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vendredi 28 octobre 2016

Il faut sauver le soldat Piquemal

Cas unique dans l'armée Française, qui plus est en temps de paix, le Général Piquemal, a été, par décret présidentiel et pour des raisons politiques, radié des cadres de l'armée. Le Général Mercier, ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre (2S) prend, là aussi du jamais vu à ce niveau, dans la tribune ci-dessous publiée le 25 octobre par  le Figaro, la défense du Général Piquemal.


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" 23 août 2016. Les Français sont en vacances, les journalistes aussi : c’est le bon moment. Par mesure disciplinaire prise par décret, signé par le président de la République, le général Christian Piquemal est radié des cadres de l’armée. La décision, qui ne sera pas publiée au Journal officiel, tombe dans l’indifférence générale… ou presque. Car pour ceux qui connaissent et estiment Christian Piquemal et qui suivent l’« affaire », ce qu’ils se refusaient à imaginer est bel et bien arrivé.

Bref rappel des faits : le 6 février, le général Piquemal est arrêté de façon brutale, à Calais, à la fin d’une manifestation interdite par le préfet. Placé en garde à vue, il est libéré 48 heures plus tard et son jugement en comparution immédiate est reporté au mois de mai. Le 26 mai, le tribunal de grande instance de Boulogne- sur-Mer prononce la relaxe sans que le parquet fasse appel. Dans sa sagesse, que nous dit la justice ? C’était beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

L’affaire semblait donc close. Eh bien non ! Quelle mouche a donc piqué les autorités politiques et militaires pour en rajouter en lançant une procédure administrative susceptible de déboucher sur la radiation des cadres, sanction tellement grave qu’elle n’a pas été prononcée depuis des décennies ? À supposer qu’il faille marquer le coup, un bon « remontage de bretelles » de la part du ministre n’aurait-il pas suffi ?

On imagine la suite : sous forte pression du cabinet du ministre, l’armée de Terre réunit son Conseil supérieur. Christian Piquemal comparaît devant ses pairs, qui se prononcent pour la radiation.

Cette décision de l’armée de Terre, dont on pourrait dire qu’elle s’est piégée « à l’insu de son plein gré » en se substituant au pouvoir politique pour faire le sale boulot, est évidemment navrante à plus d’un titre. Elle fait peu de cas du principe de solidarité qui constitue l’un des piliers de l’institution militaire, mais là n’est pas l’essentiel ; elle est inique et disproportionnée ; elle témoigne enfin d’une interprétation frileuse, si ce n’est désuète, du droit expression.

Voilà donc un officier général respecté de tous, qui a servi son pays pendant quarante ans de façon exemplaire, qui a fait partie du cabinet militaire du premier ministre et commandé la Légion étrangère et qui, brutalement, se voit signifier qu’il n’appartient plus à la communauté militaire. Mesure-t-on bien l’humiliation ressentie par un officier qui n’a ni péché contre l’honneur ni vilipendé la République et ses représentants ?

Alors, pourquoi cet acharnement ? Le crime du général Piquemal, c’est d’avoir manqué au sacro-saint devoir de réserve auquel sont tenus les militaires. La Grande Muette doit se taire : « Circulez, il n’y a rien à dire », nous ont rappelé des bonnes âmes de tout bord. On pourrait d’ailleurs s’interroger sur la solidité des fondements juridiques du devoir de réserve. Mais surtout, à une époque où tout le monde, dans les médias et sur les réseaux sociaux, donne son avis sur tout, où le secret de l’instruction est régulièrement bafoué, où le manquement au devoir de réserve est aujourd’hui une réalité au plus haut niveau de l’État, les militaires n’ont de leçons à recevoir de personne dans ce domaine. Faudrait-il que les officiers généraux, qui ont le plus souvent acquis une expertise et une expérience reconnues au gré des responsabilités qu’ils ont exercées aussi bien au sein qu’en dehors de l’institution militaire, demeurent des citoyens de seconde zone, privés de toute expression publique et cantonnés à leur pré carré professionnel et encore à condition qu’ils n’y exercent pas leurs critiques ?

Manifestement, les officiers généraux ne l’entendent pas de cette oreille. Comme cela se pratique dans d’autres pays, ils estiment être en droit de donner leur avis sur les affaires du pays. Ainsi, des experts de talent contestent-ils certains choix opérés en matière de défense et de sécurité, ainsi, de hauts responsables exposent-ils à des élus ce que ceux-ci ne veulent surtout pas entendre… Bref, ils pensent, ils écrivent, ils sont présents sur les plateaux de télévision… Tout cela dérange. Déjà, le ministre de la Défense avait adressé des lettres de mise en garde à plusieurs officiers généraux. Récemment un élu avait demandé au chef d’état-major des armées, à l’occasion d’une audition devant la commission de la Haute Assemblée, comment il entendait faire taire tous ces généraux

Intimidation, menace, sanction, tout cet arsenal au service de la pensée unique n’est plus de mise. Il conviendrait d’en prendre acte.

On comprend mieux, dès lors, le dénouement de l’affaire Piquemal. Il fallait donner un coup de semonce. Le véritable tort de Christian Piquemal, qui n’en a dit ni fait plus que d’autres, est d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Il fallait un bouc émissaire, et ce fut lui.

On a connu la République plus généreuse, dans des affaires autrement graves qui visaient à la déstabiliser. À juste raison, elle avait su, le temps venu se montrer magnanime. Souhaitons qu’elle le soit encore.

Oui, il faut sauver le soldat Piquemal."

Général Philippe Mercier (5*), ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air


NB: Le Général Piquemal a annoncé avoir déposé un recours contre cette décision auprès du Conseil d'Etat. Un comité de soutien présidé par le Gal Martinez a été crée: ICI

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samedi 6 février 2016

Ils ont embarqué le Général !

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Cette photo a quelque chose de choquant, enfin vous, je ne sais pas, mais moi, elle me choque. Elle a été prise en fin de matinée. Voyez le monsieur plutôt âgé, au milieu, ceinturé par les CRS avant d'être conduit au panier à salades. Ce monsieur n'est autre que le Général de Corps d'Armée (4 étoiles, 2S), Christian Piquemal, ancien patron de la Légion Étrangère, commandeur dans l'Ordre National du Mérite et officier de la Légion d'Honneur. 

Ce matin, en compagnie d'environ deux cent personnes il est allé manifester à Calais contre les migrants et plus largement contre l'immigration. La manifestation était initié, nous dit-on, par le mouvement d'extrême-droite Pégida. Sous couvert de l'Etat d'urgence ( qui ne semble pas concerner les taxis, les VTC, les agriculteurs, etc...) et pour cause de maintien de l'ordre public, la manifestation avait été interdite par le sinistre de l'Intérieur. Ils ont quand même défilé. (vidéo ICI )

Il y a deux jours, le Général Piquemal avait annoncé dans un communiqué sa venue:


 " Malgré cette mesure arbitraire et abusive [l'interdiction de manifester], et en raison notamment du nombre important de participants prévus ainsi que des moyens matériels qu’ils ont engagés, nous maintenons notre participation, apolitique, qui se fera dans l’ordre, le calme et la discipline des « vieilles troupes » ; j’y serai présent physiquement. Il y aura dans nos rangs des personnes vulnérables (femmes, enfants, personnes âgées et/ou handicapées) et il n’est donc pas question, à aucun moment, de se confronter aux forces de l’ordre autrement qu’amicalement : des consignes précises ont été données et un personnel de sécurité veillera à leur application.


C’est donc confiant dans le futur déroulement de notre action que j’invite tous les Patriotes et associations patriotiques à se joindre à nous. Plus nous serons nombreux, plus nous serons crédibles et en mesure de faire pression sur le pouvoir politique afin qu’il tienne compte de la volonté et de la souveraineté du Peuple.

Serrons les rangs, restons debout, afin que vive la France !

En nous, l’espoir doit subsister ! Du plus profond de notre Patrie jaillira toujours une flamme que rien, ni personne, ne pourra jamais éteindre !

GALLIA PATRIA NOSTRA ! "

Alors certes, la manifestation était interdite, certes des cris " on est chez nous ", " Journalistes collabos " ont été entendus mais à priori aucune violence et aucun désordre n'ont été constatés. Et puis c'est tout à fait exact on est chez nous et force est de constater que les Calaisiens ne sont plus tout à fait chez eux (Cf reportage sur France2 au JT de 13 heures ce jour) . Ceux qui y participaient savaient ce qu'ils risquaient... Il y ont quand même été parce que - qu'on soit d'accord ou pas avec - ils accordent leurs actes avec  leur façon de voir les choses. Et rien que pour cela, je dis bravo ! Quand tous les recours ont été épuisés, quand on n'est pas entendu, quand un danger (et comment prétendre que cette invasion migratoire n'est pas un danger) menace le pays, quand le pouvoir reste sourd aux avertissements et aveugle, il n'y a plus qu'une chose à faire: descendre dans la rue. Si possible pacifiquement.

Quand un pays, un pouvoir, un Etat en vient à arrêter ses généraux, on réalise à quel point le pays est en déliquescence. Quand des militaires de haut rang en viennent à braver de cette façon leur devoir de réserve, on se dit qu'on est vraiment mal barré et l'on peut craindre qu'hélas les choses s’enveniment... dramatiquement.

Quand depuis plus de deux ans, le pouvoir socialiste reste les bras ballants devant cette immigration, laisse cette jungle s'installer et grossir de jour en jour sans rien faire, laisse les Calaisiens regarder leur ville péricliter sans donner le moindre signe d'une volonté affichée de trouver des solutions au plan national ou international, comment s'étonner que la colère gronde et s'étende ?

Depuis bientôt 4 ans, qu'on fait Président et sa clique ? Qu'ont-ils fait de tangible, de concret ? Qu'ont-ils mis en place pour que le pays ne s'enlise pas chaque jour un peu plus ? Un mariage zinzin ! Des couacs en série. Des pactes et des chocs dont personne n'est capable de nous expliquer s'ils ont produit le moindre effet positif. Des débats stériles sur la déchéance de nationalité. Une usine à gaz avec le compte pénibilité. Un fiasco avec l'écotaxe. Une COP 21 à près de deux cent millions d'euros... Oui cherchez, cherchez bien ce que ce gouvernement a pu faire pour redresser le pays et faire diminuer le chômage, véritable fléau, source de divisions et de jalousies, terreau fertile pour faire monter le FN ! Cherchez bien, vous ne trouverez pas !

Et si vous trouvez, c'est que vous aurez compris le vrai sens du mot enfumage  et à quoi servent les coups de menton: à rien... si ce n'est à nous promettre une prolongation sans fin d'un Etat d'urgence bien commode pour juguler toutes velléités d'opposition.

Il y a quelques jours, un (très) haut fonctionnaire me disait que depuis qu'il bossait au ministère de l'Intérieur, plus de dix ans, il n'avait jamais vu une telle ambiance et un pouvoir à ce point prêt à tout et à n'importe quoi pour conserver le pouvoir. Ce matin, Henri Guaino, me disait exactement la même chose mais en ajoutant la remarque suivante: Si ce pouvoir est prêt à tout et à n'importe quoi, c'est essentiellement parce que ceux qui dirigent en ce moment n'ont aucune conscience, aucune colonne vertébrale, aucun projet, aucune morale mais pis encore, ils n'ont pas l'amour du pays chevillé au corps.

Le Général Piquemal a certes bravé un interdit mais au moins est-il en phase avec lui-même et fidèle à ce qui a certainement dirigé sa carrière et sa vie d'homme: Gallia Patria Nostra !

François Hollande, commandant en chef de nos armées, a permis ce matin l'arrestation d'un prestigieux militaire, je vous laisse imaginer ce qui attend toute personne qui voudra désormais lui manifester une quelconque opposition.

A l'instant, BFM vient de parler de cette manifestation et évoque une vingtaine d'arrestations. Nulle mention n'est faite de l'arrestation du Général Piquemal. Que scandaient-ils ce matin ? " Journalistes collabos "...

Ce pays est foutu !

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France, 2019.