A propos du vote des étrangers, il paraîtrait que 61% des Français y seraient favorables. Oui madame, je vous le dis, faut l'adopter puisque les Français n'ont plus rien contre !
Si il y a bien un sujet clivant et sur lequel mes concitoyens sont versatiles, c'est bien celui-là: le vote des étrangers aux élections locales. Mettez-leur, à mes frères de passeport, un bon drame genre une bande de 3 cailleras basanés estampillés banlieues-quartiers violent, en réunion, une gentille blonde-bien-de-chez-nous, et hop, 61% des Français contre le vote des étrangers !
Mais admettons que la Socialie nous vende la sauce correctement (Mitterrand s'y était engagé en 1981 sans jamais faire voter le truc, La Martine aussi, lors de la primaire, le nouveau Sénat de gauche idem à peine élu et le François itou depuis qu'il a été choisi): question d'équité, d'égalité devant l'impôt, nous sommes tous frères et blablabla, et que la chose soit adoptée. On célèbrera cela comme une grande victoire de la démocratie sur les forces du mal et l'égoïsme de droite. Okay, mais pourquoi se contenter alors de ne donner le droit de vote qu'aux élections locales, c'est pas juste qu'il dira le Caliméro de gauche, puisqu'ils sont si bien intégrés, nos frères payant leurs impôts et toussa. Pourquoi ne pas jouer le jeu jusqu'au bout de l'équité, de l'égalité et de la fraternité, oui, accordons le droit de vote complet, total, inaliénable aux étrangers. Pourquoi jouer petits bras: Qu'est-ce qui motive cette soudaine timidité ? Si les étrangers-qui-paient-des-impôts participent à la fameuse “vie de la cité”, il me semble que, du même coup, ils participent aussi à celle de l'État, non ? Et vous leur interdiriez de choisir leur député ? Leur président ? Xénophobes, va ! Et au nom de quel distinguo qui m'échappe prétendez-vous leur barrer l'accès de la mairie de leur commune (où leurs enfants vont à l'école publique) ? Du Conseil général de leur département (où ils paient des impôts comme vous et moi) ? De l'Assemblée nationale ? De l'Élysée ? Didier Goux a parfaitement raison, pourquoi se contenter de si peu...
Parce que c'est bien de cela dont il s'agit: donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales ( municipales, cantonales, régionales ), juste une première étape. On leur donne, dans un premier temps, la possibilité de participer au processus de désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle lors de la fameuse primaire, on leur accorde dans un deuxième temps le droit de vote pour les municipales... Comment imaginer s'arrêter là ( en supposant qu'ils ne le réclament pas eux-mêmes )? Comment justifier avec cohérence de leur refuser le menu complet ? Comment imaginer qu'un groupe municipal composé d'étrangers ayant 6, 7 ou 8 conseillers municipaux élus se prive d'exiger le droit d'avoir un siège de maire-adjoint, puis...un maire, un député...etc...
C'est bien continuons les conneries, faisons en sorte que les étrangers puissent voter, allons-y ! Oui, et bien NON, s'ils sont si bien intégrés, s'ils se plaisent si bien en France, s'ils aiment cette terre d'accueil, ils n'ont qu'une chose à faire, c'est facile et ça ne mange pas de pain, il suffit de demander la naturalisation.
Quoi, on me dit que bien des étrangers ne voudraient pas la demander la nationalité et pourquoi donc ? C'est vrai ça, si on faisait un sondage auprès des étrangers vivant en France depuis des années et qu'on leur demandait (mais uniquement après leur avoir bien expliqué la chose): dites-moi les gusses, vous la voulez, ou pas, la nationalité française ? Pourquoi depuis le temps ne l'avez-vous pas demandé ?
Et si à ce sondage la réponse était que 61% des étrangers implantés en France et payant leurs impôts et tout et tout n'en veulent pas de la nationalité française !
On fait quoi dans ce cas, on leur file tout de même le droit de vote ?
Folie passagère 935
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr