Puisque Didier Goux a décidé de parler fort élégamment de cul et de bite, je vous propose, moi, de vous parler de vagin et... d'anus ! Et pourquoi pas ?
Dame Dounot-Soubraques, tu parles d'un nom, est conseillère municipale UMP à Toulouse. Chaque parti politique a ses boulets à traîner, la dame en fait partie. Ils feraient bien, à l'UMP locale, de la tirer au canon une bonne fois pour toute.
Au cours d'un conseil municipal, la discussion portait sur la transfusionnalité ( sic ) pour les homosexuels. Fallait-il délibérer, ou pas, en faveur d'une association qui milite pour que la possibilité de donner son sang soit ouverte aux homos. Sans doute puisqu'il y avait demande de subventions. La dame n'a pas aimé cette conversation, il y avait de la tension dans l'air. Il y a toujours de la tension dès que l'on parle, de près ou de loin, d'homosexualité.
La dame pète un câble et sans même imaginer qu'elle puisse se ridiculiser devant tout le monde et moi-même balance un retentissant: " Le vagin est fait pour les rapports sexuels, pas l'anus. " Nous mettrons de côté l'homophobie sous-jacente du propos. Profitons-en simplement pour informer notre lectorat.
Il apparaît que la dame semble assez peu informée sur les différentes possibilités dont nous bénéficions, homos ou hétéros, pour nous épanouir sexuellement. Il y a certes le vagin pour ceux qui pratiquent mais, pour les ignares, les pudibonds et les horrifiés, sachez qu'il y a aussi, et entre autres choses, l'anus, le trou duc, la boîte à caca. Le truc tabou. Question de goût si j'ose dire ! Techniquement, on appelle cela la sodomie, vulgairement, on dit se faire en... empapaouter. Et ça se pratique depuis la nuit des temps et parait-il de plus en plus, même chez les hétéros. Étonnant, non ? 37% des femmes et 45% des hommes ont déjà essayé ou pratiquent régulièrement ( source INED 2007). La pratique serait même de plus en plus courante; seul ( godemichets et sex-toys ) ou accompagné.
Généralement, la personne qui fait portes ouvertes est dite " passive ", le visiteur est déclaré " actif ". Cette pratique nécessite un minimum de précautions ( préservatifs, gel intime ), d’hygiène, de douceur et de délicatesse. Elle apporte à l'amateur ( ou l'amatrice ) un plaisir - souvent démultiplié par la transgression du tabou - qui ne sera ni ne pourra être dissimulé ou surfait. Nous en conviendrons ( et ce à l'attention toute particulière de Dame Dounot-Soubraques ) la sodomie n'est qu'un moyen comme un autre de générer un autre plaisir qui se doit d'être partagé. La sexualité, ne lui en déplaise, n'est pas qu'affaire de procréation.
Ou voulais-je en venir ? Je ne sais pas trop, ou plutôt si, parler d'un truc bien plus courant qu'on ne le croit mais dont on n'ose jamais parler.
Folie passagère 1247.
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