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lundi 11 janvier 2016

Agnès Saal, ses amis, la France d'en haut et... nous !

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Vous vous souvenez tous de l'affaire Agnès Saal, la nana qui, en à peine un an, avait dépensé pas moins de 40 000 euros de frais de taxi (dont près de 7 000 euros par son fils à qui elle avait remis son code d'abonnement à la cie de taxis) du temps où elle était patronne de l'INA et 38 000 du temps où elle était patronne du Centre Georges Pompidou alors qu'elle disposait d'une voiture de fonction avec chauffeur ! Pour ces faits, elle a été démise de ses fonctions, encore heureux, recasée dans un placard doré du ministère de la Culture, puis, scandale oblige, suspendue de la fonction publique pour deux ans dont 6 mois " fermes ". Ainsi, pendant 6 mois, elle ne touchera pas une thune puis, après, elle sera recasée avec tous les droits et rémunération dus à son rang de haute fonctionnaire ! 

Pour quoi je vous en parle ? A cause de l'ITW qu'elle a donné au Monde et parce que 98 personnes ont écrit à Président pour exprimer leur mécontentement quant à la peine infligée à la dame ! Et ce qu'il y a d’intéressant dans cette ITW et cette lettre, c'est qu'on y trouve la plus belle preuve, éclatante, de la déconnexion totale de ces " élites " par rapport aux gens " normaux ", vous et moi, déconnexion d'une part et, d'autre part, la manifestation de l'entre-soi dans lequel vivent ces gens-là. Hors-sol. 

Que dit la dame auX taxiS pour s'excuser, se dédouaner et s'expliquer ? " Qu'elle a trébuché " et que si elle se décide à parler: " c’est parce que j’aimerais, si c’est possible, remettre un peu de sens et d’humanité dans cette histoire " ! Suite au scandale et à son éviction, elle dit que " Tout l’univers d’engagement passionné au service de la politique culturelle que j’avais patiemment édifié s’est effondré du jour au lendemain. C’est une forme de traumatisme personnel et professionnel qui est sidérante, devant laquelle je suis restée incrédule (i.e.: elle ne comprend pas ce qui lui arrive), sans comprendre comment ma vie s’était trouvée mise en miettes ". Pauvre biche qui vit une histoire sans humanité, un scandale ( qu'elle a elle même provoqué ) qui la dépasse, la traumatise et que sa connerie ( qu'elle reconnait ), elle la regrette " à l'infini ", mais bon..., elle est tout de même, dit-elle, " un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics ". Z'avez compris ? Elle regrette mais elle s'estime bouc chèvre émissaire... Misère ! Se rend-elle compte un instant de ce qu'elle dit. J'aurai fait dans le privé le quart du dixième de ce qu'elle a fait que j'aurais été viré pour faute lourde ! Pauvre biquette !


Venons en maintenant aux 98 personnes qui lui viennent en aide et qui protestent auprès de Président pour la sévérité de la sanction qui accable Agnès. A l'origine de la lettre, un inspecteur général de l’administration ( coucou, Maxime... ), Monsieur Bonhomme. Que reprochent-ils à Président ? " une sanction en réalité sans aucune proportion aux faits reprochés". Selon eux, Agnès Saal serait ( ne vous marrez pas ) " une victime expiatoire des dérèglements de l'administration " ! Oui, oui, une victime expiatoire ! Sa faute se limiterait à avoir donné (imprudemment) son code d'abonnement à son fils ( 7 000 euros sur 78 000) sans en contrôler l'usage. Mieux encore, les dépenses de taxis de madame ne seraient rien comparativement aux économies qu'elle aurait  réalisées en tant que patronne du bousin ! En clair, la faute et ses abus vaudraient peau de balle par rapport aux efforts de rationalisation qu'elle aurait imposés à ses entreprises !! On croit rêver ! Et les mecs écrivent cette lettre avec tout le sérieux que leur donne leur statut de " hauts " fonctionnaires " ! En gros, les dépenses de taxis de madame ne seraient qu'une goutte d'eau par rapport aux efforts qu'elle aurait, grâce à ses talents de gestionnaire, imposés à ses administrés !

Et les mecs, ils écrivent ça le plus sérieusement du monde, sans rire... On est là, il me semble, dans un autre monde, celui du c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie, celui du t'inquiète pas chérie, c'est pas ton pognon ! Le plus étrange dans cette histoire, c'est que d'habitude pour ce genre de " courrier " les signataires signent et, ce faisant, donnent leur identité. Curieusement, sur ce coup, on ne connait que le nom de l'initiateur et aucun journaliste n'a cherché (ou voulu) à dévoiler le nom des 97 autres charlots !

Même pas mal, que ce soit pour l'une, biquette, ou pour les 98 confrères-hauts-fonctionnaires, on a compris la chanson, touchez pas aux copains-copines, on est de la haute, et le reste, on le conchie ! Okay ?

Folie passagère 3036.
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mardi 28 avril 2015

Agnès Saal se souvient-elle de Christian Blanc ?


Agnés Saal, la patronne de l'INA, nommée par la gauche en remplacement de Mathieu Gallet parti lui à Radio France, a été pris la main dans le pot de confiture. Alors qu'elle a voiture de fonction et chauffeur à sa disposition, elle a trouvé le moyen de dépenser avec l'argent du contribuable 40 000 euros de taxis en dix mois, dont un peu plus de 6 500 euros par son fils à qui elle avait passé sa carte d'abonnement.

Selon elle, c'est " une maladresse " et elle s'est engagée à en rembourser une partie, un tiers, les deux tiers, elle ne sait pas encore; elle a pour cela besoin du temps nécessaire à faire le ménage dans ses reçus pour savoir ce qui relève des trajets privés ou des trajets professionnels... pauvre chérie.

Une certitude, pour l'instant, elle n'a pas annoncé qu'elle démissionnerait et je parie dix euros que dans 15 jours on aura oublié, les médias auront oublié, et qu'elle sera sans doute encore en poste.

Se souvient-elle de Christian Blanc ? La gauche morale d'aujourd'hui se souvient-elle aussi de Christian Blanc ?


En 2010, alors que celui-ci est secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, sous Fillon et Sarkozy, le Canard dénonce sa consommation excessive de cigares payés par la République. La polémique enfle et enfle, dure des jours et des jours, il suffit pour s'en souvenir de taper  sur gogol " Blanc et cigares " pour le vérifier. La gauche se déchaîne. Les médias embrayent, l'homme est crucifié sur place pour 12 000 euros (14 000 selon d'autres versions) de cigares. Il accepte d'en rembourser une partie correspondant à sa consommation privée, hors réception, soit 3 500 euros. Le reste ? On ne sait pas.


Mais ce que l'on sait, c'est que la polémique aura été si bien montée en mayonnaise et le scandale vendu comme tellement énorme que Sarkozy n'aura pas d'autre choix que de lui demander de démissionner. Ce qu'il fera le 4 juillet 2010 soit plus de quinze jours après le début de " l'affaire ".

Agnès, si tu me lis, rendez-vous dans un mois. Auras-tu démissionné ? De ton propre chef ou parce que Président te l'auras demandé ? Nous verrons.

Allo Agnès ? Allo ?

ADDENDUM de 17h32: Je dois faire amende honorable: à la demande de sa ministre de tutelle, Agnès Saal vient d'annoncer qu'elle remettait sa démission. C'est bien et c'est la moindre des choses.

Folie passagère 2752.
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France, 2019.