Papandréou est un âne, c'est sûr, mais un âne socialiste. Comme ça, comme une envie de faire pipi, lui prend l'envie d'organiser un référendum sur le plan d'aide de l'UE négocié et validé par les 17 (dont lui-même personnellement) il y a à peine une semaine à Bruxelles. Le traitre ! Pourquoi avoir pris cette décision de manière unilatérale ? Sans même prévenir ses amis, ses alliés, ses partenaires ? En soi, l'idée tenait la route, demander au peuple grec son avis, oui mais pourquoi une fois que l'on a tout négocié, et pourquoi pas en Juin, bien plus tôt comme il en avait eu l'idée.
Ceci dit et ce faisant, la réaction des marchés ne s'est pas fait attendre: des dizaines de milliards partent en fumée, les bourses plongent. Il s'en fout le bougre, c'est pas son pognon. Il n'en a plus. Et puis l'on apprend peu à peu que le peuple grec lui-même ne semble pas favorable à ce referendum, que les députés socialistes grecs se rebiffent. Tellement bien inspiré Papan, que ses propres ministres lui font la gueule, que son camp le désavoue et que sans doute, demain, la confiance ne lui sera pas votée; zou ! salut Papan, out !
Ceci dit, ce faisant, Papandréou, en plus de se ridiculiser, devait s'attendre à une volée de bois vert des dirigeants européens. Sarko et Merkel lui ont donné une belle volée dès hier à 23h30 précises: Ok pour le referendum, mais en attendant, on bloque tout, pas une thune ne sera débloquée. L'euro, grand dadais, tu l'aime ou tu le quitte ! Faisait pas le fier Papan ! Et son peuple lui, ne le suit plus.
Ceci dit, ce faisant, Papan met ses collègues socialistes français dans l'embarras. Et là, c'est beaucoup plus jouissif. J'émettais des doutes, il y a peu, sur les capacités du bon François à assumer la fonction à laquelle il prétend, qui plus est en période de crise. On m'a dit, taratata, tu vas voir, il en a le François, il est capable et toussa... Mon oeil ! Incapable d'émettre un avis, une quelconque opinion sur les égarements papandréesques. Il convenait semaine passée qu'un accord à Bruxelles était nécessaire; et là, pas un mot pour condamner cette idée de referendum tardif. Tout juste se fend-il d'une déclaration vide sur la necessité pour le peuple grec d'exprimer son avis. " C'est la légitimité du peuple grec d'être consulté ". Y compris une fois que c'est trop tard ? Le Foll, conseiller de Hollande, va plus loin encore dans la légèreté: " Je ne conseille à personne de dire aux Grecs ce qu'ils doivent faire !" Ah bon, et c'est quoi le rôle d'un peut-être futur Président: fermer sa gueule et ne pas dire en tant que leader de l'actuelle opposition ce qu'il pense, ce qu'il aurait fait, ce qu'il aurait conseillé de faire ? Et bien non, il est pas comme cela François, il est mou !: " Donc, moi, je n'ai pas à juger ici d'une procédure. Je constate qu'elle a des conséquences. " dit-il... tout en ne disant rien.
Et l'on apprend que ce referendum à peine évoqué est déjà mort-né, que le Papan, après avoir mis le bronx serait en plein rétropédalage. C'est bien, ce sont des dirigeants comme cela qu'il nous faut en temps de crise: l'un qui fait n'importe quoi, Papandréou; l'autre qui est incapable de se prononcer, Hollande.
Papandréou, son compte devrait être réglé sous peu: Out ! Hollande, j'ose encore espérer qu'à la lumière de ses hésitations, les Français y réfléchiront à deux fois avant de le balancer au Château.
Folie passagère 899.
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