Aujourd'hui, interrompant ses vacances ( Quel esprit de sacrifice ! ) ), notre bon François a été rendre un hommage national au major Bouzet, mort au combat en Afghanistan. C'est bien. Tenez, histoire d'être mauvaise langue, rappelons tout de même que l'hollande, n'avait pas jugé bon de faire le déplacement pour honorer les deux gendarmettes froidement abattues à Collobrières. Mais passons.
C'est bien un pays qui, par la voix de son président, rend hommage aux soldats qui sont morts, ici ou ailleurs, simplement " parce qu'ils étaient animés de l'âme française ". Oui, c'est beau ce qu'il a dit Moi-Je-Président: " Ce qui nous réunit ce matin encore, c'est la douleur, c'est la peine, c'est la solidarité. Mais ce qui nous rassemble aussi c'est la fierté, c'est la gratitude, c'est l'admiration. En Afghanistan, comme dans d'autres régions du monde, nos soldats se battent pour la paix, se battent pour la stabilité, se battent pour les droits de l'Homme."
La solidarité ? Pas avec les autres nations occidentales qui se battront encore lorsque tous les soldats Français seront partis. De nos soldats et de nos morts, on peut être fier. Mais, peut-on être fier lorsqu'un président, pour des raisons purement électoralistes et démagogiques, décide unilatéralement de retirer ses troupes malgré les engagements pris vis à vis de la communauté internationale par son prédécesseur ? Peut-on être fier de ce retrait alors que le boulot est loin d'être fini ?
Oui, on peut exprimer notre gratitude pour les soldats qui sont morts simplement parce qu'éclairés par la mission qu'on leur avait confié, ils ont fait leur boulot. D'ailleurs, pourquoi sont-ils morts si au nom d'une promesse électorale on " abandonne " leur sacrifice en terre étrangère ? Tout ça - 88 morts - pour ça... Les soldats que nous avons envoyé là-bas se sont battus pour la paix. Elle n'est pas gagnée, 88 hommes sont morts. Ils se sont battus pour la stabilité de la région, 88 morts, elle est toujours instable. Ils se sont battus - 88 morts - pour les droits de l'homme, ils continuent d'être bafoués tous les jours à Kaboul. Mais peu importe, d'autres finiront le boulot. L'heure de la retraite, vécue comme un abandon ou une lâcheté par beaucoup de militaires, a sonné pour l'armée française. Encore une fois, le politique aura rendu les armes, pas nos militaires.
Et hollande, se mettant le doigt dans l’œil, de conclure: " Nous avions un but, un seul : permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui terminée ". Ah bon ? J'aimerai le croire. Hélas, en trois mois, j'ai appris à ne plus croire un traître mot de ce que peut dire notre président.
En parfait accord avec les gens avec qui j'avais brièvement échangé, il y a peu, sur un pont de Paris, je suis fier de nos soldats et de nos morts, reconnaissant. Fier d'être Français, en ce moment, c'est une autre histoire...
Folie passagère 1300.
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