Vous le saviez, nos pravdas locales et Présiflan s'en étaient gargarisés à l'époque: Fin 2012, il n'y aurait plus de troupes combattantes en Afghanistan. C'était une promesse de campagne de pépère. Alors, unilatéralement et sans même en discuter avec ses alliés, à peine élu, Pépère organise le retrait des troupes: 88 morts, c'était assez. On rapatrie les combattants et on laisse sur place entre 500 et 1 000 hommes, des militaires non-combattants, à supposer qu'il puisse exister des militaires non-combattants... Apparemment, en Socialie, c'est possible.
Enfin bref, qui dit retrait des troupes combattantes, dit, dans l'esprit des gens et de Pépère, plus de morts, plus de cercueil à honorer aux Invalides ou sur le Pont Alexandre III à Paris.
Alors, si tu es militaire non-combattant, resté en Afghanistan pour ranger et plier les gaules et que tout à fait par hasard, tu meures, faut pas t'étonner si personne n'en parle. Tu crèves en silence et sans les honneurs. Silence radio.
Le 5 août dernier, le sous-officier Gwénael Thomas ( 39 ans, marié, 3 enfants), de l'armée de l'Air française est décédé dans l'exercice de ses fonctions à Kaboul. Son décès, passé sous silence, porte à 89 le nombre de militaires français tués en Afghanistan.
La République, "reconnaissante", aura su oublier qu'il y a des militaires "non-combattants" qui meurent encore là-bas.
Une pensée à lui et à sa famille.
Folie passagère 1852.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr