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jeudi 7 novembre 2019

De l'impensable au radical... du radical à l'acceptable... La fenêtre d'Overton

Par delà le cas de Julie Graziani dont chacun pourra se faire son opinion, par delà tout ce qu'on peut penser de mal de ce gauchiste de Clément Viktorovitch, cette vidéo a le mérite de nous expliquer parfaitement la " fenêtre d'overton ", concept que je ne connaissais pas ou plutôt que je supposais sans pouvoir l'expliquer aussi bien.


Clément Viktorovitch nous explique donc ce concept en l'appliquant au Rassemblement National ou aux "gens" comme Marion Maréchal. Soit. Mais pourquoi nous fait-il pas la même démonstration avec des "gens" comme Quatenens, Ruffin et compagnie, voire même avec des "gens" apparentés au CCIF ou au salafisme; tous ces "gens" qui donnent dans l'extrême ou le radicalisme, les idiots utiles de "gens" plus raisonnables...

De l'impensable au radical... du radical à l'acceptable... de l'acceptable au raisonnable... du raisonnable au populaire... du populaire au politique.

(Ceci dit, je recommande le magazine l'Incorrect que j'achète chaque mois depuis son lancement.)


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 1 octobre 2018

La saison de la chasse au blanc est ouverte

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L’hiver dans lequel rentre la France pourrait bien durer 90 ans et non 90 jours. Une vague d’agressions d’une violence animale se répand sur son sol. Comme autant de signaux avant-coureurs d’une tempête qui s’annonce gigantesque.


" Les images sont difficilement soutenables. Un jeune blanc est au sol, entouré par une dizaines de garçons. Ils le rouent de coups avec leurs pieds, avec des barres de bois, et avec les béquilles de leur victime. Péniblement il arrive à ramper jusque sous une voiture pour échapper à ses agresseurs. Ils le regardent faire, puis viennent le tirer par les jambes pour recommencer le tabassage. Son visage est en sang. A vomir.

Les images sont difficilement soutenables. Dans un clip musical, un rappeur noir nommé Nick Conrad poursuit un blanc quasi nu qui rampe lui aussi sur la chaussée. Le rappeur l’oblige à mordre le coin du trottoir avant de lui donner un violent coup de pied sur le crâne. Un peu plus tard, il danse avec un groupe de noirs sous le cadavre pendu de sa victime. Les paroles ? « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands. Fouettez-les fort faites-le franchement, que ça pue la mort que ça pisse le sang ».

Les images sont difficilement soutenables. « J’lai détruit, il est mort ! » se réjouit un jeune arabe devant la caméra du téléphone d’un compagnon. Ils sont en tout trois à frapper et insulter un vieil homme blanc. C’était un pauvre sans-abri polonais. Il gît sur le bitume, inanimé, le visage ensanglanté et les yeux ouverts. Ses agresseurs hurlent leur joie. La vidéo sera partagée des centaines de fois sur les réseaux sociaux.

En réalité c’est la situation qui devient difficilement soutenable. Les jours se suivent et se ressemblent. Chaque semaine une dizaine de vidéos de lynchages gratuits du même genre inondent les écrans. Lynchages gratuits ? Pas tout à fait. Certes, leur motif de déclenchement est toujours parfaitement insignifiant : un soi-disant regard de travers, une cigarette refusée, le fait d’être assis dans le métro, etc. Mais si ces prétextes sont effectivement anecdotiques, c’est parce que le motif réel est autre : la haine raciale à l’état pur. La droite annonce depuis trente ans que la repentance, l’abandon de notre fierté nationale, un enseignement historique idéologisé, la compétition victimaire et le communautarisme allaient transformer la France en un vaste champ de bataille. Personne n’a jamais été aussi dégoûté d’avoir autant raison.

Les images de ces lynchages atroces montrent qu’une partie de la population qui vit en France est déshumanisée par sa haine, et n’a pas la moindre compassion ni le moindre honneur. Un comportement de meute affamée. Ces attaques inégales et lâches mais pas moins sanglantes sont des combats d’avant-garde. Si la société et l’Etat ne prennent pas la mesure de ces augures, la situation peut devenir critique rapidement. Ce qui se passe au Zimbabwe ou en Afrique du Sud, c’est-à-dire une chasse au blanc protégée médiatiquement par l’antiracisme peut se reproduire chez nous. Comment en sommes-nous arrivés là ?

La gauche a perdu son électorat ouvrier et populaire lorsqu’elle l’a tué avec l’Union Européenne. Devant la nécessité de trouver un électorat de substitution, elle a instrumentalisé l’émotion pour lancer une gigantesque machine à submerger l’Europe démographiquement, afin de créer un électorat. Avec un cynisme machiavélique, parce qu’elle sait bien que d’une part elle sera tuée par le monstre qu’elle crée, et d’autre part que le libéralisme sociétal qu’elle promeut est radicalement incompatible avec ces populations, trahissant ainsi une seconde et ultime fois son électorat de souche. La gauche c’était Georges Marchais défendant l’ouvrier Citroën qui se tuait au travail, et c’est désormais Benoît Hamon qui tweete une photo de son kebab pour montrer sa soumission aux caïds de sa banlieue dont il est la marionnette pathétique.

Les Benoît Hamon sont encore nombreux dans le débat public. C’est le cas de Cyril Camus des Inrocks, qui préfère s’indigner des relais de la polémique autour de Nick Conrad plutôt que de la polémique elle-même. C’est le cas aussi de Samuel Laurent, qui compare le rappeur à Georges Brassens et à son côté « bon enfant ». C’est le cas de Elise Vincent et Lucie Soullier, toutes deux journalistes au Monde qui ont rédigé un papier hallucinant titré « Après le bataclan, un père sur la chemin de la haine ». Ce papier charge Patrick Jardin, le père d’une fille abattue au Bataclan sous les balles d’islamistes : il serait coupable de haine envers ceux qui ont massacré sa fille. Ils donnent aux populations immigrées de première, deuxième et troisième génération un signal clair : la chasse au blanc est ouverte. Ils auront toujours une bonne raison suivie d’une bonne excuse pour le tuer : le blanc est coupable par nature.

Ces avocats de la diversité sont persuadés que ces actes sont motivés par une conscience de classe, appliquant la grille d’analyse marxiste qui n’a jamais porté que des fruits vénéneux. Cette fois encore elle montre sa limite originelle, en empêchant ses adeptes de voir que c’est une conscience de race qui pousse à la violence. Le pacifisme est un processus de réflexion qui consiste à croire que si l’on ne veut pas d’ennemi on n’en aura pas. Cette réflexion issue en ligne droite de la doctrine des Lumières n’a jamais conduit qu’à la défaite et au déshonneur. Elle a été entre autres celle des pires collaborateurs pendant la seconde guerre mondiale. Les Romains ont fait tenir leur empire pendant quatre siècle avec une doctrine plus empirique résumée d’une manière admirable : « si vis pacem para bellum ». Si tu veux la paix prépare la guerre.

Louis Lecomte, journaliste, pour l'Incorrect.


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mardi 7 novembre 2017

Nous sommes les moisis, et l’on ne se débarrassera pas de nous...



J'ai adoré l’édito de Jacques de Guillebon dans le dernier numéro du magazine l'Incorrect (magazine que je vous recommande vivement, y a tout plein de nauséabonds inside), édito intitulé L'effacement des traces:

" - L’adage veut que ce soit un grand tort d’avoir raison trop tôt. Quand nous avons titré « Présumé coupable » le mois dernier, les hostilités n’en étaient qu’à leurs prémices. L’homme occidental a pris cher depuis, si l’on nous permet. Cet homme qui n’est plus qu’un porc qu’on balance. Quand, dans le même temps, les féministes qui le jettent à la rue semblent se satisfaire des pourceaux qui bâchent, battent et lapident leurs femmes sous des cieux moins cléments, et même parfois à nos portes, dans nos quartiers.

- Ce n’est pas seulement l’homme occidental, mais encore la France, et même sa vertu chrétienne, qui souffrent mille accusations. Lorsque Christophe Billan (Sens Commun) énonce dans nos colonnes qu’il existe certaine adéquation entre un Français et un chrétien, et que l’on lui en fait procès, un obscur chroniqueur du Monde y fait benoîtement écho en déclarant que la France chrétienne et blanche, c’est fini. Ce qui laisse supposer au moindre raisonneur qu’il fallut bien qu’elle existât, que donc Billan n’avait pas tort, à moins que l’on fasse finir aujourd’hui des choses qui jamais ne furent.

- Ce qui n’est pas impossible, d’ailleurs : nos déconstructeurs sont d’abord des négateurs et ils iront demain, coiffés d’un plat à barbe comme le chevalier à la Triste figure, dire que ce contre quoi ils se battaient hier n’était que moulins à vent. Plus que la victoire, c’est l’oubli qu’ils veulent. Jean Baudrillard tenait que ce qui signe un crime, c’est l’effacement de ses traces. Nous y voilà.

- Nous y voilà dans cette PMA de l’histoire, cette recréation continue de ce que l’on s’entête à nommer France, Europe et occident. Pris dans la mâchoire d’un piège à con, entre la surréaction du beauf d’outre-Atlantique pour qui une politique de puissance justifie tout – même le mensonge et même l’inculture – et l’indolence d’un Emmanuel Macron qui laisse-faire, laisse-passer, persuadé qu’il n’y a pas de culture française, que l’Europe-marché est l’avenir de tout, la voie vers la civilisation se fait plus étroite que jamais. Comment s’y retrouver d’ailleurs, entre vulgarité publicitaire et télévisuelle, et cet art conceptuel que nous décryptons ce mois-ci, qui n’est que mépris de classe ? Décidément, il n’y a plus de place pour l’homme du milieu.

- « Aucune nostalgie du passé n’est décente », énonce sans rire la sociologue Irène Théry. Elle parle des relations hommes/femmes, et ce ton terroriste fait frémir. Désormais la suspicion tient lieu de politesse, et si la femme est l’avenir de l’homme, c’est comme naguère le goulag était celui du dissident. Coupable de tout pour tous, l’homme censément majoritaire et dominant n’a plus qu’un choix : la soumission ou l’exil. Le mutisme et l’impuissance d’un côté, avec cette dette perpétuelle d’un passé que l’on dit pourtant n’avoir pas existé, et qu’il lui faut payer malgré tout ; ces marges de l’existence de l’autre côté, là où les commissaires politiques ne sont pas encore arrivés, là où la vie commune et décente peut se poursuivre, en espérant ne pas être rattrapé trop tôt par la patrouille. La survie est encore possible, mais ne nous leurrons pas : pour nous, il n’y aura pas de Mayflower, il n’y aura pas de frontière, pas de terre promise. Sinon celle que nous avons déjà sous les pieds.

- Parler de la terre n’est pas un pétainisme, contrairement à ce que susurrent les imbéciles. Cette terre qui est celle que rêvent de toucher les migrants, cette terre que foulent les millions de touristes, cette terre est surtout l’air qu’on y respire, celui des hommes libres, cette terre est ce qui conserve les traces que nos petits maîtres veulent effacer. 

- Nous sommes ces traces, ces ultimes moisissures. Mais la France est précisément née de la moisissure, celle qui fait ses pains et ses fromages. Nous sommes les moisis, et l’on ne se débarrassera pas de nous. Car la moisissure a un avenir."

Jacques de Guillebon, L'Incorrect n° 3


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France, 2019.