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mercredi 27 novembre 2013

Djamel Debbouze, le remplaçant triomphant ! (Renaud Camus)


Il commence par parler de Finkielkraut, puis il parle du reste...
" Je ne crois pas “dangereuse” l’expression de “Grand Remplacement”, puisqu’elle est marquée du sceau de la vérité, et même de l’évidence. Qu’il suffit de descendre dans la rue, de prendre le métro, de parcourir le pays, de regarder la télévision, de voir un Djamel Debbouze, remplaçant triomphant, traiter comme un chien devant des millions de téléspectateurs un David Pujadas, remplaciste complaisant, à l’occasion d’un film, La Marche, qui ressuscite la grande tradition du cinéma colonialiste — douleur et abnégation des colonisateurs, leur détermination, leur héroïsme, leur triomphe final, que Debbouze incarne à merveille —, qu’il suffit de tous ces spectacles quotidiens pour se persuader de la pertinence, hélas, de l’expression. 
Quand aux immigrés qui s’intègrent, il faut les ranger dans notre peuple, bien entendu. Je le répète depuis des lustres : la France peut parfaitement intégrer des individus, elle l’a toujours fait. Elle ne peut pas intégrer des peuples. Et le discours antiraciste est totalement irréaliste et trompeur quand il prétend déconnecter complètement l’origine et la citoyenneté, les appartenances diverses, ethniques, religieuses, civilisationnelles et l’appartenance nationale, les peuples, puisqu’il faut désormais le pluriel, et la nation. Les présupposés d’une telle conception appellent de leurs vœux un homme nouveau et les appels à l’homme nouveau ont toujours été le prélude aux pires tragédies. Cet homme nouveau, d’autre part, il est aussi peu souhaitable que possible : ce n’est pas l’homme éclairé, c’est l’homme hébété, l’homme remplaçable, déculturé, abruti par l’enseignement de l’oubli et par l’imbécilisation médiatique. Et parallèlement à son émergence resurgit en masse, comme par hasard, l’homme archaïque, celui d’avant le contrat social et le pacte d’in-nocence, non moins hébété, mais fanatique et violent."


Djamel Debbouze, Le remplaçant triomphant ! C'est excellent ça !

La mini-interview de Renaud Camus, c'est à lire sur Boulevard Voltaire, ICI.

La Marche, "Intelligent, vif, malin, un film qui donne envie de se battre" (Edwy Plenel, Médiapart).

La Marche, "Malgré l'encensement de la gauche bien-pensante, un film qui sera un bide retentissant" (Corto). On parie ?

Folie passagère 2018.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.