A bon entendeur

mardi 30 juillet 2013

Une question à propos de Bernadette Lafont


Hier, les JT nous ont fait la gentillesse de nous montrer quelques images des obsèques de Bernadette Lafont. La comédienne aux 150 films est décédée le 25 juillet. A l'annonce de sa disparition, les hommages ont été nombreux, surtout venant de gens de gauche. J'ai même lu quelques blogueurs de gouvernement y aller de leur petite plume effondrée. Pépère y est allé de son petit communiqué, la ministre de la culture Filippetti aussi.

On nous a dit qu'elle était une grande actrice française, une des plus grandes, qu'elle incarnait la nouvelle vague, Truffaut, Godard, Chabrol et compagnie. Bref, c'était un monument du cinéma français qui s'en allait, encore un. Une si grande actrice qu'il m'a fallu aller sur wikipédia pour y rassembler quelques souvenirs: La fiancée du pirate, Les Mistons, le beau Serge, Compartiment tueurs, Violette Nozières, Masques, L'effrontée ou plus récemment, Paulette... Ceux-là, je les ai vu.

La filmographie est impressionnante, peu d'acteurs peuvent se prévaloir d'en avoir une comparable. Elle joua pour les plus grands. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'aucune grande chaîne ne lui avait consacré un prime; qu'elle ne fut pas mon autre surprise lorsque je constatais qu'à ses obsèques, annoncées comme publiques par monsieur TF1, quasiment personne, que ce soit du "monde" du cinéma ou de la culture, n'avait fait le déplacement. Aucun représentant officiel de l'Etat ou du ministère de la culture; d'habitude, ils se bousculent en ce genre d'occasion. Etrange.

Je me suis alors posé la question de savoir pourquoi une si grande actrice partait dans une telle indifférence. Je n'ai pas la réponse.

Folie passagère 1829.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

19 commentaires:

  1. Hier, Arte a quand même passé "la maman et la putain". L'ennui, c'est que je supporte difficilement Jean-Pierre Léaud. J'ai zappé.

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    1. @Claribelle: qui plus est a une heure tardive, j en ai regardé un passage

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    2. Non, il est bien passé en 1ère partie de soirée mais comme il dure 3h35, si tu as zappé vers 23h, tu as pu croire à un hommage tardif...
      En fait, c'est "Casablanca" (que je voulais voir) qui a été décalé et a dû commencer après minuit. Je me suis aperçue en le regardant que 1-je ne m'en souvenais presque pas, 2- le film a vieilli mais les acteurs sont toujours super et 3-je n'avais pas fait attention à l'heure de début car il a fini vers 2h (heureusement, c'est les vacances).

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  2. Mocky est d'accord avec vous : ""Si peu de monde pour son enterrement, c’est dégueulasse. Même si Bernadette était quelqu’un de solitaire et indépendant, le cinéma devait être là. Or, même pas l’équipe de son dernier succès "Paulette" n’est venue. Quand on pense aux foules qu’il y a eu pour l’enterrement de Brialy, sans parler de celui de Raimu. Décidément, il ne faut pas mourir en juillet"

    Coach Berny

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    1. @Coachberny: c'est effectivement la seule " vedette" qui se soit déplacée. C'est assez pitoyable et je ne pense pas que juillet soit la seule excuse à retenir, tout juste une circonstance atténuante

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  3. Morte en plein mois de juillet, pendant les sacro-saintes vacances, enterrement en pleines Cévennes dans un village perdu : il n'en faut pas plus pour décourager le monde du cinéma et de la télévision. On préfère l'enterrer sous les hommages, ça coûte moins cher.

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    1. @Sébastine: j ai souvenir des funérailles du jean ferrat, aux fins fonds de l'Ardèche, nombreux étaient ceux qui avaient fait le déplacement, en plein mois de mars !

      Dommage, c'est triste.

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  4. Peut être ne souhaitait elle pas voir tous ces pignoufs venir verser des larmes de crocodile à ses obsèques, après tout c'était une personne sensée et sympathique.
    Sinon, France 5 lui a consacré un assez beau documentaire...
    C'est déjà pas si mal. Quand je pense à l'indifférence insensée qui présida au décès de Jean Dutourd, par exemple.
    Amitiés.

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    1. @Nouratin: a priori, elle n avait pas demandé d obsèques dans l intimité...

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  5. Ma mère, qui avait travaillé dans le cinéma, et qui la connaissait assez bien (et l'admirait) , est dcd quelques jours auparavant. Elle était de la même génération.
    Heureusement la famille se pressait autour de son cerceuil , mais en revanche personne parmi ses amis du milieu du cinéma. Comme par hasard...

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    1. @Kampfbereit: Oui comme par hasard... que pouvait-on donc lui (leur) reprocher pour la ( les) laisser partir dans cette indifférence ? leur liberté d'esprit, de ton, leur façon de vivre, leur légèreté..; Mais cette indifférence des bien-en-vues m a sauté aux yeux lorsque j ai vu les images des obsèques de B Lafont

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  6. Il a fallu bien de l'abnégation au téléspectateur qui voulait participer à l'hommage de Arte à Bernadette Lafont pour regarder "La maman et la putain" hier au soir, mon cher Corto, tant les acteurs avaient l'air de s'ennuyer en lisant leur texte sur un prompteur.
    La grande tirade de "la putain", presque à la fin du film, où elle explique que le sexe elle s'en fout - alors qu'elle vient de coucher avec Léaud et Bernadette Lafont ensemble - est un chef d'oeuvre du style Nouvelle vague.
    Pour ceux qui auraient perdu courage avant la fin du film : Jean-Pierre Léaud raccompagne Veronica, "la putain" chez elle et lui demande de l'épouser, pendant qu'elle lui demande de lui passer une bassine et de se retourner car, dit-elle, elle n'a pas l'habitude de dégueuler en public. FIN.
    Quant à moi j'ai passé tout le film à m'accrocher avec nostalgie à des choses anciennes telles que les téléphones noirs à cadran, les 4L et autres Dauphine, et le minou triangulaire, noir et tout frisé de Bernadette Lafont, toutes choses aujourd'hui disparues avec elle.

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    1. @marianne: je n en ai regardé qqu un passage, pas de chance, c'est à un moment où l on voit le fameux minou, tant cela m a paru chiant. Ces vieux films à la qualité passée par les années sont difficilement regardables. Si ce n'est comme vous dites pour la nostalgie. Il serait néanmoins ridiculement réducteur de limiter B Lafont à ce film.

      NB: Avez-vous lu le billet précédent sur Benguigui et son site internet " Parlons Français, c'est facile ! " Votre avis m'eut intéressé
      bises

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    2. Bien sûr, mon cher Corto, que j'ai lu votre billet sur Benguigui. Et je vous ai cru sur parole : je n'ai eu ni l'envie, ni la curiosité d'aller voir ce site, tant je sais de quoi les socialistes sont capables lorsqu'il s'agit de s'attaquer à la langue, au patrimoine ou à tout ce que le passé nous a légué, à charge pour nous de le préserver, de le développer et non de le saccager comme ils savent si bien le faire et qui n'auront de cesse que lorsque la Nation France aura disparu et sa langue avec elle.

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  7. AVIS !: le coup de gueule de Mocky:

    http://lci.tf1.fr/cinema/news/bernadette-lafont-le-coup-de-gueule-de-jean-pierre-mocky-8233966.html

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  8. Bernadette Lafont personnage connu est une inconnue pour beaucoup de monde ,elle ne faisait pas la une des magazines , vivait tranquillement dans son village des cévennes et pour ceux qui ont côtoyé ce monde du cinéma ils savent qu' il faut du scandaleux pour être reconnu , ce qui n'est pas le cas .

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    1. @Claude Henri: Possible , certainement même mais le GVT, si prompt a se déplacer au moindre pet de travers aurait pu y envoyer quelqu un. idem du showbiz, ou étaient les Drucker et cie ? Pas un n a fait le déplacement.

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  9. Vacances + enterrement à pétaouchnoc = presque personne.

    Cela dit, ce vieux nul de Mocky ferait mieux de ne pas trop la ramener : s'il est venu c'est aussi parce qu'il était de toute façon coincé à Nîmes pour quelques jours encore, en raison de je ne sais plus quel festival merdique.

    Il y avait aussi Marianne Denicourt… qui a sa maison dans le même village que la famille Lafont !

    Quant à La Maman et la Putain, c'est une sacrée purge. Le plupart des films "nouvelle vague" aussi, d'ailleurs.

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    1. @Didier goux: Comment peut-on vanter les louanges d'une grande actrice, là au moins tout le monde est d accord et ne pas faire l effort de l honorer le jour où elle s'en va ? Vacances et pétaouchnok, si telles sont les excuses, c'est un peu petit.

      Mocky a beau être un fort en gueule faiseur de bides a répétition, il était là, lui, non mais !

      NB: a l occasion, allez aussi si le cœur vous en dit sur le site de Benguigui: " Parlons Français, c'est facile ! " votre avis intéresserait ( voir billet précédent)

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