Bien, on ne va pas parler du traité de l'Elysée fêté en grande pompe à Berlin, tout le monde s'en fout sauf ceux qui font le voyage à nos frais... Ne parlons pas des instits en grève, c'était prévisible. Parlons donc du mec le plus drôle, ou le plus con, au choix, que compte notre gouvernement, j'ai nommé Montebourg !
Il y avait longtemps qu'il ne nous avait pas amusé ( ou ulcéré, au choix ) Don Quichotte. La dernière fois, c'était lorsqu'il fut publiquement désavoué par Ayrault sur le dossier Florange. La fois d'avant encore, c'était sur le dossier Peugeot. On s'en souvient, avec quels mots, quelle hargne et quel mépris, il avait parlé de la famille Peugeot et de son PDG. Les salauds de capitalistes, ils allaient fermer Aulnay et laisser plus de 8 000 bonhommes sur le carreau. Beaucoup de bruit et de fureur pour rien, L'Etat n'étant pas actionnaire, Peugeot ferait comme bon lui semble... Aulnay fermera et reclassera ce qui est reclassable. Rideau !
Il y a quelques jours, c'est Renault, victime comme PSA du marasme économique, qui annonce la suppression de 7 500 emplois en France; Renault dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 15%. Pas de couilles, pas d'embrouilles, de l'aveu même de Montebourg, le constructeur ne franchit pas les lignes rouges: Pas de licenciements secs, que du " départ naturel " et de la concertation ! Un bel exemple de navigation humaine et sociale dans la tempête donc.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sa collègue Belkacem en rajoute une couche pour rassurer tout le monde: " A l'horizon 2016, Renault prévoit au global une baisse possible de 7 500
postes, ce n'est pas une décision prise, c'est une proposition faite
aux syndicats, j'insiste sur ce sujet." Tout va bien, on discute et on verra; la méthode hollande en somme. Le PS, soucieux de ne pas être en reste, communique aussi sur le sujet: " Le groupe Renault a indiqué, comme le lui avait demandé le gouvernement,
qu'il n'y aurait ni fermeture de site, ni plan social, ni plan de
départs volontaires dans le cadre de cet accord. Avec les organisations
syndicales et l'Etat, le Parti Socialiste sera attentif au respect, par
Renault, de ses engagements. "
Nous le voyons, la terrible nouvelle n'en est finalement pas une, le gouvernement veille, Montebourg est satisfait, le PS aussi et Renault, dont on nous répète que l'Etat-actionnaire veille au grain, prié de jouer le jeu.
Sauf que Renault et Carlos Ghosn, ils s'en tapent du gouvernement et des arguties politiciennes de Montebourg et consorts. Renault annonce aujourd'hui comment il entrevoit la mise en place de son plan de restructuration: Par la fermeture de deux sites de production si des accords de compétitivité ne sont pas trouvés manu militari avec les syndicats. A bon entendeur...
Alors, que va-t-il dire Montebourg ? Les lignes rouges ne sont-elles pas franchies aujourd'hui ? Encore une fois désavoué de facto par un grand patron, Montebourg peut-il continuer à brasser du vent ?
Les seuls qui dans cette histoire ont vu clair dès la déclaration de Don Quichotte ( voir la vidéo ), c'est le Parti Communiste qui dans un communiqué déclarait: " C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault.
En se félicitant qu'il n'y ait «ni licenciement, ni fermeture d'usine»
et parlant d'un «cadre normal» de gestion des effectifs et du personnel,
le satisfecit décerné à la direction de Renault par le ministre du Redressement productif, Arnaud
Montebourg, est consternant ! "
Et Montebourg de réaliser une prouesse: Me voici d'accord avec le Parti Communiste ! Montebourg est consternant ! Ridicule, aussi.
Folie passagère 1546.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr