Affichage des articles dont le libellé est Mutualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mutualité. Afficher tous les articles

mercredi 13 juillet 2016

Je n'aime pas Macron.



Je n'aime pas Macron. 

J'ai regardé hier soir quelques extraits de la prestation du bonhomme exécutée devant 3 000 personnes à la Mutualité et ce type ne me dit rien de bon. Je n'ai pas aimé la façon qu'il avait de regarder son public. Son regard était vraiment très curieux. Cherchait-il à savoir si les gens présents l'aimaient et avaient bien reçu son discours ? A un moment, il m'a même donné l'impression du gars qui se croyait investi d'une mission divine. Les gars, je vous ai fait bander avec les mots que vous vouliez entendre maintenant il va falloir jouir et vous battre pour moi. Les mots sont crûs mais c'est ainsi que j'ai perçu son regard lors de la scène finale. 

Quant au discours en lui-même ? Beaucoup de vent, de creux, de vide. Pour ainsi dire aucune proposition concrète. Des propos convenus, mille fois entendus: Ni de droite, ni de gauche. Dépassons les clivages. Libérons le pays d'un système qui nous étouffe. Imaginez où nous serons dans 3 mois, dans 6 mois, dans un an. Ecrire une nouvelle histoire, qui dérangera beaucoup de monde. Refondation. Nous avons un ennemi une menace, les djihadistes, mais cela ce n’est pas l’islamNos institutions, notre système, la chorégraphie de tout cela, est usé. Il est fatigué par les promesses non tenues. Il est ancien, il faut en changer... 

Et enfin, pour conclure, cette phrase qui a fait le tour des rédactions: " Notre mouvement [En Marche !], maintenant, plus rien ne l'arrêtera, parce que c'est le mouvement de l'espoir et que notre pays en a besoin, nous le porterons jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire ! " La victoire de qui ? De quoi ? 

Alors bien évidemment, c'est ça, la question: Pour qui roule Chouchou Macron ? Pour lui ? Pour Hollande ? 

La logique voudrait que ce soit pour lui-même. L'homme est ambitieux et aucun parquet n'a pour l'instant résisté à ses dents longues. Se voit-il Président de la République ? Assurément. Un jour. Quand ? Jusqu'à sa victoire en 2017 ? Faut-il être sacrément gonflé pour penser qu'à pas 40 ans on puisse devenir le Président d'un pays traditionnellement ingérable et irréformable, pour que l'on puisse se confronter à des Obama, des Poutine, des Clinton ou des cégétistes... le tout dans un contexte international des plus tendus. Mais si tel est le cas, si il roule pour lui, comment Valls et Hollande peuvent-ils ne pas éjecter dès que possible un gars qui ne loupe pas une occasion de les torpiller et qui affirme finalement haut et fort qu'il veut devenir Calife à la place du Calife ? 

L'hystérique de Matignon semble prêt à se débarrasser de Macron: Il est tant que tout cela s'arrête. En a-t-il seulement les moyens et le pouvoir ? Pas franchement. 

Alors qu'attend Hollande pour le virer ? Il doit le virer. Sauf, effectivement, si un deal a été passé entre les deux hommes: Accompagner Président dans sa future campagne en ratissant au centre, à droite et chez les socialos-démocrates-libéraux moyennant un poste de premier ministre en cas de victoire. Ne pas virer Macron rapidement confirmerait cette hypothèse. 

Quant à Macron de quel bilan peut-il se prévaloir - il bosse pour Hollande depuis plus de 4 ans - pour exister politiquement et justifier sa candidature ? Aucun. 

Je n'aime pas Macron. Une créature médiatique, une créature hollandaise qui s'est pris au jeu.

Folie passagère 3241.
Résultat de recherche d'images pour "macron"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 21 novembre 2013

Le Grand Meeting d'un PS... hors-sol

A quoi pouvons-nous nous rendre compte, par exemple, que le Parti Socialiste est hors-sol ? A ça:


Et oui, parce qu'au PS, voyez-vous, ils n'ont rien d'autres à faire que de grimper sur une tribune pour aller nous dire que les extrémismes, c'est pas bien. Rendez-vous compte, pas moins de 3 ministres, et non des moindres, seront présents. Des ministres cools, n'est-ce pas, pas du tout genre excités du carafon, jamais extrémistes dans leurs propos, non, non, juste Peillon, Taubira et Valls.

C'est vrai qu'il n'y a pas de chômage en France, pas de crise, pas de tensions, pas de précaires, pas de gens qui crèvent, pas d'usines qui ferment, pas de bonnets rouges, verts ou gris, pas de racailles qui traînent et même plus de tireur-fou-que-l'on-aurait-aimé-si-possible-bien-blanc-et-d’extrême-droite; y a pas tout ça, y a plus tout ça, sans doute. Alors on va aller pérorer à la Mutualité et condamner les extrémismes. Tous les extrémismes ? Vraiment ? Même les extrémistes de gauche ? Mélenchon, Delapierre, les antifas, les blacks blocs altermondialistes ou  ce vieux ringard perdu d'Abdelhakin Dekhar ne sont bien sûr pas des extrémistes. Ils sont sans danger... On ne les montrera pas du doigt ceux-la. Mélenchon et compagnie sont des alliés de circonstances et Dekhar est forcément fou.

Par contre, rassurez-vous, cette France supposée raciste, la droite brune dénoncée par Renaud Dély, le méchant FN et ses 20% d'électeurs, les sales réacs nauséabonds, les Dupont-la-Joie, eux, ils vont passer à la moulinette de l'indignation de nos bobos parisiens. Soyez-en sûr ! 

"La gauche défend la République contre les extrémismes", comprenez, la droite les encourage ou s'en satisfait ! Ben voyons ! Non, non, ils ne vous prennent pas pour des cons, juste pour des esprits étroits qui ne comprennent rien à rien, qui ne voient pas les dangers qu’encoure notre sacro-sainte République qu'eux-seuls, les socialistes vertueux, peuvent préserver. Se rendent-ils compte qu'à désigner ainsi toujours les "mêmes méchants", ils renforcent, paradoxalement et tout à la fois, la défiance vis à vis d'eux-mêmes et les dits-extrémistes.

Que le PS et ses plus éminents représentants, actuellement au pouvoir, s'occupent, puisqu'ils ont été élus pour ça, parait-il, du chômage et de l'économie, qu'ils luttent contre la précarité et l'exclusion - et pas seulement l'exclusion sociale -, qu'ils se mettent à combattre le sectarisme dont ils sont pourtant les meilleurs exemples, et vous verrez, pour peu qu'ils réussissent, ce dont on ne saurait douter, n'est-ce pas, il n'y aura plus d'extrémismes, ni à droite, ni à gauche. Si ce n'est les reliquats, les fonds de casseroles indécrottables, à droite, comme à gauche.

Folie passagère 2009.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.