Étonnant article de l'Express sur Dominique Venner. Sans jamais lui tresser de couronne de lauriers, l'auteur dessine un portait presque sympathique de l'essayiste, en tout cas bien plus nuancé que tout ce que l'on a pu lire lors du décès de cette figure de l’extrême droite, le suicidé de Notre-Dame. Un article où l'on découvre l'amoureux de la chasse, l'historien reconnu (avec néanmoins une absence curieuse, dans cet article, de toute référence à la Nouvelle Revue d'Histoire), ses quelques amitiés inattendues et quelques rencontres ou anecdotes étonnantes: François de Grossouvre (le suicidé de l'Elysée), Jean-Yves Le Gallou, Bernard Lugan, François d'Orcival, Frédéric Mitterrand, Jacques Vergès, Jean-Christophe Cambadélis...
L'auteur de l'article, Tugdual Denis, visiblement bien renseigné, nous raconte les préparatifs et les circonstances du moment ultime. Dominique Venner avait tout préparé, tout organisé, " A l'invité près, le défunt a organisé ses propres obsèques, dressant aussi la liste des chants ".
" Le 21 mai 2013, Dominique Venner s'est tué en Notre-Dame de Paris, et la France a d'abord conclu au fait divers dans un lieu touristique. Lui voyait dans le monument chrétien les quatre piliers d'un temple gallo-romain datant du Ier siècle, qui lui ont servi de fondation. Dans son cercueil, Venner a demandé que soient glissés L'Iliade et L'Odyssée, dans leur traduction publiée par Lecomte de Lisle en 1856. La mythologie grecque, les héros de la Rome antique nourrissent la fascination du sacrifice. La légende du général romain Caton est la plus symbolique de cette esthétique de la mort. En avril 46 avant Jésus-Christ, plutôt que de perdre face à César, Caton se fait apporter son glaive sous sa tente. Puis prononce cette phrase que Dominique Venner fait sienne deux millénaires plus tard: Maintenant, je m'appartiens."
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Folie passagère 1791
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