Le problème de ce fameux traité européen ( TSCG ), c'est qu'à force de nous le (mé-) vendre, on ne sait plus très bien quoi en penser. Les uns disent que c'est l'horreur, un virus contre la croissance et la démocratie; les autres que c'est l'idéal pour repartir du bon pied, l'aboutissement de 50 ans d'histoire européenne, la victoire de la rigueur sur la gabegie. La seule chose que tout le monde semble avoir compris, c'est que c'est important. Tellement important que le peuple n'a pas directement droit à la parole; tellement important que, demain, même nos députés, voire notre gouvernement, n'auront guère le droit au chapitre en matière de gestion du budget national. L"Europe de Bruxelles, que quasiment tout le monde a voulu, à un moment ou à un autre, deviendrait avec ce TSCG la main qui lie ou délie le cordon des bourses nationales.
J'avoue humblement ne plus savoir si je suis encore pour ce Traité, ou dorénavant contre. Et pourtant je me suis renseigné, j'ai potassé, lu, regardé et épluché. L'aspect " rigueur " est séduisant: imposer enfin aux Etats de gérer leurs finances en bons pères de famille, ce serait la fin de 40 ans de mise sous le tapis de ces fameux déficits dont chacun, à gauche comme à droite, a su se satisfaire. L'aspect perte de souveraineté me révulse. L'Europe grignote chaque jour un peu plus notre autonomie décisionnelle. Demain, la France ne sera plus qu'une région d'Europe, nos régions des terres lointaines de Bruxelles, nos départements des territoires perdus... Les technocrates et les politocards bruxellois décideront de tout: de la composition de mon Mâle à la gestion de mes ordures en passant par le contrôle du processus de fabrication, pourtant multiséculaire, de mon Roquefort !
On me dit qu'il faut un referendum sur le sujet: que le bon peuple, qui en la matière n'a plus droit à la parole depuis longtemps, se prononce pour ou contre: Arguties politiciennes ! A quoi bon donner la parole à des Français dont je suis prêt à parier que 90% ne savent pas vraiment de quoi il s'agit. On me dit que c'est au parlement de décider. Mais pourquoi faire confiance à des députés dont le choix se fera sur des arguments politiques et des querelles de chapelles plutôt que dans l’intérêt du peuple et la recherche du bien commun?
Il me reste donc qu'une solution: m'en laver les mains, regarder ailleurs, m'en foutre. De toute façon, mon avis, comme le tien, le votre, le notre, ne compte plus depuis bien longtemps. Me trompe-je ?
Après tout, moins on s'en mêle et plus nos politocards se chamaillent lamentablement entre eux. Et ça, au moins, Bruxelles ne pourra pas nous le piquer. Encore que...
Après tout, moins on s'en mêle et plus nos politocards se chamaillent lamentablement entre eux. Et ça, au moins, Bruxelles ne pourra pas nous le piquer. Encore que...
Folie passagère 1358.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr