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dimanche 3 juin 2018

Révoltez-vous ! Unissez-vous ! Remigrez-les !

Plieux, samedi 2 juin 2018, Discours de Renaud Camus devant l'assemblée plénière du mouvement qu'il a fondé, le Conseil National de la Résistance Européenne.



“Les Deux Récits” :


" Mesdames et Messieurs les Présidents, Messieurs les généraux, Mesdames et Messieurs, Mes Chers Amis,

« à banqueter dans une vieille forteresse perdue, entre gens de bonne compagnie, par une belle journée de printemps, nous pourrions donner à croire que nous sommes dans un rêve, dans un roman médiéval, dans une sorte d’heroic fantasy, troubadour et un peu kitsch.

« Or c’est tout le contraire. Nous sommes un des derniers lambeaux de la seule réalité.

« Deux grands récits se partagent le monde, ou, à tout le moins, l’Occident. Le partage est tellement inégal, à vrai dire, que partage n’est peut-être pas le mot. Si partage il y a, il est à 98 % contre 2. L’un de ces récits règne, l’autre est réfugié parmi nous. Celui qui règne a pour lui les juges, les banques, l’université, le gouvernement, le pouvoir, la quasi totalité des médias, les fameux “gafas”, et, il faut bien le dire, la majorité de l’opinion publique, hélas. C’est précisément cela, le pouvoir : la possibilité d’imposer son récit jusqu’au tréfonds des âmes, des consciences, des cœurs et des masses. Dans toute l’histoire de l’humanité, jamais ce pouvoir de manipulation des cerveaux n’a été plus puissant qu’aujourd’hui. Jamais l’effet cumulatif du pouvoir n’a été si fort. Jamais le pouvoir n’a été plus pouvoir.

« L’autre récit, celui qui se terre, n’a plus que nous ; et quelques parias pourchassés, censurés, harcelés, persécutés, diffamés, calomniés, haïs, traînés quotidiennement dans l’opprobre et la boue par les desservants tout puissants de l’autre culte.

« Dans le premier de ces récits, celui qui triomphe, des flots de réfugiés harcelés et martyrs, chassés de leurs pays d’origine par la misère, par la persécution et la guerre, se précipitent vers l’Europe comme vers le seul refuge possible à leur effroyable malheur. Et l’Europe égoïste en accueille une partie, certes, mais beaucoup moins qu’il ne le faudrait, doublement moins : moins que ne l’exigeraient les sentiments de la plus élémentaire humanité face aux périls auxquels sont exposés ces infortunés ; moins aussi que ne le voudrait le propre intérêt de ce vieux continent à la population déclinante, qui aurait tout à gagner à élargir et rajeunir sa force de travail, et surtout de consommation. Mais inutile d’aller plus avant. Ce récit-là, vous le connaissez par cœur. Il est celui qui est déversé sur nous du matin au soir et du soir au matin. Il est nos acouphènes, que l’on ne peut pas ne pas entendre, en permanence.

« Le second récit est bien différent, faut-il le dire. Il y figure très peu de réfugiés, qui, comme certaines saveurs précieuses dans les produits de l’industrie agro-alimentaire, sont une part tout à fait marginale des énormes masses humaines que ce récit-là évoque lui aussi, au point qu’elles y sont plus considérables encore que dans l’autre. Mais ces masses, en leur masse, ne sont pas, selon lui, jetées à travers les déserts, sur les mers périlleuses, dans les montagnes enneigées et la jungle des villes par la guerre, par la persécution et la misère, qui n’affectent qu’une petite partie de leur ensemble. Elles sont mises en mouvement par la nouvelle stupéfiante, qu’un continent jadis riche, ordonné et puissant est à l’encan, qu’on peut aller y faire sa vie, que d’où qu’on vienne on peut s’y installer et jouir de ses richesses, de sa chance, de son heureuse organisation, des avantages de sa civilisation et de son organisation sociale.

Cette nouvelle étonnante, la disponibilité de l’Europe au reste du monde, fait bien état pour la forme d’un peu de résistance officielle à la transplantation sur le continent de populations venues d’ailleurs, et même d’obstacles que ces multitudes pourraient avoir à surmonter en chemin ; mais, en même temps, elle s’arrange pour laisser comprendre, à mille signes multipliés, qu’il ne faut pas prendre trop au sérieux ces embarras annoncés, qui sont surtout publiés dans le souci de ménager les opinions publiques locales. Pour l’essentiel, le message est bien clair et il est parfaitement compris jusqu’en les villages les plus reculés de la savane africaine : « Venez, venez, venez, accourez, la voie est libre, vous serez toujours mieux que chez vous, et rapidement vous serez chez vous ! »

Et en effet ils seront chez eux, mais peut-être pas au sens où ils l’entendent. Ce nouveau chez eux sera comme l’ancien, car l’ancien, ils l’apportent avec eux. Les Africains désirent une Europe qui n’est si désirable que parce qu’ils n’y sont pas. Ils sont comme des hommes qui n’aimeraient que les vierges. Elle est comme un livre dont tous les caractère s’effaceraient sitôt l’ouvrirait-on. À peine y débarquent-ils, elle n’existe plus. Car ce qui fait les civilisations ce sont les peuples qui les ont forgées. Avec d’autres peuples elles sont autres, sauf bien sûr pour l’industrie de l’homme, post-humaine ou trans—humaine.

« En attendant l’évanouissement sinistre de ce leurre, pas un adolescent en bisbille avec ses parents, ou avec son école, ou avec la police, qui n’entende à merveille le discours subliminal, l’appel de l’Europe à être remplacée, qui déborde de toute part le discours officiel et le remplace dans les esprits. Ce discours subliminal, à peine subliminal, d’ailleurs, est d’autant plus irrésistible qu’il s’assortit de l’assurance prodiguée aux mineurs, par exemple, que non seulement il seront inexpulsables, à peine arrivés, mais que très vite ils pourront faire venir toute leur fratrie et toute leur parentèle.

« Cette nouvelle urbi et orbi de la disponibilité de l’Europe au reste du monde, qui la lance ? Tout le monde, comme le premier récit — mais lui se garde bien d’en faire état : il en dénierait l’existence comme il dénie tout. Cette nouvelle est lancée par les Nations Unies, par l’Union européenne, par la grande majorité des États et des gouvernements européens, par leurs juges, par leurs journalistes, par la plupart de leurs artistes ou de leurs travailleurs de la culture, par leurs films, par leurs séries télévisées, par leur industrie culturelle, par leur industrie de l’hébétude, par leur industrie de l’homme. Car l’homme est une industrie, pour cet enchevêtrement de puissances intéressées. Et accessoirement un commerce, bien sûr. Cette galaxie, ce lacis de volontés agissantes et froides, c’est ce que j’ai nommé le remplacisme global : l’ensemble des intérêts et des mécanismes, des mécanismes d’intérêts, qui veulent l’homme normalisé, standardisé, homogénéisé, pasteurisé, désoriginé, déculturé, remplaçable ; et qui exigent que soient amalgamées en une seule ses trois hypostases au regard de l’économisme régnant : producteur, consommateur, produit.

« Il faut perfectionner la formule fameuse et trop rabâchée, If it’s free, you are the product : si c’est gratuit, le produit c’est vous — si ce n’est pas gratuit aussi, et même encore davantage. Car le raffinement suprême est de faire payer les victimes, comme en Chine on fait payer aux familles la balle qui tue le condamné. Notons au passage que l’Europe est la première civilisation dans l’histoire de l’humanité à se ruiner pour subventionner sa propre colonisation, sa propre destruction, son propre remplacement.

« Tout le monde l’a remarqué depuis longtemps, ce ne sont plus des travailleurs qu’importent les intérêts économiques et financiers : ce sont des consommateurs. L’objection selon laquelle ces consommateurs n’ont rien n’est pas pertinente. Sans doute ils n’ont pas d’argent mais demain ils auront le vôtre : les transferts sociaux du premier récit sont des transferts raciaux dans le deuxième, de même que les prétendus “logements sociaux” du premier récit sont dans le second les postes avancés de la colonisation, le maillage du territoire par la conquête imposée, les casernes de l’Occupant — qu’il faut reconstruire indéfiniment, pour une raison mystérieuse. Mais surtout les nouveaux venus ont des besoins et des désirs, et ce sont là les qualités premières de tout consommateur. A l’exception éventuelle de la libido sciendi, la soif de connaissance, on a cru remarquer que les libidos diverses, dans l’ensemble, n’étaient pas leur point faible. Ils ont besoin de vêtements, ils ont besoin de communications, ils ont besoin de divertissement, ils ont besoin d’hôpitaux pour y être soignés, ils ont besoin d’écoles pour leurs enfants et plus que tout ils ont besoin de logements : c’est-à-dire de bâtiments, de routes, de ville, d’extension infinie de la banlieue universelle, avec disparition du peu d’espace qui reste entre les villes, effacement des blancs de la carte.

« Les indigènes européens, les blancs, qui ont obscurément conscience, en leur sagesse de très vieux peuples, que toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines et illusoires aussi longtemps que perdure la croissance démographique, se garde bien s’assurer encore, par leur taux de natalité, cette disparition de l’espace libre, de la campagne, qui est le vœu secret des croissantistes, des bétonneurs, des desservants religieux de la bulle immobilière et financière. Il faut les remplacer, ces populations indigènes trop sages, trop blanches, trop chères et trop pourvus, par des populations qui n’auront pas leurs scrupules, ni leur degré d’expérience et réflexion ; et qu’on attirera vers l’Europe, et vers leur fonction de remplacement, par l’ardente subvention de ce rêve auquel elles n’ont déjà que trop tendance à s’abandonner pour le bien de la Terre, croître et multiplier. C’est en France la fonction de la C.A.F., caisse d’allocations familiale, que des plaisants ont défini comme troisième lieu saint de l’islam, en rivalité comme telle avec la mosquée Al Aqsa de Jérusalem et sans doute, bientôt, avec la basilique Saint-Denis.

« Au passage on pourra s’étonner que nos amis écologistes, en leur affligeante majorité, soient des immigrationnistes à tout crin, quand c’est l’immigration de masse qui assure à elle seule la croissance démographique, c’est-à-dire l’artificialisation sans merci. Artificialisation, c’est l’un des mots clefs du remplacisme global. Attaché à tout remplacer, dans un souci taylorien de normalisation, de standardisation, de baisse des coûts, d’économie, d’économisme et d’obsolescence programmée, le remplacisme est très logiquement l’empire du simili, du double, de l’ersatz, du toc, du low-cost, du faux, de ce que le français appelle familièrement, je m’en excuse, le bidon. Tout le monde a renoncé à parler de village universel pour décrire les effets de la globalisation, l’expression était trop bucolique pour la triste réalité. On dit plutôt et plus justement banlieue universelle, à présent. Mais il serait plus juste encore de parler de bidonville global. Cette expression présente en effet l’avantage, au moins en français, de qualifier à la fois l’horreur physique du monde qu’apprête, pour l’humanité déshumanisée par ses soins, le remplacisme global, et dont la jungle de Calais et nombre de quartiers parisiens deviennent les archétypes, les appartements-témoins, et, d’autre part, le caractère de fiction totale, l’essence bidon, fake, fausse, menteuse, constamment menteuse, de cet univers que nous imposent la révolution post-post-industrielle, le taylorisme planétaire et ce que je désigne familièrement, beaucoup d’entre vous le savent déjà, comme la davocratie directe, la gestion sans intermédiaire du parc humain par Davos et les “grands financiers”, avec pour idéologie officielle l’antiracisme et pour milices les antifas. J’opposais pour commencer deux récits : d’une part celui qui montre de malheureux réfugiés se précipitant vers l’Europe pour fuir la guerre et la misère ; d’autre celui qui expose un continent livré, trahi, abandonné à l’invasion provoquée, à l’occupation étrangère, à la colonisation, à l’islamisation, au changement de peuple et de civilisation, à l’ethnocide, au génocide par substitution. Le premier de ces récits nous écrase, l’autre peut seul nous libérer, comme un dormeur se réveille in extremis d’un cauchemar dans lequel il s’avançait vers l’abîme ou vers l’abattoir au sein d’un troupeau hébété. Le premier constitue ce que j’ai nommé le faussel, le réel faux, le faux réel, l’espace de la substitution, du remplacement, du simili, de la contrefaçon, du bidon, du bidonville, du bidonmonde, médiatisé par les médias, artificialisé pour les besoins de l’industrie de l’homme, de la production de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée. Le second est le réel vrai, le vréel de Lacan ou de Kristeva, si l’on veut, le réel auquel on se cogne : notre misère et notre honte, notre malheur et leur crime, l’épreuve de notre détermination et de notre courage.

Si le CNRE n’était que cela, ce ne serait déjà pas mal : le champion du vrai récit, je n’ose pas dire du vrécit — celui qui montre du doigt la Lettre volée, la réalité trahie, le mystère en pleine lumière, l’abomination du changement de peuple, qui crève les yeux et le cœur. Le négationnisme aujourd’hui, c’est la négation du Grand Remplacement, la contestation de l’ethnocide, le déni triomphant face à la Destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation. Cette destruction est un effondrement, entraîné par l’absence de structure porteuse, à l’intérieur, autant que par la pression extérieure : par la Grande Déculturation autant que par le Grand Remplacement ; par la décivilisation autant que par la substitution ethnique. Face à cet effacement notre mission est d’être : de dire, de parler, de nommer, de montrer, mais d’abord d’être, d’exister, d’incarner visiblement un immense refus ; de donner forme, dirais-je, figure, apparence et de maintenir.

Ce n’est évidemment pas suffisant, il faut faire, aussi, agir et empêcher. Mais faire, chacun de vous et chacun de vos mouvements le font déjà, “For Britain” le fait déjà, le Siel le fait déjà, la Ligue du Midi le fait déjà, Les Volontaires pour la France le font déjà, les Amoureux de la France le font déjà, Génération Identitaire le fait déjà, et avec quel talent, quelle inspiration, quel brio, quel humour et quel courage. Vous êtes des exemples et des sources d’inspiration pour nous tous et pour chacun d’entre nous, comme l’est aussi cette grande espérance venue du centre et de l’est de l’Europe, de l’Autriche, des pays du pacte de Visegrad, de notre membre éminent le président Vaclav Klaus, qui refgrette de ne pouvoir être parmi nous et dont je vous ai lu tout à l’heure un message, et plus que tout de la Hongrie de Viktor Orban, de cette chère Hongrie qui a tant souffert en grande partie par notre faute, qui sait ce que c’est que l’occupation étrangère, que l’étouffement des libertés et que l’islamisme, et dont je tiens à saluer tout particulièrement ici les représentants, avec amitié, admiration et respect.

Le Conseil National de la Résistance, faut-il le dire et le répéter après cette énumération de compétences, de luttes et d’accomplissements, n’a aucune espèce d’intention de se substituer à tous les mouvements, partis et personnalités qu’il rassemble, et qu’il entend rassembler toujours plus largement. Il n’est pas remplaciste, vous l’aurez compris. Et il n’entend dire à personne de ceux qui veulent bien le rejoindre ce qu’ils ont à faire, d’autant qu’ils le font à merveille. Certes il n’exclut pas de prendre des initiatives, et pas plus tard qu’après-demain, à Paris, devant la statue de Winston Churchill, une de ses références favorites, en soutien à la liberté d’expression, à la liberté tout court, à Tommy Robinson, un autre ces héros, et toujours en faveur de la décolonisation, de la libération du territoire, de la remigration. Mais il aspire d’abord à être une image, un symbole, un emblème, un drapeau : celui du refus de la mort — le drapeau du refus des Européens face à la disparition qui leur est promise, et ménagée.

Révoltez-vous ! Unissez-vous ! Remigrez-les !

Que chacun retrouve sa patrie, sa civilisation, sa culture, la vibration sympathique de l’air et de l’esprit, autour de l’être."

Renaud Camus

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vendredi 6 avril 2018

De Renaud Camus à Nicolas Dupont-Aignan

Parce que hier nous évoquions le cas Dupont-Aignan convoqué devant la 17ème chambre pour crime de lèse politiquement correct (et parce que les travaux dans la maisonnée prennent un peu de temps et m'empêchent de pondre moi-même un billet sur le sale temps social qui règne actuellement en France) laissez-moi vous provide (histoire de parler franglais comme Jupiter) le mot sucré-salé que Renaud Camus (théoricien du Grand Remplacement et gourmandise des petits juges de la même 17ème chambre) a commis à l'intention du futur condamné susnommé.



" Lettre ouverte à Nicolas Dupont-Aignan

Monsieur le Député,

Ne vous inquiétez pas, je ne tiens pas à aggraver votre cas, je ne vous écris pas pour vous apporter mon soutien. Ce serait d’ailleurs inutile : vous imaginez bien que vous l’avez déjà. Et comme vous me traitez régulièrement de “dingue”, vous êtes un peu couvert de ce côté-là, même quand vous dites la même chose que moi.

Si je me permets de m’adresser à vous aujourd’hui, c’est parce que votre procès me semble marquer une date importante dans l’officialisation de la fiction. On voit bien à cette occasion qu’il va devenir interdit non seulement de s’opposer comme on peut à l’immigration de masse mais même de paraître la remarquer, de la nommer. Déjà nous vivons dans un monde imaginaire : non pas tant qu’il invente une réalité qui n’est pas (encore que…), mais aussi, et surtout, parce que la réalité qui est s’y trouve totalement oblitérée.

Répétez après moi, disent les juges, les journalistes, les sociologues, les libraires : ce qui arrive n’arrive pas, ce que vos yeux voient n’existe pas, ce que votre cœur souffre est une illusion, un sentiment ; non votre patrie ne vous est pas arrachée, non ce qui fut votre pays n’est pas livré à des étrangers qui le haïssent, non il n’y a pas de Grand Remplacement.

Pourtant, l’immigration, achetée jadis en tant que lézard décoratif, est devenue entre-temps crocodile. Il occupe la moitié du salon, l’œil mi-clos. De temps en temps, quand l’humeur taquine lui en prend, il dévore un bras ou une jambe, pour passer le temps. Toutefois la convention est de faire comme s’il n’était pas là, et de poursuivre la conversation par-dessus lui autour d’une tasse de thé, en parlant des horaires des trains, tandis qu’il se pourlèche les babines en sang.

« Invasion migratoire », avez-vous dit, Monsieur le Député. C’était trahir la convention. Vous auriez pu dire submersion, aussi bien, changement de peuple et de civilisation ou même, horresco referens, Grand Remplacement. Vous n’en avez rien fait, j’en témoigne. Il reste que votre procès pourrait bien, par l’imprudence d’un procureur ou de juges trop zélés, percer accidentellement le décor, réveiller les figurants hébétés, révéler le caractère de théâtre ou de téléréalité de cette France imaginaire où nous vivons, cette France en fait livrée, trahie, remplacée, cette France du fallacieux vivre ensemble, où, entre ensemble et vivre, il faut choisir.

Vous n’avez fait que dire la vérité, vous le savez. Les juges le savent aussi, et la plupart des Français pareillement, même s’il en est encore quelques-uns pour ne pas savoir qu’ils le savent, ou ne pas vouloir le savoir. Au pays du faux la vérité est une allumette. Elle peut faire tout s’embraser d’une seconde à l’autre, tout s’effondrer du mensonge. On vous parlait de canapé-cuir, de table basse ou d’un pouf, comme “Au théâtre ce soir”, et vous avez demandé poliment :

« Ne serait-ce pas plutôt un crocodile ? »

C’en est un, je le confirme. Il n’a aucune intention de payer nos retraites. Mais qu’il soit désigné pour ce qu’il est, et par un homme comme vous, si pondéré, si sage, si ami d’habitude des conventions républicaines, fasse le ciel que les Français s’en inquiètent enfin, et s’en alarment, et s’en révoltent, qui sait ; qu’ils s’unissent pour percer la chape de mensonge sous laquelle leur pays subit ce que leurs ancêtres ont voulu le plus fort éviter, au prix de terribles sacrifices : l’asservissement, la conquête, la soumission, le remplacement. C’est cela ou le triomphe des juges, des journalistes, des sociologues de cour, de tous les inventeurs du monde à l’envers, où ce qui arrive n’arrive pas.

Soyez assuré, Monsieur le Député, à la part amicale que je prends, pour les connaître un peu, à vos épreuves,

Renaud Camus (le dingue) "

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jeudi 13 avril 2017

Que faire contre le Grand Remplacement ?

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On s'en souvient, en 1974, Houari Boumediene, un bon pote de François Hollande, avait dit: " Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire." L'année précédente était publié le livre prophétique de Jean Raspail Le Camp des Saints. Quelques années plus tard, il y a peu, c'est au tour d'Erdogan d'encourager la communauté musulmane turque d'Europe à faire plus d'enfants: " 3 enfants c'est insuffisant, faîtes en cinq ! ". Et entre temps, Mohamed est devenu le premier prénom donné à la naissance dans le 9-3 et Houellebecq a écrit Soumission.

Certains parlent du Grand Remplacement, d'autres d'invasion ou de musulmanisation, d'autres encore de colonisation inversée, etc... Qui de sérieux pour en douter ? Il suffit de se promener ailleurs que dans les quartiers protégés et de prendre les transports en commun pour s'en rendre compte, ça crève les yeux de ceux qui n'ont pas d’œillères. Qui de sérieux pour en douter ? En tout cas, pas moi, ayant maintes et maintes fois dénoncé ce phénomène. Combien sont-ils ? On ne le sait pas vraiment: 5 millions, 6, 10 millions de muzz ? En tout cas bien trop ou suffisamment pour que la France d'avant, de mon enfance, de mon adolescence et de mon début de vie d'adulte ne soit plus qu'un lointain souvenir.

Bien une fois que l'on a dit ça, on fait quoi ? On se contente de déblatérer sur le net, entre nous, en famille sur ce grand remplacement ? On se contente de crier " on est chez nous "? On fait quoi ? On vote Le Pen ?

Il serait totalement illusoire de croire que l'élection de MLP pourrait, comme par magie ou parce qu'elle prendrait quelques mesures biens senties anti-immigrationnistes, enrayer le phénomène. La musulmanisation est en marche qu'on le veuille ou non. Réduire l'immigration - ce que je souhaite - ne serait hélas que cautère sur jambe de bois. Pourquoi ? Ne serait-ce parce que le taux de fécondité des populations immigrées, d'origine immigrées et musulmanes est bien supérieur à celui des desouches. Il suffit pour le prouver de se référer aux ouvrages de Michèle Tribalat ou de se renseigner sur la drépanocytose. Les plus pessimistes annoncent qu'en 2025 la moitié des naissances en France ne seront pas d'origine européennes mais africaines !

Entre 5 et 10 millions de personnes de confessions musulmanes aujourd'hui, combien demain ? Dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans ? Nul ne le sait mais sans se tromper de beaucoup, miser sur un bon 20 millions d'ici 15 ans ne semble pas débile. 5 à 10 millions de muzz; est-ce pour autant que l'on peut écrire, comme l'a fait une fidèle lectrice de ce blog, que " Si MLP ne passe pas en 2017, c'en est fini pour la France car en 2022 elle sera sous la CHARIA ! ". Même si dans certains quartiers, ça y ressemble déjà sans l'être, la France en 2022 ne sera pas sous le régime de la Charia. N'exagérons pas non plus. On ne coupera pas la main des voleurs, on ne lapidera pas la femme adultère et on ne coupera pas la tête des chrétiens.

Alors que faire contre ce grand remplacement qui nous révolte autant qu'il nous préoccupe ?

On peut bien sûr, si tant est que les islamocollabos le permettent, réduire drastiquement l'immigration illégale, voire légale. On peut bien sûr restreindre voire supprimer le regroupement familial, on peut décider se supprimer le droit du sol, on peut inscrire dans le marbre l'interdiction de la régularisation des étrangers en situation illégale, on peut supprimer l'AME, on peut fermer les frontières, etc... certains le proposent. Cela sera sans doute suffisant pour enrayer un tant soit peu la musulmanisation du pays mais cela sera-t-il suffisant pour stopper le Grand Remplacement ?  J'en doute. J'en doute parce la rémigration à grande échelle que prônent certains comme Renaud Camus est un leurre: On ne virera jamais les 5 à 10 millions de muzz déjà présents de manière tout à fait légale aujourd'hui. On n'expulsera jamais des musulmans de nationalité française. Nous n'avons ni le nombre de catapultes nécessaire, ni la volonté, ni le droit pour cela. Les muzz (du moins ceux qui sont en France en toute légalité) sont ici chez eux, ne m'en déplaise, ne vous en déplaise. Et comme je l'écrivais plus haut, ils baisent comme des lapins, pas les desouches.

Alors, je repose la question, on fait comment pour contenir et si possible stopper ce grand remplacement ?

En dehors de la responsabilité qui incombe aux politiques, aux législateurs et aux électeurs, n'avons-nous pas, nous les desouches, aussi une part de responsabilité mais de quoi lutter contre ce qui semble aujourd'hui inexorable ? 

Je vois trois pistes, peut-être farfelues, et si vous en avez d'autres n'hésitez pas à le dire en commentaire...

Mettons-nous à procréer (je sais, je suis mal placé pour en parler, lol !), baisons aussi comme des lapins. La femme française (et la gauche) a voulu s’émanciper par le travail, on peut le comprendre mais on voit aussi les conséquences induites de cette émancipation. Pourquoi ne pas renverser la tendance et organiser le retour de la femme desouche au foyer: Qu'y aurait-il d'humiliant, d'ingrat ou d’avilissant à élever des enfants ? On a tout fait pour faciliter l'avortement de la femme occidentale, combien de femmes musulmanes avortent chaque année ?

Nos églises se vident quand les mosquées poussent comme des champignons. La religion musulmane est devenue l'année passée la religion la plus pratiquée de France ! Je pose la question, la déchristianisation de la France n'est-elle pas la porte ouverte à la musulmanisation ? Deux religions qui prônent la procréation, l'une tend à disparaître peu à peu (même si on sent un renouveau encore timide, la France opposée au mariage zinzin qui s'est réveillée, la France de Fillon en quelque sorte) quand l'autre est vigoureuse !

Apprenons à nos enfants à respecter la femme, à aimer ce qui a fait notre pays, à aimer nos traditions, à s'engager activement de tas de manière possible plutôt que d'être complice de leur abrutissement.

Le grand remplacement est-il une fatalité ? Je ne le crois pas. Certes pour l'enrayer, le stopper, le vaincre et inverser la tendance, il s'agit d'être Français et non islamo-collabo mais est-ce suffisant ? On peut aussi se proclamer patriote, ressortir les cocardes et crier " on est chez nous " mais est-ce suffisant ?

Folie passagère 3510.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 3 juin 2014

Le Grand Remplacement expliqué aux nuls



Je ne vois pas pourquoi je me casserai la tête à écrire un billet quand 1 photo et 14 petites lignes suffisent à expliquer ce que beaucoup se refusent à voir, ce que d'autres appellent Le Grand Remplacement; laissons la presse régionale nous expliquer les choses comme elle sait si bien le faire: simplement...


" Samedi, seize mères ont ­reçu l’insigne de la famille française des mains de ­Françoise Tenebaum, ­adjointe au maire et vice-présidente du CCAS de ­Dijon et du conseil régional, salle de Flore.

Accompagnée de représentants du CCAS, de la CAF, de l’Udaf, des familles de France de Côte-d’Or et des Familles dijonnaises, Françoise Tenenbaum a rappelé, au nom d’Alain Millot, tout le mérite de ces femmes et de ces familles qui ont su élever et accompagner leurs nombreux enfants jusqu’à l’âge adulte en leur transmettant les valeurs fondamentales de la vie en société. Un hommage que l’adjointe au maire a rendu à ces femmes en rappelant « le rôle irremplaçable que joue la cellule familiale dans la structuration sociale et personnelle des enfants ».

Durant cette cérémonie, Mmes Addi, Affan, Allali, El Bakkouchi, Asnar, Boussouf, El Gharbi, El Moussaoui, Grenier, Kamli, Naui, Rabhi, Remili, Rousseaux, Stitou et Wiaouf ont reçu la médaille de la famille française, ainsi qu’un diplôme de l’Udaf, 700 € du CCAS et un bouquet de fleurs." (Journal Le Bien Public, le 3 juin 2014)

J'aurai bien aimé poser quelques questions à mesdames Grenier et Rousseaux; pour madame Remili, faut voir.

Folie passagère 2317.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 27 novembre 2013

Djamel Debbouze, le remplaçant triomphant ! (Renaud Camus)


Il commence par parler de Finkielkraut, puis il parle du reste...
" Je ne crois pas “dangereuse” l’expression de “Grand Remplacement”, puisqu’elle est marquée du sceau de la vérité, et même de l’évidence. Qu’il suffit de descendre dans la rue, de prendre le métro, de parcourir le pays, de regarder la télévision, de voir un Djamel Debbouze, remplaçant triomphant, traiter comme un chien devant des millions de téléspectateurs un David Pujadas, remplaciste complaisant, à l’occasion d’un film, La Marche, qui ressuscite la grande tradition du cinéma colonialiste — douleur et abnégation des colonisateurs, leur détermination, leur héroïsme, leur triomphe final, que Debbouze incarne à merveille —, qu’il suffit de tous ces spectacles quotidiens pour se persuader de la pertinence, hélas, de l’expression. 
Quand aux immigrés qui s’intègrent, il faut les ranger dans notre peuple, bien entendu. Je le répète depuis des lustres : la France peut parfaitement intégrer des individus, elle l’a toujours fait. Elle ne peut pas intégrer des peuples. Et le discours antiraciste est totalement irréaliste et trompeur quand il prétend déconnecter complètement l’origine et la citoyenneté, les appartenances diverses, ethniques, religieuses, civilisationnelles et l’appartenance nationale, les peuples, puisqu’il faut désormais le pluriel, et la nation. Les présupposés d’une telle conception appellent de leurs vœux un homme nouveau et les appels à l’homme nouveau ont toujours été le prélude aux pires tragédies. Cet homme nouveau, d’autre part, il est aussi peu souhaitable que possible : ce n’est pas l’homme éclairé, c’est l’homme hébété, l’homme remplaçable, déculturé, abruti par l’enseignement de l’oubli et par l’imbécilisation médiatique. Et parallèlement à son émergence resurgit en masse, comme par hasard, l’homme archaïque, celui d’avant le contrat social et le pacte d’in-nocence, non moins hébété, mais fanatique et violent."


Djamel Debbouze, Le remplaçant triomphant ! C'est excellent ça !

La mini-interview de Renaud Camus, c'est à lire sur Boulevard Voltaire, ICI.

La Marche, "Intelligent, vif, malin, un film qui donne envie de se battre" (Edwy Plenel, Médiapart).

La Marche, "Malgré l'encensement de la gauche bien-pensante, un film qui sera un bide retentissant" (Corto). On parie ?

Folie passagère 2018.
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mardi 4 juin 2013

L'homme nouveau ou la société contre le peuple, par Robert Redecker


" L'adoption du mariage homosexuel, l'introduction à l'école de la théorie des genres, qui devient une sorte de pensée officielle et obligatoire, le projet d'accorder le droit de vote aux étrangers, la palme d'or accordée par le jury du Festival de Cannes à un film qui, divine surprise, réunit la chance d'avoir été réalisé par un Maghrébin et de raconter une histoire d'amour homosexuelle, ne sont pas des événements disjoints. Solidaires, ils entretiennent entre eux un lien de constellation. Une même conception de l'homme autant qu'une même conception de l'avenir de la société les relie. 

Un impératif commun, plus ou moins explicite, dirige ces événements: il faut remplacer l'homme, tel que nous le connaissons depuis la nuit des temps, par autre chose. Comme pour le mariage, le mot sera conservé, mais pas ce qu'il désigne. Ainsi le mariage a changé de sens en devenant le mariage pour tous. Ainsi homme et femme sont des mots qui ne veulent plus dire du tout la même chose postérieurement au triomphe de la théorie des genres qu'antérieurement. 

Quant à l'extension du droit de vote aux étrangers, il substitue une entité nouvelle au citoyen et à la nation, même s'il ne modifie pas les mots. Cet homme nouveau, que le gauchisme culturel veut substituer à l'homme tel qu'il existe, c'est l'homme sans héritage. Il n'est pas un héritier. Il est même, pour emprunter un vocable à Renaud Camus, un inhéritier. Non seulement l'accès à l'héritage des siècles - qu'il s'appelle la langue, la culture, la nation - lui est barré, mais il est psychiquement programmé pour refuser cet héritage autant qu'il est éduqué, ou inéduqué, pour pouvoir s'en passer. N'héritant pas du passé, ni n'en recevant le legs en héritage, il ne se sent débiteur d'aucune dette envers lui. Il ne doit rien à la patrie, rien à la nation et à son histoire. Il ne doit rien à de Gaulle, rien à Jeanne d'Arc. On le veut radicalement neuf. Il se croit tel. Jusqu'ici exista un individualisme spatial et sociologique: l'individu séparé des autres hommes. Voici qu'apparaît un individualisme temporel et historique: l'individu entièrement plongé dans le présent, sans racines dans le passé, séparé de l'histoire. Le type d'homme engendré par cette constellation de réformes sociétales sera un homme qui se vivra, se sentira et se pensera, comme existant par génération spontanée. 

Venue d'Aristote, défendue au XIXe siècle par Liebig et combattue par Pasteur, la théorie de la génération spontanée soutenait que des êtres vivants, par exemple des souris, pouvaient naître sans parents, sans pères ni mères, du seul fait de l'animation de la matière par la forme (l'idée). La comparaison avec nos réformes sociétales vaut. L'idée, la forme, c'est bien entendu le genre. C'est aussi la volonté de deux époux d'un même sexe, pardon d'un même genre, d'élever un enfant qui n'aurait ni père ni mère, seulement des parents numérotés un et deux. Le grand combat contre la nature conduit par les propagandistes de la théorie du genre, socle philosophique du mariage pour tous, ramène dans l'actualité une variété de la théorie de la génération spontanée. 

Une condition est exigée pour la réussite de ce projet anthropologique et politique: que les hommes ne soient plus des hommes et que les femmes ne soient plus des femmes par nature. À la rupture avec l'histoire doit s'articuler la rupture avec la nature. L'invention de la théorie du genre sera la cheville ouvrière de cette rupture. Ainsi, le mariage pour tous est-il à la fois le mariage déshistoricisé (jamais, en Occident, le mariage homosexuel ne fut institutionnalisé) et dénaturalisé (la différence naturelle des sexes, base historique, symbolique et biologique du mariage, est niée). 

Le vote des étrangers (des personnes qui refusent d'adopter la nationalité française) illustre cette double négation. Il occulte le sens du mot patrie: la terre des pères. La patrie est, étymologiquement, un héritage. Il n'y a pas de patrie si les fils et les filles n'héritent pas des pères l'histoire et la terre. La patrie, cette terre des pères, est une mère qui engendra ceux qu'on appelait jadis des sujets et aujourd'hui des citoyens. Pour rendre possible ce vote, il faut masquer la dimension héréditaire qu'implique la notion de patrie. La patrie est le produit de l'histoire, et l'héritage celui de l'engendrement, c'est-à-dire de la nature. Héritage, père et mère, la patrie est à la fois histoire et nature. Exactement ce que la théorie du genre combat. Dessaisir les fils et filles de cet héritage est l'objet du droit de vote aux étrangers. 

Le déni de la nature et de l'histoire apparaît encore plus nettement dans l'acharnement à vouloir effacer le mot race de la langue officielle. Deux siècles durant, la gauche affirmait représenter le peuple, la patrie et la nation. Aujourd'hui, sa nouvelle déesse est la société, fabriquée dans les laboratoires des sciences humaines. C'est au nom de la société qu'elle substitue l'inhéritier, l'individualiste nouveau, l'individualiste né par génération spontanée sans patrie et sans nation, sans racines historiques et politiques, au citoyen national. 

Le sociétal n'est pas seulement l'idéologie qui dresse la société contre le peuple, il est aussi l'idéologie qui détruit le peuple au nom de la société. "

Robert Redecker, philosophe, pour le Figaro du 2 juin 2013.


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mardi 21 mai 2013

On est bien peu de choses... ( R.I.P. Dominique Venner )


" Une figure de l'extrême-droite se suicide dans Notre-Dame de Paris.

Un homme de 78 ans s'est donné la mort dans la cathédrale Notre-Dame mardi en se tuant par balle. Il s'agit d'un écrivain d'extrême-droite, proche des opposants au mariage homo. " 

C'est par ces mots que BFM annonce le suicide, cet après-midi, à Notre Dame de Paris de Dominique Venner. "Avec un pistolet ancien "... Et aussitôt le net et la  twittosphère de s'emparer de cette triste nouvelle - le suicide d'une personne ne peut être qu'une triste nouvelle - pour ne retenir, épiloguer et amalgamer à loisir et facilement que sur " extrême-droite, opposant au mariage gay ". 

Mais qui était donc Dominique Venner ? 

Il eut été intéressant que tous les empressés de la nécrologie à deux balles, vite fait-mal faite, aillent jeter un coup d’œil sur la bio du personnage. Certes, c'était un gars très, très à droite, ancien de l'OAS et à ce titre emprisonné pendant 18 mois. Il se mettra en retrait de tout militantisme dans les années 70 pour se consacrer à l'écriture de divers ouvrages sur notre histoire contemporaine, se spécialisant sur la seconde guerre mondiale et les périodes suivantes. Son livre " Histoire de l'Armée Rouge " sera récompensé du prix Prix Broquette-Gonin d'histoire de l'Académie française en 1981. Il fonde par la suite une revue d'histoire très prisée La Nouvelle Revue d'Histoire, rebaptisée par la suite NRH, revue à laquelle participent des personnes éminentes telles que Alain Decaux ou Jacqueline de Romilly. Il animait régulièrement une émission sur Radio-Courtoisie. Il aura écrit une cinquantaine d'ouvrages. Dominique Venner se référait souvent à Renaud Camus et à Jean Raspail pour leurs visions prémonitoires sur le Grand Remplacement dont la France serait victime depuis des années, condamnant ainsi, pour faire simple, les vagues d'immigrations récentes qui réduiraient peu à peu l'identité historique française.

Bref, tous ces éjaculateurs précoces de bio-express auraient pu faire le même travail que moi et se rendre compte que Dominique Venner ne peut se résumer aux simples qualifications d'extrémiste anti-mariage pour tous. Il était bien plus.

Dans le dernier billet qu'il publia aujourd'hui même avant d'interrompre son parcours, il appelle les manifestants du 26 mai prochain à ne pas se satisfaire d'une simple manif anti loi Taubira, relevant lui aussi, comme moi, que ce mouvement dépasse depuis plusieurs semaines le simple cadre d'une opposition au mariage pour tous et relève tout autant, voire bien plus, d' une crise identitaire ( au sens premier de l'expression ) et d'une remise en cause de certaines valeurs imposées depuis des lustres par la gauche et son cortège de droitsdelhommistes progressistes.

"  Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher [ce grand remplacement]. C’est à une véritable « réforme intellectuelle et morale », comme disait Renan, qu’il faudrait d’abord procéder. Elle devrait permettre une reconquête de la mémoire identitaire française et européenne, dont le besoin n’est pas encore nettement perçu. 

Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes. 

Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien. " ( Dominique Venner 1935 - 21 mai 2013 ).


Visionnaire ou utopiste ? J'ai bien ma petite idée, et vous ?

Folie passagère 1723.
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vendredi 19 octobre 2012

Manuel Valls et la politique de la Porte Ouverte


Alors comme cela et histoire de participer au détricotage des mesures prises par le précédent gouvernement, Valls a décidé d'une opération Portes Ouvertes: Il va faciliter autant que faire se peut l'accession à la nationalité française. C'est vrai quoi, la France " Terre d'accueil " a vu le nombre de naturalisation chuté de 30% en 2011 et de 45% en 2012; seulement 87 000 nouveaux Français. On doit pouvoir faire mieux. C'est pas elle, ça, " C'est pas la France que j'aime, ce pays qui, un jour, a fait de moi l'un des siens " qu'il a dit le ministre.

Alors on va simplifier, welcome tout le monde en Socialie: le questionnaire de culture générale ? A la trappe. La période probatoire de 10 ans ? Trop long, on passe à 5. Le CDI comme condition sine qua non ? Exit. Un CDD, y compris de complaisance, suffira amplement. Et puis question connaissance de la langue, le niveau troisième suffira. Une petite " Charte des droits et devoirs du citoyen français " à signer par les demandeurs et roule ma poule, t'as le passeport.

Un détricotage à forte valeur ajoutée: 30 000 nouveaux citoyens l'année prochaine ! Une paille et une façon comme une autre de ne pas pousser plus avant l'acquisition du droit de vote pour les étrangers. Promesse de campagne qui s’avère bien plus dure à tenir qu'à prononcer. Il suffisait d'y penser: Fabriquons à moindre coût politique des citoyens; pourquoi se faire braire avec une nouvelle loi qui aurait de forte chance d'être retoquée ?

Il paraît que tout ce bordel, c'est pour favoriser l'intégration. Tiens donc, je pose la question, ne serait-ce pas un moyen de régulariser sans le dire et à la pelle les sans-papiers ? Est-ce que cet assouplissement fera des demandeurs de nationalité de parfaits électeurs citoyens ? N'est-ce pas plutôt de faire des " divers " d'aujourd'hui les souchiens de demain ? Les souchiens d'aujourd'hui doivent-ils être " dilués " dans la masse des impétrants?

Tenez, par exemple, nous avons pu, pas à pas, remonter aux origines de ma famille: l'an 1590 du côté de mon père, 1482 du côté de ma mère. Qu'ai-je de commun avec ces nouveaux socialiens citoyens ? Intégration des " nouveaux ", dilution et désintégration des " anciens " ?

" La nationalité française ne se brade pas ". Elle s'acquiert par l'histoire partagée, par les racines, par  le partage  et la défense de certaines valeurs, par le sang versé, grâce à certaines origines et une culture communes. Elle se donne en cadeau à ceux et celles qui auront su faire preuve d'une volonté d'épouser cette même histoire. Un CDD ne saurait avoir valeur d'Histoire. 5 ans de résidence ne fait pas partage d' Histoire. Un diplôme acquis ailleurs ne donne pas droit à la nationalité. La nationalité française ne devrait pas être considérée comme un hochet républicain que l'on accorde maintenant à tout le monde et à n'importe qui. Elle se mérite.

Il y a aujourd'hui, en France, 12 millions d'immigrés et d'enfants d'immigrés dont 60% sont natifs de pays hors Union Européenne. Renaud Camus que la bien-pensance maudit avait annoncé " Le Grand Remplacement ". Il est entrain de se faire et pas question de dire quoique que ce soit, c'est un choix politique qui ne se discute pas, qui ne se discute plus sous peine d'être taxé de salaud. C'est ainsi.

Folie passagère 1396.

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mercredi 18 juillet 2012

La tyrannie du grand nombre sur le petit


Le parti de l' In-nocence fondé par l'écrivain Renaud Camus communique à propos de cette " aberrante "  proposition du hollande: le taux marginal d'imposition à 75%.

" Le parti de l’In-nocence observe que le ministre du Budget, M. Pierre Moscovici, confirme l’intention du gouvernement d'instaurer de façon imminente un taux marginal d’imposition de 75 % : en somme les 50 % de Français qui ne paient pas du tout l’impôt sur le revenu, auxquels il faut ajouter ceux qui n’y sont que faiblement ou très faiblement assujettis, décident, par le biais de leur représentation politique, que dans la crise économique et financière que traverse notre pays il est urgent de mettre fin à une injustice et de contraindre les 1 ou 2 % de Français qui versent déjà une grande part de leurs revenus à l’État à en verser bien davantage encore. Il s’agit de faire payer plus ceux qui paient déjà beaucoup (et sans doute d’augmenter le nombre de ceux qui ne paient rien). 

Les mesures de ce genre, aberrantes économiquement (tous les pays qui ont voulu se débarrasser de leurs riches ont sombré dans la pauvreté ou la misère, de même que tous les pays qui ont voulu se débarrasser de leur classe cultivée ont sombré dans l’inculture, l’hébétude et le réensauvagement), sont indéfendables moralement, philosophiquement et même idéologiquement : elles consacrent officiellement, par le truchement de la spoliation, la tyrannie du grand nombre sur le petit et elles impliquent une inégalité fondamentale, ontologique, entre les citoyens, puisqu’aux uns échoirait la charge de subvenir directement aux besoins de la communauté, jusqu’à devoir y consacrer la plus grande part de leurs revenus, tandis que les autres en sont totalement exemptés. "

J'approuve !

Folie passagère 1262.
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mercredi 9 novembre 2011

A propos d'immigration...

Et voila ce qui arrive lorsque l'on se promène dans des endroits que la bien-pensance condamne. Ci-après, une autre façon de voir l'immigration. Et comment le dire autrement, j'aime  cette vision politiquement totalement incorrecte. Et alors?

" ... Quand les Barbaresques se présentaient tout armés devant nos anciens parapets, sur leurs vaisseaux de course ou leurs chevaux arabes, on les repoussait tant bien que mal, en y mettant parfois sept ou huit siècles. Leurs descendants ont trouvé dans notre aberration idéologique le moyen de réussir là où leurs ancêtres avaient échoué. La condition est simple, quoique inattendue et paradoxale : il leur suffit d'aborder nos côtes et nos frontières non plus dans leur agressive splendeur, avec leurs oriflammes, leurs cimeterres et leurs arcs, mais dans leur misère à mains nues, au contraire, en partie jouée s'il le faut. Les mêmes qu'on accueillerait à coups de canon s'ils nous attaquaient pour nous conquérir nous conquièrent bien plus sûrement en faisant appel à notre bon cœur, à nos invraisemblables lois, à notre sentiment de culpabilité (qui leur est totalement inconnu), à la trahison enthousiaste et empressée de nos amis du Désastre. Ils n'en croient leurs yeux ni leur jambes. Oui, c'est bien comme on leur avait dit, si invraisemblable que cela leur ait paru : l'Europe n'oppose aucune résistance sérieuse à l'invasion qu'ils lui font subir. Tout au contraire, malgré quelques simagrées de surface, destinées aux plus ronchons, vieux-jeu et dépourvus d'humour de ses citoyens électeurs, elle accueille à bras ouverts ses humbles colonisateurs, elle met à leur disposition des autobus, des avions et des trains, afin qu'ils puissent s'avancer plus vite jusqu'à son cœur le plus désirable. Elle leur distribue des laissez-passer, elle les loge, elle les nourrit, elle leur alloue des allocations, des pensions, des indemnités pour le dérangement qu'ils ont pris en violant ses lois — des lois dont elle s'excuse en mettant en avant d'autres lois, qui réduisent à néant les premières et servent à les tourner en dérision.

Les bénéficiaires d'un si surprenant accueil savent qu'ils ne doivent surtout pas remercier, ni se montrer étonnés même s'ils le sont, et reconnaissants encore bien moins : cela pourrait réveiller le dormeur, faire naître la suspicion dans l'esprit du colonisé ravi. Les conquérants désarmés doivent au contraire se plaindre bien haut d'être reçus comme des chiens, c'est très important, on le leur a bien répété : il leur faut s'indigner que rien ne soit prêt pour les accueillir, même s'ils débarquent ininvités sur un rocher dénudé, et en appeler au droit des gens, eux qui n'ont jamais levé le petit doigt en sa faveur dans leur pays. Ils ont bien appris leur leçon : ils savent qu'aussi longtemps qu'ils se présenteront en mendiants atrabilaires et revendicatifs le pays leur sera soumis, par on ne sait quel charme inexplicable. Après le fantastique succès de leurs revendications de miséreux il sera toujours temps pour eux, plus tard, un peu plus tard, bien vite, lorsqu'ils seront les maîtres, de présenter des exigences de maîtres. "

Tiré de l'éditorial n° 48 du 19 avril 2011 du Parti de l'In-nocence, par Renaud Camus. " La condition de la conquête ".

Folie passagère 907.

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France, 2019.