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dimanche 3 juin 2012

Ces branquignols qui nous gouvernent...

 Avez-vous suivi comment le nouveau pouvoir s'est mis rapidement au boulot ? C'est impressionnant, ils m'épatent, ils sont partout et sur tous les fronts. Enfin, c'est l'impression qu'ils donnent. Faisons donc un petit bilan...

Moi-Je-Président voyage beaucoup mais n'obtient pas grand chose. Sur le traité européen, il a donné l'illusion d'obtenir ce qu'il voulait,  un volet croissance, et bien rien. Rien de rien. Angela en rigole encore. Même les Irlandais ont approuvé à une grande majorité le traité sans réserve. La négociation, c'est un métier, ça ne s'apprend pas du jour au lendemain et certainement pas en provocant à l'avance des dissensions.

Il est allé voir les ricains et l'Otan pour dire que la France, conformément à la promesse faite au bon peuple, se retirerait d'Afghanistan  avant fin 2012. Loupé, mis en face de ses responsabilités, 45% des forces françaises seront encore présentes en 2013 pour faire de " l'humanitaire, de l'archéologie " et... organiser le retrait.

Le même avait clairement fait entendre que la solution en Syrie  passait par le départ de Bachar quitte à frapper militairement. Et paf !, les Russes, les Chinois et même Angela l'ont remis à sa place.

Et pendant ce temps-là, Bruxelles, Barroso et l'OCDE tancent la nouvelle French dream team de mettre un peu plus de rigueur dans le programme électoral du hollande !

Valls, j'en ai parlé, il s'est mis en moins de deux les flics qui lui étaient plutôt favorables à dos en voulant instaurer la mise en place d'un récépissé débile.

Taubira, idem, elle arrive, assiste à l'évasion d'un détenu et se met elle aussi à dos les flics et une bonne partie de la population en supprimant la correctionnelle pour les récidivistes de plus de 16 ans. Mieux encore, histoire de faire rager à nouveau les flics, elle se fait ovationner par les juges pour enfants lors d'une réunion.

Duflot, en jean, annonce le doublement du plafond du livret A. Soi disant pour accélérer la construction de logements sociaux. La mesure fait aussitôt polémique et ne convainc pas grand monde. Ni les banquiers, ni les promoteurs. Prévisible, juste le déplacement de l'épargne fiscalisée vers une épargne défiscalisée... Quant aux 150 000 logements neufs par an, et à la rénovation thermique de 1,1 millions de logements personne n'y croit.

Montebourg lui vole de sites en difficulté en causes perdues. Effets d'annonces, visites éclairs et le soufflet retombe: Fralib, Florange, Gandrange et Petroplus ne tarderont pas à re-déchanter. Avec le redressement productif, les réalités économiques ne s’embarrassent pas de préliminaires... Mais mieux encore, le même Montebourg et Ayrault reçoivent le 2 juin à grand renforts de clairons médiatiques les patrons de Doux pour trouver une solution sans même savoir que le groupe éponyme avait été, selon le propre souhait de ses patrons, placé en redressement judiciaire...la veille !

Une république exemplaire avait dit Moi-Je-Président et nous n'aurons pas attendu un mois pour voir se renforcer la connivence manifeste entre le pouvoir et les milieux journalistiques: 3 ministres et un président à la colle avec des journalistes, un banquier socialiste qui rachète plusieurs journaux, une first girl friend divorcée, ou pas c'est selon, qui annonce garder son job de journaliste, 2 journalistes débauchés pour aller bosser l'un au gouvernement et l'autre à l'Elysée... Connivence ou collusion ?

Vous l'aurez donc constaté, ils bossent, en donnent au moins l'impression mais rien de bien sérieux ni de fondamental. Un peu comme si la nouvelle équipe attendait tranquillement, sans faire trop de vagues, que les législatives soient passées avant d'entrer dans le vif du sujet.

Et le vif du sujet, ce sera de se confronter pour de bon aux réalités économiques et sociales et croyez moi sur parole, on va morfler. Le désenchantement avec ces branquignols, c'est pour bientôt ! Dès le 18 juin ...

Folie passagère 1186.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 20 avril 2012

Philippe Bouvard a un problème avec Hollande ! ( moi aussi )


" N'ayant pas démérité, je refuse d'être culpabilisé !

Je ne suis pas un héritier. Je n’ai jamais disposé d’un franc, puis d’un euro que je n’ai gagné à la salive de ma langue ou à l’encre de mon stylo. Je profite d’une aisance qu’il ne m’est possible de sauvegarder qu’en continuant à travailler à 82 ans, dix heures par jour et 365 jours par an.

J’ai élevé de mon mieux mes enfants. J’aide mes petits-enfants à poursuivre les études qui n’ont pas été à ma portée. J’ai toujours payé mes impôts sans un seul jour de retard et sans un mot de remerciement.

J’ai financé des porte-avions qu’on ne pas admis à visiter, des bâtiments officiels à l’inauguration desquels on a oublié de me convier.

Et ne voilà-t-il pas qu’un énarque, entretenu depuis sa majorité par les contribuables, voudrait me faire honte de ce que je gagne avant de me déposséder de ce qui a échappé à la triple érosion du fisc, de l’inflation et des emplettes inutiles !

Je suis un créateur et un mainteneur d’emplois. Je fais vivre des proches dont certains m’accompagnent depuis plus de trente ans et que le candidat socialiste (puisque c’est de lui qu’il s’agit) projette implicitement de diriger vers les Assedic. Hors, en quoi ai-je démérité ? Ai-je volé quelque chose à quelqu’un ? N’ai-je pas donné au fur et à mesure que je recevais, persuadé que la dépense constituait le plus efficace acte social ? J’ai perçu quelques heures supplémentaires mais aucune subvention. Je n’ai touché d’autre argent publique que la maigre solde de sous-officier durant mes quinze mois de service militaire. Je n’ai jamais bamboché aux frais d’une République qui examine à la loupe les additions des restaurants de ses dignitaires mais qui continue à les régler. Je n’ai pas fréquenté de paradis fiscaux. On chercherait en vain la plus petite niche chez moi depuis que j’ai cessé d’avoir des chiens. Une seule fois je me suis délocalisé dans le cadre de la loi Pons à la coûteuse faveur d’un investissement hôtelier dans les DOM TOM qui m’a fait perdre 100% de ma mise. A la distribution des bonus, des stock-options et des dividendes, j’ai toujours été oublié. Mon casier judiciaire est vierge. Mon courage est intact. Je ne suis pas un damné de la terre. Mais je ne suis pas non plus un profiteur ou un esclavagiste.

Je ne suis le protégé de personne sauf celui du public auquel je dois la longueur de mon parcours. J’ai mes opinions mais je n’ai jamais adhéré qu’au parti des amoureux de la France. J’ai versé à la collectivité d’avantage que je n’en ai reçu : pas un jour de chômage et une seule nuit d’hospitalisation en six décennies

Je me situe sans honte mais sans fierté excessive dans cette classe moyenne qu’on souhaite faire disparaître en nivelant notre société par le bas.
 
Je refuse autant d’être culpabilisé par un politicien (qui voudrait qu’on prenne son inexpérience pour de la normalité) que la France accorde sa confiance à un homme que l’Europe prive de la sienne et qui, bien qu’ambitionnant de devenir le gardien de la constitution, ne paraît pas s’être préoccupé de la constitutionnalité de ses propositions. Quant à moi, j’aurai nourri des enfants, construit des maisons, planté des arbres.

Mission accomplie. "

Philippe BOUVARD

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.