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jeudi 7 juillet 2016

Moi aussi je veux l'hommage de la Nation !


Ce matin, j 'ai regardé l'hommage de la Nation au Grand homme, bien trop tôt disparu, dit-on généralement en pareilles circonstances. C'était très républicain comme cérémonie, presque martial, à foutre les j'tons, presque. 

L'autre petit homme, notre président, avait mis les petits plats dans les grands: Arrivée quasi royale dans sa belle petite voiture, escortée par une bonne douzaine de motards de la gendarmerie en grand uniforme et une tripotée de bodyguards dans deux grosses voitures perçues comme non blanches. Le voilà qui descend de sa carriole et qui, d'un pas mécanique, la main gauche toujours bizarrement coincée sur la couture du pantalon, entre dans la cour d'honneur des Invalides où le ban, l'arrière-ban de la République ( dont la moitié ne pouvait pas piffer le disparu ) et le cercueil de Rocard l'attendaient depuis un moment sous le cagna parisien. La cérémonie pouvait enfin commencer.

Marseillaise et trompettes, revue des troupes, un coucou à tout le monde et nous voila parti pour écouter un vieux dinosaure du  syndicalisme français ( que même que je croyais qu'il était mort depuis longtemps ) Edmond Maire, un ami du défunt Rocard, l'honoré du jour. Un beau discours, vraiment. Enfin ça, c'est ce qu'on dit par politesse parce qu'a vrai dire, je n'ai rien écouté, mes aiguillettes de canards avec petits légumes au curry rissolaient...

Puis ce qui nous sert de Président a pris la parole; sans doute a-t-il pensé, à ce moment, qu'un jour, ce serait à lui que la Nation rendrait hommage... Il parlé du défunt, que c'était un chic type même si ils n'avaient pas toujours été d'accord, que la gauche ceci, que l'autre gauche cela, que c'était un homme d'Etat mais qu'il n'avait pas pu le devenir véritablement parce que Mitterrand... ben Mitterrand quoi, il était là et occupait déjà la place, qu'il fut un grand premier ministre, entier, défendant ses " utopies " avec droiture, un mec réglo en somme. Président en a profité aussi pour faire remarquer à la Nation et surtout au frondeurs de son parti et à la droite que l’utilisation du 49-3, hein , le Rocard, il ne s'était pas gêné pour l'utiliser, lui, et pas qu'un peu et que s'il l'avait utilisé, les gars, ce n'était pas pour " jouer contre sa famille politique " (frondeurs, vous avez entendu le message ? Okay, alors vos gueules ! ). Président nous a rappelé l'oeuvre du grand homme et puis voilà, quoi, c'était fini. Re-Marseillaise, sonnerie aux morts, on remballe tout le saint-frusquin et le cercueil du bonhomme, un petit tour pour saluer tout le monde. Terminé. Re-voiture et escorte. Salut Rocard, on t'aimait bien !

Et c'est à peu près là que je me suis demandé ce qu'avait bien pu faire cet homme pour que la Nation et tout ce que compte la France de politiciens lui rendent hommage ? Parce que franchement, bon okay, y a eu la CSG-provisoire-qui-dure-encore, un impôt donc, les accords de Matignon qui ont vu l'Etat se déculotter devant une bande de kanaks dont quelques uns avaient occis 4 gendarmes , la guerre d'Algérie pendant laquelle le Rocard ne cacha pas ses sympathies pour le FLN et à part ça, à part avoir été premier ministre et franchement pas vraiment pote avec la gauche mitterandienne, cette gauche qui continue à nous pourrir la vie, hein, il a fait quoi Rocard pour qu'on lui rende ainsi hommage ? Et que fera-t-on pour les prochains ex-premiers ministres qui passeront de vie à trépas ? Vu le nombre, va falloir créer un poste de Président-bis de la République en charge des cérémonies-hommages aux grands hommes de la Nation !

Alors qu'a-t-il fait le Rocard pour avoir droit à ça ? Et bien il l'a demandé tout simplement, réglé lui-même, nous a-t-on dit, tous les détails de la cérémonie et Président a accepté, il aime tant célébrer-commémorer-honorer-hommager et si ça peut lui faire gratter un point ou deux dans les sondages, c'est toujours bon à prendre... en attendant espérant que la France gagne l'Euro...

Et bien puisque Rocard l'a demandé et obtenu, le jour où je calancherai, je réclame aussi le droit de recevoir l'hommage de la Nation dans la cour d'Honneur des Invalides, la Marseillaise, le chant des Partisans, " On disait qu'il en était " de Fernandel et un p'tit coup de Jean-Pax Méfret pour finir. Y a pas de raison ! Par contre, fourguez moi un Président qui ait de la classe. Merci d'avance.

Allez, salut Rocard, certains t'aimaient bien mais ne te fais pas d'illusion, ils t'auront vite oublié.

Folie passagère 3235.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 27 novembre 2015

L'hommage aux victimes d'un poussah ridicule.



Le lieu était solennel, la Cour des Invalides, ça en jette, même si le cadrage télé l'a rendu rectangulaire alors que si belle, carrée elle est.

Ne me remerciez pas mais pour vous Française, Français, fidèles lecteurs, j'ai regardé ce matin, intégralement, l'hommage de la Nation et Président dans la télé. C'était beau. Non, non, je ne me moque pas, c'était beau, très bien fait. Sobre, rapide, émotionnant. Toussa, quoi. Dites-moi, y avait du beau monde: le ban et l'arrière ban de la République. Ils étaient tous là: de Valls à Sarkozy en passant par le gouvernement au grand complet, Larcher, Debré, Cambadélis, Marine, le Conseil Constitutionnel et Hidalgo pas maquillée. Sans compter, bien sûr, les familles des victimes - sauf les récalcitrantes - et les blessés qui avaient pu faire le déplacement. Vraiment, c'était bel et bon de sentir cette espèce d'union nationale devant le malheur qui a frappé notre " génération Bataclon ". Non, vraiment, ça faisait chaud au cœur. Ça, c'est pour la forme. Le fond restait encore à venir.

Pendant bien 40 minutes, les caméras de l'armée nous ont montré les invités arriver peu à peu, les familles se placer, même si, par pudeur et discrétion, il avait été décidé de ne point focusser sur celles-ci. Et quand enfin, tout le monde fut à sa place, bien rangé, Président, bon dernier, arriva. Il passa un échantillon de troupes en revue et alla s’asseoir, lui devant... et tous derrière. Perso, à sa place, j'aurais été m'incliner devant les familles, c'eut été élégant mais il y avait 50 mètres de plus à faire à pied.

La cérémonie commence avec un petit coup de Marseillaise puis 3 chanteuses de variété, chacune pourtant dotée d'une très belle voix, se sont fait fort de nous torpiller Quand on a que l'amour du regretté Jacques Brel. Pour suivre, un petit coup de violoncelle solo interprété par un appétissant jeune homme; pas terrible le morceau. Puis Nathalie Dessay, là aussi fort mal utilisée, pour nous chanter Perlimpinpin, pinpin. Puis vint, déchirant le silence assourdissant régnant dans cette haute cour, l'énumération du nom de toutes les victimes. 11 minutes d'une litanie glaçante. Il m'a semblé même apercevoir une larme perler sur la joue blafarde de Ségolène et une autre sur celle de Myriam El Connerie.

Et le moment tant attendu du discours présidentiel arriva, discours qui, selon tous les médias, serait à la hauteur du moment tant président y avait mis d'attention, depuis huit jours. Et bien au risque de vous surprendre, je l'ai trouvé plutôt bon. Les mots étaient bien choisis. Bon, okay, ce n'était ni du Hugo ni du Guaino mais on a senti que Président avait travaillé son sujet. Quelques jolies phrases même si parfois, il n'a pas pu s'empêcher de politiser son propos et se mettre en valeur (Lire ICI ). Quand je dis " plutôt bon ", vous l'aurez compris, je parlais des mots, pas de celui qui les prononçait. Bon Dieu que tout cela manquait de chaleur ! Quel manque d'âme dans son élocution. Plat. Plan-plan. 

C'est plus fort que moi, je n'arrive pas à accorder une once de sincérité à cet homme-là; à celui qui n'est même pas foutu de parler sans bafouiller, sans écorcher les mots, sans rebaptiser le Bataclan en " Bataclon ". Je n'arrive absolument pas à accorder le moindre crédit aux engagements qu'il prend, il a renié tant de ses promesses et commis tant de revirements. Je ne peux m'empêcher quand je le vois de me payer sa fiole: je repense à ses braguettes ouvertes, à ses bains de mer avec Valérie, à sa bedaine, à ses équipées en scooter, à ses errements, à ses blagounettes qui ne font rire que lui et ses serviles. Je ne peux m'enlever de l'esprit  qu'il porte, lui et sa clique, une part de responsabilité dans ce qui est arrivé ce 13 novembre. Je ne peux ignorer ces multiples tentatives de récupérations politiciennes du moindre événement et de la moindre catastrophe. Je n'aime pas cette énorme manipulation patriotique qu'il a mise en oeuvre à cette occasion avec la complicité de médias tout aussi serviles. Ce poussah ridicule est grillé, il n'a plus une once de crédibilité. Il est cuit. Enfin, je l'espère. 

Peu avant de conclure avec ce traditionnel et galvaudé " Vive la France, Vive la République ", Président dira: " Le patriotisme que nous voyons aujourd’hui se manifester, avec ces drapeaux fièrement arborés, ces rassemblements spontanés, ces foules qui chantent la Marseillaise ; tout cela n’a rien à voir avec je ne sais quel instinct de revanche ou je ne sais quel rejet de l’autre. Ce patriotisme est le symbole de notre union, de notre inaltérable résistance face aux coups qui peuvent nous être portés, car la France garde intacte, malgré le drame, malgré le sang versé, ses principes d’espérance et de tolérance. "


Patriotisme manipulé, union face au deuil mais politiquement de façade, ce sang versé lors d'attentats barbares pourtant prévisibles, tolérance à géométrie variable, une France gangrenée par le communautarisme musulman, une France dont on ne peut évacuer  le fait qu'une bonne partie des coups qui lui sont portés le sont par quelques uns de ses propres " enfants "... Non franchement,  quelle crédibilité accorder à cet homme qui ne veut pas voir d'où vient véritablement le mal...

Sitôt cette magnifique Marseillaise de clôture finie, je suis allé faire un tour dans ma ville, une ville bourgeoise, de droite, 6 000 habitants, j'ai eu beau tourner et re-tourner, je n'ai vu que 4 drapeaux aux fenêtres. J'ai poussé à la ville d'à-côté (12 000 habitants), plutôt ouvrière, durant des décennies à gauche, très diverse et suffisamment, elle aussi , gangrenée pour que pas moins de 4 " perquisitions administratives " aient été effectuées en 5 jours, je n'y ai vu que 9 drapeaux...

Bon, ce n'est pas le tout, mais dans deux jours, on attaque la COP, et là, aussi, croyez-moi, on va en bouffer du poussah ! Une pensée pour les automobilistes franciliens...

Folie passagère 2991.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 7 juillet 2013

Alain Mimoun ne s'appelait pas Alain Dupont

Je viens d'apprendre que Pépère qui n'a rien d'autre à faire rendra un hommage national à Alain Mimoun, demain, aux Invalides. Les honneurs militaires lui seront rendus.



Alors je pose la question, si Alain Mimoun (né Ali Mimoun Ould Kacha en 1921 à Alger) s'était appelé Alain Dupont aurait-il eu droit aux mêmes honneurs ?

A honorer tout le monde, on n’honore plus personne.

Et pas la peine, demain, d'écouter l'hommage qui lui sera rendu, nous connaissons déjà le texte...

Folie passagère 1793.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.