Vous vous rappelez de cette histoire de prêt d'une banque russe au Front National, les banques françaises ayant refusé à ce dernier tout crédit ? Mon Dieu quel scandale ! Toute la gaucholalie était scandalisée ! Que n'avons- nous pas entendu ! Et sur Poutine ? Ce démon qui ainsi noyautait l'extrême-droite française... Quelle histoire, on en a parlé pendant au moins 48 heures et quelques...
Vous vous rappelez l'élection de ces affreux gauchistes en Grèce ? Syriza l'emportait, la gauche française, quasi unanime, saluait cette avancée de la démocratie. Mélenchon était aux anges, les frondeurs du PS et une bonne tripotée de socialistes aussi. On allait voir ce qu'on allait voir, l'Europe, Bruxelles, la BCE, Draghi et compagnie se prenaient deux baffes avec l'arrivée d'Alexis Tsipras au pouvoir. Naturellement, le Front National dont l'anti européanisme n'est plus à démontrer exultait. Nos deux extrêmes qui souvent se rejoignent cédaient aux charmes du sans-cravate.
Vous vous souvenez de cette crise en Ukraine dont on ne nous parle plus beaucoup ? Et bien là-dessus, il y avait quasi-consensus en Europe, en France et en Grèce: il fallait sanctionner le méchant Poutine. On le sanctionna donc. Et Poutine sanctionna l'Europe en imposant un embargo sur nombre de produits agricoles de l'Union.
Sauf que du prêt au FN, on ne nous parle plus. Sauf que l'enthousiasme de la gauche française vis à vis de Tsipras semble s'être sacrément émoussé et Bruxelles se marre en constatant, comme prévu, que le Tsipras ne tarderait pas à renter dans le rang...
... Et Tsipras de faire un magnifique pied de nez à tout ce monde là en allant passer deux jours à Moscou rencontrer son nouveau copain: Vladimir Poutine. Deux jours pour aller négocier des emprunts, une aide financière, des rabais sur le prix du gaz et surtout la levée de l'embargo russe sur les fruits et légumes grecs, en particulier les fraises, les oranges et les pêches. Et devinez quoi ? Il est accueilli à bras ouvert, sera reçu par les plus hautes autorités financières de la Russie et par Vladimir.
Et voilà comment copains comme cochons, Vladimir et Alexis se jouent de l'Europe et de la France. Nul à gauche, en France, pour l'instant, ne s'est élevé contre cette visite. Étonnant, non ? Alors certes, l'Europe n'est pas contente mais que peut-elle y faire ? Rien. L'un de ses membres s'apprête à rompre le consensus ayant permis de sanctionner la Russie et elle ne peut rien faire. Que pourrait-elle reprocher à Tsipras qui a une dette à rembourser, des déficits à combler, une économie à redresser et qui pour cela n'hésite pas à aller serrer la pince de l'ennemi juré de nos z'élites ? Rien. Il y aura sans doute quelques menaces, quelques coups de sifflets mais vous verrez, sous peu, les Russes de Moscou pourront remanger des fraises et des pêches grecques.
Tsipras, avec l'assentiment de sa population et Poutine, plébiscité comme jamais par la sienne, démontrent ainsi et d'une qu'ils ne sont pas seuls au monde et de deux que la " solidarité " européenne n'est pas infaillible. Joli coup.
Il se chuchote même que, contrairement aux principaux chefs d'Etats européen, Tsipras serait le seul à se déplacer le 9 mai prochain à Moscou pour les cérémonies grandioses de commémoration des 70 ans de la victoire sur l'Allemagne nazie.
Il se chuchote même que, contrairement aux principaux chefs d'Etats européen, Tsipras serait le seul à se déplacer le 9 mai prochain à Moscou pour les cérémonies grandioses de commémoration des 70 ans de la victoire sur l'Allemagne nazie.
Tout ça me fait penser aux Mistral dont on n'entend plus parler et à ces fameux 126 Rafale que l'Inde n'a toujours pas acheté...
Folie passagère 2728.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
