A bon entendeur

vendredi 10 juillet 2015

Référendum grec: Vous pouvez répéter la question ?


- Dites, monsieur Tsipras, vous pouvez répéter la question ? 
- Mais absolument !:

" Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin ? "

Ah, d'accord, c'est bien ce que nous avions compris et la réponse fut bien celle que Alexis Tsipras attendait: Non à 61% !

Et comme Tsipras est un grand démocrate, cité en exemple par l'extrême gauche et l'extrême droite françaises, il allait de soi, fort du soutien que son peuple lui donna, qu'il refuserait définitivement ce fameux plan d'accord... Enfin, il allait de soi, ça c'est pour tous les grands couillons qui espéraient que... qui espéraient quoi d'ailleurs ?

Sauf qu' en Grèce, on a certaines spécialités dont l'une que la morale et les esprits ringards réprouvent et que de façon policée nous appellerons l'empapaoutage !

Aussi et comme cela était prévisible et comme je l'avais écrit, ce référendum n'était d'aucune utilité si ce n'est de donner à Tsipras la possibilité (et l'obligation) de s’asseoir dessus bien confortablement. Il a rendu in extremis sa copie et ses propositions hier soir à Bruxelles et, quelle surprise !, celles-ci reprennent quasi-intégralement les propositions du fameux plan d'accord du 25 juin désapprouvé par 61% des Grecs !

Si tout cela n'était pas aussi triste que pitoyable, on se paierait bien une belle tranche de rigolade... à 20 millions d'euros soit le coût annoncé du dit référendum (différentes estimations parlent d'un coût allant de 20 à 100 millions d'euros).

Folie passagère 2838.
Résultat de recherche d'images pour "sodomie antiquité"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

56 commentaires:

  1. Une UE de plus de 500 millions d'habitants a réussi, in fine, à faire plier un petit pays de 11 millions d'habitants, acculé à la pauvreté.
    Un bel exploit, mon cher Corto!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: qui peut parler d exploit, c'est à pleurer en fait, tant pour les (pauvres)Grecs que pour l image donné par Tsipras et l UE. Néanmoins, comment pouvait-il en être autrement ?

      Supprimer
  2. Ben oui, c'était prévisible, parole électorale de gauche ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @alain Giraud: Tsipras a fait fort: plus fort qu' Hollande eten un temps record: en moins de 6 mois, il aura renié tous ses engagements

      Supprimer
  3. Effectivement, c'était couru d'avance.
    Comme vous l'aviez écrit ; et comme je le craignais.
    Cons-clusion : nous allons encore mettre la main à la poche pour en sortir encore et toujours des millions (voire des milliards) d'€uros que nous n'avons pas. Tout ça pour alimenter un tonneau des Danaïdes que son pays natal continue à fabriquer avec ardeur. Et sans compter (si j'ose dire...).

    Et les Grecs dans tout ça ? Ils continuent (et continueront) de nous "empapaouter", comme vous le dites bien plus élégamment que je ne l'aurais fait. Furieuse comme je suis !
    Et nous ? Ben, comme d'hab' !!!! On se fait en...fler, présiFlan fait le beau, et, toujours aussi cons, je parie qu'on va en redemander...
    Le Mollusque nous a transformés en ectoplasmes.
    Et il faudrait être contents ? NON. Pas moi. Grrrrrrr !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Franzi: bien sur que nous allons encore mettre la main à la poche mais c'était courru car qu elle reste ds la zone euro ou revienne à la Drachme et quitte la zone, la Grèce sera de toutes façons obligée de faire appel aux crédits, reste a savoir si nous accepterons ou si, en n acceptant pas, nous laisserons la Russie, par ex, aider les Grecs... Tiens, la Russie,... m étonnerait que l'UE soit prête à la voir voler au secours de la Grèce, donc nous aiderons encore la Grèce

      Supprimer
  4. Notre grand timonier vient de déclarer que le plan était crédible, alors que les allemands restent totalement sceptiques. Comment ce révolutionnaire peut il aujourd'hui proposer des mesures rejetées par le référendum ? Simple, par exemple l'augmentation de la TVA... Les prix seront réajustés sans que la TVA soit reversée puisque toutes les transactions se font et se feront en espèces, que du black. On va remettre la main à la poche dans quelques mois. Il n'y a que l'aspect geopolitique qui aujourd'hui sauvera la Grèce et je pense que l'Allemagne va céder.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Le Dépité: fort possible... hélas. ceci dit, Tsipras n a pas d autre choix et d une d accepter le plan et de deux, de serrer la vis aux Grecs, en particulier en exigeant d eux qu ils se plient au prélèvement des impots quelqu ils soient.

      Supprimer
  5. bien sûr que c'était évident ! les américains ne veulent pas perdre leurs bases en Grèce et on donné les ordres qu'l fallait et tout le monde rentre dans l'ordre, c'est PI-TOY-ABLE!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Boutfil: je crois que les américains ne craignent pas grand chose pour leurs bases, elles rapportent trop à la Grèce. par contre que Tsipras ait ostensiblement fait du gringue à Poutine depuis quelques semaiens, voilà, qui dans le contexte ukrainien, n a pas du leur plaire et sans doute ont-ils "demander " à l UE de faire un peu plus pression sur la Grèce pour que celle-ci reste ds la zone.

      Supprimer
    2. Géo

      Confiteor, Corto!
      Je pensais que l influence des USA était affaiblie car surpris de voir qu ils n intervenaient pas plus tôt dans l affaire grecque.
      (Maintenant,ça bouge quand meme chez les Brics!)
      Il faut aussi sauver les Bourses et l affaire grecque était mauvaise,notre interdépendance est telle que le moindre fait dramatique peut retentir à l échelle planétaire.
      Ça et le contexte international tendu,avec Russie,Moyen Orient proche des Grecs...
      Alors,on se calme et on va demander à tout le monde de faire encore des efforts en mettant la main à la poche!
      Dans nos poches!
      Mauvais film,effectivement:une bande de corneculs se déchire autour d un magot faramineux.
      Tel pourrait en etre le titre.

      Perso,je,n avais pas pigé l utilité de ce referendum grec,ça fait plus dans le sensationnel qu autre chose.

      Question:combien de temps l édifice européen va t il encore tenir dans ces conditions?Ça va( mal)finir comment,tout ce bazar?

      Bonne journée pour tous.

      Supprimer
    3. @Géo: ne t inquiètes pas, l édifice européen va tenir: aucun politiciens en fonction n a intérêt a ce que le truc échoue, alors ils vont se battre négocier, parfois au détriment des peuple, mais le truc va durer et perdurer. Parce que quoiqu on en dise, les européens dans leur ensemble sont favorable à l 'UE et àl euro. Alors le premier qui lâche le truc est politiquement mort.

      Supprimer
    4. "les européens dans leur ensemble sont favorable à l 'UE et àl euro."

      une sortie de l'euro provoquerait famines et malheurs des peuples pour l’éternité, enfin c'est ce que j'ai retenu du message des médias indépendants sous perfusionsss. Donc, ça marche !

      Supprimer
  6. Et dans un an il n'aura tenu aucune des réformes qu'il a proposé, et on repartira dans les réunions de la dernière chance, et dans 2 ans la Grèce fera officiellement défaut et abandonnera l'euro, et la facture pour nous sera encore plus importante.
    Larebil

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Larebil: c'est fort possible... comme on dit des séries qui n en finissent pas: suite au prochain épisode !

      Supprimer
  7. Coucou Mélenchon ! Coucou Marine ! Ah la Grèce, berceau de la démocratie, qui demande son avis au peuple, LUI ! Et gnagna, et gnagna...
    Quand j'ai entendu les 1ères infos ce matin, je n'ai pas pu m'empêcher de rire. De toutes façons, qu'on trouve la situation ubuesque ou pas, on paiera.
    Autant rigoler un bon coup en entendant MLP déclarer : "Je ne peux pas croire à une capitulation"
    Mélenchon qui parlait de "notre" Premier Ministre et de "notre" gouvernement dimanche, qui voyait dans la victoire du "non" l'espoir le porter en 2017, où est-il ? Aux abonnés absents sans doute, je ne l'ai pas vu venir pérorer dans les médias.

    Rigolade aussi en entendant Mediator 1er se réjouir de propositions "sérieuses et crédibles". Tu m'étonnes,il ne va pas dire le contraire puisqu'il paraît que ce sont les technocrates de Bercy qui les ont dictées !

    Et en promesses sérieuses et crédibles qui se révèlent intenables et non tenues, il en connaît un rayon, Négociator. Pour empapaouter les crédules, impossible de trouver meilleur modèle.
    Nous allons encore trinquer, jusqu'au prochain épisode, quand ils auront encore gaspillé les aides et qu'ils reviendront quémander (avec fierté quand même, n'est-ce pas Manuel ? !).
    La suite au prochain numéro.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Gilly: je ne sais pas qui est à blamer le plus dans cette histoire: les Grecs, l'UE, Président, Tsipras, La méluche ou La marine ... peu importe a la limite, on nous vend une éventuelle explosion de l euro et de la zone qui n aura pas lieu. Alors, oui, et quitte à ne pas vouloir pleurer, suite au prochain épid=sonde, qu on continue de rigoler... jaune peut etre, mais peu importe là aussi

      Supprimer
  8. Ce référendum n'est qu'une posture de la part de Tsipras qui se trouve devant une situation impossible ! Au delà des effets de manches et du sourire narquois il ne peut pas continuer à laisser son peuple faire la queue devant les distributeurs de billets ... jouer la politique du pire c'est peut être un moyen de faire accepter l'inacceptable ... le malade a besoin de ses perfusions même s'il feint de pouvoir s'en passer ...il n'a pas le choix ! Espérons que de vraies solutions seront trouvées ... Le débat au parlement européen était intéressant pour moi parce qu'enfin on voyait vivre ce parlement dans sa diversité ... parlement tellement lointain que les citoyens européens s'en détournent de plus en plus ... c'est même une voie de garage pour certains qu'on a besoin de recaser ... si cette crise pouvait faire progresser le sentiment démocratique dans cette Europe dont on a du mal à cerner les contours , tout ne serait pas perdu ! Les enjeux sont tellement vastes ... Marguerite

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Marguerite: des solutions ? y en a qu une : que la zone euro et l UE continue a payer pour ne pas se payer le désaveu de voir la Grèce sortir de l Union. Le parlement européen est pas plus intéressant que cela dans la mesure où il n'est que la copie conforme, l assemblage des différents parlements nationaux. Beaucoup de comédie et selon moi une certitude, ils feront tout pour que la Grèce ne sorte pas et chaque acteur de cette comédie le sait bien.

      Supprimer
  9. Une grosse claque pour ceux qui ont voulu prendre le référendum grec comme le contre exemple de 2005 !
    Leur dernier espoir serait une révolte de l'opinion grecque mais je crois qu'ils seront déçus.

    Les nostalgiques du Non de 2005 se verront désormais opposer leur incroyable naïveté envers le démagogique Tsipras.
    Car les référendums de 2005 et 2015 sont des questions pièges qui n'acceptent qu'une seule réponse : pile je gagne, face tu perds ; une réponse est significative, l'autre non.

    La question du référendum grec était en réalité "Renouvelez moi votre confiance, je ferai ce qu'il y aura à faire!". Mais alors, c'eut été faire un plébiscite inacceptable pour les soutiens de Tsipras.

    Amike

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Amike: Les nostalgiques du non de 2005 n ont toujours pas compris que ce soit oui ou non, une solution serait trouvée pour que rien n empêche l'UE de se faire. déni de démocratie ont-ils dit, oui sans doute mais on n arrete pas un train en marche comme cela.
      La question du référendum grecque ? perso, je n ai toujours pas compris son utilité, je cherche encore mais je ne trouve pas. tsipras s'est couché parce quil n avait pas le choix: il a besoin, comme son pays, de l'UE. Et l UE ne peut pas se permettre de se séparer de ce pays tout aussi peu significatif qu il soit.

      Supprimer
    2. "tsipras s'est couché parce quil n avait pas le choix: il a besoin, comme son pays, de l'UE. Et l UE ne peut pas se permettre de se séparer de ce pays tout aussi peu significatif qu il soit."

      En fait, il ne s'est pas complétement couché, il a lié l'acceptation de ces reformes à l'acceptation de la restructuration de la dette... Son seul but certainement, dès le départ... ça va continuer à raser gratis, certainement, il n'y a plus que merkel a faire plier.

      Je ne crois pas d'autre part que ce pays soit insignicatif, de part sa position bien utile à l'OTAN et au passage de quelques gazoducs en projet. Pis le rapprochement avec le croqueur d'enfants agace.

      Vous ajoutez à ça les ressources minières du pays, non exploitées et actuellement sous contrôle de l'état (les simples réserves d'or estimées rendrait ce pays premier producteur d'europe, et d'autres minerais rares sont financièrement très rentables). Je passe sur les champs gaziers qu'ils ont sous leurs eaux territoriales, à priori assez intéressants pour mobiliser un paquet de sociétés du cru.

      Supprimer
  10. Et que pouvait t il faire d'autre ? le referendum lui a donne plus de legitimite mais les grecques ne veulent pas sortir de l'europe/euro car ils pensent que c'est le progres ( Ah les cons).

    L ECB a organise un blocus financier contre ses propre status ( acte de guerre qui n'a meme pas ete fait contre l'irak !! ) pour ruiner l'economie grecque (sans banques/sans payment rien de marche dans un pays modern) et provoquer un changement de gouvernement ( ils avaient deja utilise cette menace pour virer Berlusconi, c'est beau la democratie).

    Maintenant comme la greece accept le diktat, ils va falloir que les teutons se salissent les mains pour virer un pays de la monnaie unique (difficile).

    pour rappel depuis janvier, cette meme ECB rachete aux banques privees 60 milliards (Euros crees a partir de rien !!!!) par mois d'actifs foireux pour injecter de la liquidite, la dette grecque tous les 6 mois.

    Comme la france ne control plus sa monnaie, ce n'est qu'une question de temps pour que l'allemagne lui rappel elle aussi les "regles" immuables ( variables economiques/democratie/population, connait pas, pourquoi ne pas supprimer les elections en France aussi ? )


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. N'oublions tout de même pas que les grecs y sont pour quelque chose dans cette histoire, la merde ils se la sont créées en grande partie. Cela fait des années que cela dure !!

      Trop facile de profiter de l'Europe mais de ne rien faire et de ne pas suivre un minimum de règles relevant du simple bon sens !

      Tsipras est un menteur ... Comme Valls il fait de la gonflette mais dans le pantalon derrière il n'y a rien ! il a berné son peuple ...

      Si l'Europe l'emmerde qu'il s'en aille .. Pas un problème !

      Si il reste qu'il suive les règles et arrête son cirque

      la farandole des politiques hypocrites est de plus en plus difficile à supporter ....

      Supprimer
    2. @Lowcarber: sans me prononcer sur l UE, quand tu dis que les Grecs "ne veulent pas sortir de l'europe/euro car ils pensent que c'est le progres ( Ah les cons) " qui es-tu, toi, pour penser qu ils pourrait avoir tort et toi raison ?

      @Philz: je suis comme toi et pour moi, c'est sans appel ( :) ) les Grecs quelque soit leur niveau et catégorie sociale sont pleinement responsables de la gabegie locale. Ils ont besoin de l UE pour s en sortir , soit, mais dans ce cas là qu ils fassent les efforts nécessaires comme d autres l ont fait pour sen sortir. point barre.

      Supprimer
  11. Ho, ben les Grecs ne sont pas à cent millions d'Euros près, surtout que c'est pas eux qui
    paye, comme disait Coluche. Et puis, le plan Tsipras même si c'est pareil, c'est quand
    même autre chose que les ukases des "créanciers", pas vrai? Et aussi, Tsipras c'est un
    Homme de Gauche, donc quand il se fout de la gueule du monde il le fait en toute
    légitimité. Voilà!
    Bonne soirée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Nouratin: ben voilà, c'est aussi simple que cela! Tsipras n est rien d autre qu un politicien: des promesses pour se faire élire et des reniements devant le réel.

      Supprimer
  12. Bonsoir Corto,

    Je ne partage pas ton point de vue. Tsipras est avant tout un communiste pur et dur et il a été élu, quoiqu'on en dise, pour tirer un bras d'honneur à la troïka européenne et il ne se prive pas de le faire. Mettons de côté l’ersatz d'homme d'état qui représente notre pays et regardons du côté de l'Allemagne car c'est elle qui détient les clés du problème: "...les règles européennes empêchaient d’effacer une partie des créances sur la Grèce. Merkel a fait des déclarations nuancées dans le même sens...En clair, pour redresser l’économie Grecque, il s’agirait de réduire l’attrait et la compétitivité de sa principale industrie, le tourisme...." (http://brunobertez.com/2015/07/10/les-propositions-pretees-a-tsipras/). Une seule conclusion s'impose: la Grèce va quitter la zone euro et les discussion actuelles portent avant tout sur la façon dont ça se fera.
    On a le droit de trouver ça triste mais c'est la réalité. Et quand bien même, un sursis serait décrété, l'échéance reviendrait inexorablement: "Le fait que la Grèce soit dans une même zone monétaire, à savoir celle de l’euro est une aberration totale qui ne peut conduire qu’au pire, pire que ce qui s’est produit en Argentine." (http://chevallier.biz/2015/07/grece-e-fondamentaux-quelques-rappels-utiles...-suite/)

    Bonne soirée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @H: La Grèce dans l UE une aberration, nous sommes d accord comme pour toutes ces petits pays d ex URSS. Pour que l UE vive il eut fallu que les pays qui la composent soient homogènes. ce n'est pas le cas. Ceci dit, je ne crois pas un seul instant à la sortie de la Grèce. Suite au prochain épisode...

      Supprimer
  13. Je trouve que tu es dur avec ce M Tsipras. Et je te trouve là hystéro-démocrate-intégriste ! Posture qu'on retrouve quand ça arrange... Quelles que soient l'ampleur des arnaques grecques depuis le début (lointain) du film (et Dieu sait que la cour en est pleine...), dans la situation d'ici et maintenant, le mec "fait le job" dans l'intérêt de son pays, avec courage et tactique.
    Il ne fait pas de la "démocratie", il fait ce qu'il doit : de la politique au sens (plutôt) noble du terme et si d'aventure la démocratie y trouve son compte in fine tant mieux, sinon tant pis. Son job ce n'est pas d'être démocrate, c'est de garder la tête des Grecs hors de l'eau, même avec des bouts de ficelle...
    Ton post devait être écrit pour marquer le coup, certes. Et d'être lu. Mais à condition de lire aussi le papier d'aujourd'hui de Coralie Deleaume :
    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/07/les-propositions-grecques-et-la.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Le Plouc: je vais aller lire Delaume car je ne suis pas d accord avec ton raisonnement. Pour moi Tsipras n a fait rien d autre que de mentir pour être élu, et rebelote avec ce référendum qui n aura servi à rien. Qu a-t-il obtenu ? rien. Qu'a-t-il fait ? rien d autre que de se plier aux injonctions de Bruxelles, bien aidés en cela par les experts de Bercy dit-on.
      La crise grecque, basiquement, je la vois par le biais de mon frangin qui vit là-bas depuis 20 ans: il n a jamais payé un fifrelin d impôt !.Et commence à rouspéter parce qu il sent venir le temps où on lui en demandera.

      Supprimer
    2. Sans le connaitre, j'aime bien ton frangin :D.

      Je ne sais pas ce qu'est cette mode du consentement à l'impôt, on retourne complétement la question. Je paie de l'impôt pour certains services régaliens, ceux ci ne sont plus assurés, ça continue de grimper, et tout se dégrade encore plus, à part le nombre de fonctionnaires et de crève la faim.

      là, on est en colère contre les grecs (les médias on bien fait leur taf) vu l'ardoise qu'ils vont nous laisser (et qui va gonfler) alors que notre colère devrait plutôt être dirigée vers les banques privées qui ont fourni du pognon a un état en faillite contre de gras intérêts, et que les banques centrales financées par le pognon publique aient racheté ces créances quand ça commençait a devenir dangereux.

      Supprimer
    3. @Corto. Tout en te comprenant, je rejoins Le Plouc. La démocratie est un vain mot, il y a longtemps qu' 'elle n'est qu'apparence et en Europe, et chez nous (cf tes derniers billets sur les moeurs de nos dirigeants).
      Tout est tompe l'oeil en ce dossier.
      Personne ne peut croire en l'efficacité de telles mesures d'austérité :on ne rétablit pas l'orthodoxie budgétaire en si peu de temps avec des coups de trique (imagine en France+10 points de TVA en un an! )
      La Troïka doit bien savoir que rien n'est possible sans reechelonner la dette grecque. ( Ce système de nouveau prêt pour permettre de rembourser les anciens n'est qu' 'un artifice comptable) Et Tsipras, grâce au référendum, semble avoir obtenu l'ouverture de negociations sur le rééchelonnement dont Merkel ne voulait pas parler...
      Politiques et médias grossissent exagérément cette "crise" qui est en premier lieu une crise de banques privées. Tu remarqueras d'ailleurs que tout ça n' émeut que peu les marchés boursiers actuellement.
      Tout ceci met au grand jour que l'Europe est devenue, malgré ses avantages économiques à court terme, une union de marchands prêts à broyer les peuples et complètement à la remorque des USA.

      Supprimer
    4. @Laurent: il s agit pas de retourner le problème. Le consentement à l impot est à la base même de tous les pays modernes et développés. On est d accord ou pas, c'est ainsi. Et rien ne peut se faire de durable et de collectif sans impots. Après que celui-ci soit mal utilisés c'est un autre pb dont effectivement la responsabilité incombe aux politiques... mais aussi aux électeurs et aux citoyens.

      @gridou: oui , ben si au lieu de se la couler douce sans se soucier des lendemains , les Grecs, dans leur ensemble, du plus humble au plus riche, auraient progressivement augmenter les impots en fonction des besoins globaux du pays et ils n auraient pas à l augmenter de 10 points d un coup.

      Supprimer
    5. @corto:pardonne moi, mais ta réponse n'en est pas une.
      "et si les cigales grecques etc... "
      1) c'est peut être regrettable, mais c'est fait. Le dénoncer ne sert en rien.
      2) qui nous dit que, dans quelque temps,
      un "Corto allemand "
      n' écrira pas sur son blog"et si les français n'avaient pas creusé une dette abyssale pendant vingt ans.... ". Soyons humbles...
      3) vouloir traiter la Grèce comme on traite un gamin en le punissant d'austérité par ce qu il n'a pas été sage...
      Cela traîne dans notre subconscient, mais la macro économie n'a rien à voir avec ce genre de sentiments.
      4)deux prix nobels d'economie au moins dénoncent cette cure d'austérité forcée.
      Non pas qu' 'il ne faille pas remettre l'économie grecque en ordre, mais lui laisser le temps nécessaire.
      En fait, c'est le mecanisme même de l'euro qui permet aux états insouciants de creuser ce genre de déficits. Et qui, intrisequement, aneantit toute souveraineté nationale, en liant artificiellement des économies complètement hétérogènes.

      Supprimer
  14. Rien d'étonnant en vérité. Dès lors qu'un pays met le pied dans l'Union Européenne, il peut dire au revoir à la démocratie. Ce machin est une abomination technocratique qui considère les peuples comme des enfants, il convient donc de se passer de leur avis et surtout de le leur demander. C'est pourquoi les Suisses ne veulent pas y entrer, sinon ils pourraient dire adieu à leurs votations, à leur possibilité de modifier la constitution sur initiative populaire. C'est pourquoi les britanniques ne veulent pas entrer dans la zone euro et se tâtent pour sortir de l'UE. C'est pourquoi les eurocrates tirent à boulets rouges sur les populistes qui osent poser les bonnes questions, pointer ce qui ne va pas, même si leurs réponses ne sont pas toujours satisfaisantes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Koltchack: pas loin d etre d accord avec toi à ceci près, mon doute, mon interrogation, qu'est-ce qu un pays comme le notre et ses 65 millions d habitants peut espérer faire seul face à 6 ou 7 milliards d habitants et près de 200 pays ? Toute la question et l'existence de l UE est là: Peut-on quand on pèse si peu s en sortir seul dans un monde aussi compétitif ?

      Supprimer
    2. Géo

      @Koltchak et Corto

      Disons que,tel que Corto le soulignait,il aurait fallu constituer une union avec des pays de niveau économique et culturel proches et non pas cette mosaique hétéroclite sans homogénéité!
      Et qui soit portée avec les valeurs ethiques de la civilisation occidentale concernant notamment la place de la personne humaine dans le monde.
      Là,c est plutôt une assemblée de marchands de tapis et les palabres habituelles pour emberlificoter le peuple.

      Bonne soirée néanmoins.

      Supprimer
    3. La France a encore moins de poids qu avant, ce n est plus qu une province
      EU n est que la soustraction de toutes les parties

      Oui il faut être con pour penser qu l EU/euros c est le progrès après 15 ans de régression évidente

      Cela va tres mal finir avec des peuples qui vont se détester

      Supprimer
    4. "Corto7410 juil. 2015 22:57:00

      @Koltchack: pas loin d etre d accord avec toi à ceci près, mon doute, mon interrogation, qu'est-ce qu un pays comme le notre et ses 65 millions d habitants peut espérer faire seul face à 6 ou 7 milliards d habitants et près de 200 pays ? Toute la question et l'existence de l UE est là: Peut-on quand on pèse si peu s en sortir seul dans un monde aussi compétitif ?"

      Le Japon fait 120 millions d'habitants, la Corée encore moins. Le Japon a toujours refusé l'immigration, fait preuve d'une remarquable cohésion sociale, et n'a pas de connards de l'UE au dessus de lui.

      Sans même parler du choix UE/non UE, les britanniques ont refusé de rentrer dans l'euro. Blair voulait les y trainer, Brown y a mis le holà, et je pense que maintenant ce n'est même plus la peine de leur en parler.
      Les nouveaux entrants n'ont, je crois, pas eu le choix et ont "l'obligation" d'entrer dans l'euro. Manifestement, ils ne sont pas trop pressés...et ils ont bien raison.

      Donc il ne faut pas se laisser entrainer par des raisonnements trop rapides :
      - on peut parfaitement réussir hors de l'UE, comme tant de pays (Australie, NZ, Japon, Corée...) ;
      - il n'y a pas de fatalité à ce que coopération entre pays européens => euro.

      Je viens de finir un livre d'Arnaud Teyssier sur l'histoire de la Ve, qui rappelle que l'élection du parlement européen au suffrage direct a été passé par VGE...au 49-3. Et pour Maastricht, qui a été "gagné" (belle victoire...) à 1%, il semble que Chirac a hésité jusqu'à l'été 1992 avant de se rallier en dernière minute. Encore une belle connerie.
      Pour lui, la décentralisation et l'UE sapent les bases même de la Ve. Je pense qu'il a raison et qu'il est grand temps d'arrêter les 40 déconnantes, faisant suite aux 30 glorieuses.

      Le vote des autres européens aux élections locale, que certains utilisent comme argument pour le vote des immigrés cher au PS, nous vient aussi de Maastricht.

      Supprimer
  15. Bon. A mon avis toute cette histoire d'empapaoutage n'est pas prête de s'arrêter.
    Voyez plutôt:
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/10/signature-ministre-grec-euclide-tsakalotos-penis_n_7769928.html?utm_hp_ref=france&ir=France

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @brintox: les internautes sonbt divisées sur cette signature: Pénis ou doigt d honneur ?

      Supprimer
  16. Plus ça va et plus je me pense à acheter des xctoons Durex.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Grandpas: Que de la gueule ! :) ceci dit, il n y a que le premier pas qui... non, je n ai rien dit :)

      Supprimer
    2. Des actions de la société, rien de plus.

      Pour le reste, je suis trop vieux,une petite tisane et au lit.

      Supprimer
  17. superbe votre dernière vignette
    mais elle n'est pas grecque
    j'ai vu la même dans une maison à pompeï
    il y en avait même plusieurs du même tonneau
    de là à croire que l'europe s'est créée là .....un pas vite franchi , l'europe , c'est vraiment la maison des enculades !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Kobus: je ne sais pas si elle est pompéienne ou grecque mais je trouve qu elle illustre parfaitement ce qui vient de se passer en Grèce.
      Quel beau pays, tout de même !

      Supprimer
  18. It's wonderful that you are getting thoughts from this
    article as well as from our dialogue made at this place.


    Visit my web site :: The Tao of Badass Exposed In This Unbiased Review

    RépondreSupprimer
  19. Eh bien voilà, mon cher Corto, vous l'avez votre réponse : 251 voix pour sur 300 députés !
    Il faut dire que ce matin, RTL n'était pas pressé d'annoncer la couleur, et n'a pas fait dans le détail.

    RépondreSupprimer
  20. Géo

    J espére me tromper en écrivant que,dans quelques années,on apprendra que le cadastre n est toujours pas fait en Grece,que l impôt n est toujours pas collecté,etc...
    Bref,que rien n a bougé et que le pouvoir grec aura rusé pour que les choses restent en l état.

    Je vois mal ce pays si différent du notre se réformer.
    C est le pays de la corne d abondance et de la toison d or!
    Les sous ne sont pas censés venir par l impôt,mais tomber du ciel de l Olympe de Bruxelles!
    Mais gare à la Gorgone germanique!

    J ai vu la photo de la tete de Tsipras sur internet quand un ex ministre belge le tançait vertement,à Bruxelles.
    La grimace était telle qu on aurait pu croire qu il avalait un bol de pisse!
    Il m a fait penser à ce jeu de pacman quand l un des personnages se faisait dégommer!

    Bon!vrai aussi que les Grecs ne sont pas seuls fautifs de l état actuel des choses .
    Ce serait injuste de le dire.

    Bon dimanche à vous



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Géo: les Grecs, depuis des années, me font penser aux mecs qui voient petit à petit fondre le peu qu ils avaient et qui au lieu de se bouger le cul continuent de s enfoncer et de s appauvrir, tout en refusant parois des coups de mains salvateurs: Je pense, par exemple a la privatisation du port du Pyrée: Quand les chinois ont voulu l acheter , gros scandale, ils n ont pu qu en acheter un tiers. résultat, 1 an plus tard cette partie chinoise du port fonctionne comme sur des roulettes avec une excellente rentabilité et un très bon service... sauf quand il est torpillé par les dockers locaux, qui malgré des salaires deux fois plus élevés que leurs collègues " non chinois " réclament toujours plus

      Supprimer
    2. @ Géo
      +1.
      Espérer, on peut toujours.
      Mais les dures réalités sont têtues. C'est pourquoi je crains bien que votre espoir ne soit qu'un rêve. Dont nous sortirons, une fois de plus, avec la gueule de bois. :-(

      Supprimer
    3. Géo

      @Corto et Franzi

      Hélas!
      Les réformes ne se feront déjà pas avec le taulier actuel(Tsipras).
      Au delà de la grimace vraiment comique à voir qu il arborait devant les propos de l ex ministre belge,on croit percevoir une impuissance à agir sur quoi que ce soit.

      Nul doute qu il va avoir des pressions de son propre parti pour laisser les choses en l état en supposant qu il veuille y toucher.
      Il parait bien coincé!

      Savoir quels seraient les risques de soulévement populaire si on appliquait les réformes voulues?

      Supprimer
  21. Un article intéressant sur l'UE :

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/11/31002-20150711ARTFIG00063-jean-pierre-le-goff-l-europe-est-devenue-une-utopie-de-substitution.php

    Il me semble qu'il a raison de dire que l'UE a été créé dans une euphorie irréaliste au début des années 1990 (sous sa forme actuelle, voulant détruire les Etats).

    Il faut prendre acte du fait que cela ne marche pas, et éviter ce qui consolide trop cette machine infernale. L'économie est importante mais elle n'est pas tout, il y a aussi l'identité des différents pays, leurs institutions et leur histoire.

    J'ai par exemple trouvé particulièrement insupportable que la CEDH vienne imposer des syndicats dans l'armée française, par exemple. Ce n'est pas à trois connards même pas français, qui ne connaissent ni la vie militaire ni le syndicalisme à la française, d'en décider.
    Là aussi, même si ce n'est pas tout à fait l'UE, il y a eu des modifications faites au mode de saisine de la CEDH (sous Rocard, je crois, une référence...) qui rende ce type de choses possibles, qui ne l'étaient pas avant.

    RépondreSupprimer
  22. Il est rigolo lui :

    https://www.youtube.com/watch?v=Mt1Q90Wip3s

    Alceste

    RépondreSupprimer
  23. vous pouvez répeter la question ?
    mais y avait pas de question !
    c'était un enfumage , une manoeuvre dilatoire pour éviter de régler les dettes du pays !
    dettes que les gouvernements précedents , droite et zosialistes confondus , avaient laissé se creuser , avec la complicité des banques et de leurs commis , mario draghi en tête !
    y avait pas , y a jamais eu de question !
    rien qu'un peu de buzz ( à 45 milliasses d'euro quand même ) , rien qu'un coup de pub , un tour de pute !

    d'ailleurs , on a vu le résultat , hein
    tsipras gagne un blanc seing de sa population pour refuser les oukases de la grosse commission et du groupe kontakt
    résultat ?
    tout pareil comme avant !

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps.

TOUT COMMENTAIRE ANONYME SERA SUPPRIME