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lundi 23 octobre 2017

Taxe sur les dividendes: Bruno Le Maire nous prend pour des cons !

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Sacré Bruno Le Maire, je l'aime bien, il est rigolo quand il s'offusque. Le voilà ce matin parler de " scandale d'Etat " à propos de la taxe de 3% sur les dividendes, taxe retoquée d'abord par Bruxelles puis par notre conseil constitutionnel. 

Il va même plus loin en parlant de " l'amateurisme de ceux qui ont mis en place cette taxe et qui l'ont maintenue malgré les doutes sur sa légalité. J'ai donc demandé à l'Inspection Générale des Finances de faire toute la lumière sur les responsabilités des uns et des autres. "

De quoi s'agit-il donc ? D'une taxe de 3% sur les dividendes versés par toutes les entreprises,  françaises ou étrangères, passibles de l'impôt sur les sociétés en France. En étaient exonérées, pour faire simple, les entreprises de moins de 250 salariés et faisant moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaire. Cette taxe rapporta depuis sa création à l'Etat entre 9 et 10 milliards d'euros. Une paille qu'il va falloir rembourser. 10 milliards !

" L'amateurisme de ceux qui l'ont mis en place " qu'il nous dit Le Maire... Mais qui donc l'a mise en place cette taxe ? Le gouvernement Ayrault en 2012 sous l'impulsion de François Hollande. Et qui était le conseiller économique de François Hollande ? Je vous le donne en mille... Emmanuel Macron ! Passons...

Malgré les protestations des entreprises et les doutes émis sur la légalité de cette taxe par plusieurs économistes et constitutionnalistes, Hollande, Emmanuel Macron et Ayrault restèrent sourds à tous les avertissements, le pognon coulait à flot dans les caisses de l'Etat. Et il en fut ainsi de 2012 à 2017, l'Etat ponctionna par le truchement de cette taxe illégale près de 10 milliards d'euros. 

" L'amateurisme de ceux qui l'ont mis en place " à quoi l'on devrait ajouter " et de ceux qui ont continué à imposer cette taxe " malgré les mises en garde de la Cour de Justice de l'UE et la décision de retoquage qui pointait dès 2015. Hors, qui était entre temps devenu Ministre de l'Economie et des Finances de notre beau pays ? Emmanuel Macron, qui le restera jusqu'en août 2016 ! Qu'il ne nous fasse pas croire que du haut de sa forteresse de Bercy, Macron n'a rien fait ni vu venir. Que Bruno Le Maire ne nous fasse pas croire que l'Inspection Générale des Finances puisse s'amuser à mettre en cause son ex-patron devenu depuis Président de la République ! Charlot !

Et à propos d'amateurisme, que doit-on penser de ceux qui ont provisionné dans le projet de loi de budget 2018 seulement 5,7 milliards d'euros pour assumer le remboursement quand, dès mi 2017, on savait déjà qu'il y aurait entre 9 et 10 milliards d'euros à rembourser. Mais qui donc est en charge de construire ce budget 2018 ? Macron, Le Maire et Darmanin ! Amateurisme qu'il disait le Bruno... Le voilà devenir réaliste sur ses capacités ?

Donc un scandale d'Etat qui n'éclatera sans doute pas et des responsables qui ne seront jamais ni mis en accusation ni a fortiori déclarés coupables ! On a l'habitude.

Bon, ce n'est pas le tout mais maintenant va falloir rembourser ces 10 milliards, soit selon Le Maire l'équivalent de 150 euros par Français. Et il propose quoi le Bruno pour rembourser ? Et bien il a eu une idée... " il a émis l'idée de mettre en place une contribution exceptionnelles sur... les grosses entreprises ", en gros celles à qui l'Etat doit rembourser les 10 milliards. On se marre ! Et pour quoi donc serait-ce aux " grosses entreprises " de raquer pour de l'argent qu'on leur doit ? Il a réponse à tout le Le Maire: " parce c'est un enjeu national car à défaut de règlement, cette facture pourrait nous empêcher de sortir de la procédure pour déficit excessif (...) Nous discutons avec Bruxelles pour montrer qu'il s'agit d'un événement non récurrent qui ne doit pas rentrer dans la calcul du déficit ". Là, on voudrait se marrer à nouveau, mais désolé, devant tant d'amateurisme et devant un cas flagrant de foutage de gueule, c'est plus possible !

Rassurez-vous, au bout du bout, c'est qui qui paiera ?... Le contribuable et le consommateur. Comme d'habitude.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 15 avril 2015

Ma soirée avec Manuel et Jean-Marc


On voit passer tout de même des choses étonnantes parfois... dans nos postes de télévision.Tenez, par exemple, avez-vous regardé France 3, lundi soir ? Non ? 

Alors vous avez loupé un grand moment de propagande pro-hystérique de Matignon. Pendant un peu plus d'une heure, Franz-Olivier Giesbert nous a livré un documentaire, que dis-je, un véritable panégyrique de Manuel Valls. Manuel Valls, le Matador que ça s'appelait. C'était beau.... Manuel Valls petit, en short, puis adolescent, puis étudiant, avec sa maman qui causait souvenirs d'antan, c'était vachement émouvant. De belles images sur Papa Valls qui fit installer une petite baignoire dans la cuisine de l'appartement, de papa disparu bien trop tôt pour voir la carrière exemplaire du petit Manuel, ce même papa qui peignait si bien et ce fils chéri qui ne fut pas brillant à l'école mais certainement prometteur... Et puis Manuel devenir grand, s'engager en politique, avec Rocard, et toussa... Une première femme, puis une deuxième, violoniste de talent qui lui fera " pénétrer " le show-bizz; il paraît que c'est indispensable d'avoir des relations chez les bateleurs. 
Quel beau parcours, d'Argenteuil à Evry en passant par quelques cabinets ministériels jusqu'à la campagne présidentielle, puis la victoire de Président, et enfin, Manuel trouvant enfin un job à la hauteur de ses ambitions: ministre de l'Intérieur puis, tambours et trompettes: Matignon !
Non, franchement, c'était de la belle ouvrage ce reportage, que du bon, à croire que Valls n'a jamais rien raté et a réussi partout où il est passé. Pas une fausse note, pas un échec, du grand Giesbert absolument impartial et parfaitement objectif. A croire qu'il est tombé in love de Manuel. Je n'en revenais pas. 

Je pensais que la soirée s'arrêterait là et bien non, on a embrayé de suite avec un autre splendide documentaire sur l'ex, Jean-Marc Ayrault  dans son après Matignon, filmé tout en douceur par sa fille. Y'avait plein d'amour derrière la caméra. De manière tout à fait originale, c’était titré Mon père ce Ayrault. On a pu tout voir: Ayrault faisant ses cartons, rentrant chez lui, défaisant ses cartons, en jeans et chemise col ouvert. Gentil le Jean-Marc, une petite pique ou deux sur la façon dont il se fit virer par Président ou sur la réforme territoriale mais rien de bien méchant. Non, non, vraiment très gentil ce gars-là, sans doute gagnait-il à être plus connu, plus apprécié. Et puis les petites séquences, en bord de mer, avec sa fille, sa femme. Son retour à l'Assemblée où tout le monde l'aimait et l'aime encore, que même que tous ils l'ont applaudi lors de son come-back. Bon rien de vraiment excitant, le mec est soporifique à souhait, mais , là aussi franchement, c'était de la belle ouvrage, du beau documentaire, à nous faire aimer ces hommes politiques.

Oui, consécutivement, deux reportages extras tout plein de propagande et de gentillesses. Gloires et beautés politichiennes. Pour un peu, on en redemanderait, et pi, comme c'est fait avec nos sous, on aurait tort de se priver, n'est-ce pas...

Il paraît que les Français ont boudé ces deux reportages. C'est dommage, ne pas voir comment notre pognon est si bien utilisé...

Folie passagère 2737.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 14 décembre 2014

Barbara Romagnan et ce curieux rapport qui réhabilite les 35 heures...


Les 35h ! ah les 35 heures ! L'alpha et l'oméga aubryistes qui devaient permettre à la France de mieux répartir le travail, du travail pour tous et du chômage pour personne ! L'une des mesures emblématiques de la gauche forte, la vraie gauche, celle de Aubry et compagnie. Le sujet qui fâche et dont l'abrogation ou l'assouplissement reviennent régulièrement sur le tapis; un coup par la droite, un coup par cette nouvelle gauche socio-libérale vallso-macronienne.

Je n'en ai jamais pensé du bien dès lors que, lorsqu'elle fut mise en application, nous nous aperçûmes que les rapports au sein de l'entreprise dans laquelle je travaillais alors se sont complexifiés et tendus: Là où avant tout le monde faisait son boulot sans jamais contrôler le temps de présence de chacun, une fois instaurées les 35h, il fallait tout contrôler, quand personne ne regardait sa montre, une fois imposées les 35h, des horloges furent, à la demande des syndicats, installées partout. Et puis franchement, n'y avait-il pas aberrations mathématique et économique à payer 39 pour ne travailler que 35 ?

Ceci dit, je n'ai jamais su véritablement si cette loi avait atteint ses objectifs de réduction du nombre de chômeurs. Et personne ne put jamais me convaincre du bien fondé de cette loi.

Étrangement, alors que les 35 h sont remises en cause comme jamais depuis quelques temps, tant je le répète, par la droite que par une partie de la nouvelle gauche sociale libérale, un rapport vient de sortir, il sera officiellement présenté mardi prochain à l'Assemblée, qui non seulement réhabiliterait les 35h mais prouverait que la loi dite des 35h, dite d'Aubry, aurait atteint ses objectifs et aurait vachement contribué à réduire le nombre de chômeurs et toussa. 

Les gauchistes s'en réjouissent, vantent et vendent ce rapport, c'est tout juste si ils ne poussent pas des vivats et ne se font pas dessus, rendez-vous compte: " Entre 1997 et 2001 (35 heures), il n’y a jamais eu autant d’heures travaillées partagées par tous en France. Deux millions d’emplois salariés dans le secteur marchand ont été créés sur cette période.Aucune politique ne s’est révélée plus efficace par le passé ! " confluerait le rapport en question. 

Je n'ai pas lu ce rapport et ne le lirais pas, j'ai d'autres chats à fouetter. Je voulais juste attirer votre attention sur quatre ou cinq choses qui m'autorisent à penser que ce rapport censé réhabiliter les 35h me semble plus que douteux, voire vérolé:

- La première, c'est que la sortie, en ce moment, de ce rapport est fort opportune,
- La deuxième, c'est que ce rapport a été rédigé sous la houlette de deux députés, l'un de l'UDI (et à lire certains blogueurs centristes ou à écouter Jean-Christophe Lagarde, il semblerait qu'ils soient plutôt favorables aux 35h), l'autre du PS, Barbara Romagnan,
- La troisième, c'est que 39 personnes ont été auditionnées et que de l'aveu même des rapporteurs, "presque aucune des personnes auditionnées ne demandait une remise en cause des 35 heures ". Étonnant que d'auditionner des gens sur un sujet qu'ils approuvent, non ? Était-il si difficile de trouver des opposants aux 35 heures et de les écouter?
- La quatrième, c'est que le député UDI en question, Thierry Benoit, souligne "le travail sérieux accompli par notre rapporteure Mme Barbara Romagnan, même si je ne partage pas les conclusions de son rapport." Tiens donc, un rapport qui réhabilite les 35h mais dont l'un des initiateurs ne partage pas les conclusions...

- Enfin, c'est la personnalité même de la rapporteure ( avec un "e", s'il vous plaît) qui devrait nous inciter à considérer ce rapport avec suspicion. Lisez donc la bio de Barbara Romagnan: 

" Première signataire d’une contribution soutenue par Benoît Hamon en vue du prochain congrès du Parti socialiste, Barbara Romagnan décide finalement de se rallier à la motion majoritaire soutenue par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. Le 9 octobre 2012, elle vote contre le pacte budgétaire européen. Critique de la politique économique du gouvernement actuel, elle rejoint les « frondeurs ». Malgré les désirs du président du groupe SRC Bruno Le Roux, elle est élue rapporteure de la commission d'enquête sur les 35 heures. En septembre 2014, elle est cependant mutée d'autorité de la commission des affaires sociales à celle du développement durable. "

Elle se rallie à Aubry et Ayrault, respectivement créatrice et co-inspirateur des 35h. Elle critique l'actuel gouvernement. Elle fricote avec Hamon. Elle rallie "les frondeurs" dont la nouvelle figure de proue n'est autre que Martine Aubry. Elle est en bisbille avec Bruno Le Roux, le chien fidèle de Président, qui la vire de la commission des affaires sociales pour la remiser au développement durable (comme Thévenoud)...

Avouez que tout cela fait beaucoup et peut nous permettre de douter sérieusement de la "réhabilitation des 35 heures "  et de la sincérité, voire de la crédibilité, du dit rapport dont toute la gauche gauche se gargarise aujourd'hui.

Il fallait que cela soit dit.

Sur ce, un bon dimanche à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2571.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 23 février 2014

Notre Dame des Landes, le kyste réapparaît signant l'échec de Manuel Valls


J'ai vraiment du mal avec le calcul. Regardez, à Paris, Jour de Colère, 20 0000 manifestants, plus ou moins 500 nauséabonds fauteurs de troubles, 260 interpellations et de mémoire 4 mises en examen; Nantes, 20 000 manifestants, on parle de 900 gauchistes-antifas-blackblocs-casseurs et seulement 14 interpellations, ça est bizarre, tout de même, non ? Problème de calcul ou problème d'une police plus efficace à Paris? Parce que nul ne pourrait imaginer que la répression contre des gauchistes puissent être moins sévère que contre des factieux de droite? Si ?

Toujours est-il qu'il est flagrant que la préfecture de police du coin a été en dessous de tout en se laissant déborder de la sorte. Compte tenu des précédentes manifs anti-NDDL, les débordements n'étaient-ils pas prévisibles ? Fut un temps ou pour pareille carence, le préfet eut été débarqué. Il faut donc croire que de nos jours l'incompétence et l'absence d'anticipation ne sont plus des critères pour justifier du maintien d'un fonctionnaire à son poste. N'avait-il pas pourtant annoncé, vendredi, que le centre ville était interdit aux manifestants ? Si.

Le maire de Nantes, fataliste en déclarant que "la préfecture avait mis les moyens mais que ce qui devait arriver est arrivé", a annoncé qu'il porterait plainte contre X, c'est bien, nous voilà rassuré, justice passera donc et Valls l'a confirmé d'un coup de menton: "les coupables seront punis avec la plus grande sévérité". Le même Manolito a pointé du doigt "la présence de cette ultra-gauche qui voulaient casser du policier et détruire du mobilier urbain"; c'est marrant, je n'ai pas souvenir qu'il se soit offusqué de cette ultra-gauche qui avait mis à sac Rennes la semaine précédente. Il est vrai qu'à Rennes, cette ultra-gauche en avait après un meeting du FN, pas après un projet d'aéroport voulu par celui que Valls aimerait tant remplacer...


En novembre 2012, Valls déclarait: Il est hors de question de laisser un kyste s'organiser, nous mettrons tout en oeuvre pour que la loi soit respectée, pour que les travaux puissent avoir lieu " Oui, et bien 14 mois plus tard, nous voyons que Valls n'est même pas foutu d'enlever un kyste à la République.


Ne vous posez pas la question de savoir qui paiera les dégâts occasionnés lors de cette kermesse nantaise, j'ai la réponse, in fine, ce sera vous et moi.

Et que dire de l'ex-maire de Nantes, actuel premier ministre, qui maintient dans son équipe la représentante d'un parti ayant déclaré qu'elle était de tout cœur avec les manifestants ? Ce zébulon, n'ayant absolument pas peur du ridicule et pensant sans doute moucher la Duflot, exige de ses alliés écologistes "qu'ils sortent de l’ambiguïté". Mais qui est ambiguë ? Des écolos qui disent non à un projet  portant atteinte à l'environnement ou un premier ministre qui maintient au gouvernement une nana (et donc un parti) qui lui chie dans les bottes depuis le début ?

Quant à cet aéroport qu'Ayrault traîne comme un boulet, le feront-ils ou ne le feront-ils pas ? Le projet semble promis à un enterrement de première classe, pas de raisons d'imaginer qu'aujourd'hui ou demain, ses opposants baissent les bras et rendent les armes. Il parait que le dossier est bouclé et que les travaux devraient commencer incessamment sous peu. Le gouvernement va donc devoir prendre position pour de bon (en supposant qu'il soit capable de prendre une décision): soit activer les pelleteuses et chasser les squatters, on imagine la suite; soit renoncer, perdre la face et les dizaines de millions d'euros déjà engagés dans ce projet. Un beau gâchis en perspective que la collectivité, vous et moi, là aussi, devra payer.

Les élections municipales approchent, les Nantais se souviendront-ils dans les urnes de tout cela ? Iront-il voter pour une jeunette de 34 ans pro-NDDL, Johanna Rolland, imposée par le premier ministre ?

Elle promet d'ailleurs cette Johanna Rolland; les fans de twitter apprécieront: "Mais entre nous… si on enlève les journalistes et les politiques, Twitter c’est un peu vide non ? " Autant dire que les quelques 2 millions Français communiquant sur twitter, journalistes et politiques mis à part, ne valent pas grand chose: du vide, du vent...

Allez, sur ce bonne fin de weekend, même en Socialie !

Folie passagère 2152.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 21 février 2014

Jean-Marc Ayrault menace le Figaro


Imaginez ne serait-ce qu'un instant François Fillon, premier ministre de Sarkozy, las des articles fustigeant la politique de son gouvernement, dire: "Le journal Le Monde n'a pas besoin des 18 millions d'euros de subventions que l'Etat lui verse chaque année" ou bien la même chose à propos des 10 millions versés à Libération. Vous imaginez le tollé et les réactions outragées de tout ce que la gaucholalie compte de supporters... On aurait crié à la censure, à l'atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d'expression; la République et la démocratie en danger, etc...

Oui imaginez cela même si l'ancien premier ministre et l'Ex n'ont rien dit de tel alors que pourtant ils ne furent pas épargnés par la presse...

Le Figaro a le don d'énerver le nouveau pouvoir (Mais curieusement pas Libé). Celui-ci n'aime pas ses Unes, ses articles et le ton critique qu'il utilise pour qualifier depuis 20 mois l'action de nos nouveaux dirigeants. Pas une semaine sans que Matignon ou l'Elysée ne soient brocardés par le quotidien de Dassault. Ayrault et hollande ne sont pas contents et ne se privent pas de le faire savoir. Ils en ont même tellement marre que Ayrault s'est fendu d'une petite phrase qui n'a dérangé ni outragé personne: "Le Figaro, qui reçoit une aide annuelle de 18 millions d’euros, n’en a pas besoin. Et, dans le cas contraire, Dassault, qui finance ses Rafales avec l’aide de l’Etat, peut payer." Le sous-entendu est limpide et le Lab d'Europe 1 ne s'y est pas trompé en titrant:"Jean-Marc Ayrault réfléchit à revenir sur les aides accordées au Figaro". 

En Socialie, on ne saurait critiquer le pouvoir sans s'exposer à des menaces ou des représailles. En Socialie, on n'hésite pas à annuler d'un trait de plumes les 5 millions d'euros qu'un journal de gauche, L'Humanité, doit à l'Etat, on n'hésite pas à traîner des pieds pour réclamer à Médiapart le million d'euros qu'il doit au fisc; en Socialie, on n'hésite pas, à mots à peine couverts, à menacer un journal d'opposition de lui supprimer ses subventions...

C'est-y pas beau?

Le groupe Le Figaro, malgré une légère baisse de ses ventes au numéro (-1,9%) en 2013, a annoncé finir l'année 2013 avec un résultat d'exploitation de 22 millions. Preuve s'il en est qu'une bonne gestion permet à un groupe de presse de ne pas perdre d'argent. Je serai Le Figaro, je dirai "chiche" à Ayrault, "Supprimez-nous les subventions ! Mais attention au retour de bâton, en échange, nous ne nous retiendrons plus."

Maintenant, si vous voulez mon avis, nous devrions supprimer l'intégralité des subventions à la presse, y compris les aides indirectes comme la niche fiscale des journalistes, ce serait le seul moyen d'avoir la garantie d'une presse réellement indépendante.

Le saviez-vous: CFDT Magazine, Voici, Closer ou Le Journal de Mickey touchent chacun près de 500 000 euros de subventions chaque année. Nous Deux, Prions en Eglise ou Micro Hebdo perçoivent environ 350 000 euros. CGT Ensemble et Modes et Travaux, 250 000 euros.

En 2012, l'Etat français aura versé près de 2 milliards d'euros d'aides directes à la presse.

Folie passagère 2148
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 6 février 2014

Les socialistes ont-ils autre chose qu'un petit pois à la place du cerveau ?

A quoi jouent donc les socialistes qui nous gouvernent ? Cherchent-ils à se prendre une volée aux municipales bien plus sérieuse que celle qui est annoncée ? Veulent-ils abréger prématurément  le mandat de leur champion tant monte la grogne ? Sont-ils masochistes ? Pas un jour sans qu'ils nous tendent le bâton pour les battre.

Désolé, mais j'ai ce matin du mal à les suivre. Alors si dans vos relations vous avez un socialiste intelligent (smiley) qui soit en mesure de m'expliquer, n'hésitez pas à me l'envoyer: Qu'il m'explique !

Oui, qu'il m'explique ce socialiste doué de raison pourquoi le gouvernement a annoncé vouloir renoncer à la loi sur la famille (quand bien même personne ne lui avait demandé) pour entendre ce matin Ayrault rétropédaler et déclarer que certains éléments de ce projet de loi pourraient être présentés au parlement et adoptés. Volonté de saucissonner le truc pour mieux le faire passer en douce ? Calmer une partie de sa majorité en colère (lire certains blogueurs de gouvernement dépités est un vrai régal) ?  Amateurisme ?

Deuxième exemple, rappelez-vous ce fameux rapport sur la refondation des politiques d'immigration. Fallait pas s'inquiéter, juste un document remisé au placard, pas d'affolement, circulez, il n'y a rien à voir, une manœuvre du Figaro, etc... Et voilà t-y pas que ce matin Itélé porte à notre connaissance la feuille de route du gouvernement sur le sujet. Et autant dire que cela décoiffe (désolé, y a pub avant):


Troisième exemple de projet débile sur lequel le gouvernement planche: interdire le bénévolat pour les spectacles vivants. Le Ministère de la Culture et le Ministère du Travail veulent en effet, interdire le bénévolat à travers les groupements d’amateurs de spectacles vivants en fonction de leur fréquence et de leur importance. En gros, si dans votre coin, chaque année, des passionnés organisent bénévolement un spectacle son-et lumière, une reconstitution historique ou autre, et bien nos grands couillons du gouvernement pensent à les interdire si les dits-spectacles sont joués régulièrement et que les bénévoles-comédiens ne sont pas rémunérés. Rendez-vous compte des amateurs qui font le spectacle bénévolement, un crime, presque, ils doivent être payés !

Se lever le matin et constater en moins de 5 minutes trois exemples manifestes d'incohérence gouvernementale, avouez qu'il y a de quoi se demander si ces gens de pouvoir ont autre chose que des petits pois à la place du cerveau. 

Folie passagère 2124.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 13 décembre 2013

Aujourd'hui, le Front National est HEUREUX !


Le Front National devrait en toute logique se frotter les mains et remercier le gouvernement de mr Ayrault. La publication du rapport commandé par Matignon sur la refonte de l'intégration des personnes immigrées ou d'origine immigrée - "Nous Inclusifs et Solidaires" - est un formidable appel d'air pour le parti de Marine Le Pen. 

Une simple phrase tirée de ce rapport: "La France devrait assumer la dimension arabe orientale de son identité " devrait normalement apporter au Front National un nombre de voix supplémentaires non négligeable aux prochaines élections. 

Les différentes autres propositions de ce rapport sont de même nature: autoriser le voile à l'école, proposer dès le collège l'apprentissage d'une langue africaine, reconnaissance de toutes les langues de manière identique, généralisation des carrés musulmans dans les cimetières, valoriser l'enseignement de l'arabe, la création d'un nouveau Machin qui pourrait s'appeler Cour des Comptes de l'égalité, création d'un délit de harcèlement racial,...

Il s'agirait donc que, dès janvier, le gouvernement réfléchisse sur une nouvelle manière de penser l'intégration, terme qui devrait naturellement être banni: trop stigmatisant.

Rien ne dit que le gouvernement appliquera toutes ces propositions, on peut l'espérer, on se dit juste qu'à exciter les masses, celui-ci joue dangereusement avec le feu.

A se demander si l'actuelle majorité a vraiment envie de conserver le pouvoir...

Folie passagère 2046.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 24 novembre 2013

Une tortue-piquet inverser la courbe du chômage ? Impossible.

Il y a 11 mois...



Il y a 6 mois...


Il y a une dizaine de jours, mais là, on ne parle plus que "pour les jeunes de moins de 25 ans"



Il y a 4 jours... On y croit encore mais...



Mais... " L'objectif, c'est que la courbe du chômage s'inverse à la fin de l'année, mais elle ne s'inversera durablement que si la croissance revient " (Jean-Marc Ayrault).  

Alors, vous l'aurez compris: " Inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année, il faut s'y tenir, c'est mon objectif et je m'y tiendrais " (François hollande)...  

C'est foutu ! Mais à vrai dire seuls les abrutis ou la tortue-piquet pouvaient y croire...

... Pendant que le docteur posait des points de suture sur la main d’un vieux pêcheur qui s’était blessé lors de sa dernière sortie de pêche, il discutait avec lui de choses et d’autres, un peu pour le distraire. À la longue, la conversation tourna autour de la politique et de la victoire électorale de François Hollande.
Le vieux pêcheur dit : "Ouais, vous savez, Hollande est comme une tortue piquet".
Pas familier avec le terme, le docteur dit : “Qu’est-ce qu’une tortue piquet ?” 
Le vieux pêcheur dit : “Quand vous conduisez sur un chemin de campagne et que vous croisez un piquet de clôture avec une tortue juchée dessus, ça c’est une tortue piquet". 
Le vieux pêcheur remarqua l’air de questionnement du docteur, alors il continua son explication : " On sait qu’elle n’est pas grimpée là toute seule, elle n’est pas à sa place… Elle n’a pas d’idée de quoi faire pendant qu’elle y est, elle est au-dessus de sa capacité de fonctionner… Et là, vous vous demandez quelle bande d’abrutis a eu la stupide idée de la placer dans cette position.”


Folie passagère 2014.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 19 novembre 2013

Ayrault annonce une remise à plat de la fiscalité. On s'en fout.


Oyez, oyez ! Jean-Marc Ayrault a annoncé une grande réforme fiscale: " Le temps est venu d'une remise à plat de notre fiscalité " ! Crénom, la voilà la solution face à la grogne fiscale, le voilà le médicament qui résoudra le mécontentement de la population, le truc imparable pour désamorcer le non consentement à l'impôt qui se manifeste comme jamais !

Nous prendrait-il pour des quiches ? On peut se demander ce qui lui a pris de déclarer cela. N'était-ce pas à Pépère de le faire, après tout, c'était l'une de ses promesses phares ? Que Ayrault use de l'absence de Pépère pour faire cette déclaration est assez surprenant puisqu'en la faisant, il occulte, en partie et si j'en juge par son retentissement, la portée éventuelle du déplacement de son boss en Israël. Allez comprendre ...

Ceci dit, sa déclaration me laisse perplexe. Ayrault a-t-il entendu la grogne qui partout se répand en France ? Le problème actuellement n'est pas d'avoir une fiscalité aussi fouillis et complexe mais bien de payer trop d'impôts et taxes. Ayrault nous dit qu'il va organiser une grande concertation, encore une, avec les partenaires sociaux (on ne se posera même pas la question de savoir si ce sont les bons interlocuteurs) et que, dans le meilleur des cas, cette réforme, si elle voit le jour, pourrait entrer en vigueur en 2015 pour s'exprimer totalement en 2017. Et en attendant, on fait quoi ? On avance et on recule ? Le même nous dit que les Français ne comprennent pas l'effort fiscal qu'on leur demande. Mensonge, ils comprennent parfaitement qu'en période de crise, de dettes et de déficits, il faille se serrer la ceinture. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est les un coup je te taxe et un coup je te détaxe, ce sont les reculades, le trop plein, l'abus d'impôts. Ce qu'ils comprennent parfaitement, c'est qu'avec des clampins comme lui, il suffit de gueuler, de démonter quelques portiques, de brûler quelques radars et d'enfoncer le portail d'une préfecture pour que le gouvernement cède et recule. Ce qu'ils comprennent parfaitement, c'est que lorsque la pression fiscale est trop forte, elle pénalise et les ménages et les entreprises et donc les emplois.

Il nous dit, Ayrault, qu'il a confiance dans l'avenir. La preuve: " Nous sommes, en Europe et en France, au début d’une reprise économique, lente mais réelle. La perspective de croissance est de 0,4% au 4e trimestre, de l’ordre de 1% l’an prochain et autour de 1,7% en 2015." Désolé, moi je n'ai pas confiance dans un gars qui oublie qu'il y a à peine plus d'un an, Ayrault cautionnait un programme qui nous promettait 1,7% de croissance pour 2013 et 2% pour 2014 et 2 à 2,5% pour 2015. Faut-il qu'il ait la mémoire courte, les Français, eux, l'ont de moins en moins. 

Se fout-il de nous Ayrault lorsque à la question "Vos reculs, en matière de fiscalité notamment, n’ont-ils pas affaibli l’autorité de l’Etat ?" Il répond:" A chaque fois, nous parvenons à une solution qui permet d’avancer. " Je ne savais pas que reculer devant la fronde, le désordre et les groupes de pression, c'était avancer; drôle de façon de conduire un pays!

Il nous dit, le bougre, "qu'il faut réformer la fiscalité et qu'au terme de la concertation, le gouvernement prendra ses responsabilités comme il l'a fait pour les retraites et fera des propositions au parlement". Comme pour les retraites ? Quelqu'un lui a dit que la réforme des retraites avait été entièrement retoquée, à l'unanimité, au Sénat ? Comme le PLFSS.

Hier, à Mots Croisés, un sociologue disait que ces gens qui nous gouvernent, en gros les mêmes depuis 30 ans, vivaient dans un entre-soi, qu'ils étaient déconnectés du terrain, qu'ils ne voyaient plus la France, la vraie. Ayrault est l'archétype de ces élites hors-sol. La France, la vraie, celle qui trime ou qui pleure, celle qui n'en peut plus, se fout royalement, extraordinairement, de cette réforme fiscale aujourd'hui annoncée. Elle veut bouffer et travailler en paix. Elle veut voir et comprendre de quoi demain sera fait, pour eux et pour leurs enfants, et ce pas uniquement sur le plan économqiue. De la fiscalité, elle ne veut entendre qu'un discours: La vérité sur la justesse des efforts demandés, la justice entre une imposition devenue confiscatoire et des économies de dépenses que d'aucun n'est capable de voir où elles sont réalisées. Les Français n'ont que deux souhaits: Avoir la certitude que tout est fait pour diminuer le chômage et que l'on préserve (je ne parle même pas pour l'instant de l'augmenter) leur pouvoir d'achat. Maintenant.

Le reste, ils s'en foutent.

Folie passagère 2005.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.