Affichage des articles dont le libellé est rapport Moreau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rapport Moreau. Afficher tous les articles

vendredi 14 juin 2013

Réforme des retraites: Hollande osera-t-il ?


Tout le monde est sur les startings-blocks, le rapport Moreau va tomber avec ses préconisations pour réformer les retraites. 

Fidèle à leur démarche habituelle, Pépère et Z'Ayrault vont entamer les concertations. Ce sera le dialogue social, qu'ils disent, dans la justice, préciseront-ils. Nous serons animé d'un esprit de justice, blablabla... On se met autour d'une table deux, trois ou quatre fois et on cause avec les partenaires sociaux qui ne représentent pas grand monde. Les syndicons iront défiler dans la rue pour dire: Touchez-pas à nos retraites et à nos avantages. Les fonctionnaires renâcleront et iront grossir les rangs des manifestations. Ensemble, ils crieront sans doute: hollande, ta loi, on n'en veut pas ! Chacun voudra négocier mais l'art de la négociation repose avant tout sur la qualité des intervenants à vouloir le consensus. Le voudront-ils ? Quant au gouvernement, que peut-il négocier ? Sauf à jouer sur les dépenses et les impôts, il n'a aucune marge de manœuvre.

Et au final, après l'été, si j'ai bien compris: La France accouchera d'une nouvelle réforme des retraites.

Sera-t-elle à la hauteur des enjeux ? Telle est la bonne question. Sera-t-elle "juste", c'est à dire, aurons-nous, enfin, des Français logés à la même enseigne question retraite ? Dupont-Aignan de La Palisse disait ce matin que le problème des retraites était en fait lié à l'emploi; moins il y a de chômeurs, mieux sont financés nos retraites. Une évidence mais peut-on espérer que la lutte contre le chômage sera un paramètre pris en compte par nos accoucheurs de réforme ? 

Pépère et sa clique, qui défilaient par miiiillions ! il y a 3 ans à peine contre la timide précédente réforme, ont une chance unique: Nous sommes tellement au fond du trou sur le sujet, pressés par l'Europe et nos paniers percés, que s'offrent à eux la possibilité de réformer profondément le système de financement des retraites sans que les Français, convaincus de la nécessité d'une réforme structurelle, ne bronchent de trop. Oseront-ils ?

Avec justice et équité ?

Je voudrais bien, pour une fois, accorder un crédit d'intention à Pépère mais j'ai comme qui dirait un doute sur les capacités du bonhomme à affronter ses amis... car nul ne doute que le gros de l'opposition à cette réforme viendra essentiellement de ceux qui ont voté pour lui.

Folie passagère 1755.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.