L'un des derniers cadeaux - Audrey Azoulay, ministre de la culture (sic), à la manœuvre - des " progressistes " à une société française qui n'en avait pas franchement besoin: du vrai, du bon sexe, non simulé, au cinéma, accessible aux mineurs...
Ci-dessous, dans un style que je ne renierai pas, ce qu'en pense l'ami Aristide Renou:
" Donc, si je comprends bien, désormais des mineurs pourront aller au cinéma voir des films dans lesquels les cinéastes nous proposent l’intéressant spectacle d’une bite rentrant dans une chatte, ou bien dans un cul, yapaderaison, ou bien d’une bite qu’on suce, ou bien… bref, des organes génitaux en action et en gros plan, pourvu seulement que ces scènes ne soient pas « de nature à heurter gravement la sensibilité des mineurs ». Mais, étant donné qu’on enseigne désormais à ces mêmes mineurs, à l’école, et de plus en plus tôt, que le sexe c’est à la fois festif et inoffensif, que tout est admis en la matière pourvu seulement qu’on ait le consentement de l’autre (des autres) et qu’on mette des capotes, il est bien évident que voir en gros plan papa mettre une bonne pétée dans les miches de maman (qui ne demande que ça, la salope !) ne saurait être considéré comme spécialement choquant.
On ne voit pas trop non plus pourquoi nos chères têtes blondes devraient encore attendre d’avoir seize ans pour pouvoir bénéficier de ce genre de sympathiques divertissements. La majorité sexuelle n’est-elle pas fixée à quinze ans ? Et quinze n’est-ce pas déjà bien tardif ?
Et hop, passez muscade ! Nos chers « artistes » pourront désormais faire des films contenant des scènes pornographiques qui seront dans le circuit normal de distribution, et ainsi rapporteront beaucoup plus de sous-sous, car on a beau être « artiste », « subversif », « dérangeant » et « rebelle » on n’en apprécie pas moins les attributs du confort bourgeois.
Où est le mal, me dira-t-on, à une époque où le moindre gamin surfant sur internet peut trouver en deux minutes des vidéos de monsieur et madame tout-le-monde en train de se prendre pour des stars du porno ?
Le mal n’est pas immense sans doute, puisque nous sommes déjà tombés si bas, mais il est réel néanmoins. Un film porno (amateur ou pas) regardé sur internet est un acte privé, qui conserve quelque chose du caractère privé que devrait toujours garder la sexualité. Et un film porno regardé en cachette de ses parents conserve quelque chose de la honte qui devrait accompagner toute exhibition de la sexualité. Bref, le vice continu à rendre un léger hommage à la vertu, et à conserver un vague souvenir qu’il est honteux. En revanche, un film regardé au cinéma prend un caractère public, et ce caractère public confère à ce qui est vu une forme d’approbation, de légitimité. A plus forte raison lorsque le film a été très officiellement autorisé.
C’est donc une étape supplémentaire dans l’oubli de ce qu’est la sexualité humaine ; un obstacle de plus pour les parents qui auraient l’ambition, aujourd’hui follement audacieuse, d’élever leurs enfants en respectant leur pudeur naturelle et en respectant la spécificité humaine, qui fait que la maturité physiologique précède presque toujours de beaucoup la maturité psychologique. Une petite saloperie de plus de la part des Jean-foutre qui nous gouvernent.
C’est aussi une étape supplémentaire, petite, mais réelle, dans la dégradation de notre culture. Depuis maintenant des décennies – depuis même un bon siècle sans doute – la plupart de nos artistes et de nos intellectuels se sont battus pour obtenir une totale liberté d’expression. Pour avoir le droit de publier, de diffuser sans limites aucune tout ce qu’il leur plairait de diffuser. Pour avoir le droit d’épater le bourgeois par leur audace « transgressive » mais légalement protégée, bref pour avoir le droit de conchier publiquement tout ce qui est respectable, de moquer toutes les vertus – et de discréditer la notion même de vertu – et de se faire applaudir et subventionner pour montrer des trous du cul en gros plans. Sans vouloir comprendre, les malheureux, que ce faisant ils sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis. Que la « transgression » répétée et institutionnalisée fini par faire bailler tout le monde, que le refus de toute responsabilité politique et morale quand à ce que l’on propose au public fini par ôter à l’art tout sérieux, par le ravaler au niveau de la distraction de bas étage, industrielle, commerciale et vulgaire, que tout « artiste » qui se respecte affecte de mépriser au dernier degré.
La vérité, est que, pour un artiste maître de son art, il n’existe aucune bonne raison de montrer des gens en train de baiser, de décrire de manière crue et détaillée – et donc de manière mensongère – le fonctionnement de nos organes génitaux. A quelques très, très rares exceptions près, seuls les plus médiocres ont recours à cette facilité qui est presque toujours antinomique avec la profondeur de l’analyse et la beauté de l’expression. Lorsque Julien quitte madame de Reynal, Stendhal nous informe juste qu’il « n’avait plus rien à désirer ». Cela suffit amplement. En eut il dit plus qu’il en aurait fatalement dit beaucoup moins. Il aurait détourné son attention, et celle de son lecteur, de ce qui se passe dans l’âme de ses protagonistes, qui est infiniment plus important, et, en écrivant de manière impudique sur la sexualité, il aurait rendu plat, trivial, et faux cela même qu’il aurait mis au premier plan. Ce qui doit être caché ne peut pas être montré. C’est aussi simple que cela. Vous pouvez toujours essayer, vous n’y arriverez pas.
Alors allez-y, filmez des culs, des cons et des bites, montrez-nous complaisamment papa dans maman, obtenez le droit d’exposer le plus grand nombre à vos chefs-d’œuvre. Vous y gagnerez peut-être, pendant un court moment, un peu d’argent en plus, et l’impression grisante d’avoir vaincu encore un « tabou ». Et puis ensuite allez pleurer sur la « marchandisation » du monde, sur la vulgarité des goûts du public, sur son indifférence à l’art, à la culture, à la subtilité. Allez vous indigner sur les scores d’audience de Cyril Hanouna ou les ventes de « Cinquante nuances de Grey ».
N’est-ce pas vous qui nous avez appris que la modération et la pudeur sont dépourvus de sens ? N’est-ce pas vous qui nous avez convaincu que, comme le dit le poète, il vaut mieux étrangler un enfant dans son berceau que nourrir des désirs inassouvis ? N’est-ce pas vous qui avez ouvert toute grande la porte à la bêtise et à la vulgarité ? Pourquoi voudriez-vous que Fritos préfère vos nanars prétentieux et vaguement salaces (on trouve tellement mieux sur internet) à « Ouch, mes couilles ! » ? Ça au moins c’est divertissant. Les fourriers de l’Idiocracy, c’est vous, artistes « transgressifs » et « dérangeants »."
N’est-ce pas vous qui nous avez appris que la modération et la pudeur sont dépourvus de sens ? N’est-ce pas vous qui nous avez convaincu que, comme le dit le poète, il vaut mieux étrangler un enfant dans son berceau que nourrir des désirs inassouvis ? N’est-ce pas vous qui avez ouvert toute grande la porte à la bêtise et à la vulgarité ? Pourquoi voudriez-vous que Fritos préfère vos nanars prétentieux et vaguement salaces (on trouve tellement mieux sur internet) à « Ouch, mes couilles ! » ? Ça au moins c’est divertissant. Les fourriers de l’Idiocracy, c’est vous, artistes « transgressifs » et « dérangeants »."
Folie passagère 3428

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