Non, non et non, on vous l'a dit et répété la théorie du genre n'existe pas, tout juste peut-on parler d'études du genre (gender studies). Oui, oui et oui, on vous l'a dit et répété, les ABCD de l'égalité, c'est fini, leur promotrice-égérie, Belkacem, nommée ministre de l'Education Nationale, nous l'a certifié, promis, juré, craché. Tout juste devrons-nous nous contenter d'une sensibilisation poussée aux problèmes de l'égalité entre les petits garçons et les petites filles, de quoi leur permettre de s'interroger sur les stéréotypes. Bref, tout cela ne fut que feux de paille bien évidemment allumés par les fachos-intégristo-cathos habituels.
Ah oui, et ça, c'est quoi ?:
Voilà t-y pas que l'on découvre, au détour d'un tweet, que se tiendra du 3 au 5 septembre, à Lyon le premier congrès organisé par l'Institut du Genre, congrès dont le thème sera: Etudes de Genre en France. Nous découvrons par la même occasion, qu'avec vos thunes, a été créé, en 2012, un Institut du Genre, institut principalement sponsorisé et animé par le CNRS, la quasi totalité des universités françaises, le CNAM, l'Ined, l'Inserm et une kyrielle de fonctionnaires et de scientifiques du dit CNRS. "S’appuyant sur des UMR et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, l'Institut du Genre constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités".
Lors de ce congrès auquel participeront essentiellement des gens du CNRS, des universitaires, des enseignants et autres spécialistes de la pédagogie, une bonne vingtaine d'ateliers de travail seront proposés, ateliers au nom aussi évocateurs que parfois surprenant:
- Introduire le genre en éducation: "Le genre étant un structurant identitaire précoce, de nombreuses résistances sont susceptibles de survenir lors d’enseignements le remettant en question. La question de la pédagogie d’un enseignement sur le genre est donc au cœur de la problématique de la prise de conscience des inégalités en vue d’un changement vers des attitudes et pratiques égalitaires entre les filles et les garçons,et qui soit également non homophobe ni transphobe".
- Des usages de la lutte contre la violence "de genre" dans le contexte de la mondialisation néolibérale (sic).
- "Serrer les dents" et "être beau". Tensions et pluralité des modèles masculins à l'armée.
- Quand le genre permet une relecture des nationalismes israéliens et palestiniens.
- Le corps enfantin entre socialisation de genre et socialisation de classe. Le cas des familles de classes moyennes.
Bref, toute une série d'ateliers qui - il suffit de lire les descriptifs pour s'en convaincre - visent à imprimer partout où cela est possible de l'école à l'armée en passant par la politique, la culture et l'économie, du plus jeune âge jusqu'aux adultes les éléments de la théorie du genre communément rebaptisée Gender Studies, études de genres. L'objectif étant, je cite: "de comprendre les modes de façonnement de l’ordre sexuel par l’ordre ou les ordres culturels androcentrés." afin de déstructurer un ordre établi donnant la préséance au sexe fort au détriment de l'épanouissement du sexe faible.
Ce qui est frappant pour toute personne qui aura été se promener sur le site de cet Institut, c'est que sans jamais l'écrire formellement, on s’aperçoit que cet institut, ses chercheur-e-s et enseignant-e-s ( tout mot masculin sur leur site se voit accoler son extension féminine) n'ont qu'un objectif: la fameuse déconstruction des stéréotypes, en clair, ce que Belkacem se proposait d'inculquer dès le plus jeune âge aux enfants avec ses ABCD.
La sauce n'ayant pas pris à la base, dans les écoles, le couvert est remis par le haut, par des chercheurs et des universitaires appointés par le contribuable. Il suffit juste d'attendre maintenant que le truc s'imprime progressivement dans les esprits par un mouvement descendant: chercheurs-scientifiques-universitaires-pédagogue-formateur pédagogue-enseignant-maîtres des écoles...
Mais à part cela, on vous l'a dit, la théorie du genre, les études de genre, tout cela, c'est du flan qui jamais, ô Grand Jamais, n'atteindra votre progéniture...
Folie passagère 2435.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr