Dites-moi, ce qui se passe sur le site de Goodyear, ou différemment chez PSA, cela ne vous rappelle rien ? Vraiment rien ?
Faites donc un travelling arrière et relisez ceci: C'était en novembre 2012. Le patron du site chimiquier Arkema renonçait à investir sur son site de Pierre Bénite. Pourquoi ? Parce que malgré un plan d’investissement prévu de 70 millions d'euros, pas si courant en ces périodes de crise économique, le boss, il en a eu marre des pressions, blocages et grèves à répétition menées par la CGT. Alors, il a dit fuck niet, on arrête et de fait, il ira investir ailleurs. Oui, les 30 cégétistes du site, jusqu'auboutistes, firent capoter le plan de restructuration. Non, non, ce n'est pas moi qui l'écrit, c'était le délégué du syndicat CFDT du coin: " Pour une fois qu'un industriel veut investir en France, voilà que trente personnes font tout capoter ! "
Et bien avec Goodyear, c'est grosso merdo, la même chose. Une direction qui depuis plus de 6 ans cherche à réorganiser un site et un syndicat, la CGT, qui fait tout pour faire capoter le truc. Et ça marche, Goodyear, de guerre lasse, annonce la fermeture du site et plus de 1 000 ouvriers vont se retrouver sur le carreau ! A Amiens-Nord, la CGT met le bronx, le site ferme. A Amiens-Sud, les syndicats emmenés par la CFDT négocient intelligemment et acceptent de signer des accords de flexibilité, l'usine tourne et personne n'est viré !
Peut-on parler de crime comme le fait Boulevard Voltaire ?:
" Pour tuer le site de Goodyear, d’Amiens-Nord, que sa direction va fermer, ils se sont mis à plusieurs. Un meurtre collectif. Ou plutôt un assassinat prémédité.
Il n’est pas utile d’établir une hiérarchie parmi les assassins. Commençons simplement par le plus bruyant et, hélas, le plus audible : la CGT. L’organisation syndicale hurle, proteste, promet grèves et vengeances. C’est dans sa nature, comme il est dans celle du scorpion de piquer pour donner la mort. La CGT, c’est la garde napoléonienne à Waterloo. Enfin pas tout à fait. La CGT, certes, ne se rend pas, mais elle ne meurt pas. Elle est increvable. Et elle se battra jusqu’à la mort du dernier ouvrier licencié.
Les micros imbéciles se tendent vers les cégétistes ravis de faire la roue avec les mâles accents de la lutte finale. Aucun des porteurs de micro n’a fait l’effort de parcourir quelques centaines de mètres pour aller sur l’autre site de Goodyear, celui d’Amiens-Sud. Quel intérêt en effet ?..." A lire en intégralité ici.
Peut-on parler du jusqu'auboutisme mortifère syndical comme le fait le Flamant Rose ici. Assurément !
Vient un moment, il est temps, où il faudra bien pointer du doigt les véritables responsables de certaines fermetures de sites industriels, les patrons ont bon dos, ce ne sont pas toujours eux les fautifs.
Folie passagère 1562.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr