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jeudi 18 mai 2017

Judas, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

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En mars dernier, peu de temps avant la présidentielle, Bernard Debré (que je ne porte pas dans mon coeur) écrivait à François Bayrou...


" Vous avez donc décidé de ne pas vous représenter pour la quatrième fois à l’élection présidentielle. L’avez-vous fait spontanément ? Je ne le crois pas. Vous avez remarqué qu’il vous était difficile d’obtenir les 500 signatures et surtout vous avez eu peur de ne pas atteindre les 5 % de votants et de devoir rembourser les 800 000 euros attribués par l’Etat aux candidats.

La solution que vous avez choisie est la pire : vous ralliez Emmanuel Macron que vous aviez vilipendé quelques semaines auparavant… Les mots que vous aviez utilisés à son encontre étaient d’une dureté exceptionnelle, il vous a fallu les oublier !

Quand vous prônez une politique différente et plus éthique, je ne peux être qu’abasourdi !

En 2007 déjà, vous avez hésité à prendre position pour Ségolène Royal, mais vous n’avez pas osé, refusant d’ouvrir votre porte.

En 2012, vous avez franchi le Rubicon et appelé à voter François Hollande dont le conseiller était Emmanuel Macron.

Vous avez été battu aux élections législatives en juin suivant les présidentielles. Dès le début du quinquennat de François Hollande vous avez, semble-t-il, compris que la France avait fait le mauvais choix.

Beaucoup parmi les hommes et les femmes de droite ont imaginé qu’enfin vous aviez renoncé à vous allier aux socialistes. D’ailleurs, l’UMP, que vous critiquez maintenant, vous a fait élire à Pau contre un candidat socialiste.

Pendant ce temps vos maigres troupes se sont alliées à l’opposition de droite pour bénéficier du rejet de la gauche : Marielle de Sarnez, Yann Wehrling et d’autres ont pu ainsi être élus à Paris avec Nathalie Kosciusko-Morizet. Où vont-ils siéger maintenant ? Avec les socialistes de Paris ?

La campagne municipale à laquelle j’ai participé a été « unitaire » sans arrière-pensée, idem pour les élections régionales. Vous étiez bien installés dans notre opposition… D’ailleurs, pendant les primaires de la droite vous avez soutenu Alain Juppé, et c’est vraisemblablement la cause de son échec…

Maintenant, vous trahissez de nouveau.

Décidément, vous avec une drôle de façon de faire de la politique ! Est-ce véritablement éthique, vous qui voulez moraliser la vie politique ?!

Vous avez vraisemblablement négocié des circonscriptions pour vous et vos amis. Magouille politique évidente !

Qu’allez-vous faire maintenant pour aider votre nouvel ami ? D’abord, vous avez oublié qu’il a été le conseiller de François Hollande, puis son secrétaire général adjoint en charge des questions économiques à l’Elysée, et enfin Ministre des Finances de son gouvernement.

C’est donc en partie grâce à ses conseils que la France est tombée si bas, que le chômage a augmenté, que la dette a progressé. Pensez-vous véritablement qu’Emmanuel Macron, touché par la grâce divine comme il le sous-entend, a tellement changé ? Bien sûr que non.

Vous avez été poussé par l’ambition et la rancune, vous l’ancien Ministre de Chirac.

Vous attaquez François Fillon sans connaitre son dossier qui est vide mais vraisemblablement manipulé par la majorité socialiste actuelle.

Dans un livre intitulé « Les mains propres » paru en 2015, Corinne Lepage a dénoncé les magouilles dont le MoDem, que vous présidez, s’est rendu coupable. Vous aviez demandé que des permanents de votre parti soient pris en charge par le Parlement européen, tout comme il est reproché à Marine Le Pen…

Corinne Lepage a refusé, mais d’autres élus ont accepté ! Il semblerait que même votre secrétaire ait été payée par l’enveloppe de certains de vos amis élus européens. Bravo ! Belle notion de l’éthique politique ! Cela mériterait une enquête judiciaire… pour que vous puissiez vous expliquer, même si vous y voyez un mensonge.

Le programme de Macron est une copie de celui de Hollande, promesses non tenables et inefficaces pour redresser le pays. Mais surtout l’installation de la proportionnelle : les députés seront « coupés » de leurs électeurs et ce sera le règne des partis politiques. Il n’y aura plus de majorité pour gouverner le pays, ce sera le chaos… Mais peu vous importe, vous voulez exister même au détriment de la France.

L’élection présidentielle est pourtant le moment le plus important de cette vie politique dont vous étiez écarté depuis si longtemps.

Qu’allez-vous faire quand des dizaines de députés socialistes et quelques ministres vont rallier Emmanuel Macron ? Allez-vous vous sentir à l’aise ?

Ne vous regardez pas dans une glace, vous y verriez certainement l’image de Judas…"

Depuis, Judas, archétype du politicien vérolé, serial traître, est devenu Ministre D’État, Ministre de la Justice, Garde des sceaux...

Folie passagère 3540
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 6 janvier 2017

Bayrou, c'est l'hôpital qui se fout de la charité !

Quand François Fillon déclare qu'il est " gaulliste et de surcroît chrétien ", ça escagasse grave François Bayrou qui réplique: " Je suis croyant, je ne vais pas m'offusquer d'un mouvement de foi, mais comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée? (…) Ce sont deux domaines que nous avons séparés depuis plus d'un siècle, c'est le principe d'une laïcité à la française " et de poursuivre: " Je connais François Fillon depuis longtemps, je ne l'ai jamais vu faire de déclarations de cet ordre. Ça doit être lié aux élections d'une manière ou d'une autre "

Il est vrai que nous non plus n'avons jamais entendu Bayrou faire état de ses convictions, n'est-ce pas ? Regardons:


Par  contre, j'ai le souvenir d'un gars qui se prétendait catholique pratiquant et qui n'hésita pas à appeler à voter pour un candidat à la présidentielle dont certaines propositions progressistes allaient à l'encontre de ce qui est cher, fondamental, à tout catholique pratiquant qui se respecte.

Pauvre type, imbu de lui-même et se croyant encore comme ayant un " destin " national. Gaulliste lui aussi, je présume...

Et souvenons-nous de ce que disait Simone Veil de François Bayrou: " Ah ça... Je l'ai bien connu, puisqu'il a été mon directeur de campagne pour les élections européennes de 1989. Intrigant, opportuniste, il n'a pas changé. En fait, il souhaitait que je fasse le plus mauvais score possible pour que je ne lui fasse pas d'ombre. On m'avait prévenue qu'il me trahirait. Et c'était vrai. Il a lui-même choisi la photo la plus moche possible pour les affiches électorales ! Déjà, il était convaincu qu'il était touché par le doigt de Dieu et qu'il était évidemment prédestiné à devenir un jour président de la République. C'est un traître, sûrement, mais aussi un illuminé."

Folie passagère 3414.
Gaulliste et chrétien, c’est aussi simple que cela !
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 7 novembre 2016

Alain Juppé doit recadrer François Bayrou

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Un billet intéressant de Louisa Benzaïd, élue EELV de Woippy, même si paru sous un titre inapproprié : " En quoi consiste le pacte secret avec Bayrou ":


" L’identité heureuse, c’est Alain Juppé sur la dalle d’Argenteuil venu en homme de dialogue [Mouarf!], à la rencontre des malmenés de l’époque Sarkozy. De plus en plus à l’aise dans la redoutable épreuve du serrage de mains, il n’a aucun mal à se montrer exemplaire dans l’attitude et le savoir-être. Ses conseillers en sont fiers, Juppé a de l’allure, c’est leur champion.

Mais Nicolas Sarkozy a du savoir-faire et ses adversaires ne le voient pas venir. Alors qu’on le croit acculé par rapport à un bilan désastreux, Sarkozy en fin stratège, flaire le bon coup, pour toucher au cœur les militants : Il va débusquer Bayrou et en faire le boulet accroché aux bottes de Juppé !

Les proches de Juppé se gaussent, ils font mine de ne pas comprendre et les médias eux-mêmes considèrent la question ‘’Bayrou’’ comme un épiphénomène des plus amusants. La riposte des Juppéistes est donc simpliste, minimiser le cas Bayrou et faire passer Nicolas Sarkozy pour un Don Quichotte aux abois, qui s’épuise sur des détails insignifiants.

Mais Nicolas Sarkozy insiste car il sait qu’il a raison. Non seulement ce qu’il dénonce est réel mais il tient avec le cas Bayrou, l’occasion inespérée de reprendre la main : Donner à tout le monde une leçon de stratégie politique en démontrant la naïveté d’Alain Juppé et ses conséquences insoupçonnées. En effet, François Bayrou ne reconnait pas cette primaire puisqu’il n’a pas pris l’engagement de se rallier au gagnant. Par son soutien habile et tronqué à Juppé, François Bayrou a trouvé le moyen de court-circuiter la primaire en la rendant caduque.

Jugez plutôt : Bayrou annonce clairement qu’il se présentera à la présidentielle si Alain Juppé n’est pas désigné. Comment ne pas comprendre l’ultimatum à peine voilé et inacceptable jeté par Bayrou aux visages des militants : votez Juppé ou je me présente contre votre candidat et la droite perdra comme en 2012. 

Certes, Juppé n’est pas complice des intentions douteuses du président du Modem. Pris par son désir de rassembler, Alain Juppé s’est félicité du soutien affiché de François Bayrou mais il n’a pas mesuré la portée dangereuse de l’intrusion de ce dernier, dans cette primaire. Le maire de Pau pourrait bien réussir là un coup de Maître, lui qui n’était pourtant destiné qu’à jouer un rôle minime, de simple figurant à la prochaine présidentielle tant il est seul à la tête d’une coquille vide appelée Modem. Par cette grossière erreur stratégique, Alain Juppé et son équipe ont remis en selle un Bayrou en perdition. Désormais François Bayrou renaît de ses cendres, se redonne une légitimité et se dresse en opposant aux Républicains, mettant en péril la victoire d’un parti normalement majoritaire. 

En acceptant sans conditions le soutien de François Bayrou, Juppé a fait entrer le loup dans la bergerie « Les républicains ». La menace est réelle pour la cohésion de la droite et ses chances de victoire à l’élection présidentielle de 2017.

Pour sortir par le haut de ce traquenard, une seule solution, Alain Juppé doit impérativement imposer à Bayrou des conditions au dialogue :

- François Bayrou doit renoncer à se présenter en 2017. 
- Il doit également s’engager à soutenir le vainqueur de la primaire. 

Ces deux conditions posées sur la table dédouaneraient d’un côté Alain Juppé et le libéreraient de cette manipulation qui parasite sa campagne. D’un autre côté, elles obligeront François Bayrou à s’engager loyalement, sans quoi il se retrouverait seul, comme à la case départ. "

Folie passagère 3347.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 7 juin 2015

Les socialistes s’attaquent à Polytechnique: Victor Hugo l'avait prédit !


Tiens, et bien pour une fois, me voici d'accord avec Bayrou ! En s'attaquant à l'école polytechnique, le gouvernement cherche encore une fois à mettre à terre l'excellence ! " Détruire ce qui marche " ! L'excellence, le mérite, l'apprentissage, la prime aux meilleurs, plus de deux siècles de traditions militaires, voilà le genre de choses que ce gouvernement de niveleurs ne supporte pas.

" Pour la Patrie, les sciences et la gloire ", voilà le genre de triptyque, devise de l'école, que nos socialistes ne peuvent pas souffrir.

Il paraîtrait, selon eux, que Polytechnique ne soit pas assez reconnu mondialement, pas assez dans son temps, pas assez "sociale ", pas à la hauteur de la compétition mondiale à laquelle se livrent certaines universités étrangères et, comble de l'infamie, peu représentative de la société française. Et sans même se poser la question de savoir pourquoi si peu d'étudiants sont aptes à porter bicorne et tangente,  Polytechnique ne serait rien d'autre qu'un apartheid social élitiste, rendez-vous compte ! Alors, faut casser Polytechnique, faut la noyer dans un espèce de conglomérat à créer regroupant plusieurs autres écoles: Supélec, Mines, Agro, l'Ecole Normale Supérieure et je ne sais quoi, bref mêler des savoirs et des connaissances qui n'ont rien à voir entre eux. Et pour faire bonne mesure, multiplier par 4 le nombre d'étudiants étrangers qui pourraient s'inscrire dans la bientôt défunte X.

Vous l'aurez compris l'école qui forma les maréchaux Joffre et Foch, D'Estienne d'Orve, Gay-Lussac, Poincaré, les prix Nobel Jean Tirole, Maurice Allais et Henri Becquerel, Jean-Christophe Yoccoz (médaille Fields), les présidents de la République Sadi Carnot, Albert Lebrun et Giscard, Carlos Ghosn, Jean Borotra, Yves du Manoir et bien d'autres encore,capitaines d'industrie, scientifiques, prêtres (mon cousin) et écrivains est actuellement la cible d'un gouvernement qui, pour haïr l'élitisme, ne cesse de vouloir détruire l'excellence.


Le 20 juin 1848,Victor Hugo s'adressait ainsi aux électeurs, aux Français::

" Deux républiques sont possibles:

L’une abattra le drapeau tricolore sous le drapeau rouge, fera des gros sous avec la colonne, jettera bas la statue de Napoléon et dressera la statue de Marat, détruira l’institut, l’école polytechnique et la légion d’honneur, ajoutera à l’auguste devise : Liberté, Égalité, Fraternité, l’option sinistre : ou la Mort ; fera banqueroute, ruinera les riches sans enrichir les pauvres, anéantira le crédit, qui est la fortune de tous, et le travail, qui est le pain de chacun, abolira la propriété et la famille, promènera des têtes sur des piques, remplira les prisons par le soupçon et les videra par le massacre, mettra l’Europe en feu et la civilisation en cendre, fera de la France la patrie des ténèbres, égorgera la liberté, étouffera les arts, décapitera la pensée, niera Dieu ; remettra en mouvement ces deux, machines fatales qui ne vont pas l’une sans l’autre, la planche aux assignats et la bascule de la guillotine ; en un mot, fera froidement ce que les hommes de 93 ont fait ardemment, et, après l’horrible dans le grand que nos pères ont vu, nous montrera le monstrueux dans le petit. 

L’autre sera la sainte communion de tous les français dès à présent, et de tous les peuples un jour, dans le principe démocratique ; fondera une liberté sans usurpations et sans violences, une égalité qui admettra la croissance naturelle de chacun, une fraternité, non de moines dans un couvent, mais d’hommes libres ; donnera à tous l’enseignement comme le soleil donne la lumière, gratuitement ; introduira la clémence dans la loi pénale et la conciliation dans la loi civile ; multipliera les chemins de fer, reboisera une partie du territoire, en défrichera une autre, décuplera la valeur du sol ; partira de ce principe qu’il faut que tout homme commence par le travail et finisse par la propriété, assurera en conséquence la propriété comme la représentation du travail accompli, et le travail comme l’élément de la propriété future ; respectera l’héritage, qui n’est autre chose que la main du père tendue aux enfants à travers le mur du tombeau ; combinera pacifiquement, pour résoudre le glorieux problème du bien-être universel, les accroissements continus de l’industrie, de la science, de l’art et de la pensée ; poursuivra, sans quitter terre pourtant et sans sortir du possible et du vrai, la réalisation sereine de tous les grands rêves des sages ; bâtira le pouvoir sur la même base que la liberté, c’est-à-dire sur le droit ; subordonnera la force à l’intelligence ; dissoudra l’émeute et la guerre, ces deux formes de la barbarie ; fera de l’ordre la loi des citoyens, et de la paix la loi des nations ; vivra et rayonnera ; grandira la France, conquerra le monde ; sera, en un mot, le majestueux embrassement du genre humain sous le regard de Dieu satisfait. "

Il semblerait que, paradoxalement et contrairement aux beaux discours dont ils nous abreuvent, les socialistes aient choisi la première république ci-dessus décrite, au détriment de la seconde...

Quelle pitié !

Folie passagère 2799.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.