mardi 13 août 2019

La France, tout doucement, sombre dans le chaos...



Article de Guy Millière paru sur le site du Gatestone Institute le 11 août. Traduction de l’article original « France slowly sinking into chaos »:

Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, le président Emmanuel Macron descend l’avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule. Des milliers de personnes rassemblées le long de l’avenue crient » Macron démission », huent et lancent des insultes.

À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant : « Les gilets jaunes ne sont pas morts. » La police les disperse rapidement et fermement. Quelques instants plus tard, des centaines d’anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d’ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins. La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme.

Quelques heures plus tard, des milliers de jeunes Arabes de banlieue se rassemblent près de l’Arc de Triomphe. Ils viennent pour « célébrer » à leur manière la victoire de l’équipe de football d’Algérie. Davantage de devantures de magasins sont brisées, et davantage de magasins sont pillés. Les drapeaux algériens sont partout. Des slogans se font entendre : « Vive l’Algérie », « La France est à nous », « A mort la France ». Des panneaux portant des noms de rue sont remplacés par des panneaux portant le nom d’Abd El Kader, le chef religieux et militaire qui s’est battu contre l’armée française au moment de la colonisation de l’Algérie. La police se limite à endiguer la violence afin qu’elle ne se propage pas.

Vers minuit, trois responsables du mouvement « Gilets jaunes » apparaissent à la télévision: ils sortent d’un commissariat et disent à un journaliste qu’ils ont été arrêtés tôt ce matin-là et emprisonnés pour la journée. Leur avocat déclare qu’ils n’avaient rien fait de mal et qu’ils ont simplement été arrêtés « de manière préventive ». Il souligne qu’une loi votée en février 2019 permet à la police française d’arrêter toute personne soupçonnée de vouloir participer à une manifestation ; aucune autorisation d’un juge n’est nécessaire pour cela, et aucun recours n’est possible.

Vendredi 19 juillet, l’équipe de football d’Algérie gagne à nouveau. Des jeunes Arabes se rassemblent en nombre près de l’Arc de Triomphe pour « célébrer » la victoire à nouveau. Les dégâts sont encore plus importants que huit jours auparavant. Davantage de policiers sont présents ; ils ne font presque rien.

Le 12 juillet, deux jours avant le 14 juillet, plusieurs centaines de migrants clandestins entrent dans le Panthéon, le monument qui abrite les tombes de personnes qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire de la France. Ils annoncent la naissance du mouvement des « Gilets noirs ». Ils exigent la « régularisation » de tous les immigrants clandestins présents sur le territoire français et la fourniture de logements pour chacun d’entre eux. La police est présente mais n’intervient pas. La plupart des manifestants s’en vont sans être inquiétés. Quelques personnes s’en prennent à la police et sont arrêtées.

La France, aujourd’hui, est un pays à la dérive. Les troubles et l’anarchie ne cessent de gagner du terrain. Le désordre fait désormais partie de la vie quotidienne. Les sondages montrent qu’une large majorité de la population rejette le président Macron, déteste son arrogance et ne lui pardonne pas son mépris pour les pauvres; la façon dont il a écrasé le mouvement des « Gilets jaunes » sans avoir prêté la moindre attention aux demandes les plus modestes des manifestants, telles que la possibilité que soient organisés des référendums citoyen comme ceux qui existent en Suisse. Macron ne peut plus aller nulle part dans un lieu public sans risquer d’être confronté à un mouvement de colère.

Les « Gilets jaunes » ont quasiment cessé de manifester et ont baissé les bras : un trop grand nombre d’entre eux ont été mutilés ou blessés. Leur mécontentement, néanmoins, est toujours là. Et susceptible d’exploser à nouveau.

La police française agit avec férocité face à des manifestants pacifiques, mais elle parvient difficilement à empêcher des groupes tels que les « Antifa » de provoquer des violences. En conséquence, à la fin de chaque manifestation, les « Antifa » agissent.

La police française semble particulièrement prudente face aux jeunes Arabes et aux migrants clandestins. Elle a reçu des ordres à cette fin. Les policiers français savent que les jeunes Arabes et les migrants clandestins peuvent aisément provoquer des émeutes de grande ampleur. Il y a trois mois, à Grenoble, la police a poursuivi des jeunes Arabes qui avaient commis un délit et qui fuyaient sur une moto volée. Ils ont eu un accident au cours de leur fuite. Cinq jours de pillages ont suivi.

Le président Macron a l’allure d’un dirigeant autoritaire face aux pauvres, mécontents. Il n’a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main, ou qui ont subi une lésion cérébrale irréversible, qu’il regrette l’extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d’adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d’innocence, et qui permet d’arrêter n’importe qui, n’importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.

En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un « discours de haine ». La loi est si vague qu’un juriste américain, Jonathan Turley, s’est senti obligé de réagir. « La France », a-t-il écrit, « est devenue l’une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d’expression ».

Macron est beaucoup moins autoritaire lorsqu’il a affaire à des anarchistes violents. Lorsqu’il s’agit de jeunes Arabes et d’ immigrants clandestins, il fait preuve de faiblesse.

Il sait ce que l’ancien Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a dit en novembre 2018, lorsqu’il a démissionné du gouvernement :

« Des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent… Nous vivons côte à côte, je crains que demain nous ne vivions face à face ».

Macron sait également ce que l’ancien Président François Hollande a déclaré après la fin de son mandat : « C’est ça qui est en train de se produire : la partition du pays ».

Macron sait que la partition de la France existe d’ores et déjà. Arabes et Africains, pour la plupart, vivent en France à l’écart du reste de la population dans des zones de non droit au sein desquelles la présence de non-Arabes et de non-Africains est de moins en moins acceptée. Ils ne se définissent pas comme français, sauf lorsqu’ils disent que la France leur appartiendra bientôt. Des enquêtes montrent que nombre d’entre eux sont remplis d’un profond rejet de la France et de la civilisation occidentale. Un nombre croissant d’entre eux placent leur religion au-dessus de leur citoyenneté. Beaucoup sont radicalisés et prêts à se battre.

Macron, lui, ne semble pas vouloir se battre. Il choisit l’apaisement. Il poursuit résolument ses projets d’institutionnalisation de l’islam en France. L’Association musulmane pour l’islam de France (AMIF) a été créée il y a trois mois. Une de ses branches s’occupera de l’expansion culturelle de l’islam et prendra en charge la lutte contre le « racisme anti-musulman ». Une autre branche sera responsable des programmes de formation des imams et de la construction de mosquées. Cet automne, un « Conseil des imams de France » sera mis en place. Les principaux dirigeants de l’AMIF sont (ou étaient jusqu’à une période récente) membres des Frères musulmans, un mouvement qualifié d’organisation terroriste en Égypte, à Bahreïn, en Syrie, en Russie, en Arabie saoudite et aux Émirats Arabes Unis – mais pas en France.

Macron connait les données démographiques. Elles montrent que la population musulmane en France augmentera considérablement dans les années à venir. (L’économiste Charles Gave a écrit récemment qu’en 2057, la France aura sans doute une majorité musulmane). Macron sait qu’il sera bientôt impossible à quiconque d’être élu président sans le vote des Musulmans. Il agit en conséquence.

Il voit sans doute que le mécontentement qui a donné naissance au mouvement « Gilets jaunes » est toujours là. Il semble penser que la répression suffira pour empêcher tout soulèvement ultérieur. Il ne fait donc rien pour remédier aux causes du mécontentement.

Le mouvement des « Gilets jaunes » est né d’une révolte contre des taxes supplémentaires sur les carburants et contre des mesures gouvernementales excessives contre les automobilistes : limitation de vitesse abaissées à 80 km/h sur la plupart des routes,  accroissement du nombre de radars de contrôle de vitesse; forte augmentation du tarif des contraventions, complexification et augmentation du prix des contrôles techniques des véhicules. Les taxes françaises sur les carburants ont récemment augmenté à nouveau, et sont aujourd’hui les plus élevées d’Europe (70% du prix payé à la pompe). Les autres mesures prises contre les automobilistes sont toujours en vigueur et sont particulièrement lourdes pour les gens les plus pauvres. D’autant plus que ceux-ci ont été chassés des banlieues par les immigrants et doivent en conséquence vivre plus loin de leur lieu de travail.

Macron n’a pris aucune décision qui soit à même de remédier à la situation économique désastreuse en France. Lors de son élection, les prélèvements obligatoires représentaient près de 50% du PIB. Les dépenses publiques représentaient 57% du PIB (le plus élevé des pays développés). La dette du pays était proche de 100% du PIB.

Les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques sont aujourd’hui au même niveau et n’ont pas baissé. La dette du pays atteint désormais 100% du PIB. L’économie française ne crée pas d’emplois. La pauvreté reste très élevée: 14% de la population gagne moins de 855 euros par mois.

Macron ne prête aucune attention à l’effondrement culturel croissant qui marque le pays. Le système éducatif se délite. Un pourcentage croissant d’élèves finissent leurs années de lycée sans savoir écrire une phrase grammaticalement correcte, ce qui rend largement incompréhensible ce qu’ils écrivent. Le christianisme est en voie de disparition. Une part croissante des Français non musulmans ne se définissent plus comme chrétiens. L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris était officiellement un « accident« , mais Notre Dame n’a été que l’un des nombreux édifices religieux chrétiens du pays récemment ravagés. Chaque semaine, des églises subissent des actes de vandalisme – dans l’indifférence générale du public. Au cours du premier semestre de 2019, 22 églises ont été incendiées.

La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d’émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la situation économique désastreuse du pays, ou l’islamisation et ses conséquences. Elle est le « changement climatique ». Bien que la quantité d’émissions de dioxyde de carbone de la France soit infinitésimale (moins de 1% du total mondial), la priorité absolue de Macron est de lutter contre le « changement climatique induit par l’homme ».

La Suédoise, Greta Thunberg, âgée de 16 ans, et néanmoins gourou de la « lutte pour le climat » en Europe – a récemment été invitée à l’Assemblée nationale française par des députés qui soutiennent Macron. Elle a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé que la « destruction irréversible » de la planète s’enclencherait très bientôt. Elle a ajouté que les dirigeants politiques « ne sont pas assez matures » et ont besoin des leçons des enfants. Les députés qui soutiennent Macron ont applaudi chaleureusement. Elle a reçu un prix de la liberté, qui vient d’être créé, et qui sera remis chaque année à des personnes « qui se battent pour les valeurs de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 pour libérer l’Europe ». Il est raisonnable de supposer qu’aucun de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 ne pensait se battre pour « sauver le climat ». Macron et les parlementaires qui le soutiennent ne semblent pas se préoccuper de ce genre de détails.

Macron et le gouvernement français semblent également ne pas s’inquiéter du fait que les Juifs – confrontés à la montée de l’antisémitisme et légitimement inquiets de décisions de justice imprégnées d’un esprit de soumission à un islam violent – continuent à fuir la France.

Kobili Traoré, l’homme qui a assassiné Sarah Halimi en 2017 en scandant des sourates du Coran et en criant que les Juifs sont Sheitan (en arabe: « Satan ») a été déclaré non coupable. Traoré ayant fumé du cannabis avant le meurtre, les juges ont décidé qu’il n’était pas responsable de ses actes. Traoré sera sans doute bientôt libéré de prison. Que se passera-t-il s’il fume à nouveau du cannabis ?

Quelques semaines après le meurtre de Sarah Halimi, trois membres d’une famille juive ont été agressés, torturés et retenus en otages chez eux par un groupe de cinq hommes qui ont affirmé que « les Juifs ont de l’argent » et que « les Juifs doivent payer ». Ces hommes ont été arrêtés. Ils sont musulmans. Le juge qui les a mis en examen a annoncé que leurs actions n’étaient « pas antisémites ».

Le 25 juillet 2019, l’équipe de football israélienne Maccabi Haifa devait participer à un match à Strasbourg, le gouvernement français a limité le nombre de supporters israéliens dans le stade à 600, pas un de plus. Un millier d’entre eux avaient acheté des billets d’avion pour venir en France assister au match. Le gouvernement français a également interdit la présence de drapeaux israéliens dans le stade, ou ailleurs dans la ville. Néanmoins, au nom de la « liberté d’expression », le ministère français de l’Intérieur a autorisé les manifestations anti-israéliennes devant le stade. Des drapeaux palestiniens et des banderoles portant la mention « Mort à Israël » étaient présents. La veille du match, dans un restaurant proche du stade, des Israéliens ont été violemment agressés. « Alors que les manifestations appelant à boycotter Israël sont autorisées au nom de la liberté d’expression, les autorités interdisent aux supporters du Maccabi Haïfa d’afficher notre drapeau national. Un deux poids deux mesures inacceptable », a déclaré Aliza Ben Nun, ambassadrice d’Israël en France.

Voici quelques jours, un avion rempli de Juifs français quittant la France est arrivé en Israël. D’autres Juifs français suivront. Le départ des Juifs vers Israël implique des sacrifices : certains agents immobiliers français profitent du souhait de nombreuses familles juives de partir, et achètent ou vendent des propriétés appartenant à des Juifs à un prix très inférieur à leur valeur marchande.

Macron restera président jusqu’en mai 2022. Plusieurs dirigeants de partis de centre-gauche (Parti Socialiste) et de centre-droit (Les Républicains) ont rejoint La République en marche, le parti qu’il a créé il y a deux ans. Le Parti Socialiste et Les Républicains se sont effondrés. Le principal adversaire de Macron en 2022 devrait être le même qu’en 2017: Marine Le Pen, présidente du mouvement populiste Rassemblement National.

Bien que Macron soit largement impopulaire et détesté, il utilisera probablement les mêmes slogans qu’en 2017: il dira qu’il est le dernier rempart face au « fascisme » et au risque du « chaos ». Il a de fortes chances d’être réélu. Quiconque lit le programme politique du Rassemblement National peut voir que Marine Le Pen n’est pas fasciste. Quiconque examine la situation en France peut se demander si la France n’a pas déjà commencé à sombrer dans le chaos.

La triste situation qui règne en France n’est pas si différente de celle de nombreux autres pays européens. Il y a quelques semaines, un cardinal africain, Robert Sarah, a publié un livre intitulé Le soir approche et déjà le jour baisse. " À la racine de l’effondrement de l’Occident ", écrit-il, " il y a une crise culturelle et identitaire. L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné, qui l’a constitué, tel qu’il a été et tel qu’il est. (…) Cette auto-asphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. "


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 27 juillet 2019

Gilles Le Gendre ou l'incarnation de la bêtise



Démonstration du niveau intellectuel plus que médiocre d'un dirigeant de La République en Marche, Gilles Le Gendre, accessoirement patron des députés LaRem...


A propos du CETA, traité de libre échange entre l'UE et le Canada, il déclare: 

"Le #CETA n'aura aucun effet sur les émissions carbone car chaque container qui viendra du Canada sera compensé par l'envoi d'un container en sens inverse".

Faut-il être limité du carafon pour oser affirmer cela...

Quelqu'un pour lui expliquer que 1 + 1 = 2 et non 0

Voilà, c'est actuellement ce genre de personnages ( Gilles Le Gendre, Laetitia Avia, Sibeth Ndiaye, Aurélien Taché,Marlène Schiappa,...) qui dirige le pays... Ça me met la rage...

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jeudi 18 juillet 2019

Donald Trump est décidément un homme précieux



Un texte d'Aristide Renou:


" Donald Trump est décidément un homme précieux.

Nous en avons encore la preuve en ce moment avec la polémique – déclenchée à son initiative – qui l’oppose à un groupe de Représentantes Démocrates d’extrême-gauche.

Le président des Etats-Unis est un homme précieux car, jour après jour, tweet après tweet, il ose dire tout haut ce que le politiquement correct défend de dire. Il est pratiquement le seul homme politique de premier plan à oser le faire en Occident (Orban et Salvini sont peut-être ceux qui s’en approchent le plus actuellement).

Il le fait sans jamais s’excuser ni reculer. Et lorsque ses adversaires politiques, la presse quasiment unanime, son propre camp même, essayent de le discréditer en le taxant de « racisme » ou autres gentillesses du même genre, il rajoute encore une couche de propos offensants. Trump n’est jamais sur la défensive. Il attaque, toujours, partout. Jamais de pause, jamais de compromis, jamais d’armistice dans la guerre qu’il livre au politiquement correct.

Le politiquement correct est le bras armé du multiculturalisme, ou de l’idéologie diversitaire, pour reprendre le terme forgé par Mathieu Bock-Coté. Or, poussé au bout de sa logique, le multiculturalisme signifie la mort de l’Occident, purement et simplement. La mort de la raison, la mort de la nation, la mort de la liberté politique, la mort de tout ce qui a fait notre richesse intellectuelle et spirituelle.

Donald Trump est donc pratiquement le seul homme politique occidental de premier plan qui défende l’Occident, non pas du bout des lèvres, non pas en entourant cette défense de réserves et de nuances, mais entièrement, sans hésitation ni doute apparent, comme si cette défense allait de soi.

Mais cette manière de présenter les choses est encore inférieure à la réalité. Je l’ai dit, Trump ne connait pas la défensive. Sa défense de l’Occident est donc à proprement parler une offensive, une attaque directe, brutale : elle est l’affirmation non pas d’une innocence mais d’une supériorité. Trump ne se contente pas de dire que l’Occident est innocent des crimes qui lui sont imputés, il affirme sans aucun ambages la supériorité de la civilisation occidentale sur toutes les autres.

De manière appropriée, cette défense de l’Occident se présente sous la forme de l’apologie d’un pays en particulier, son pays, les Etats-Unis, car la vitalité de l’Occident et le génie de la liberté politique qui lui est propre sont inséparables de sa division en nations jalouses de leur indépendance, et parfois rivales.

Donald Trump apparait d’abord et avant tout comme un patriote. Et un patriote, au plein sens du terme, n’est pas seulement quelqu’un qui aime le pays dans lequel il est né, c’est aussi quelqu’un qui est convaincu au fond de lui-même que l’on vit mieux en cet endroit de la terre que n’importe où ailleurs. Trump affirme donc à chaque fois qu’il en a l’occasion que les Etats-Unis sont un grand pays, en fait le plus grand pays que la terre ait jamais porté. Les Etats-Unis peuvent perdre temporairement cette grandeur, sous l’effet notamment de mauvais gouvernements, mais elle leur appartient pour ainsi dire de droit. Ce pourquoi son slogan de campagne proposait de « rendre » sa grandeur à l’Amérique. L’Amérique, selon Trump, est essentiellement grande, même si elle peut être accidentellement petite.

Mais cette apologie tonitruante d’une nation particulière revient à une apologie de l’Occident, car ce qui rend l’Amérique plus grande que toutes les autres nations, c’est qu’elle applique mieux que les autres les « découvertes » qui caractérisent la civilisation occidentale. Et en faisant l’éloge de son pays, Trump défend inévitablement l’idée même de nation. Par son patriotisme flamboyant, il légitime implicitement le patriotisme de tous les autres peuples.

Nous pouvons être en total désaccord avec Donald Trump sur le fait que l’Amérique soit la plus grande nation que la terre ait jamais porté, mais nous lui sommes tous redevables d’oser exprimer ce sentiment alors que tout concours à rendre le patriotisme anathème.

Comme l’a dit fort justement un observateur américain : « Les qualités de Trump sont son courage, son bon sens, et sa rhétorique. Il va à l’essentiel, à ce dont personne d’autre ne parlera de peur d’être traité de « raciste » ou de « fasciste », ou d’une autre de ces injures qui excitent la foule des lyncheurs vertueux. »

Ces qualités sont cruciales, indispensables, dans le contexte politique actuel. Toutefois elles ont aussi leurs limites. Trump a les défauts de ses qualités. Parce qu’ils sont ceux d’un guerrier, qui considère que l’attaque est la meilleure défense, ses propos sont souvent brutaux. Parce qu’ils sont ceux d’un homme qui, à juste titre, méprise la classe des intellectuels et plus généralement la classe jacassante, ses propos sont souvent mal dégrossis. Ils contiennent souvent des vérités précieuses, mêlées à beaucoup d’impureté qui parfois peuvent les cacher. Trump ne s’embarrasse pas de nuances ni d’explications, et peut-être d’ailleurs n’est-il pas vraiment capable de fournir des explications approfondies. On peut difficilement être à la fois le roi du tweet et le roi de la dialectique.

Pourtant les explications sont aussi nécessaires pour gagner durablement les esprits et transformer des victoires rhétoriques temporaires en gains politiques plus durables. Et le tempérament bagarreur qui peut séduire une partie de l’opinion publique risque aussi, à la longue d’en rebuter d’autres segments, tout aussi considérables, et pour des raisons qui sont loin d’être entièrement mauvaises. Bref, il ne suffit pas de se battre. Pour gagner ce genre de combat il faut aussi être capable d’expliquer pourquoi sa cause est juste.

Autrement dit, Trump aurait besoin de gens qui soient capables d’assurer régulièrement son service après-vente.

Pour nous en persuader, il suffit d’examiner la polémique en cours.

Celle-ci a commencé lorsque le président des Etats-Unis a tweeté la chose suivante : « « Il est tellement intéressant de voir des élues “progressistes” démocrates du Congrès, qui à l’origine venaient de pays dont les gouvernements sont des catastrophes sans mélange, qui sont les pires, les plus corrompus et les plus ineptes au monde (à supposer même qu’ils aient seulement un gouvernement qui fonctionne) venir maintenant expliquer bruyamment et perfidement au peuple des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation du monde, comment son gouvernement devrait fonctionner. Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les remettre en état ? Elles pourraient ensuite revenir et nous montrer comment il faut faire. Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller au plus vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente d’organiser sans délai des voyages gratuits. »

Les élues auxquelles Trump fait allusion sont essentiellement quatre : Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan). Ces quatre femmes sont rentrées au Congrès à l’occasion des dernières élections, en 2018. Ce qui les rapproche est, d’une part, leurs positions politiques, très à gauche au sein d’un parti Démocrate qui s’est lui-même continuellement déporté vers la gauche depuis les années 1960. Et d’autre part qu’elles sont des femmes « de couleur » dont la famille est arrivée récemment aux Etats-Unis pour trois d’entre elles. Rashida Tlaib est fille d’émigrés palestiniens. Ilhan Abdullahi Omar est originaire de Mogadiscio et a obtenu le statut de réfugié politique aux Etats-Unis en 1995. Alexandria Ocasio-Cortez, la plus connue des trois, a une mère porto-ricaine et un père dont les parents étaient porto-ricains. Par leur statut revendiqué de « porte-parole des minorités visibles » et par leur opinions politiques d’extrême-gauche, ces quatre nouvelles élues sont très représentatives de la frange la plus dure du parti Démocrate, la grande question étant de savoir si cette frange dure, c’est-à-dire ouvertement multiculturaliste et socialiste, ne va pas devenir purement et simplement le parti Démocrate. Leur proximité idéologique est d’ailleurs attestée par le fait qu’elles ont constitué un groupe informel, nommé « The squad », dont le but non avoué, mais très clair, est de prendre à terme la tête de leur parti.

A travers elle, Trump a donc ciblé précisément la pointe avancée du multiculturalisme. Sans les nommer expressément, il s’en est pris aux gardiennes les plus féroces du dogme diversitaire.

Comme souvent, la saillie trumpienne a provoqué une consternation mal déguisée dans son propre camp, pour des raisons essentiellement mauvaises.

Tout le monde s’est empressé de faire remarquer que ces quatre femmes ne viennent pas « d’ailleurs » puisque trois d’entre elles sont nées aux Etats-Unis. Qu’elles n’ont donc pas « d’autre pays » dans lequel elles pourraient aller. Et que par ailleurs il était inadmissible de dire à une réfugiée politique qu’elle devrait « retourner chez elle ».

Mais ce genre de réaction revient à regarder obstinément le doigt qui montre la lune. Ce qu’a dit Donald Trump n’est sans doute pas d’une exquise précision linguistique, mais la pensée, ou plutôt les pensées qu’il voulait exprimer, sont parfaitement claires pour n’importe qui ayant un peu d’intelligence et de bonne foi.

En ces quelques lignes de tweet, Donald Trump a rappelé trois choses simples et très importantes.

D’abord, il existe bien des pays « merdiques » (shithole), pour reprendre une autre expression trumpienne. Ces pays sont merdiques non pas à cause de la couleur de peau des gens qui y vivent, mais parce que ces peuples ont à leur tête des gouvernements corrompus, inefficaces, despotiques, parce que la criminalité y fait rage et que le niveau de vie y reste désespérément bas. Porto-Rico, la Somalie et la Palestine sont en effet de très bon exemples de pays particulièrement merdiques. Les pays merdiques sont ceux dont les gens émigrent s’ils le peuvent, pour se diriger vers des pays où il fait bien meilleur vivre. Il existe donc d’un côté les pays merdiques et de l’autre les pays qui font rêver ceux qui vivent dans des pays merdiques. Au premier rang de ces pays qui font rêver se trouvent les Etats-Unis. Les gens viennent du monde entier pour s’installer aux Etats-Unis, alors que personne ne se bouscule pour s’installer en Somalie, à Porto-Rico ou en Palestine.

Autrement dit, Trump a rappelé à « The squad » qu’il existe une hiérarchie objective des régimes politiques, par conséquent aussi une hiérarchie objective des civilisations, et que les Etats-Unis sont en haut de cette hiérarchie, comme le prouve incontestablement le parcours familial de trois des membres du « squad ». D’où le rappel, parfaitement approprié, de l’origine étrangère de ces trois femmes.

Première leçon de philosophie politique élémentaire.

D’autre part les Etats-Unis sont un pays libre (à la différence des pays merdiques), ce qui signifie notamment qu’il est toujours possible de quitter les Etats-Unis, en emportant ses biens, pour s’installer ailleurs si l’on estime que l’herbe y est plus verte. Dans les pays gouvernés tyranniquement cette liberté n’existe pas. On ne peut donc pas présumer que ceux qui y vivent ont envie d’y vivre. En revanche, celui qui vit aux Etats-Unis est présumé être raisonnablement satisfait du régime dans lequel il vit. Celui qui ne cesse de dénoncer les Etats-Unis comme un pays essentiellement raciste, oppressif, criminel, etc. mais qui persiste à y vivre, est nécessairement un hypocrite ou un lâche. Tout particulièrement s’il profite dans le même temps des possibilités offertes par ce régime pour s’élever aux plus hauts postes d’honneur et de responsabilité.

Deuxième leçon de philosophie politique élémentaire.

Il découle du deuxième point qu’être Américain ne signifie pas seulement avoir une carte d’identité américaine mais implique d’être loyal envers les Etats-Unis. Être loyal envers un pays signifie considérer que son sort personnel est indissolublement lié à celui de la nation tout entière, c’est faire allégeance de manière exclusive à cette communauté politique particulière et considérer que celle-ci est essentiellement bonne. La loyauté est donc compatible avec la critique, y compris la critique sans concession, du gouvernement de son pays, avec la reconnaissance des fautes passées de sa nation, elle n’est pas compatible avec la conviction que cette nation est irrémédiablement mauvaise, que son histoire n’est qu’une longue suite de crimes, que ses principes fondamentaux de gouvernement sont injustes, et que le monde se porterait mieux sans elle. Autrement dit, l’Amérique, tu l’aimes ou tu la quittes. Ce qu’a résumé Trump en répondant aux accusations de « racisme » suite à son tweet : « Ce groupe de quatre personnes (...), elles se plaignent constamment (…) Ce sont des gens qui haïssent notre pays. Elles lui vouent une haine viscérale. Elles peuvent partir si elles veulent. »

Troisième leçon de philosophie politique élémentaire.

A quoi on pourrait ajouter une quatrième leçon, qui est une leçon de bon sens : la critique est aisée, l’art est difficile, surtout l’art politique. Vous, mesdames, qui n’arrêtez pas de critiquer l’Amérique, qui êtes perpétuellement indignée de ce que sont les Etats-Unis, qui par conséquent critiquez perpétuellement le gouvernement américain, pourquoi ne nous montrez-vous pas vos talents en matière de gouvernement ? Vos critiques présupposent qu’il serait possible de faire beaucoup mieux et que vous savez comment faire beaucoup mieux. Montrez-nous ce qu’il en est. Prouvez-nous que vos critiques sont le fruit d’un vrai savoir et d’une vraie compétence, et non pas la conséquence de votre totale ignorance de ce que signifie gouverner un pays et de vos conceptions politiques chimériques.

Voilà, en substance, ce que contenait la charge de Trump contre « The squad ». Une charge, on le voit, parfaitement justifiée et hautement nécessaire.

En les attaquant Trump a, une nouvelle fois, allègrement piétiné nombre d’interdits édictés par le politiquement correct : 1) Il a attaqué des femmes 2) Il a attaqué des femmes « de couleur » 3) Il a affirmé que la vérité existe 4) Il a affirmé qu’il est possible d’établir une hiérarchie objective des régimes politiques 5) Il a affirmé que les Américains sont fondés à attendre des nouveaux-venus qu’ils ne contentent pas de respecter les lois du pays mais qu’ils en adoptent aussi les mœurs, à commencer par un patriotisme sourcilleux.

C’est beaucoup pour un tweet, et c’est même assez remarquable.

On pourrait bien sûr regretter que Trump, plutôt que de produire des tweets rageurs, ne fasse pas de grands discours à la Lincoln dans lesquels il rappellerait aux Américains les principes fondamentaux de leur gouvernement, dans lesquels, en somme, il expliquerait posément ce qu’il se contente de sous-entendre dans ses saillies verbales ou sur les réseaux sociaux.

On peut regretter bien des choses au sujet de Donald Trump. Seulement voilà, presque au même moment, en France une vidéo circulait sur Twitter dans laquelle un supporter de l’équipe de foot algérienne affirmait : « Regarde, regarde, filme tout autour de toi. Il y a des Algériens, il y a des Tunisiens, il y a des Marocains, il y a des Sénégalais. Il n’y pas une bagarre, il n’y a pas une embrouille, il n’y a rien qui brûle. On n’est pas des Gilets jaunes, on n’est pas les black blocs. On n’est là, et on restera là. On est Français, on est nés en France. Mais on reste Africains, et on va rester.» Et il ajoutait : « On a pris Paris en trois heures, plus vite que les Allemands. »

Ce genre de sentiments, on le sait, est très répandu au sein d’une certaine jeunesse nominalement française mais dont le cœur et la loyauté sont manifestement ailleurs.

Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour réagir comme Donald Trump l’aurait fait ? Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour répondre à cette attaque contre la France ? Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour se saisir de l’occasion de ces émeutes de supporter afin de rappeler les points fondamentaux que j’ai énuméré précédemment, dans un tweet ou dans un discours, peu importe ? A ma connaissance, même Marine Le Pen s’est contentée de protester contre les dégradations matérielles.

Personne. Rien. Nada.

Alors oui, certes, on peut regretter bien des choses au sujet de Donald Trump, à commencer par le fait qu’un tel homme soit devenu nécessaire, mais moi, mon plus grand regret, c’est que nous n’ayons pas un Donald Trump."

Aristide Renou
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 17 juin 2019

Une dictature d'un type nouveau



Extrait d'une interview de Michel Onfray ( à lire en intégralité ICI):

" Pourquoi vous êtes-vous appuyé sur l'œuvre d'Orwell pour théoriser la dictature ?

Je pose l'hypothèse qu'Orwell est un penseur politique à l'égal de Machiavel ou de La Boétie et que 1984 permet de penser les modalités d'une dictature postnazie ou poststalinienne, et ce dans des formes dont j'examine l'existence dans notre époque. 

Quand il m'a fallu synthétiser mon travail, j'ai proposé le schéma d'une dictature d'un type nouveau. Elle suppose un certain nombre d'objectifs : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. 

Comment cela se décline-t-il ?

Pour détruire la liberté, il faut : assurer une surveillance perpétuelle ; ruiner la vie personnelle ; supprimer la solitude ; se réjouir des fêtes obligatoires ; uniformiser l'opinion ; dénoncer le crime par la pensée. 

Pour appauvrir la langue, il faut : pratiquer une langue nouvelle ; utiliser le double-langage ; détruire des mots ; oraliser la langue ; parler une langue unique ; supprimer les classiques. 

Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l'idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel. 

Pour supprimer l'histoire, il faut : effacer le passé ; réécrire l'histoire ; inventer la mémoire ; détruire les livres ; industrialiser la littérature. 

Pour nier la nature, il faut : détruire la pulsion de vie ; organiser la frustration sexuelle ; hygiéniser la vie ; procréer médicalement. 

Pour propager la haine, il faut : se créer un ennemi ; fomenter des guerres ; psychiatriser la pensée critique ; achever le dernier homme. 

Pour aspirer à l'Empire, il faut : formater les enfants ; administrer l'opposition ; gouverner avec les élites ; asservir grâce au progrès ; dissimuler le pouvoir. 

Qui dira que nous n'y sommes pas ? "


Michel Onfray
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dimanche 9 juin 2019

Dhimmitude et soumission...


Ci-dessous, l'email envoyé par la direction de l'université Paris 7 - René Diderot à ses étudiants.


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Perso, j'adore assez le " dans le respect de la laïcité "...

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jeudi 30 mai 2019

Dans la série "On marche sur la tête": La France prête 250 millions à la Chine !




Dans la série " on marche sur la tête ":

La France, riche à milliards comme chacun le sait, par l'intermédiaire de l'Agence Française pour le Développement, a décidé de prêter 250 millions d'euros à... la Chine pour l'aider (on croit rêver) a réussir sa... transition écologique !

Un prêt de 100 millions d'euros a été conclu avec la Bank of Nanjing, une banque basée à Nankin (est), afin de financer des projets dans les domaines de l'environnement, du climat ou de l'efficacité énergétique, a annoncé devant la presse le directeur général de l'AFD, Rémy Rioux. «C'est la première fois que l'AFD prête directement à une entité non souveraine», en l'occurrence une banque publique chinoise, a relevé Rémy Rioux.

Un autre prêt, de 50 millions d'euros, est destiné à «un bourg» de la région du Guangxi (sud) pour un projet de «restauration du patrimoine naturel et culturel». Enfin, un prêt de 100 millions d'euros a été signé en faveur d'un projet de «prise en charge du vieillissement» de la population dans la province pauvre du Guizhou (Source: Le Figaro)

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France, 2019.