Aujourd'hui, c'est la journée de la femme, du droit des femmes, des droits de la femme ou bien encore des droits des femmes. Allez savoir, tout est permis apparemment. Présiflan, qui n'en rate pas une, a annoncé qu'il allait engager une concertation, encore une, pour raccourcir le congé parental: Le rabioter pour les femmes et l'accroître pour les "maris " de ces dames. Il s'agit, nom d'un chien, de ne pas entraver la carrière professionnelle des femmes. Et blablabla, Najat au boulot !
Pour tout vous dire, ces histoires de droit des femmes commencent à me fatiguer. Non pas qu'il ne faille pas les défendre et améliorer leurs droits mais bien plutôt parce que l'on perd de vue, il me semble, mais sans doute ne suis-je qu un mec qui n'y connaît rien aux gonzesses, le rôle essentiel de la femme dans la société.
Qu'elles veuillent bosser, soit, grand bien leur fasse, ce n'est que tout récemment devenu " naturel ". Qu'elles veuillent, par le travail, s'émanciper de l'affreuse domination masculine, soit, aussi. Qu'elles puissent, en bossant, mettre un peu plus de beurre dans l'escarcelle du ménage, je veux bien, c'est devenu normal. La femme au boulot, c'est, cela fait, moderne, c'est inscrire la femme dans la modernité. Cool ! N'entravons donc pas la marche du progrès, hardies petites, au boulot et gagnez votre pitance !
Mais quel est le rôle éminemment naturel de la femme ? Quelle est, avant toute chose, sa fonction, son utilité ou la possibilité de s'épanouir autrement que par la fiche de paie ?
N'est-ce pas celui d'enfanter et de mettre au monde les adultes de demain ? N'est-ce pas celui de devenir maman, celle qui élève l'enfant, le chérit, l'entoure d'affection et, en parallèle de l'école, lui donne les moyens, avec le " papa ", de grandir ?
Je ne suis pas statisticien, simplement observateur; et que vois-je ? De plus en plus d'enfants qui grandissent seuls, des enfants livrés à eux-mêmes, aux copains, à la ville ou à internet. Des enfants, il me semble, de moins en moins armés pour affronter le monde. Des enfants qui devenus adulescents savent à peine aligner 10 phrases sans passer pour des analphabètes. Des enfants privés du droit d'avoir des parents qui, faute de temps, boulot oblige, les accompagnent au maximum dans leur développement. Des enfants dont on délègue de plus en plus aux institutions le rôle de " parents ".
Le premier droit de la femme, celui que nul ni qui que ce soit ne devrait pouvoir entraver, c'est celui d'être une maman, une bonne maman. Alors plutôt que de faire tout ce qui est possible pour qu'elle aille au turbin et qu'elle réussisse professionnellement, si on pensait à lui donner tous les moyens et un maximum de droits pour être une vraie maman ?
Chiche, Najat, tu t'en occupes ?
Folie passagère 1609.

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