L'histoire du monsieur qui est perché depuis quelques jours sur une grue du côté de Nantes a attiré mon attention sur un problème peu ou pas abordé lors de tous ces interminables débats sur le mariage zinzin: Le divorce entre homosexuel(le)s et l'éventuelle garde à accorder à l'un des parents...
Profitons-en, au passage pour lever un point de langage: Comment s'appelleront entre eux, ou en société, les couples homosexuels mariés. Jean présentera-t-il Martin aux autres, en disant: voici, mon mari, mon époux ? Jeanne dira-t-elle: Je vous présente ma femme, mon épouse ? Grrr ! Au début, ça promet pas mal de rigolades, de sourires en coin et de quiproquos. Mais bon, ça passera, une fois que seront rendues habituelles des réflexions du type de celles de Jean qui, une fois divorcé, dira de Martin: ah, avec mon ex-mari... ou revancharde, Jeanne dire: quelle garce mon ex-femme !
Enfin bref, revenons à nos moutons perchés en haut d'une tour puisqu'il suffit aujourd'hui de se percher pour obtenir un rencard ministériel... Verrons-nous, un jour, un homme (ou une femme), monopoliser l'attention des médias, du haut d'une tour, pour demander la garde-conjointe du petiot avec son ex-mari ( ou ex-femme ) ?
Que se passera-t-il en cas de divorce entre personnes homosexuelles ayant par adoption, par PMA ou par GPA ( si, si, ça viendra ) un ou des enfants ? Qui obtiendra la garde ? Partagée ou pas, la garde ? Un week-end sur deux chez qui ? Chez quel papa ou chez quelle maman ?
Un pédopsychiatre disait dans le poste, qu'au moins au début de sa vie, et ce jusque 10 ou 12 ans minimum, un enfant, il valait mieux que ce soit sa maman qui en ait la garde. Je crois volontiers ce pédopsy. Mais, voyez où je veux en venir, si l'enfant a 2 mamans, on fait comment en cas de divorce ? L'une, la " biologique " aura-t-elle priorité sur la pas-biologique ? Ce serait reconnaître ainsi que l'une des deux mamans est mieux que l'autre ? Non ?
Prenons maintenant le cas de deux hommes ayant " enfanté " d'une manière ou d'une autre ( par adoption ou GPA ). En cas de divorce, là aussi, on fait comment ? Le juge aux affaires familiales sera-t-il le seul à juger qui des deux papas fera... la meilleure maman ?
Verrons-nous des pères, tel Serge Charnay, ou des mamans crier à l'injustice des décisions judiciaires suite à un divorce difficile? Le législateur devra-t-il travailler sur un droit des papas homosexuels divorcés ?
Vous me direz, faisons confiance à la sagacité des juges qui auront à se prononcer, why not; on aura beau me dire que si les couples homosexuels se séparent et qu'ils ont des enfants alors
là aussi les dispositions relatives au mariage hétérosexuel
s'appliqueront mais que de pataquès en perspectives.
Tout cela, finalement, est bien risible. Sauf à considérer, qu'entre les deux papas homos ou entre les deux mamans lesbiennes, une fois encore, c'est l'enfant qui trinquera ! Autant, fous que nous sommes, lui compliquer un peu plus les choses...
Folie passagère 1581.
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