Je ne pensais pas qu'en montrant hier Belkacem recevoir une fessée, cette dernière nous donnerait de quoi lui en remettre une autre, encore plus sévère, ce matin.
Et oui, parce que figurez-vous que Belkacem a été séduite... par l'idée lumineuse d'une économiste inconnue à qui elle avait demandé un rapport sur l'emploi des femmes. Comment stimuler l'emploi des femmes, comment encourager celles-ci à travailler et accessoirement , par voie de conséquence, comment détruire un peu plus la famille traditionnelle.
Détruire la famille traditionnelle; vous ne voyez pas en quoi le travail des femmes détruit la famille traditionnelle ? C'est pourtant assez simple: Plus les femmes travaillent, plus de femmes travaillent et moins elles sont présentes à la maison et moins elles ont le temps de faire des enfants et de s'en occuper. C'est un constat. Ce n'est pas un hasard si les taux de natalité sont les plus élevées dans les catégories de population où la femme ne travaille pas. Suivez mon regard... Bref détruire le tradi, en soi, rien de nouveau en Socialie.
Dans ce rapport, ce qui a surtout séduit la Belkacem, c'est cette proposition géniale de "déconjugaliser" l'impôt sur le revenu des ménages français. Actuellement, un ménage marié (ou pacsé) additionne ses revenus, les divise par deux, puis paie ses impôts selon le barème qui s'applique à ce résultat. Une méthode qui permet de payer beaucoup moins d'impôts. L'astuce donc, pour soi-disant encourager les femmes à bosser, serait de ne plus faire jouer ce système. Chacun paierait ses impôts en fonction de ses revenus propres. Généralement, dans un couple où tout le monde bosse, la femme gagne moins. Il s'agirait donc de "moduler le quotient pour favoriser les couples biactifs ou au contraire pour réduire les avantages des couples monoactifs, à défaut d'une réelle individualisation de l'impôt" (sce Les Echos).
On résume, actuellement: Si monsieur et madame travaillent, ça fait 2 parts et donc moins d'impôts; avec ce nouveau système, s'il était mis en place, monsieur travaille, 1 part, madame travaille, 1 part et donc, au final, en toute logique, plus d'impôts. Ou comment célibatairiser le couple sous couvert de favoriser l'emploi des femmes !
Belkacem résume très bien la chose (en nous prenant pour des abrutis): "L'emploi des femmes est encore vécu comme un travail et un salaire d'appoint, et le système fiscal renforce cet état de fait car il repose sur le principe de la conjugalisation. Il est donc très coûteux de travailler pour le deuxième apporteur de ressources du ménage qui est souvent la femme. l'individualisation de l'impôt favorise, à l'inverse, l'emploi des femmes".
Vous avez tout compris ? 1) Il faut aider les femmes à trouver un emploi:égalité, parité etc... les traditionnels mantras socialo-féministes. 2) Plus les femmes bosseront et plus elles rapporteront d'argent à l'Etat car, ainsi, même devant l'impôt, elles y auront gagné en égalité... de droits. Imparable!
Simple, il suffisait d'y penser. Y a plus qu'à... et la grande réforme fiscale, si tant est qu'elle ait véritablement lieu, pourrait très bien être l'occasion de placer ce nouveau tour de passe-passe.
Folie passagère 2044.