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vendredi 24 mars 2017

L'Emission Politique ou le naufrage du débat politique télévisé

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Non mais qu'est-ce que c'était que cette " Emission politique " d'hier soir sur France 2 ? J'ai halluciné, pas vous ?

Voilà une chaîne du service public (dont la patronne, pistonnée par l'Elysée et le CSA, a annoncé soutenir Macron) qui invite l'un des candidats à la présidentielle, François Fillon, pour, en principe, débattre et qui organise tout par le menu pour faire en sorte de torpiller le dit candidat.

A la manœuvre, Pujadas dont le talent d'animateur est à la hauteur de sa petite taille et un Fillon, plutôt serein en début d'émission à qui le gnome a réservé un programme mitonné aux petits oignons.

Bon, ne parlons pas de Langlet, il est aussi doué en économie qu'un élève de Terminale, c'est dire si son intervention fut passionnante.

Aurélie Filippetti (soutien de Hamon), ça c'est du lourd. Faire venir cette nana qui n'a pas spécialement brillé au ministère de la culture et qui n'a eu de cesse de torpiller son patron d'alors, fallait oser, Pujadas l'a fait. Virulente, pas moyen pour Fillon d'en placer une et quand, par miracle il y arrivait, la donzelle n'essayait même pas d'écouter et de prendre en compte ses arguments. Venue pour dénigrer et critiquer, nullement pour débattre.

Puis le reportage "en immersion", François Fillon dans une maison de retraite pour discuter du temps de travail avec du personnel " essentiellement tous de la CGT " ! Avec eux, pas moyen de discuter, c'était couru d'avance. 

Puis la séquence " au contact des Français ". Pour première intervenante une prof d'histoire d'extrême gauche visiblement énervée à l'idée que François Fillon puisse vouloir réformer les programmes scolaires et mettre un peu d'ordre dans cette pétaudière de gauchistes qu'est le Conseil supérieur des programmes. Deux autres dont je ne me souviens pas... Puis c'est au tour de Steeve Briois du FN. Très décevant ce jeune homme incapable de parler correctement, passons...

Et enfin la confrontation scandaleuse avec Christine Angot (condamnée, elle, par la justice) dont l'une des grandes copines est... Aurélie Filippetti, cette même Aurélie qui, lorsqu'elle était ministre de la culture, fit Angot chevalier des Arts et des Lettres... Enfin bref, la mégère arrive sur le plateau, la bave aux lèvres, agressive, outrancière, passablement énervée et là voila nous raconter qu'elle trouvait scandaleux que Fillon ait accepté des costumes en cadeau: Contre quoi ? Et à l'appui de sa démonstration, son anecdote à la con sur le bracelet qui lui a été offert par une copine qui, en échange, voulait qu'Angot lui rende un petit service. Service qu'elle refusa de rendre mais elle garda tout de même le bracelet... quand Fillon, calme et posé, nous apprenait que, comprenant son erreur, il avait rendu les costumes à son ami... Même Pujadas sembla désarçonné par le comportement de la "grande" écrivaine.

Et enfin, cette espèce de chose belge, parait-il une humoriste, pour venir détendre l'atmosphère...

Et pour conclure le divers Rissouli, transfuge de Canal+, avec ses petits sondages forcément peu favorables à Fillon et son choix de tweets relevés sur les réseaux sociaux, tweets tous défavorables là aussi à Fillon. A croire qu'il y a deux twitter en France, celui de Rissouli et celui que je suis...

Non mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ! C'est ça " L'émission politique " ? P'tain c'est à te faire verser des larmes au souvenir de L'Heure de Vérité du regretté François-Henri de Virieu. Il a du jouer les ventilateurs dans sa tombe le pauvre !

Plus de deux heures d'antenne pour soi disant débattre et échanger et au lieu de cela, des invités agressifs, à la limite de la vulgarité, grossier, irrespectueux, incultes pour quelques uns, et une seule envie: torpiller le bonhomme !

Bon, heureusement Fillon ne s'est pas trop laisser faire et a été, compte tenu du contexte de l'émission, plutôt bon face aux raclures de bidets qu'on lui avait présenté. Elle aura eu au moins le mérite, cette émission, de me faire piger une bonne fois pour toutes pourquoi je n'aurais jamais pu faire ni ne ferais jamais (malgré une proposition récente qui m'a été faite) de politique active: Hier soir, à la place de Fillon, j'aurais défoncé Pujadas, mis deux baffes à Filippetti, tordu le coup à Angot, jeté un gant à Briois et envoyé la gamine belge faire un spectacle à Moleenbeck ! 

Alors maintenant la question... François Fillon a-t-il eu tort ou raison de s'en prendre ainsi à l'autre quiche de l'Elysée en l'accusant d'avoir monté un cabinet noir contre ses opposants au premier rang desquels Fillon, Sarkozy et... Valls ? Je ne sais pas. Mais au moins cela aura-t-il eu le mérite de relever le niveau de l'émission en dénonçant clairement ce que nous sommes si nombreux à soupçonner depuis longtemps. Le peu que moi aussi j'ai lu du fameux bouquin évoqué - " les bonnes feuilles" - me laisse à penser que si il sera quasi impossible de prouver l'existence de ce cabinet noir, il n'en demeure pas moins que trop de choses nous incitent à y croire: la cellule d'une centaine de personnes travaillant dans le 9ème et dont le patron va rendre compte chaque semaine à l'Elysée, les écoutes, les fuites organisées des PV d'auditions, la violation permanente du secret de l'instruction (et pas seulement concernant Fillon), les documents produits par certains journaux et qui n'ont pu être fournis que par des  gens "en place", etc... Un trop gros et trop visible faisceau d'indices précis et concordants qui mériterait effectivement qu'au minimum  une enquête parlementaire soit ouverte. Je sais, je rêve....

L'autre question est de savoir si cette émission pourrie a plutôt servi ou desservi Fillon. Je l'ai trouvé bon, calme malgré les efforts déployés pour le faire sortir de ses gonds, clair quand il arrivait à en placer une. Son " J'accuse " aura permis d’escamoter l’inexistence du débat promis et, grande première, une prouesse même, de mettre en colère Président.. mais à part ça... seuls les jours à venir nous le diront. Réponse le 23 avril... à moins que le cabinet noir ne sévisse à nouveau...

Il est temps de tirer la chasse sur ce quinquennat pourri et cette catastrophique socialie

Folie passagère 3487
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 18 novembre 2016

Taisez- Vous Pujadas ! Taisez-vous Elkabbach !

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Bien, j ai suivi le troisième débat, comme 5,1 millions de téléspectateurs ( presque deux fois plus que celui diffusé par BFM ). 

Qu'en retenir que l'on ne sache déjà ? Rien pour qui suit cette fichue primaire depuis le début. Par contre, nous avons pu voir, pour qui en doutait encore à quel point le petit Pujadas et le grand Elkabach sont des petites frappes sans envergure.

Le débat commence, débat censé nous permettre de choisir qui sera le futur Président de la République, et quelle est la première question que pose le gnome a Sarkozy: " Avez-vous reçu des valises de billets de la Libye via Ziad Takieddine ? ". On comprend l'énervement de Sarko qui répondit: indigne, indigne du service public, vous n'avez pas honte.

Voilà le grand prêtre du 20h de France 2 se posant inquisiteur !

Depuis 3 jours, comme par hasard juste avant ce débat et le premier tour de la primaire, Merdapart, le journal de Plenel, balance à qui veut l'entendre avoir reçu le témoignage du sulfureux multi-condamné à divers titres Takkiédine, témoignage affirmant qu'il aurait livré quelques 5 millions d'euros en espèces, dans des valises, à Guéant et Sarkozy, argent provenant de la Libye de Kadhafi.

Le gars balance cela, sans aucune preuve formelle, et ce torchon de Mediapart relaie et fait le buzz. Et Pujadas, se fiant au témoignage non probant d'une vérole et à la publication d'un canard qui n'en est pas à son coup d'essai en matière d'intox antisarkozyste, ose poser la question, sur un ton quasi accusateur: Avez-vous reçu etc... en omettant de préciser que Guéant et Sarkozy ont porté aussitôt plainte pour diffamation.

Curieux de poser cette question à ce moment là alors que les précédentes éditions du JT de France 2 n'avaient même pas évoqué le sujet...

Comment se gnome télévisuel a-t-il pu se prêter à ça ? Si ce n'est pour alimenter le sarkobashing si bien entretenu par les médias depuis des années. Vous noterez par ailleurs qu'à aucun moment Pujadas n'a demandé à Jean-François Copé si l'eau de la piscine de Takiéddine était assez chaude... Il est vrai que Copé ne risque pas de devenir Président...

Ce faisant, Pujadas, devant 5,1 millions de téléspectateurs, sans compter l'écho médiatique, abonde l'idée jusqu'à maintenant jamais démontrée que Sarkozy serait un pourri-corrompu, etc... Et ça se dit journaliste ! Comment voulez-vous que je ne détestasse pas ces plumitifs ?

Même Juppé s'est dit scandalisé ! C'est vous dire !

Quant à Elkabach... qu'est-ce que vous voulez que je vous dise... sa question à Bruno Le Maire, à savoir " Pourquoi cela ne fonctionne pas avec vous ? "... Du Elkabbach, sans intérêt, incorrect, inutilement incisif. Qui est donc ce vieillard de 79 ans pour se permettre d'ironiser sur le " renouveau " que souhaite incarner un techno d'à peine 50 ans ?

Après l'élection de Trump, le naufrage d'Itélé, en guise de débat, nous avons assisté à la troisième défaite consécutive du journalisme . C'est bien, on en redemande.

Folie passagère 3360.
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vendredi 16 septembre 2016

38% c'est énorme !


Z'avez vu, il y avait le boss dans la télé hier soir. 2,7 millions de téléspectateurs sur France 2 pour l'écouter, une performance d'audience stable dans le temps. Il a été plutôt bon, ais-je trouvé,  même très bon. Bon okay, vous me direz que je ne suis pas objectif puisque je le soutiens. Mais quand même, l'homme est et demeure un sacré animal politique. Parce que franchement, rester stoïque pendant deux heures face à une Léa Salamé agressive et en quête de crédibilité, une syndicaliste antillaise, un petit patron FN, un Pujadas toujours aussi plan-plan, un Langlet prof d'économie pour les tout-petits, Karim Rissouli, des salariés, un sachant imam et at least, une pseudo humoriste belge même pas drôle faut le faire, moi, j'aurais pas pu!

Les propositions de Sarko, je ne reviendrais pas dessus. Les uns diront que c'est du pipeau, d'autres que c'est irréalisable, d'autres encore mais pourquoi n'a-t-il pas fait  tout ça avant nananère, enfin bref, on y croit ou on y croit pas, perso, j'y crois. Je ne vois pas qui d'autre que lui, actuellement, pourrait nous sortir de la mouise - pour être poli - dans laquelle Président-candidat et la clique socialiste nous ont mis.


Je ne retiens finalement qu'un truc que même un Yves Thréard du Figaro ne semble pas avoir vu puisqu'il conclut ainsi son édito de ce matin: " Sarkozy n’a convaincu que les sympathisants de droite mais, après tout, il n’a besoin que d’eux pour gagner la primaire. Il n’a d’ailleurs jamais prononcé le nom de ses concurrents." En fait, il a fait beaucoup mieux puisque au terme de l'émission, on apprend que Nicolas Sarkozy avait convaincu 38% des Français interrogés. Et bien crotte alors, si ça ce n'est pas une belle performance, faudra qu'on m'explique ! 38% des gens qui ont regardé l'émission ont trouvé que Sarko avait été convaincant dans ses propos, convaincant avec ses propositions. C'est donc que globalement ces Français-là adhèrent au programme, aux idées et aux propos de Sarko. C'est donc autant de Français qui sont okay avec le retour du service militaire obligatoire pour les jeunes décrocheurs accessoirement racailles avec un baobab dans la main, okay avec la suppression de 300 000 fonctionnaires, okay avec l’alignement des régimes de retraite, okay avec la suppression de l'ISF, okay avec la fin des 35 heures, ok avec... Voilà qui redonne un peu d'espoir non ?

38% tout de même ! Et, mais ça on le savait, 75% des sympathisants Les Républicains. Alors Sarko, grillé ou pas grillé ?

Si j'en crois le même Thréard, l'émission n'était en fait qu'un dialogue de sourds. Comment pourrait-il en être autrement et c'est bien ce qui devient horripilant avec ces émissions politiques: les intervenants sont là plus pour dézinguer l'invité que pour lui donner la parole. L'invité est l'accusé qui doit se lever et prouver en quelque sorte son innocence faute de pouvoir vraiment exposer ses idées ou son programme. Rendez-nous L'Heure de Vérité, ressuscitez-nous François-Henri de Virieu!


Alors certes, les 38% de convaincus d'hier ne feront pas forcément les 38% au premier tour de la présidentielle, mais tout de même...

... Au tweet des gauchistes de France info qui disait: " Seuls 38% de Français convaincus par Nicolas Sarkozy. Pas de quoi le décourager ! ", le député socialiste Rihan-Cypel, hollandolâtre s'il en est, répondit justement: " 38% c'est énorme ! 38% = 5 points de plus que son score de 1er tour en 2007 et 12 points de plus que celui de 2012  ! " En effet, pas de quoi le décourager, bien au contraire.


Folie passagère 3295.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 13 février 2016

Remaniement: La véritable interview de François Hollande !

Jeudi soir, à peine deux heures après avoir bouclé le remaniement gouvernemental, simultanément sur France 1 et TF2, Président s'est invité pour répondre aux questions des deux journalistes les plus percutants et les plus impertinents de leur génération. En fait, l'interview à laquelle vous avez peut-être assisté, comme 9 millions de Français ( audience cumulée habituelle à cette heure-ci ), n'est pas l'originale. Celle ci-dessous, la vraie, avait été enregistrée un peu plus tôt. Président paraissant trop sincère, trop sérieux, presque trop honnête, les rédactions des deux chaînes ont préféré, au dernier moment, jouer la carte du direct. Nous avons pu, au prix de maints sacrifices et de quelques biftons généreusement distribués, nous procurer le verbatim original de cette interview. La voici en exclusivité:



Gilles Pujaleau : Bonsoir M. le Président et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour les millions de téléspectateurs impatients de vous entendre. 

François Hollande : Bonsoir Monsieur Pujaleau, bonsoir Monsieur Boudas. 

David BoudasLe remaniement ministériel à propos duquel on spécule depuis plusieurs semaines a été annoncé vers 17 heures. Par rapport aux précédents gouvernements Valls, la grande nouveauté réside dans le retour des écologistes au gouvernement. Une façon de rassembler toute la gauche sur votre nom en vue des élections de 2017 ? 

FH : 2017 est encore loin et ce n’est pas ma priorité. Je n’y pense ni en me rasant ni en remaniant... encore moins quand je suis avec Julie. Si vous avez suivi mes tweets, vous avez dû remarquer que je n’ai qu’une priorité : réformer la France.


En réalité, je suis très attaché à la composante écologique de l’action politique, j’ai même placé la mère de mes enfants à la tête d’un grand ministère de l’écologie. Elle a réussi à faire voter la transition vers un monde sans couverts en plastique, c’est une grande réforme dont les Français peuvent être fiers. Et vous savez que la COP21 pour laquelle je me suis investi sans compter avec Marion Cotillard et Mélanie Laurent (oui, je ne m’en cache pas, j’aime les actrices) a été un immense succès international.

Quant aux écologistes, je leur ai toujours proposé de participer à tous mes gouvernements. Certains comme Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili étaient prêts à rejoindre Valls dès le début mais Cécile Duflot était contre et Emmanuelle Cosse l’a suivie. Aujourd’hui, les malentendus sont dissipés et tout rentre dans l’ordre.

GP : Pourtant, Emmanuelle Cosse, qui vient d’accéder au portefeuille du logement et de l’habitat durable, professait certaines réticences vis-à-vis de vos réformes… sur la déchéance de la nationalité, mais aussi sur le budget consacré à l’écologie.


FH : Vous savez, j’ai une longue pratique de la politique. Je vous rappelle que j’ai commencé au parti socialiste en 1979. Et je peux vous dire que la perspective d’obtenir un poste de ministre vous pousse à approfondir votre réflexion. C’est ce qu’a fait Mme Cosse et c’est tout à son honneur. D’ailleurs, puisque vous citez ses tweets, permettez-moi de faire de même :



GP : La nomination de Jean-Vincent Placé fait aussi grincer des dents. En effet, il est connu pour avoir eu la modique somme de 18 000 euros de retards de paiement pour ses PV. C’est choquant en soi, et encore plus venant d’un écologiste dont le parti milite assez nettement pour la fin de la voiture particulière.

FH : Selon ma conception citoyenne de la transparence, un gouvernement doit être comme la Légion étrangère : on ne vous demande rien quand vous arrivez et on oublie tout. C’est ça, le droit à l’oubli à la française, ça fait partie de nos traditions politiques et il faut garder des traditions, les Français y tiennent. Par contre je suis intransigeant sur un point, et je le dis aux ministres « les yeux dans les yeux » : ne vous faites pas choper par Médiapart en plein exercice de votre mandat. Je ne peux pas passer mon temps précieux à couvrir tous les maladroits comme MM. Thévenoud et Cahuzac, pour ne citer qu’eux.

En ce qui concerne M. Placé, comme il a effectué les paiements réclamés, je ne vois pas ce qu’on peut lui demander de plus. Vous vous rappelez sans doute qu’il s’est fait prendre en photo avec une poule pour une campagne de publicité contre le sexisme. C’est tout à fait le genre de talents que je recherche et dont la France a besoin : la poule est représentative de la biodiversité que je souhaite encourager à tous les niveaux, j’ai même créé un secrétariat d’Etat pour cela, et la campagne contre le sexisme, c’est l’égalité réelle en action.

DB : Une autre arrivée remarquée est celle de Jean-Marc Ayrault. Du poste de premier ministre vous le virâtes, et le voilà maintenant n°2 du gouvernement comme ministre des Affaires étrangères. A l’Assemblée nationale, on l’avait plutôt entendu sur des questions de fiscalité purement intérieures.

FH : Justement, pour la fiscalité j’ai déjà Sapin, auquel je fais toute confiance. Avec Ségolène, on se félicite tous les jours d’avoir suivi ses conseils pour notre patrimoine. Jean-Marc a une expérience gouvernementale énorme : le « Mariage pour Tous », qui est la réforme dont je suis le plus fier, car là aussi c’est l’égalité réelle en action, s’est concrétisé sous son gouvernement. De plus, il apportera sa voix en faveur de la construction de l’aéroport Notre-Dame des Landes, et surtout il parle allemand. Pour discuter avec Mme Merkel, c’est pratique.

J’aurais bien nommé un jeune ministre à ce poste car mon engagement pour les jeunes est toujours intact depuis 2012. Mais il faut bien constater que l’apprentissage de l’allemand se perd. J’en ai touché deux mots à la ministre de l’Education nationale, mais elle prétend que ça ne correspond pas du tout aux réformes que nous mettons en place au collège. « L’éducation pour Tous » suppose l’abandon de tout élitisme, et, assez curieusement pour qui connait Jean-Marc aussi bien que moi, l’allemand ferait partie de ces matières bourgeoises qui ruinent l’égalité réelle.

DP : Cette idée d’égalité réelle semble vous tenir à coeur. Vous avez d’ailleurs créé un secrétariat d’Etat pour cela. Pourquoi « réelle » ?

FH : L’égalité sèche, c’est un concept trop philosophique. Par contre avec l’égalité réelle, on entre dans le concret, dans la vraie vie. Les Français veulent du réel, je les comprends et je leur en donne, au moins dans le vocabulaire. L’égalité réelle, c’est ce qui permet de se conformer aux exigences de l’Union européenne, c’est ce qui permet de suivre l’évolution du monde, tout en conservant les idéaux de notre modèle social. L’égalité réelle, c’est ma façon de ré-enchanter le rêve français après les politiques d’austérité que je suis obligé de mener, et c’est surtout une excellente méthode pour ré-enchanter le rêve socialiste.

L’arrivée d’Emmanuel Macron dans le premier gouvernement Valls a eu un très bon effet sur nos partenaires européens, mais ça a jeté un froid chez mes amis socialistes. Dans ce gouvernement-ci, par souci de cohérence, j’ai dû le rétrograder. Vous savez, les socialistes sont assez simples à contenter : donnez-leur de l’égalité à tour de bras, supprimez les têtes qui dépassent, faites payer les riches, parlez des pauvres la main sur le coeur à la façon de Martine Aubry, et, depuis quelques temps, jurez que vous ferez tout pour sauver la planète. Je ne le dis qu’à vous, et j’espère vraiment que les socialistes ne m'écouteront pas, m'écoutent-ils encore ?, mais l’égalité réelle, c’est de l’égalité triple épaisseur ajustée spécialement pour eux.

GP : A propos des socialistes, que pensez-vous de cette idée de primaire à gauche qui commence à émerger ? A vous entendre, ils semblent faciles à manoeuvrer, et pourtant vous avez dû affronter les députés frondeurs sur à peu près toutes vos réformes économiques. Votre projet de déchéance de la nationalité pour les terroristes a écartelé votre camp encore un peu plus. Maintenant, c’est votre statut de candidat naturel qui est remis en cause.

FH : Comme je vous le disais, je n’ai pour l’instant qu’une seule mission : diriger le pays et montrer aux Français qu’il est tenu. Si vous analysez les résultats du vote des députés sur la déchéance de la nationalité, vous constaterez que ce texte a non seulement été voté par 3/5ème des députés, mais qu’il en a été ainsi aussi bien à gauche qu’à droite. Je considère qu’aujourd’hui je suis le seul à pouvoir rassembler une telle majorité sur ma gauche comme sur ma droite.

Je vais encore lancer des réformes, celle du marché du travail par exemple. Il y aura de la souplesse, les entreprises et la droite vont aimer. Mais il y aura aussi de la sécurité car je vais initier le compte personnalisé d’activité qui inclura aussi bien la formation que la pénibilité, et là les syndicats vont aimer car ils raffolent de tout ce qui complique la vie des entreprises. Vous verrez que sous peu ma candidature sera inéluctable aux yeux de tous. Je me demande même si les autres partis jugeront utile de présenter des candidats contre moi.

DB : Vous semblez très sûr de vous. Pourtant les résultats économiques se font attendre et l’environnement international est très incertain.

FH : Ce qui me motive, c’est l’intérêt du pays et l’intérêt des Français que j’ai le devoir de protéger coûte que coûte. Oui, il y a encore trop de chômage, et j’aimerais que l’on avance beaucoup plus vite sur ce sujet. Mais il y a des règles à respecter, des règles démocratiques. Que dirait-on si tout allait trop vite et si je passais outre nos lois et nos textes constitutionnels ? Personne n’est plus attaché aux principes démocratiques que moi. La preuve, c’est que je m’efforce au contraire de tout inscrire dans la Constitution, afin de toujours me trouver en règle avec tout, quoi que je fasse. Laurent Fabius ne m’a pas demandé la Présidence du Conseil constitutionnel pour rien. Il savait que dorénavant son rôle de contrôle serait de pure forme. Un comité Théodule de plus, en quelque sorte, et ce sont les moins dangereux.

GP : Votre premier ministre Manuel Valls a succédé à Jean-marc Ayrault après la défaite de la gauche aux Municipales de 2014. Or il a essuyé une défaite aux élections européennes de juin 2014, une autre aux Départementales de 2015 et une dernière aux Régionales de décembre 2015 alors que vous jouissiez d’un regain de popularité après les attentats de novembre. Comment se fait-il que vous l’ayez reconduit dans ses fonctions ?

FH : Rien ne m’est plus étranger que les petits calculs politiciens. Les résultats aux élections sont une chose, le travail des ministres en est une autre. Il serait quand même terriblement injuste de ma part de remercier les ministres loyaux parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Or Manuel Valls fait partie de ceux qui pensent que je suis le candidat naturel de la gauche. C’est une qualité qui vaut mille réussites. De plus, il se distingue par son exigence sans concession à l’égard de l’égalité réelle. Il n’a de cesse de pourfendre le Front national et de s’attaquer au racisme partout où il se trouve, c’est-à-dire partout. Avec Jean-Marc en position de second, j’ai là un tandem particulièrement efficace, mi-dinosaure, mi-dynamite, qui va me permettre de réaliser le changement de décor idéal pour me mettre en valeur à la fin de mon mandat : « Entre ceux qui ne veulent rien faire (les dinosaures) et ceux qui veulent tout défaire (la dynamite), moi, Meilleur Ouvrier de France spécialisé en flan politique, je vais bien faire. » C’est le nouveau slogan de ma Présidence.

DB : Merci M. le Président. Je suis certain que les téléspectateurs auront apprécié cette interview-vérité et que votre politique est devenue parfaitement limpide à leurs yeux.

Et Vive la politique !


( Billet très, très, largement inspiré de celui-ci publié sur le blog de Nathalie MP, nouvellement intégrée dans la blogroll ci-contre )
Folie passagère 3061.
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vendredi 23 octobre 2015

Marine Le Pen a réussi son coup mais elle ne gagnera pas

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Récapitulons...

La Marine est invitée, pour la cinquième fois, à participer à l'émission Des Paroles et des Actes sur France 2. Après moultes tergiversations, elle accepte. Ses Contradicteurs seront Stéphane Le Foll et Jean-Christophe Lagarde de l'UDI.

Etait-il bien raisonnable, sauf à vouloir faire le buzz et de l'audience, de la part de France 2 d'inviter MLP, tête de liste FN dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, à 4 jours du début de la campagne électorale officielle pour les prochaines élections régionales ? Si j'en crois moi-même personnellement et l'odieuse gauchiste auto-proclamée conseillère politique, François Degois, la réponse est non ! Pourquoi n'ont-ils pas préféré, c'eut été logique, Itélé l'a bien fait récemment, inviter les têtes de listes de la dite région ? Le buzz et l'audience...

Devant cet état de fait, logique aussi, le candidat socialiste et Xavier Bertrand des Républicains, principaux compétiteurs de La Marine, chouinent et demandent équité. Bertrand écrit au CSA. Puis le lendemain, c'est au tour de Cambadélis de se plaindre auprès du CSA, tout en enjoignant Sarkozy de faire de même. Ce qui est fait. Sarko emboîtant le pas à Cambadélis... c'est comment dire... un brin croquignolesque et idéal pour alimenter la machine à dégueuler " UMPS ", ce que ne se priveront pas de faire les Alliot, Philippot et compagnie.. 

Mais bon, n'oublions pas le contexte, nous sommes à 4 jours de la campagne officielle... Jusqu'aux élections de début décembre aucun candidat, quel qu’il soit, ne pourra se voir offrir une telle tribune, rien que pour lui.

Le CSA reconnaît le lézard et demande à France2 d'imaginer une solution de remplacement. France 2 obtempère et propose de rallonger le débat en faisant venir Xavier Bertrand et le candidat socialiste dont personne ne connaît le nom. La Marine est prévenue de ce changement mercredi soir, par email, à 22h00 passée, de ce changement.

N'appréciant pas ce changement, elle chipote, discute, négocie, fait sa diva, pige certainement qu'elle a là un bon moyen de faire parler d'elle et du FN, puis confirme définitivement hier vers 15h00 qu'elle ne participera pas à l'émission. L'émission est annulée et remplacée par une série américaine à la con.

Et zou la machine se met en route: l'UMPS a fait front commun d'un côté, iniquité du temps d'antenne de l'autre, blablabla, la polémique est lancée et... Marine Le Pen en sort gagnante puisque l'on ne parle plus que de cela ! Deux heures d'émission remplacée par une polémique relayée partout. Chapeau l'artiste !

Une question tout de même... Sarkozy, se mettant au même niveau que Cambadélis, avait-il à intervenir là dedans ? Non. Pourquoi l'a-t-il fait alors qu'il aurait très bien pu donner le job à ses seconds couteaux, ou tout simplement laisser Bertrand se dépatouiller du truc, après tout, c'est lui le compétiteur... Je ne comprends pas.

Mais j'ai une quasi certitude: Malgré tous les sondages qui la donne gagnante, je parie que Marine Le Pen ne gagnera pas cette élection. Ce sera juste. Très juste,il y aura des élus FN, mais elle ne gagnera pas, elle ne sera pas présidente de la région. Malgré ce que l'on tente de nous faire croire, le Front Républicain n'est pas mort.

Quant à la polémique... heureusement, si j'ose dire, qu'il y a eu ce terrible accident de bus ce matin, sinon elle aurait duré tous le week-end ! Elle sera remplacée, sans aucun doute par une nouvelle que Noël Mamère le charognard n'a pas manqué de lancer: Que faisait ces deux gros véhicules sur la même route ?

Folie passagère 2945.
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France, 2019.