La mauvaise foi des degauches ne cessera jamais de m'étonner.
Hier, à Villepinte, Sarkozy a annoncé, entre autres choses, qu'il prévoyait de demander à l'UE qu'une réforme des accords de Schengen soit entreprise dans les 12 mois; faute de quoi, la France se réserverait le droit de se retirer - provisoirement - de l'espace Schengen.
Et aussitôt la gauche, Hollande en tête, s'est élevée pour crier au scandale, à la tartufferie, j'en passe et des meilleures. Pourquoi ce courroux ? Parce que la droite avait houspillé il y a peu la fraise des bois qui a promis, dès élue, de renégocier le traité européen de discipline financière et budgétaire.
Hollande, petits poings serrés, déclara donc hier: "Il m'a accusé pendant des mois de vouloir renégocier le traité européen sur les disciplines budgétaires et les austérités qui seront appliquées dans chaque pays (...) Et voilà que, ne pouvant pas présenter d'autres propositions aux Français, (il) se met à traiter l'Europe comme un bouc émissaire et demande à ce que soient rénogociés pas un traité, trois traités: Schengen (et) deux autres traités. "
Et toute la socialie d'emboiter le pas de son menteur mentor.
Sauf que tous ces ravis oublient de préciser que les premiers accords de Schengen datent de 1985, autres temps, et que le traité de discipline budgétaire date lui de 2011/2012. Et qu'il n'y a rien de scandaleux à vouloir réformer un vieux traité qui, les printemps arabes et Lampedusa le confirment, n'est plus en phase avec les réalités économiques, politiques et géographiques du moment. Tandis que remettre en cause un traité à peine ratifié serait pour le coup une aberration.
Prendre le pouvoir est une chose, rester crédible à titre personnel ou en tant que président de son pays ( si élu ), en est une autre. Hollande fait preuve dans cette affaire d'un amateurisme qui frise l'incompétence.
Quelqu'un, à gauche, s'en est-il rendu compte ? Apparemment, non.
Folie passagère 1076.
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