, de la DCRI ou bien encore à la Chancellerie, de gens sur qui l'on peut compter et dont on connaît la proximité idéologique et l'aversion qu'ils portent à certaines personnes.

Sarkozy, considéré par Hollande, comme son principal adversaire, en fera les frais pendant 5 années pleines ou pas moins de 13 affaires lui seront successivement mises sur le dos. La plupart ont depuis fait pschitt. On connaît la suite: l'acharnement contre Sarkozy l'empêchera en grande partie d'être élu. Mais même avec un Sarko battu, se projetant sur l'élection suivante, le pouvoir en place ne le lâchera pas: Il sera mis sur écoute pendant plus d'un an sans oublier les perquisitions incessantes y compris chez son avocat: du jamais vu !

Pour Fillon, le cas sera légèrement différent car nul en 2012 et suivantes ne pensait qu'il pourrait être un jour le candidat de la droite pour 2017, candidat dont on prévoyait déjà qu'il gagnerait. Et ce fut le " PénélopeGate ", ses enfants, le prêt de 50 000 euros, les costumes et encore dernièrement les montres... Qui peut honnêtement croire que c'est le Canard qui a été chercher dans les bureaux de l'Assemblée, bureaux que l'on imagine sécurisés, les fiches de paies et les contrats de Pénélope et de ses enfants? Comment ne pas voir dans les fuites du dossier d'instruction un coup de main du pouvoir à la presse: le Monde ou le JDD. Le JDD osera même écrire sans que cela ne choque personne et sans qu'aucune enquête ne soit diligentée: " Le JDD a pu se procurer 19 procès verbaux d'audition dans l'affaire Fillon ". Pas 1 PV, mais 19 !

Toute personne qui voulait savoir le pouvait: l'emploi rémunéré de Pénélope Fillon, comme ceux de plus de 100 députés, était de notoriété publique depuis belle lurette (on notera que depuis le déclenchement de l'affaire, plus d'une cinquantaine de députés ont brusquement changé d'assistants parlementaires...). Il suffisait juste, au bon moment et si nécessaire, de balancer le dossier. La suite, là aussi, on la connait; ce fut fait au lendemain de la victoire aussi surprise que magistrale de Fillon à la primaire. L'ouverture subite de l'enquête permettra juste aux enquêteurs bénéficiant de certaines complicités quasi-illégales ( Bartolone qui ouvre les bureaux de l'Assemblée aux enquêteurs) de tirer les fils d'autres pseudos-scandales...

Alors puisque l'on connait maintenant la propension quasi pathologique de Hollande à se confier aux journalistes, quitte à se torpiller lui-même, on a aucun mal à voir dans tout ce qui arrive à ce pauvre Fillon la main de celui qui, avec sa clique, est normalement supposé être la garant de la stabilité du processus démocratique.


Je n'ose pas imaginer que le bon peuple puisse sur ce coup là être dupe. Certainement pas un cabinet noir mais, comme l'écrivent les auteurs du bouquin dont tout le monde parle: " Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire !  Mais il existe une  addition d’indices troubles et de témoignages étonnants. "

Des indices troubles et concordants... C'est exactement ce qui a permis aux juges Tournaire et Cie de mettre plusieurs fois Sarkozy en examen, idem pour le coupe Fillon.

Alors puisque la droite et le FN par la voix de Phillipot réclament l'ouverture d'une enquête, verrons-nous un jour Hollande mis en examen pour avoir sciemment organisé " une mécanique complexe aussi efficace que redoutable " pour défoncer ses concurrents ?

Voilà qui ne serait que justice !

Folie passagère 3489.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 24 mars 2017

L'Emission Politique ou le naufrage du débat politique télévisé

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Non mais qu'est-ce que c'était que cette " Emission politique " d'hier soir sur France 2 ? J'ai halluciné, pas vous ?

Voilà une chaîne du service public (dont la patronne, pistonnée par l'Elysée et le CSA, a annoncé soutenir Macron) qui invite l'un des candidats à la présidentielle, François Fillon, pour, en principe, débattre et qui organise tout par le menu pour faire en sorte de torpiller le dit candidat.

A la manœuvre, Pujadas dont le talent d'animateur est à la hauteur de sa petite taille et un Fillon, plutôt serein en début d'émission à qui le gnome a réservé un programme mitonné aux petits oignons.

Bon, ne parlons pas de Langlet, il est aussi doué en économie qu'un élève de Terminale, c'est dire si son intervention fut passionnante.

Aurélie Filippetti (soutien de Hamon), ça c'est du lourd. Faire venir cette nana qui n'a pas spécialement brillé au ministère de la culture et qui n'a eu de cesse de torpiller son patron d'alors, fallait oser, Pujadas l'a fait. Virulente, pas moyen pour Fillon d'en placer une et quand, par miracle il y arrivait, la donzelle n'essayait même pas d'écouter et de prendre en compte ses arguments. Venue pour dénigrer et critiquer, nullement pour débattre.

Puis le reportage "en immersion", François Fillon dans une maison de retraite pour discuter du temps de travail avec du personnel " essentiellement tous de la CGT " ! Avec eux, pas moyen de discuter, c'était couru d'avance. 

Puis la séquence " au contact des Français ". Pour première intervenante une prof d'histoire d'extrême gauche visiblement énervée à l'idée que François Fillon puisse vouloir réformer les programmes scolaires et mettre un peu d'ordre dans cette pétaudière de gauchistes qu'est le Conseil supérieur des programmes. Deux autres dont je ne me souviens pas... Puis c'est au tour de Steeve Briois du FN. Très décevant ce jeune homme incapable de parler correctement, passons...

Et enfin la confrontation scandaleuse avec Christine Angot (condamnée, elle, par la justice) dont l'une des grandes copines est... Aurélie Filippetti, cette même Aurélie qui, lorsqu'elle était ministre de la culture, fit Angot chevalier des Arts et des Lettres... Enfin bref, la mégère arrive sur le plateau, la bave aux lèvres, agressive, outrancière, passablement énervée et là voila nous raconter qu'elle trouvait scandaleux que Fillon ait accepté des costumes en cadeau: Contre quoi ? Et à l'appui de sa démonstration, son anecdote à la con sur le bracelet qui lui a été offert par une copine qui, en échange, voulait qu'Angot lui rende un petit service. Service qu'elle refusa de rendre mais elle garda tout de même le bracelet... quand Fillon, calme et posé, nous apprenait que, comprenant son erreur, il avait rendu les costumes à son ami... Même Pujadas sembla désarçonné par le comportement de la "grande" écrivaine.

Et enfin, cette espèce de chose belge, parait-il une humoriste, pour venir détendre l'atmosphère...

Et pour conclure le divers Rissouli, transfuge de Canal+, avec ses petits sondages forcément peu favorables à Fillon et son choix de tweets relevés sur les réseaux sociaux, tweets tous défavorables là aussi à Fillon. A croire qu'il y a deux twitter en France, celui de Rissouli et celui que je suis...

Non mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ! C'est ça " L'émission politique " ? P'tain c'est à te faire verser des larmes au souvenir de L'Heure de Vérité du regretté François-Henri de Virieu. Il a du jouer les ventilateurs dans sa tombe le pauvre !

Plus de deux heures d'antenne pour soi disant débattre et échanger et au lieu de cela, des invités agressifs, à la limite de la vulgarité, grossier, irrespectueux, incultes pour quelques uns, et une seule envie: torpiller le bonhomme !

Bon, heureusement Fillon ne s'est pas trop laisser faire et a été, compte tenu du contexte de l'émission, plutôt bon face aux raclures de bidets qu'on lui avait présenté. Elle aura eu au moins le mérite, cette émission, de me faire piger une bonne fois pour toutes pourquoi je n'aurais jamais pu faire ni ne ferais jamais (malgré une proposition récente qui m'a été faite) de politique active: Hier soir, à la place de Fillon, j'aurais défoncé Pujadas, mis deux baffes à Filippetti, tordu le coup à Angot, jeté un gant à Briois et envoyé la gamine belge faire un spectacle à Moleenbeck ! 

Alors maintenant la question... François Fillon a-t-il eu tort ou raison de s'en prendre ainsi à l'autre quiche de l'Elysée en l'accusant d'avoir monté un cabinet noir contre ses opposants au premier rang desquels Fillon, Sarkozy et... Valls ? Je ne sais pas. Mais au moins cela aura-t-il eu le mérite de relever le niveau de l'émission en dénonçant clairement ce que nous sommes si nombreux à soupçonner depuis longtemps. Le peu que moi aussi j'ai lu du fameux bouquin évoqué - " les bonnes feuilles" - me laisse à penser que si il sera quasi impossible de prouver l'existence de ce cabinet noir, il n'en demeure pas moins que trop de choses nous incitent à y croire: la cellule d'une centaine de personnes travaillant dans le 9ème et dont le patron va rendre compte chaque semaine à l'Elysée, les écoutes, les fuites organisées des PV d'auditions, la violation permanente du secret de l'instruction (et pas seulement concernant Fillon), les documents produits par certains journaux et qui n'ont pu être fournis que par des  gens "en place", etc... Un trop gros et trop visible faisceau d'indices précis et concordants qui mériterait effectivement qu'au minimum  une enquête parlementaire soit ouverte. Je sais, je rêve....

L'autre question est de savoir si cette émission pourrie a plutôt servi ou desservi Fillon. Je l'ai trouvé bon, calme malgré les efforts déployés pour le faire sortir de ses gonds, clair quand il arrivait à en placer une. Son " J'accuse " aura permis d’escamoter l’inexistence du débat promis et, grande première, une prouesse même, de mettre en colère Président.. mais à part ça... seuls les jours à venir nous le diront. Réponse le 23 avril... à moins que le cabinet noir ne sévisse à nouveau...

Il est temps de tirer la chasse sur ce quinquennat pourri et cette catastrophique socialie

Folie passagère 3487
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Europe, ton soleil revient