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samedi 6 janvier 2018

Au palmarès du nombre de morts, la gauche gagnante!... et autres considérations sur la liberté d'expression



J'aime bien et j'adhère à ce qu'écrit l'ami Koltchack, suffisamment pour lui laisser la place le jour où ce blog va franchir le cap des 8 millions de pages vues !:

" C'est quand même étonnant tous ces gens qui se baladent en permanence avec les ciseaux de la censure dans la poche, mais qui ne cessent de vanter les mérites de la liberté d'expression qu'il faudrait préserver à tout prix. Cette hystérie collective, si j'en crois certains, n'aurait d'autre but que de préserver la démocratie, qui serait irrémédiablement en péril si tout le monde pouvait librement exprimer ses opinions.

Seulement voilà, dès lors que l'on a affaire à un public qui lit autre chose que Pif Gadget, et qui a un minimum de culture politique et historique, l'affaire ne prend pas. Parce que la liberté d'expression ne peut exister qu'à condition que, tous autant que nous sommes, sans la moindre exception, nous acceptions d'avoir à entendre des choses qui nous déplaisent souverainement, voire qui nous choquent.

Dans un pays normal, c'est à dire où le pouvoir n'a pas été accaparé au moyen de la violence, du meurtre de masse, du mensonge, de la spoliation, où l'on ne considère pas que les droits naturels et les libertés individuelles doivent être bornés par la loi, c'est à dire par l'arbitraire du pouvoir, toutes les opinions, y compris les plus moralement choquantes, devraient pouvoir être publiquement et librement exprimées sans encourir d'autre sanction que la tenue d'un débat public par médias interposés. Dans un pays normal, seul l'appel au passage à l'acte, c'est à dire à la violence ou au meurtre, envers une personne, ou une catégorie de personnes, devrait être pénalement punissable.

Pour ma part, ce qui me choque véritablement, c'est de voir la collusion objective qui existe entre le pouvoir, quelle que soit sa coloration politique, et le monde des médias, celui des artistes, celui des intellectuels, pour dire pis que pendre d'une supposée droite qui serait extrême, pendant que les communistes et autres salopards d'extrême gauche ont micros ouverts en permanence. Pourtant, lorsqu'on y regarde de plus près, il est patent que la gauche remporte haut la main en termes le trophée toutes catégories du nombre de morts. Mais ça ne choque personne.

J'entends déjà le chœur des outragés qui va nous réciter la grande tirade convenue sur le mode " Mais la gauche en France n'a pas de sang sur les mains ! " Ah bon ? Et les presque 9 000 personnes sommairement exécutées par les maquis communistes à la libération ? Et nos soldats morts en Indochine parce qu'ils ont eu des munitions trafiquées, des armes sabotées, par les séides de la CGT ? Et nos soldats, nos civils, morts en Algérie via les valises de billets portées au FLN pour que ce dernier puisse acheter armes et explosifs qui servirent lors d'embuscades ou d'attentats ?

Certains m'objecteront que c'est de l'histoire ancienne, mais que depuis la gauche s'est amendée et qu'elle adhère au projet de la social-démocratie. Là encore, je vais tiquer. Parce que bon, quand on est censé aduler la déesse démocratie, pourquoi voler des armes de guerre et leurs munitions, les cacher dans un dépôt de feue la NMPP, si on n'a pas derrière la tête quelque envie de coup d'Etat ? Et ce n'est pas si vieux que cela, ça date de 1991 !

Et ce sont ces mêmes personnes qui viennent ensuite nous parler de liberté d'expression !

Je sais que je vais choquer un certain nombre de personnes, mais honnêtement je me suis toujours fichu de l'opinion des personnes qui ne me sont pas chères aussi ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, mais j'ai toujours considéré que les lois sur la presse, les lois dites mémorielles, et autres saloperies de textes du même ordre ne sont jamais que des outils permettant au pouvoir en place de verrouiller le débat public. dans un pays normal, tout un chacun devrait pouvoir exprimer sa détestation qui des juifs, des noirs, des arabes, des blancs, des jaunes, des rouges, des communistes, des libéraux, des conservateurs, des catholiques, des musulmans, des bouddhistes, etc., sans encourir autre chose que la réprobation plus ou moins partagée du public. Dans un pays où la liberté d'expression est respectée, il ne devrait pas y avoir de délit d'outrage au chef de l'Etat.

Maintenant, je vais être clair. Je ne suis pas républicain, je ne suis que très moyennement démocrate. Je ne crois donc pas un seul instant à tout ce que je viens de dire, mais c'est très exactement le discours qui devrait être tenu par toutes ces belles âmes qui prétendent chérir la démocratie, mais qui ne font que l'utiliser à leur seul et unique profit. C'est le propos qui devrait être celui de tous ces amoureux de la liberté d'expression mais qui dans les faits s'emploient année après année à la museler, n'acceptant d'entendre que ce qui va dans leur sens.

Le système n'est qu'un immense enchevêtrement d'hypocrisies, un mensonge qui tente de se donner les apparences de la vertu."

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 25 septembre 2017

Marre des cons !

De l'ami Koltchack: 

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(Un militant CGT symbole des libertés syndicales de plus en plus bafouées./Photo Laurent Dard)

" Je dois avouer que je commence à ressentir une sorte de lassitude. Sous prétexte d'opposition à notre prince-président, je vois des tas de gens, qui pourtant se définissent comme étant de droite, défendre les guignolades syndicales actuelles, quand ces personnes n'en arrivent pas à trouver quelque excuse aux pignolades mélenchonesques.

Ainsi donc, la France serait un pays livré aux forces ultra-libérales. Quand je lis ou entends cela, j'ai à peine envie de pouffer.

Il faudra un jour que l'on finisse par m'expliquer comment on peut en arriver à une telle conclusion dans un pays où, tous prélèvements confondus, nous travaillons pour l'Etat jusqu'au 14 juillet ! Si ça ce n'est pas de l'activité fiscale confiscatoire, je me demande bien ce que c'est.

Et encore, s'il y avait une véritable efficacité des différents dispositifs dits " de solidarité ", mais même pas. À l'heure actuelle une compagnie d'assurance maladie privée, dite " au premier euro ", c'est à dire fonctionnant sur le même principe que notre sécu, permet en regard de ce que nous pique la SS de faire une économie annuelle d'au moins 1000€, tout en assurant une prise en charge à 100%, alors que celle de la SS nous oblige à cotiser à une mutuelle pour éviter de trop perdre.

La vérité, c'est que l'Etat ne sait pas faire fonctionner ces systèmes, il est incapable de s'affranchir de son lourd modèle bureaucratique soviétoïde qui avale une partie non-négligeable des sommes extorquées pour nourrir la bête. La fameuse sacro-sainte redistribution, c'est dans le meilleur des cas 50€ de restitués pour 100€ perçus. Et pour être très clair, l'usage du terme " redistribution " est une pure escroquerie intellectuelle, car pour qu'il y ait redistribution, il faudrait qu'il y ait eu au préalable une distribution. Or, l'Etat ne crée aucune richesse et ne distribue rien.

Entendons-nous bien, je ne suis en aucune manière un libéral, j'ai toujours pensé que le libéralisme, comme n'importe quel autre système de pensée politique du prisme, ne peut qu'être nocif s'il n'est pas contenu par de solides barrières. Mais pour autant, je refuse de ne pas voir les idées positives qu'il peut proposer au prétexte qu'elles seraient libérales.

Et quand je vois ces longues théories de pousse-mégots défiler derrière des bouffons comme la Méluche, ou descendre dans la rue pour défendre leur petit pré carré d'avantages acquis, alors que le pays crève de ses déficits, de sa dette, que toute réforme d'envergure a été repoussée depuis 40 ans par les gouvernements qui se sont passés et repassés les commandes du pays parce que la rue gronde, j'enrage littéralement. Ce sont mes enfants et mes petits-enfants qui vont devoir raquer l'addition laissée par ces cons.

Et encore, s'ils défendaient intelligemment leur bout de gras, mais même pas. Quand on voit les abrutis du PCF et de la CGT manifester pour les sans-papiers qui bossent au noir et leur piquent le boulot, comment ne pas désespérer de l'intelligence humaine. Et ce sont ces mêmes cons qui vont hurler contre le patronat qui emploie les clandestins qu'eux-mêmes contribuent à maintenir sur notre sol.

C'est ça la rue ? Et bien gardez-la, je n'en suis pas et n'en serais jamais.

L'ennemi de mon ennemi n'est pas nécessairement mon ami. Et s'agissant de la racaille bolcho-syndicale, je ne me compromettrais jamais avec ça. Ils sont la négation de tous les principes et vertus auxquels je crois, ils sont ennemis de tout ce qui est bel et beau, de tout ce qui fait qu'une société est saine, viable et vivable."

P. Koltchack

On ne peut que plussoyer, n'est-il pas ?

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 24 mai 2017

Comment faire monter la pression syndicale en une image...

Ou comment attiser la colère syndicale...

Un titre puissant, un Président qui se mord les lèvres, résistera-t-il ?, " la mère de toutes les batailles (ridicule au demeurant), comment Macron exerce-t-il le pouvoir (sous-entendu: par ordonnances, autoritaire, dialoguera-t-il ?, ...)

Couverture du Point N° 2333 du 25 mai 2017


Z'auraient pu titrer " ça va chier ", c'eut été pareil...

De la responsabilité des médias dans la colère sociale...

Folie passagère 3545
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mercredi 3 mai 2017

Paris brûle-t-il ? Le film que vous n'avez jamais vu (version du 1er mai 2017)

36 minutes d'action à ne pas louper: des flammes, des coups de feu, des jets de grenades, de pavés, de massettes, de cocktails Molotov, des mortiers, des canons à eau que la police n'aura pas le droit d'utiliser, de la fumée, des blessés, du sang, des cris, des larmes...

Dans une production Taranis News, un film que vous n'avez jamais vu, filmé en décor naturel et... censuré par toutes les chaînes de télévision française...

Avec par ordre d'apparition à l'écran: Le vrai fascisme d'aujourd'hui en France (celui dont on ne vous parle pas mais qui a droit de cité, lui), les antifascistes, les Blacks Blocs,  l’extrême gauche, la CGT, le NPA, la LCR, la gauche, les reporters photographes, des pompiers et au milieu une police qui visiblement  a reçu la consigne décidé de faire le moins de dégâts possibles....


... si ce n'est celui de se faire cramer la gueule !

Le bilan est lourd: 6 policiers blessés dont deux grièvement et... 5 interpellations !

Folie passagère 3528
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mardi 21 juin 2016

Manifestations: Après les sommations, parole restera aux troupes !


Jeudi doit avoir lieu à Paris une énième manifestation contre la loi Travail, manifestation organisée par 7 syndicats, CGT en tête, manifestation dont on ne sait toujours pas à cette heure si elle sera autorisée, itinérante, statique ou interdite. Doit-on s'inquiéter de son éventuelle tenue... comme autrefois à la veille des grandes manifestations du 1er mai 1906... comme le relatait le quotidien L'Echo de Paris ?



" Sera-ce une journée rouge ? Les chefs de la Confédération joueront-ils leur va-tout ? N’est-il pas préférable de prévenir l’émeute plutôt que d’avoir à la réprimer ? Quelle que soit l’intensité du mouvement révolutionnaire, l’ordre sera maintenu à Paris. Mais cet ordre aurait-il jamais dû être à ce point menacé ? La question, à la veille des élections, devra être posée à ceux qui, depuis dix ans, ont laissé faire – quand ils ne les ont pas encouragés – les partis révolutionnaires. On a permis à des syndicats de se constituer comme un Etat dans l’Etat, d’organiser la révolte. 

Nous nous trouvons en présence d’une agitation de groupements ou de syndicats ouvriers, appuyés et encouragés par la Confédération du Travail, qui ne se sont nullement organisés en vue de ce qu’ils méditent. Et que méditent-ils ? Primitivement, c’était l’obtention de la journée de huit heures par un chômage de toutes les corporations ouvrières. Depuis deux ans, une pancarte de toile, dont M. Lépine [Préfet de police de Paris], entre parenthèses, malgré tous ses efforts, n’a pu obtenir l’enlèvement de la façade de la Bourse du Travail où elle est exposée aux yeux de tous, annonce qu’à partir du 1er mai 1906 les ouvriers ne travailleront que huit heures par jour. M. Lépine connaît les points stratégiques de Paris qu’il faut occuper pour rendre impossible tout mouvement insurrectionnel : sur une centaine de points, d’accord avec l’autorité militaire qui va disposer, en dehors de la garnison ordinaire, de 20 000 soldats, dont 5000 cavaliers pris dans les corps d’armée environnant Paris, nous répartirons une force de police et de sécurité de 36 000 hommes, tout compris. […] Vous supposez bien que si nous laissons dans la rue 500 manifestants déambulant au chant de L’Internationale, ce groupe sera bientôt grossi et fera la boule de neige, au point de former 1000, 2000, 10,000, 50,000… Ça, non. Ce pourrait être l’émeute, et nous devrions nous résigner à faire donner l’artillerie. Eh bien ! On n’en arrivera pas là. Les manifestants, les chômeurs ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons.

On annonçait dans la soirée que des arrestations seraient opérées. Le gouvernement aurait décidé de faire appréhender plusieurs des meneurs de la Confédération. Pour faire la balance, on arrêterait en même temps quelques bonapartistes et royalistes. […] Pour ce qui est des mesures générales qui seront prises pour maintenir l’ordre le 1er mai, la préfecture fait seulement savoir qu’aucun attroupement ne sera toléré et que toute manifestation bruyante sera immédiatement et vigoureusement réprimée. Une centaine de points, dans la capitale, seront occupés militairement et constamment reliés entre eux par des patrouilles.

Le préfet de police, qui a jusqu’ici dirigé l’organisation du service d’ordre, est décidé à ne pas laisser les manifestants se répandre dans Paris. Il a réuni hier les commissaires de police de Paris et de la banlieue et leur a ordonné de ne tolérer aujourd’hui ni cortèges, ni rassemblements sur la voie publique. Si, malgré tout, des groupes se forment, les commissaires feront les sommations, puis la parole restera aux troupes "

L'Echo de Paris des 27, 29 avril et 1er mai 1906

Quelques jours plus tôt, le 19 mars 1906, on pouvait lire dans le journal L'Ouvrier Syndiqué:

" Les dirigeants rêvent de répression et de régime despotique ! Mais, ne nous y trompons pas, le motif invoqué cache des raisons plus profondes. Ce que visent les dirigeants, c’est frapper au cœur l’organisation syndicale, dont ils redoutent la puissance grandissante et l’action revendicatrice ; ce qu’ils veulent, c’est persécuter les militants syndicalistes, espérant ainsi enrayer le mouvement du Premier Mai 1906. Ces manœuvres scélérates n’aboutiront pas ! L’organisation syndicale et confédérale a des racines profondes et vivaces.Travailleurs, le comité confédéral, dans sa réunion du vendredi 23 février, a décidé d’en appeler à l’opinion publique contre l’arbitraire républicain qui s’appesantit sur les militants des organisations syndicales ".

Quelques heures avant la manifestation le secrétaire général et le trésorier de la CGT sont arrêtés à titre préventif.

" L’arrestation du secrétaire général de la Confédération du Travail a jeté la stupeur dans le monde ouvrier. Fassent les événements qu’elle ne soit pas le prélude de provocations pires, de mesures plus insanes et que le gouvernement s’arrête dans la voie sans issue où il nous paraît s’être étourdiment engagé ".

L'Humanité du 1er mai 1906

" Quelle n’est point notre surprise d’apprendre qu’à midi, il y a déjà plus de cent cinquante arrestations. Cette anomalie s’explique en partie par ce fait que les mouchards qui pullulaient aux alentours de la Bourse du Travail se sont divertis à se signaler parmi les passants les bonnes têtes que l’ont peut coffrer sans risques. Les arrestations étaient un véritable jeu. Et ceux qui avaient l’audace de rouspéter étaient menés rudement dans le poste de la caserne de la rue du Château-d’Eau et passés à tabac, avant d’être, après un bref interrogatoire, mis dehors ou jetés dans les paniers à salade . Il était nécessaire aussi de prouver aux gogos de Paris que M. Clemenceau et son collègue de la Guerre avaient eu raison de bonder la ville de troupes. C’est pourquoi, à diverses reprises, on a vu un bataillon du 19e infanterie et un autre du 2e s’en aller vers des émeutiers imaginaires" .

Si imaginaires que la police chargera et fera 850 arrestations...

" C’est miracle que ces actes d’inutile et sauvage brutalité, ajoutés à bien d’autres, n’aient pas surexcité la foule et déterminé des bagarres. Ainsi, le soir, les charges ont continué jusqu’à sept heures et demie faubourg du Temple, rue Fontaine-au-Roi, rue de la Folie-Méricourt et quai Valmy. La foule des manifestants se reformait bientôt après. À plusieurs reprises, les sommations ont été faites et la troupe s’élançait alors et chargeait à l’arme blanche. La police fait 860 arrestations. Il n’y a pas de mort parmi les manifestants, mais un très grand nombre de blessés, bien plus que les 60 annoncés par la police ".

L'Humanité du 2 mai 1906 avec en titre " La police maîtresse de Paris "


Je suis très impatient de voir ce qui se passera Jeudi.  Président, le sinistre Cazeneuve et l'hystérique de Matignon iront-ils jusqu'au bout de leur menace d'interdiction de la manifestation si les organisations syndicales refusent d'accepter le principe du rassemblement statique ? Nous savons à cette heure qu'ils l'ont refusé. Les syndicats braveront-ils une nouvelle fois l'autorité de l'Etat. Celui-ci acceptera-t-il d'être à nouveau bafoué ? Y a-t-il des négociations secrètes entre les syndicats et le gouvernement afin de calmer, d'ici jeudi, le jeu ? Les casseurs seront-ils à nouveau là alors que l'on nous a annoncé un renforcement de la présence policière. La police chargera-t-elle ou bien recevra-t-elle, encore, consigne de ne pas trop en faire ?

Ce 23 juin 2016 risque d'être chaud à Paris. Nous donnera-t-il un nouveau Malik Oussekine ? Parce que finalement, il me semble que seule cette odieuse extrémité pourrait, paradoxalement, mettre un terme au bordel ambiant... ou au contraire le décupler...

( NB: les extraits de ces articles de journaux ont été repérés sur Terrains de Luttes, un blog animé par des gens de la CGT, de Solidaires, de FSU, du NPA et du FDG, ils sont néanmoins consultables sur le site de la BNF: gallica.bnf.fr )

Folie passagère 3210.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 20 juin 2016

Un peu de rien, un peu de tout en Socialie...


Effectivement, si j'en crois les sondages: " ça va mieux " . Du jamais vu sous la cinquième !

Jeudi après-midi, je perds mes clés de bagnole dans un centre commercial. Coup de chance, 30 minutes plus tard, je les retrouve dans une boutique. Je m'en vais et décide d'aller la laver à la machine à rouleaux. Pas de bol, le rouleau du haut se bloque en position basse et coince de fait ma voiture dans la machine; 40 minutes pour s'en sortir une fois le technicien arrivé. Je quitte la station de lavage, croise un contrôle de gendarmerie et comme tout bon conducteur solidaire, je préviens les gens d'en face en faisant des appels de phare. Et M.... ! 500 mètres plus loin un contrôle dans l'autre sens, m'ont pas loupé les pandores: Contrôle des papiers et inspection générale du véhicule. Au bout de 20 bonnes minutes, déçus, ils n'ont rien trouvé permettant de me mettre une prune et ont du se contenter de me faire une leçon de morale et de civisme...

Jeudi soir, je dînais avec un ex-premier ministre; au cours de l'allocution qu'il prononça avant je fus surpris par les propos qu'il tint. Pour un peu, j'aurais signé de suite en bas de page: Un démontage en règle de l'action de Président et des socialistes depuis 2012, un dynamitage du communautarisme et des élus qui l'ont favorisé par électoralisme, condamnation sévère du clientélisme muzz, l'impérieuse nécessité de fermer le robinet migratoire, une volée de bois vert sur l’hallucinant comportement des syndicats et une bonne gauche dans la tête à Bruxelles. Que c'était plaisant à mes oreilles... Sauf qu'après, je lui demandais pourquoi lui, et d'autres que j'ai eu l'occasion d'entendre en petit comité, ne s'exprimait pas ainsi devant les caméras. Sa réponse fut aussi attendue que désespérante: " Parce que justement, il y a les caméras ! ". L'homme qui n'est plus vraiment de première jeunesse était venu avec sa jolie et très charmante épouse, nettement plus jeune que lui. Il nous la présenta en gloussant: " Je vous présente mon épouse, elle est jolie n'est-ce pas et je vous garantis que ce n'est pas ma secrétaire. ". En deux phrases, le bonhomme s'était grillé auprès de la petite assemblée qu'il avait quasi conquise lors de son speech.

Vendredi, je déjeunais à la capitale avec un ami qui, nul n'est parfait, est énarque et travaille au cœur du pouvoir. Nous avons papoté et potiné un brin. Ce qu'il me raconta des rencontres qu'il pouvait avoir avec des personnalités politiques ne me surprit pas mais c'est autre chose de les entendre de la bouche de quelqu'un qui les fréquente de près. Nous évoquâmes le cas de deux personnes qui ont décidé de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Pour moi la chose était évidente: Aucune chance d'être élues, éventuellement des sous-marins de Sarkozy, candidature de témoignage, négocier un futur maroquin... Que nenni me répondit mon ami: Ces personnes sont convaincues que la France n'attend qu'elles. Elles s'estiment quasiment providentielles. L'une se prend presque pour Jeanne d'Arc, l'autre se voit en de Gaulle. Des ego démesurés qui leur fait perdre toute mesure.

Triste classe politique, en vérité. Ce pays est-il foutu ?

Entre-temps, mon téléphone portable décède. Etant sur Paris, je me rends au corner de l'Apple Store des Galeries Lafayette et craque pour un iphone6. Je n'avais pas souvenir que le dôme des Galeries était aussi magnifique. Quant à la pomme, rarement vu des gens aussi pro. Vraiment.

Samedi, je suis chez un ami au chômage depuis plus d'un an. Convaincu qu'à l'âge quasi canonique qu'il a sur le marché du travail, 46 ans, il ne pouvait compter sur personne si ce n'est sur lui-même pour rebosser, il a décidé de créer sa boîte sur un créneau porteur. Il me montre son business plan. Aussi incroyable que cela puisse être, il me montre qu'avant même de pouvoir commencer à encaisser du pognon, il devra payer des charges sur un salaire qu'il n'aura pas encore perçu et des impôts et taxes sur un chiffre qu'il aura à peine amorcer. Ce pays est foutu !

Dimanche, encore un déjeuner. Avec toute une bande de blogueurs à la campagne, chez moi. Ce fut vraiment une très belle journée.

J'apprends que  ce qu'il reste de socialistes en France va organiser une primaire. " La belle alliance politique " ! On se marre. Et Cambadélis qui voudrait nous faire croire qu'il a décidé ça tout seul et convaincu tout le monde de l'utilité du machin. Président est à la manœuvre et les deux pieds en campagne. Quant à Sarkozy, en ne se déclarant toujours pas, il joue un jeu dangereux. Ça grogne: on ne peut être à la fois candidat et président du parti. C'est exactement ce que je reprochais à Copé en 2012 lors de la catastrophique électionpour la présidence de l'UMP. On ne peut être à la fois candidat - les formulaires de parrainages pour Sarkozy sont déjà envoyés aux sympathisants et militants - et se servir des moyens et de la logistique du parti pour sa propre campagne. Qu'il continue et je ne doute pas qu'un de ses concurrents posera des recours afin que les actuels frais de déplacements et de meeting rentrent dans les frais de campagne. Comme l'a laissé sous entendre la Haute Autorité des Républicains... 

Un Président avec une cote de popularité à 14% qui ose se représenter - parce qu'il va se représenter - Primaires à droite, primaires à gauche, candidatures indépendantes, candidatures dites de témoignage, Mélenchon, le général Tauzin, etc... Au moins tout le monde s'accorde-t-il pour dire que ces prochaines présidentielle vont être un véritable bordel. Pas d'accord, vous verrez que tout va progressivement rentrer dans l'ordre et qu'une fois les primaires passées, nous aurons une configuration de l'élection présidentielle tout à fait classique. Non, pour moi, le bordel, le vrai, ce sera pour après, pour les législatives et je suis très surpris que nos médias ne s'intéressent pas plus aux différentes configurations que pourrait avoir notre future assemblée nationale...

Près de  5 000 musulmans ont marché pour rendre hommage aux policiers assassinés à Magnanville. Même pour les marches blanches, il faut qu'ils fassent bande à part !

Tiens, on commence enfin à reparler du référendum pour NDDL. Bon faut dire que la date approche, c'est le 26 juin et c'est seulement aujourd'hui que le Conseil d'Etat a validé le truc.

Le 26 juin prochain se tiendra aussi un autre référendum chez les Rosbeefs: Brexit or not Brexit. Opportunément, une députée a été assassinée. Je ne crois pas que les Anglais sortiront. Le " In " l'emportera. De justesse. Dans le cas contraire, je suis tout de même curieux de voir comment ça va se passer. Effet dominos ? Panique à la City ? Cata économique pour l'Angleterre ? Réaction des Ecossais ? Explosion de l'UE ?

Je me doutais bien que nos guignols n'oseraient pas (encore) interdire les manifestations cégétistes alors ils se contentent de demander poliment aux organisateurs de concéder une manifestation  " statique " parce que selon le sinistre de l'Intérieur " une manifestation itinérante n'est pas envisageable ". Le moustachu, il a rigolé et pour l'instant, il a dit niet. Affaire à suivre, donc, cela pourrait être cocasse...

Nous sommes le 20 juin. Il a plu toute la journée. La température extérieure est actuellement de 15°. Il est grand temps d'aller goûter ce whisky japonais qui m'a été offert.

Je veux du soleil.

Folie passagère 3208.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 7 juin 2016

La dictature des minorités, version 2016.


Cette photo illustre bien ce que l'on pourrait appeler exemple type de la dictature des minorités. Un cégétiste peut, à lui tout seul, faire braire des milliers de voyageurs. Il est cégétiste, il a donc le droit de descendre sur les voies alors que cela est rigoureusement interdit aux usagers; usagers qui, qu'on le veuille ou non sont pourtant, quelque part, propriétaire des dites voies.

Enfin, bref, voilà à quoi on assiste depuis des jours: une minorité de gens empêchent une majorité d'autres gens de vivre normalement, d'aller travailler et de gagner leur vie. ces derniers n'auront pas de compensation. La partie de la majorité des gens qui n'est pas impactée par les grèves ne se cotisera pas pour aider ceux qui pâtissent du merdier ambiant. Les petits artisans, nul ne les aidera à compenser la perte d'heures de travail, les chantiers qui s'éternisent ni à calmer les banquiers qui chouinent. Rien ne compensera le fait que des milliers de petites gens auront à transférer en jours de congés les jours où ils n'auront pas pu aller travailler. Rien ne compensera la fatigue et le stress engendrés par des transports en trains et en métros bondés.


" Rien n'est épargné à la CGT et aux cheminots en grève (réunions secrètes, culpabilisation des grévistes, acharnement médiatique, etc.) " ose clamer le syndicat ! Pauvres bichons incompris et mal-aimés. Rien ne leur est épargné, t'as qu'à croire. Et à nous, à tous ceux qui souffrent et qui galèrent avec ce blocage, de quoi sont-il épargnés ? Pas de la souffrance, de la chaleur dans les transports en communs, des retards, des pertes de revenus ou d'activité, etc...


Quant aux minorités qui bloquent, rassurez-vous, ça cotise à tout va pour aider à l'effort de guerre et ça négocie le paiement de tout ou partie des jours de grève.

La collectivité, dans son ensemble, vous et moi et contribuables réunis, devra d'une manière ou d'une autre payer le prix fort parce qu'une minorité de grévistes ou de glandus, tantôt à la SNCF, tantôt chez les aiguilleurs du ciel ou ailleurs ( Nuit Debout) - aujourd'hui, ce sont les agriculteurs qui s'y mettent - aura décidé de faire prévaloir ses droits sur ceux de la grande majorité.

On aurait pu croire que les inondations et leurs conséquences auraient infléchi le jusqu’au-boutisme de ces monstres d'égoïsmes, solidarité nationale oblige, pensez-vous, " Ils ne sont pas responsables des inondations " ont-ils osé dire ! Et puis d'ailleurs, ils ne sont responsables de rien, ces grévistes qui empoisonnent nos existences; les méchants, ce ne sont pas eux, ce sont les patrons, le gouvernement, la droite, l'extrême-droite, l'Europe et qui bon leur semblera, mais aussi, disons-le, les millions de Français qui, finalement, se laissent faire, encore et encore.

Ceci dit, ces empêcheurs de vivre normalement auraient bien tort de se priver, ils ont un allié de poids: un gouvernement et un président qui, après avoir tout fait pour mettre les gens dans la rue, cèdent maintenant à tous les caprices et revendications obsédés qu'ils sont par un euro de football qu'il ne faut en aucun cas entacher, un euro qui doit absolument se tenir et une présidentielle en ligne de mire. Alors, il cède, il recule, il paie (avec vos sous), il baisse les bras et abandonne, encore, en rase campagne, toutes velléités de réforme. Les minorités sont en passe de gagner. Elles gagneront.

Quant à la majorité, celle qui ne demande qu'à bosser et à vivre paisible, elle n'a qu'à la fermer et assister affligée au naufrage d'un pays dans lequel le consensus n'existe plus.

Folie passagère 3198
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samedi 28 mai 2016

Quand la CGT menace le blogueur...

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( Service d'ordre CGT, le 12 mai à Paris )

A 14h18, ce jour, une personne anonyme se réclamant de la CGT m'a envoyé le commentaire suivant à propos de mon billet d'avant-hier intitulé " CGT - SS ":


" Vous avez 2 heures pour supprimer cet article insultant et diffamatoire pour notre organisation syndicale... Au-delà de ce délai une plainte pour diffamation sera déposée dans les Tribunaux compétents.Tenez bien compte de cet avertissement de la CGT... Des captures d'écran ont été effectuées. A bon entendeur salut. "

Un lien qui ne fonctionne plus renvoyait vers un truc de la CGT: " cgt.com "

Bon, c'est déjà pas si mal, il n'y a pas de fautes d'orthographe. Encore que, je n'aurais pas mis de " T " majuscule à tribunaux, peut-être est-ce une manière d'appuyer l'injonction, lui donner plus force, le poids de la justice et toussa, allez savoir.

Vous saurez apprécier, je l'espère, la délicatesse du monsieur ( ou de la madame ) dans le ton et les termes employés, ça fout vraiment les j'tons, j'en tremble encore. On sent les gens qui ont l'habitude de manier la trique ou le bâton et qui à une contre-argumentation préfèrent les menaces à peine voilées.

Enfin, bref, je suis bien embêté, voyez-vous, parce que n'étant pas devant mon ordinateur entre 14h18 et 16h18 et étant en un lieu où je ne pouvais en aucun cas intervenir sur le dit-billet, ben... je n'ai pu répondre à l'injonction du monsieur. C'est con, non ?

Alors, j'ai laissé le billet en l'état. Et puis de toute façon, je maintiens: " la CGT n'est rien d'autre qu'un furoncle syndical purulent ". Na ! On verra bien.

Sur ce, je vous la souhaite bonne et heureuse, la soirée !

Folie passagère 3189.
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jeudi 26 mai 2016

CGT- SS, CGT-SS, CGT-SS !


Ben oui quoi, CGT - SS ! Quitte à faire dans le scandaleux et le grotesque, comme la CGT, allons-y: CGT - SS !


Parce que franchement - et l'on passera sur les affiches anti-police - envoyer un avis à tous les journaux en leur disant que si vous ne publiez pas le communiqué du Sergent Martinez-Garcia, on fera en sorte que vos canards ne soient pas distribués, fallait oser, ils l'ont fait. Pas un quotidien national aujourd'hui dans les kiosques sauf l'Humanité qui elle, bien sûr, a accepté.

Non mais c'est quoi ce genre d'ultimatum ? C'est quoi ce type d'oukase ? Comme au bon vieux temps, du temps où, par exemple, elle empêchait à Marseille le départ du ravitaillement des forces françaises se battant en Indochine, la GCT a choisi d'imposer sa loi, d'instaurer de fait une censure, de porter magistralement atteinte à la liberté d'expression et d'informer. C'est beau, on se croirait revenu aux heures les plus sombres du communisme. Y avait-il des cégétistes parmi les #JesuisCharlie ?

Mais rassurez-vous, aucun journal ne portera plainte, aucun n'ira réclamer des dommages et intérêts à la CGT, normal, elle contrôle le syndicat du livre, les patrons de presse se coucheront donc ! Encore.

La loi, c'est moi, et moi, je suis la CGT ! Elle s'était assoupie, elle s'est réveillé, Martinez, pression interne et la concurrence des autres syndicats obligent.

Cette même CGT qui met le bronx dans le pays en ce moment, cette même CGT qui ne dément pas quand on l'accuse de mettre à sac des permanences d'élus de la République, cette même CGT qui ne condamne pas ces fameuses affiches, cette même CGT qui appelle au soulèvement et au blocage du pays, cette même CGT dont le service d'ordre opère casqué, masqué, manche de pioche à la main, cette même CGT qui pénalise l'activité déjà chancelante du pays...

Cette même CGT qui finalement, bénéficie d'une certaine complaisance puisque à part quelques rodomontades de quelques politiciens personne n'osera la défier physiquement ou via les tribunaux... Pourquoi se priverait-elle ?

Au JT, ce soir, ils nous ont dit que le parlement avait voté une aide exceptionnelle pour les élus dont les permanences (que j'imaginais assurées ) payées avec nos sous ont été saccagées... La CGT casse et le contribuable paye. Pourquoi donc se priverait-elle ?

N'y aurait-il donc aucun moyen, légal ou autre, de juguler ce furoncle syndical purulent qui ne représente qu'un pouième de la population active ? L'actuel pouvoir en a-t-il seulement envie ? Est-il seulement capable de faire preuve d'autorité ?

Martinez et ses sbires ont bien raison de faire ce qu'ils font et d'agir ainsi, ils n'ont personne en face. Et puis, hein, quitte à payer, laissons faire la CGT, si avec le boxon qu'elle met en ce moment, elle entraîne la chute de l'hystérique de Matignon, ce sera déjà ça de pris, un pitoyable retour sur investissement en quelque sorte...

C'est quoi un Etat qui laisse faire tout et n'importe quoi à un groupuscule extrémiste ?

Comment appelle-t-on un groupuscule qui s'autorise tout et n'importe quoi ?

CGT - SS !

Folie passagère 3187.
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dimanche 1 mai 2016

1er mai: des débordements tant désirés...


J'ai pas mal écouté les infos depuis hier, en particulier Itélé et BFM. Ils n'arrêtent pas de nous parler de ce 1er mai, des défilés et autres manifestations traditionnelles et, en boucle, cette interrogation maintes fois répétée: Y aura-t-il des débordements ?  Les télés font venir des " experts " en mouvements sociaux, des flics, des étudiants, des syndicalistes: Alors les gars, c'est quoi qui va se passer ? Débordements ou pas débordements ? Le tout avec une telle insistance qu'on en vient à se poser la question: Les médias ne souhaiteraient-ils pas qu'aujourd'hui, encore, un peu partout en France, ça pète ?

Mettez-vous à leur place. Rien de plus ennuyeux que de devoir couvrir de paisibles manifestations durant lesquelles il ne se passerait strictement rien du tout. Ennuyeux, sans saveur, sans bruit et pas de fureur: Pas bon pour l'audimat, ça, pas bon!

Alors il est vrai que tous les éléments sont réunis pour qu'effectivement et à l'occasion de ces défilés, ça chauffe: chômage, une CGT qui doit montrer qu'elle est toujours vivante, la loi Travail, un gouvernement à la ramasse et qui a démontré à maintes reprises que la contestation y compris violente, ça paye, Nuit Debout, des antifas qui ne risquent finalement pas grand chose à caillasser les flics, des flics à qui on aimerait bien faire payer la perte d'un œil, un muguet tardif qui se vendra sans doute moins bien et plus cher, etc... Oui tout est réuni pour que la colère gronde et s'exprime.

Mais tout de même, est-il bien nécessaire que les médias en rajoutent ainsi. Et puis, encore une fois, mettez-vous à la place des casseurs et autres éléments incontrôlés, va bien falloir qu'ils passent à l'action puisque les médias l'annoncent, non ? Il ne faudrait tout de même pas que demain, l'on puisse titrer: Pas d'incident hier, racaille et extrémistes de gauche étaient à la pêche ou autour du poulet dominical, en famille.

Va peut-être bien falloir un jour se poser la question de la responsabilité des médias dans le bordel ambiant. Non ?

Enfin, pour ce que j'en dis... Et puis zut, que cela pète un bon coup, grave, hein, pas juste un œil poché, voilà qui nous permettra, comme l'autre rillette sarthoise, de dire: " Monsieur Cazeneuve,ça suffit ! "

Folie passagère 3160.
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mercredi 15 avril 2015

Ainsi va la vie en Socialie... (25)


Que fait un député socialiste, secrétaire national du parti socialiste, quand il rencontre un élu UDI avec qui il a un léger contentieux ? Il lui met une baffe ! Le député socialiste en question s'appelle François Kalfon. Si j'étais Kalfon, avec la tête à claques qu'il a, je m'abstiendrais de mettre des baffes aux autres. Plutôt que de s'excuser, le Kalfon propose à sa victime de poursuivre les hostilités au Pré-aux-clercs !  On croit rêver. Imaginez un peu si c'était un député de droite qui avait giflé, en public, un élu de gauche...

Claude Guéant a été mis sur écoute par deux juges. Le journal Le Monde publie la quasi intégralité des retranscriptions. Normal.

Fut un temps, dans le foutraque dossier de financement libyen de la campagne de Sarkozy, on parlait de 50 millions d'euros. Maintenant, on parle de 5 millions. Encore une affaire qui fera Pschittt !

Nicolas Sarkozy aurait choisi comme nouveau nom pour son parti Les Républicains. Visiblement, ça n'a pas l'air d'enchanter la gauche. Finies les envolées lyriques de l'hystérique de Matignon: " Les Républicains, c'est nous ! La défense des valeurs républicaines, c'est nous ! "

C'est dingue le nombre de plans de licenciements qui apparaissent après les élections départementales. Vivarte, Dim, Mory, Alcatel, Gefco, Editions du Soleil.... Heureusement que je ne crois absolument pas à la rumeur qui  disait que le gouvernement avait demandé aux entreprises de différer à l'après élection leurs annonces... pas possible. Si ?

Le Figaro révèle en Une que le gouvernement a enterré un rapport montrant qu'on pourrait exploiter des gisements de gaz de schistes avec une technique non polluante. Les médias enterrent la révélation du Figaro.

Radio France annonce la suspension de la grève. Marrant tout de même, Président avait voulu que le CSA soit maître des nominations des dirigeants des chaînes publiques; question d'indépendance. Le CSA nomma donc le patron de Radio France, celui-ci n'ayant statutairement de comptes à rendre qu'au CSA. Ainsi, par exemple, seul le CSA peut congédier Mathieu Gallet. C'est pourtant devant la ministre de la Culture que celui-ci est allé rendre des comptes après avoir été convoqué par icelle.

Une centaine de tombes du coté de Castres ont été profanées. C'est assurément " inacceptable ", " les coupables seront pendus sévèrement punis " et Cazenave se rendra sur place. Bien évidemment. Président ? On ne sait pas encore .

Si j'en crois l'hystérique de Matignon Sarkozy n'aimerait pas " les gens ". Et lui, Valls, aime-t-il ceux qui ne pensent pas comme lui ?

C'est assez drôle, j'ai déjeuné avec un des négociateurs de Dassault, il est nettement moins " en joie " que nos dirigeants quant à la vente des Rafale à l'Inde.

Le coût du droit d'asile avoisinerait les 2 milliards d'euros. L'AME nous coûtera cette année 1 milliard. Stop ou encore ? A titre de comparaison, 3 milliards, c'est à peu près, pour 2015, le montant de la baisse de la dotation de l'Etat aux collectivités locales.

La " loi santé " de MST a été adoptée par l'Assemblée Nationale: les fontaines à sodas en libre service seront interdites, les salles de shoots autorisées et les parents n'auront pour ainsi dire plus le droit à la parole pour ce qui est du don d'organes lors du décès d'une des leurs.

La " loi santé " de MST a été adoptée, le délai de réflexion de 7 jours pour un avortement est supprimé. Je ne vois pas ce que l'on peut faire de plus pour faire en sorte que l'IVG soit considéré comme un moyen de contraception basique.

Il y a encore des Veilleurs et des Sentinelles qui chaque jour et chaque nuit se dressent, fiers et imperturbables, devant le ministère de la Justice. Chapeau !

Après avoir mis plus bas que terre leur ancien patron, Thierry Le Paon, et intronisé Martinez comme nouveau boss, une enquête interne de la CGT blanchit totalement Le Paon quant à ses supposées dépenses fastueuses effectuées pour la rénovation de son bureau. Va comprendre. Commentaire d'un des dirigeants de la CGT: " Le travail d’investigation est sûrement honnête, mais reste à savoir comment il est utilisé par ceux qui sont au pouvoir. La CGT a encore du boulot pour gagner en démocratie et en transparence. " Coco un jour, coco toujours !

Je me souviens avec émotion des cours de latin et de grec que j'avais choisi de suivre lorsque j'étais en troisième puis en seconde et en première. Ce n'était pas facile mais passionnant. Comment disait-on alors ? " Nos humanités " c'est ça ? Aujourd'hui, grâce à nos progressistes et Belkacem, c'est de l'histoire ancienne. Du passé faisons table rase. Encore et encore. L'élitisme, la soif d'apprendre, le mérite, l'effort n'ont plus leurs places. Place à l' interdisciplinarité ! Rien que le nom fait peur.

Allez, sur ce, bonne continuation à tous. Même en Socialie !

Folie passagère 2738.
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jeudi 30 octobre 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (13)


- Notre gouvernement est fabuleux. Il prévoit au budget 2015 21 milliards d'économies. mais comme cela ne suffit pas pour calmer Bruxelles, le voilà qui, en 48 heures chrono, nous dégote un trésor caché de 3,6 milliards dont 400 millions proviendraient d'une "espérance" de baisse des taux d'intérêts auxquels emprunte la France. Jamais à court d'idées, les technos de Bercy proposent aussi de taxer les parkings des entreprises.

- L'Etat a décidé de résilier unilatéralement le contrat passé avec la société Ecomouv'. Fabuleux gouvernement qui, par peur des pressions d'une corporation, préfère renier sa signature. Rappelons que ce contrat avait été initié sous Sarkozy et validée à la majorité par l'Assemblée Nationale puis légèrement modifié par Ayrault, à nouveau adopté par l'AN et ratifié par décret par les trois guignols d'alors: Ayrault, Cazeneuve et Moscovici. Depuis l'Ex a repris du service et a décidé de suspendre avant de résilier définitivement le contrat. sans compter les dégâts sociaux, 200 personnes sur le carreau, cette résiliation coûtera au bas mot 1 milliard d'euros. Au point où nous en sommes, embrassons-nous Folleville et vive les déficits ! Manquerait plus que nous n'honorions point les contrats de livraison des Mistral et ce serait le pompon. Ces socialistes ont une talent extraordinaire pour jouer avec le pognon qui ne lui appartient pas.

- C'est la bazar au Burkina Faso où l'armée se rangeant au côté des manifestants serait sur le point de déposer le président Compaoré. No problemo, don't worry, François Hollande serait sur le coup.

- On se souvient de cette couverture du journal Minute raillant Mam' Taubi'a. Le journal s'est pris 10 000 euros d'amendes. On ne plaisante pas avec la garde des sots. Aucune dose d'exagération n'est autorisée quand il s'agit de la greluche guyanaise. Il y a quelques temps, Zemmour avait porté plainte contre un chanteur de rap qui dans une chanson mettait un contrat sur sa tête: "Je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour ". Le même jour que pour Minute, un autre tribunal déboute en appel Zemmour de sa plainte contre le chanteur au prétexte que: "Zemmour est un personnage public et que donc une plus grande tolérance s'impose". Par ailleurs estime le tribunal: "Le rap est un style artistique permettant un recours possible à une certaine dose d’exagération". Vous l'aurez compris, on ne plaisante pas sur Taubira qui n'est pas un personnage public alors qu'il est possible de déconner sur Zemmour, à condition de le faire façon rap. Simple, logique, ,justice cohérente. Ce jugement permet tout de même à SOS Racisme de proclamer sur twitter: "Zemmour est un con, confirmation judiciaire".

- Choc de simplification, le retour. Une cinquantaine de mesures pour simplifier la vie des entrepreneurs aujourd'hui, une quarantaine pour les particuliers semaine prochaine, ça ne rigole pas avec Thierry Mandon et Président, les deux annonçant que toutes ces mesures devraient permettre "des gains pour le pays supérieurs à 11 milliards d'euros" d'ici à 2016. ne cherchez pas à savoir comment on gagnera ces 11 milliards, c'est secret, personne ne le sait.

- Le Parti Socialiste reconnait une baisse de 60% de ses recettes de cotisations. les militants désertent, certaines fédérations comme celle de la Gironde ou de l'Isère voient leurs effectifs réduits de moitié. Des militants moins cons que leurs dirigeants, Président compris ? Les rats quittent le navire ? La question est de savoir où ils iront et de mesurer l'ampleur de la foire d'empoigne qui aura lieu lors du prochain congrès prévu en 2015. Le Parti Socialiste, sans démentir ces chiffres, s'étonne de la diffusion dans la presse d'un document confidentiel; étonnamment, le PS ne s'étonne jamais des fuites dont bénéficie Le Monde dans sa lutte contre Sarkozy. Par contre, l'UMP que l'on annonçait moribonde se porte très bien et compte 268 341 adhérents à jour de leur cotisation.

- La CGT rénove un appartement des quartiers chics de 130 m² pour 130 000 euros afin d'y loger gratis son secrétaire général. C'est généreux, non ? Il paraît que l'appartement en question a été choisi parce que proche du siège de la centrale syndicale. Bon, y a moins cher ailleurs, c'est vrai, mais on comprend que l'illustre personnage ne souhaite pas se faire chier comme tout le monde dans les embouteillages ou dans le métro. Depuis des années, on estime que 20% des recettes des syndicats proviennent des recettes de cotisations, pour les 80 autres %, ce sont les entreprises et les deniers publics qui y pourvoient.

- Hier j'ai regardé la rediffusion des débats au Sénat sur la réforme territoriale. 12, 13, 14 ou 15 régions ? On ne sait plus trop où on en est mais une certitude, je n'ai rien compris de ce que racontaient les sénateurs ou le premier Sinistre. Le pire étant qu'à en écouter certains, j'ai eu l’impression qu'ils ne comprenaient pas tous les tenants et les aboutissants du machin.

- Barrage de Sivens, les pouvoirs publics ont une nouvelle fois reculé devant la pression d'une bande d'excités d'extrême-gauche soutenus par les Verts, le PdG et le NPA. Les gendarmes se seraient retirés pour éviter d'autres "bavures". C'est normal. Que l'on me cite un projet ou une réforme pour lesquels cette équipe de branquignols qui nous gouvernent n'ait pas reculé ?

- Un soldat Français est mort au Mali. le dixième depuis le début d'une intervention militaire dont Président nous avait dit les yeux dans les yeux, dans un premier temps " Nous n'avons pas vocation à aller au Mali" puis dans un deuxième temps, " les opérations ne se prolongeront pas plus de six mois". Dans deux mois, cela fera deux ans que nos militaires y sont.

- L’homme a battu et violé pendant des années sa femme et ses filles. Le fils de la famille, également victime de violences de la part de son père, s’est suicidé. Un jour, la femme de cette ordure, n'en pouvant plus, le tua de trois coups de fusil dans le dos. Elle vient d'être condamnée à 10 ans de prison ferme. La justice des hommes est impitoyable.

- L'inénarrable Pierre Bergé a déclaré: "Je trouve les divisions à gauche pas acceptables. Il faut se grouper derrière Français Hollande". Venant de lui, j'ai ri.

Voilà, c'est tout pour le moment, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2516.
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samedi 14 juin 2014

SNCF: Je veux que cette grève dure, dure, encore et encore...


" Il faut amplifier le mouvement ! ". Alors comme çà, nos syndicalistes aux tronches de vieux soixantehuitards sur le retour continuent de faire la grève. Les mêmes qui en 1997 étaient contre la séparation de la SNCF en deux entités, SNCF et RFF, sont aujourd'hui opposés à une réforme qui voudraient les réunir à nouveau. Enfin, réunir, c'est un bien grand mot puisqu'il s'agirait, pour faire simple, de créer un machin qui viendrait chapeauter les deux entités; machin qui soi dit en passant devrait nous coûter bonbon puisqu'on y mettra un chef, un chef adjoint, un sous-chef, autant de chefs que d'indiens, en somme; bref un futur beau fromage républicain...

Ceci étant et à vrai dire, de cette réforme, je me fous comme de l'an 40 puisque et d'une elle ne me concerne pas directement et de deux, comme les précédentes réformes mises en place par la Socialie Hollandaise, ce sera service minimum, une réforme a minima. Comme pour le marché du travail, comme pour les retraites, comme pour les banques, comme pour celle de Taubira, comme pour la loi sur la famille. Le gouvernement, une nouvelle fois, va se déballonner devant la pression des partenaires sociaux ou des divers groupes de pression.

Ceci dit, cette grève prouve encore une fois deux choses: ce pays est difficilement gérable et les syndicats sont une véritable plaie, une espèce de chtouille dont on n'arriverait pas à se débarrasser et qui nous pourrirait chaque jour un peu plus la vie.

C'est une évidence qu'il faut réformer le système d'indemnisation des intermittents qui nous coûte la peau des fesses, c'est une évidence qu'il faut dès que possible rapprocher les systèmes de retraites du public et du privé, supprimer les régimes spéciaux; autant de systèmes protégeant certaines catégories au détriment des autres, autant de bidules que l'on a créé du temps où le pays était riche (suffisamment pour s'endetter) et confiant sur ses perspectives d'avenir. Mais tout ça, c'est fini, terminé, révolu. Et ces branquignols de syndicalistes qui font mine de ne pas l'avoir compris, qui se fichent royalement qu'un Président leur demande de reprendre le travail; des syndicats riches à millions et plus ou moins corrompus jusqu'à la moelle qui ne représentent quasiment plus personne, des syndicats qui se fichent éperdument que leurs actions empoisonnent nos existences, des syndicats qui ne "pèsent" plus que à peine 7% de la population active.

Alors, je vais vous dire, cette grève à la SNCF, je veux qu'elle dure longtemps, longtemps, longtemps, encore quelques jours et pourquoi pas quelques semaines. je veux qu'il y ait blocage total, grève illimitée, qu'ils ne se dégonflent pas: le gouvernement ne veut pas céder et bien qu'ils ne cèdent pas non plus ! Je veux que ce bordel continue ... jusqu'à...

Jusqu'à ce que la population en ait tellement marre de leurs conneries, suffisamment ras le bol de voir ces finalement privilégiés perturber notre vie à tous qu'elle pète les plombs, que les plus énervés, ceux qui ont encore raté un train, mis plus de deux heures pour aller bosser et peut être autant sinon plus pour rentrer, que les parents et élèves stressés à l'idée d'arriver en retard aux épreuves du bac, que les gens entassés dans des wagons trop rares et plombés par la chaleur et la transpiration prennent un syndicaliste pour taper sur un autre, les secouent de la tête au pied, les pendent haut et court (enfin, peut-être pas, encore que...), leur cassent sur la tête leurs banderoles ridicules... 

Oui, que cette grève dure et dure, encore et encore pour que suffisamment excédés et rendus difficilement contrôlables nous obtenions enfin la seule et vraie réforme que personne ose entreprendre mais qui s'impose avant toutes les autres: celle du syndicalisme !

Folie passagère 2328.
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jeudi 19 décembre 2013

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire... ( et STX )


Le croisiériste MSC est sur le point de passer commande de 2 super-paquebots aux chantiers navals de St Nazaire STX. Juste une "petite" commande de 2,4 milliards d'euros incluant une option sur 2 autres bateaux.

Les chantiers navals STX sont heureux, cela faisait presque, jour pour jour, un an qu'ils n'avaient pas enregistré de nouvelles commandes. 2+2 paquebots, c'est donc des millions d'heures de travail en prévision. Ce sont des emplois sauvegardés, des sous-traitants souriants, c'est une ville qui respire, une région qui souffle et une entreprise qui peut regarder l'avenir un peu plus sereinement. 

Sauf que pour l'emporter, l'entreprise doit aligner un prix de vente inférieur à ceux des concurrents italiens ou allemands et qu'après avoir serré les boulons de partout, elle sait pouvoir l'emporter si les ouvriers consentent à travailler 20 minutes de plus par jour, sans compensation financière.

C'était sans compter sur les syndicats CGT et FO, 53% des ouvriers à eux deux, qui bien évidemment ne sont pas d'accord pour bosser "gratis" quand bien même sont-ils déjà aux 34,75 heures de travail par semaine (payées 39 ou 35 selon que vous serez de droite ou de gauche). La CFDT, 32% des ouvriers, a quant à elle annoncé qu'elle signerait cet accord ponctuel de compétitivité.

Et voilà où nous en sommes, 52% des ouvriers refusant de bosser 20 minutes de plus par jour risquent de faire perdre à l'ensemble de l'entreprise la commande qui permettrait de ne pas... couler.

L'actionnaire majoritaire de STX Europe, une banque coréenne, a annoncé depuis plusieurs mois vouloir se débarrasser de cette entreprise qui "multiplie les exercices déficitaires". Gageons que si les Coréens bradaient les chantiers - on ne vend pas avec profits une entreprise qui perd - pas grand monde ne se bousculerait pour racheter les chantiers STX. La perte éventuelle de cette commande pourrait décider les coréens à, enfin, quitter le navire. Ce serait la fin de l'entreprise STX France, condamnant ses 2 000 employés et 4 000 sous-traitants à des lendemains difficiles.

La fin ? Fort possible sauf à espérer un secours de l'Etat français, actionnaire à 33% de STX France via la BPI. Moscovici l'a promis fin octobre: "L'Etat ne laissera pas tomber STX, il ne restera pas inerte ". Soit, prenons note.

Mais dites-moi, qui pourrait bien vouloir d'une entreprise autant vérolée par des syndicats qui préfèrent, possiblement, perdre leur emploi plutôt que de bosser 20 minutes de plus par jour. Même "bénévolement" ? Qui voudrait passer commande à une entreprise dont le respect des délais et les offres de prix dépendent du bon vouloir des syndicats ? Personne.

2014, j'en prends le pari, STX et Saint Nazaire seront à la Une; on en parlera beaucoup et croyez-moi, ce ne sera pas pour fêter la signature de nombreux contrats.

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire et STX...

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samedi 3 août 2013

Front de Gauche, PCF, LGBT, CGT, ... Bienvenue chez les oufs !

Alors, vous avez le choix: vous marrer un bon coup à vous en faire péter les zygomatiques ou bien, vous prendre la tête entre  les mains et vous dire... ben rien, à ce stade, il n'y a plus rien à dire.


FDG, PCF, LGBT, CGT, ... Bienvenue chez les oufs !

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France, 2019.