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lundi 28 septembre 2015

L'euthanasie, c'est pas que pour les grands...


Le Grand Orient de France organise un colloque sur la fin de vie des enfants...

" Les débats ont repris sur la question de la fin de vie. Suivant la demande du Président de la République Française, Monsieur François Hollande, un important travail a été réalisé pour modifier la loi actuellement en vigueur. 

Le Professeur Didier Sicard, a remis un très important rapport au Président de la République ; et le Comité Consultatif National d’Ethique a publié de multiples avis sur la question de la fin de vie.

Aujourd’hui, le rapport de présentation et texte de la proposition de loi de MM. Alain Claeys et Jean Léonetti, créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie constitue en quelque sorte « l’aboutissement » sur la question. 

Les propositions faites à partir de ce rapport ont été fortement amendées, quelques batailles juridiques et médiatiques à propos d’un malade en fin de vie, mettent en évidence l’extrême difficulté d’aborder l’espace sacré que représente la mort. 

Cependant la question de la fin de vie des enfants est, pour ainsi dire, très peu abordée.

A ce sujet, nous pensons qu’une réflexion complémentaire s’impose. En effet, il est difficile de réduire cette partie concernant les enfants, au seul statut de mineurs placés sous l’autorité parentale.

Nous souhaitons pouvoir aborder ce sujet sous l’angle médical, juridique, éthique et philosophique, en mettant en avant la question de l’autonomie des mineurs. L’objectif de ce colloque est donc d’informer et de débattre mais aussi au travers de la singularité de la fin de vie es enfants, d’éclairer les débats philosophiques et législatifs sur la fin de vie."

La devise de ces braves gens, c'est : " Faire avancer concrètement la société "... On n'en doute pas un instant !

Les mêmes qui à propos de l'invasion migratoire actuelle n'hésitent pas à écrire: " La tragédie présente doit donc être le creuset d’une renaissance et d’un renouveau du rêve européen."

Folie passagère 2916.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 5 février 2013

Attali souhaite débaptiser toutes les fêtes religieuses au nom de la " fraternité "


Je n'avais rien de spécial à dire et paf !, voilà Jacques Attali qui vient à ma rescousse. Attali, vous voyez de qui il s'agit ? L'ancien sherpa de Tonton, celui qui prévoyait la fin de l'euro en 2012 et une 3ème guerre mondiale en 2013. Un mec génial, aujourd'hui banquier-écrivain-éditocrate-consultant-PDG, un gars que la Socialie encense depuis 30 ans, un type qui a toujours raison, un visionnaire, un agitateur d'idées, dit-on. Un prescripteur de la gauche bien pensante... certainement. Une lumière pour la franc-maçonnerie...

Et bien aujourd'hui, il cause pour nous dire que l'Eglise a bien tort de s'offusquer de l'utilisation du mot  " mariage " dans le débat sur le mariage zinzin: " Si les Eglises n’en sont pas contentes,  elles n’ont qu’à trouver un autre mot, (peut être celui de « union religieuse « ) pour designer la cérémonie qu’elles proposent à leurs fidèles, en complément du mariage,  devenu cérémonie  civile.  On notera d’ailleurs  qu’il y a d’innombrables mariages  sans sacrement  religieux alors que l’inverse est exclus." 

Sans être en total désaccord avec son éminence, je rétorquerai tout de même que vu le peu de " sacré " que revêt la cérémonie du mariage dans une mairie, pourquoi ne pas laisser cette appellation à la cérémonie religieuse et donner celle " d'union civile " à la cérémonie républicaine... Mais passons...

... à la suite puisque le bon Jacques propose d'aller plus loin dans l'éradication des mots qui déplaisent à tout progressiste qui se respecte: " Il convient même, désormais, d’aller plus loin et d’enlever de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine religieuse. Par exemple, les jours fériés  ne devraient être que laïcs, tels  le 1er janvier, le 1er Mai, le 14 juillet et  le 11 novembre. Les autres, dont les noms conservent encore une  connotation religieuse (la Toussaint,  Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte,  l’Assomption) devraient se voir attribuer  des noms laïcs (« fête des enfants » pour Noël  et « fête de la liberté » pour Pâques) ou être considérés comme des fêtes religieuses, que les citoyens pourraient choisir  comme jours fériés, parmi d’autres jours fériés pour d’autres fêtes religieuses (Kippour,  l’Aïd, l’anniversaire du Dalai Lama). "

Donc en gros, on laïcise toutes les fêtes religieuses chrétiennes, fruits de notre histoire, et on crée un réservoir de jours fériés  ( 4, 5 , 6, 7 jours, à voir ) dans lequel chaque religion viendrait puiser selon ses besoins. Attali ne propose ni plus ni moins que de créer, en quelques sortes, des RTT religieuses. Faudra-t-il justifier auprès de son employeur d'une appartenance à une religion pour en bénéficier ? Attali élude...

Au nom de quoi?  Perfide, Attali a la réponse qui, si elle parait imparable, n'en demeure pas moins d'une perversité extraordinaire: " Cette proposition  n’est pas un caprice de laïc, soucieux d’affirmer une illusoire victoire sur le religieux.  C’est au contraire une mesure de salut public, qui rendrait à César ce qui est à César, si on ne veut pas que d’autres religions, aux pratiquants  peut être un jour plus nombreux que les catholiques,  ne réclament à bon droit que  des jours  soient fériés pour tous à l’occasion de  leur propres fêtes." Séduisant, non ? Bien plus pervers en réalité car traduit autrement, Attali propose en fait que l'on renie une part de notre histoire pour en quelque sorte... éviter qu'on nous la pique ! Il fallait y penser. Y penser comme seul un Franc-Mac le peut !

Et l'Attali de conclure: " On rétorquera que la France est fille ainée de l’Eglise et que cela donne à celle-ci quelques privilèges.  On aura pourtant du mal à convaincre les générations à venir que les privilèges de la noblesse aient été abolis et que ceux d’un clergé devraient rester  toujours aussi vivaces.La religion est une affaire privée. Les mots qu’elle emploie et les rites qu’elle pratique ne sauraient en rien influer sur la démocratie de demain.  La fraternité, au 21eme siècle, aurait tout à y gagner."

La religion, une affaire privée ? Sans doute, sauf quand celle-ci, depuis des millénaires, est partie intégrante de notre Histoire. Notre Histoire est un tout; on ne peut selon moi, la disséquer à volonté, on ne peut lui enlever tout ou partie, notre histoire n'est pas sécable ni soluble dans une quelconque idéologie progressiste et/ou franc-maçonne. Sauf à vouloir faire de la laïcité, LA nouvelle religion des siècles à venir. La fraternité aurait tout à y gagner, dit-il ? Quelle fraternité ? Celle des francs maçons, bien sûr !

Folie passagère 1567.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.