Je n'aime pas Macron.
J'ai regardé hier soir quelques extraits de la prestation du bonhomme exécutée devant 3 000 personnes à la Mutualité et ce type ne me dit rien de bon. Je n'ai pas aimé la façon qu'il avait de regarder son public. Son regard était vraiment très curieux. Cherchait-il à savoir si les gens présents l'aimaient et avaient bien reçu son discours ? A un moment, il m'a même donné l'impression du gars qui se croyait investi d'une mission divine. Les gars, je vous ai fait bander avec les mots que vous vouliez entendre maintenant il va falloir jouir et vous battre pour moi. Les mots sont crûs mais c'est ainsi que j'ai perçu son regard lors de la scène finale.
Quant au discours en lui-même ? Beaucoup de vent, de creux, de vide. Pour ainsi dire aucune proposition concrète. Des propos convenus, mille fois entendus: Ni de droite, ni de gauche. Dépassons les clivages. Libérons le pays d'un système qui nous étouffe. Imaginez où nous serons dans 3 mois, dans 6 mois, dans un an. Ecrire une nouvelle histoire, qui dérangera beaucoup de monde. Refondation. Nous avons un ennemi une menace, les djihadistes, mais cela ce n’est pas l’islam. Nos institutions, notre système, la chorégraphie de tout cela, est usé. Il est fatigué par les promesses non tenues. Il est ancien, il faut en changer...
Et enfin, pour conclure, cette phrase qui a fait le tour des rédactions: " Notre mouvement [En Marche !], maintenant, plus rien ne l'arrêtera, parce que c'est le mouvement de l'espoir et que notre pays en a besoin, nous le porterons jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire ! " La victoire de qui ? De quoi ?
Alors bien évidemment, c'est ça, la question: Pour qui roule Chouchou Macron ? Pour lui ? Pour Hollande ?
La logique voudrait que ce soit pour lui-même. L'homme est ambitieux et aucun parquet n'a pour l'instant résisté à ses dents longues. Se voit-il Président de la République ? Assurément. Un jour. Quand ? Jusqu'à sa victoire en 2017 ? Faut-il être sacrément gonflé pour penser qu'à pas 40 ans on puisse devenir le Président d'un pays traditionnellement ingérable et irréformable, pour que l'on puisse se confronter à des Obama, des Poutine, des Clinton ou des cégétistes... le tout dans un contexte international des plus tendus. Mais si tel est le cas, si il roule pour lui, comment Valls et Hollande peuvent-ils ne pas éjecter dès que possible un gars qui ne loupe pas une occasion de les torpiller et qui affirme finalement haut et fort qu'il veut devenir Calife à la place du Calife ?
L'hystérique de Matignon semble prêt à se débarrasser de Macron: Il est tant que tout cela s'arrête. En a-t-il seulement les moyens et le pouvoir ? Pas franchement.
Alors qu'attend Hollande pour le virer ? Il doit le virer. Sauf, effectivement, si un deal a été passé entre les deux hommes: Accompagner Président dans sa future campagne en ratissant au centre, à droite et chez les socialos-démocrates-libéraux moyennant un poste de premier ministre en cas de victoire. Ne pas virer Macron rapidement confirmerait cette hypothèse.
Quant à Macron de quel bilan peut-il se prévaloir - il bosse pour Hollande depuis plus de 4 ans - pour exister politiquement et justifier sa candidature ? Aucun.
Je n'aime pas Macron. Une créature médiatique, une créature hollandaise qui s'est pris au jeu.
J'ai regardé hier soir quelques extraits de la prestation du bonhomme exécutée devant 3 000 personnes à la Mutualité et ce type ne me dit rien de bon. Je n'ai pas aimé la façon qu'il avait de regarder son public. Son regard était vraiment très curieux. Cherchait-il à savoir si les gens présents l'aimaient et avaient bien reçu son discours ? A un moment, il m'a même donné l'impression du gars qui se croyait investi d'une mission divine. Les gars, je vous ai fait bander avec les mots que vous vouliez entendre maintenant il va falloir jouir et vous battre pour moi. Les mots sont crûs mais c'est ainsi que j'ai perçu son regard lors de la scène finale.
Quant au discours en lui-même ? Beaucoup de vent, de creux, de vide. Pour ainsi dire aucune proposition concrète. Des propos convenus, mille fois entendus: Ni de droite, ni de gauche. Dépassons les clivages. Libérons le pays d'un système qui nous étouffe. Imaginez où nous serons dans 3 mois, dans 6 mois, dans un an. Ecrire une nouvelle histoire, qui dérangera beaucoup de monde. Refondation. Nous avons un ennemi une menace, les djihadistes, mais cela ce n’est pas l’islam. Nos institutions, notre système, la chorégraphie de tout cela, est usé. Il est fatigué par les promesses non tenues. Il est ancien, il faut en changer...
Et enfin, pour conclure, cette phrase qui a fait le tour des rédactions: " Notre mouvement [En Marche !], maintenant, plus rien ne l'arrêtera, parce que c'est le mouvement de l'espoir et que notre pays en a besoin, nous le porterons jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire ! " La victoire de qui ? De quoi ?
Alors bien évidemment, c'est ça, la question: Pour qui roule Chouchou Macron ? Pour lui ? Pour Hollande ?
La logique voudrait que ce soit pour lui-même. L'homme est ambitieux et aucun parquet n'a pour l'instant résisté à ses dents longues. Se voit-il Président de la République ? Assurément. Un jour. Quand ? Jusqu'à sa victoire en 2017 ? Faut-il être sacrément gonflé pour penser qu'à pas 40 ans on puisse devenir le Président d'un pays traditionnellement ingérable et irréformable, pour que l'on puisse se confronter à des Obama, des Poutine, des Clinton ou des cégétistes... le tout dans un contexte international des plus tendus. Mais si tel est le cas, si il roule pour lui, comment Valls et Hollande peuvent-ils ne pas éjecter dès que possible un gars qui ne loupe pas une occasion de les torpiller et qui affirme finalement haut et fort qu'il veut devenir Calife à la place du Calife ?
L'hystérique de Matignon semble prêt à se débarrasser de Macron: Il est tant que tout cela s'arrête. En a-t-il seulement les moyens et le pouvoir ? Pas franchement.
Alors qu'attend Hollande pour le virer ? Il doit le virer. Sauf, effectivement, si un deal a été passé entre les deux hommes: Accompagner Président dans sa future campagne en ratissant au centre, à droite et chez les socialos-démocrates-libéraux moyennant un poste de premier ministre en cas de victoire. Ne pas virer Macron rapidement confirmerait cette hypothèse.
Quant à Macron de quel bilan peut-il se prévaloir - il bosse pour Hollande depuis plus de 4 ans - pour exister politiquement et justifier sa candidature ? Aucun.
Je n'aime pas Macron. Une créature médiatique, une créature hollandaise qui s'est pris au jeu.
Folie passagère 3241.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr