Tu t'en doute bien Rosaelle qu'en te traitant d'andouille - je n'ai pas osé écrire " conne ", on ne sait jamais - ce n'est pas uniquement à toi que j'adresse le compliment mais à tous ceux qui, comme toi, ne savent pas lire ou prennent pour argent comptant ce que la rumeur, le bruit et la bêtise colportent. Sans compter l'ignorance crasse dans laquelle ils se vautrent dès qu'ils tentent de parler de l'église catholique.
Le Pape François a reçu ce jour, au Vatican, une délégation de parlementaires français, de droite comme de gauche, membres du groupe Amitiés-France-Saint-Siège. Il est précisé que cette entrevue a été accordée en réponse à une demande de ce groupe. François les reçoit donc et discute le bout de gras avec ces gens dont " la présence manifeste la qualité des relations entre votre pays et le Saint-Siège." Il prononce même un petit discours que vous pouvez lire ici.
A la fin de ce discours, François dit: " Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger. Il vous est aussi nécessaire de leur insuffler un supplément, un esprit, une âme dirais-je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine ".
Et patatras, voici que les cohortes de bouffe-curés à deux balles se répandent sur les réseaux sociaux pour crier à l'infâmie, à l'ingérence... La phrase intelligente et plutôt pertinente de François est réduite à: Le Pape se mêle de ce qui ne le regarde pas et demande l'abrogation de la loi Taubira, pour la version soft ou à... je vous laisse éventuellement découvrir la bouillie scripturale de celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Tous les poncifs et conneries y sont: pédophilie, Jésus et Marie polygames, etc... Et la bronca atteint même ceux qui sont supposés réfléchir à deux fois. Le sénateur PS Assouline est horrifié et déclare: "Et si le Pape respectait notre République laïque, ses valeurs et lois, autant que notre laïcité respecte les croyances de chacun." Dieu qu'il est con celui-là; le pape se serait attaqué, par sa déclaration, à notre République. A coup de goupillon ? Et Assouline d'oublier de spécifier que le Pape a dans le même discours parlé des bonnes vertus de la laïcité.
Ainsi, parce qu'il a osé prononcer le mot "abroger", le Pape aurait visé exclusivement la loi Taubira ? Non bien évidemment mais ce serait trop demander à nos contempteurs patentés de lire au delà des mots: en substance, les lois doivent aussi servir la dignité humaine. Et si elles ne le font pas, il appartient aux parlementaires de les abroger.
Mais admettons qu'avec ce mot prononcé et malgré le témoignage du député PS Thomas Thévenou présent à cette rencontre, François avait la loiTaubira dans le collimateur. N'est-il pas parfaitement dans son rôle en disant cela ? Si, assurément. C'eut été de ne rien dire qui aurait été choquant. Le Pape, en tant que chef de l'église catholique et guide spirituel des catholiques du monde entier, prône et défend certaines valeurs, dogmes et principes. Il est donc parfaitement logique qu'il soit amené à dénoncer ce qui va à l'encontre des dites valeurs. C'est pourtant simple à comprendre, non ?
Ajoutons, enfin, qu'en tant que chef d'Etat, François a toute légitimité, comme tout chef d'Etat, pour donner son avis sur les avancées d'un monde qui bouge. Pépère ne se gêne pas pour le faire.
Bon ceci dit, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ce billet; essayer de reprendre un âne qui brait est une gageure. Remercions néanmoins les polémiqueurs, ainsi les catholiques de France et d'ailleurs auront-ils appris que des députés de droite comme de gauche sont reçus par le Pape et que celui-ci est à l'écoute de ce qui se passe en Socialie.
Folie passagère 1758.
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