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mardi 2 juin 2015

Au théâtre ce soir: Thévenoud et la résurrection de la gauche morale


A l'époque, je n'ai pas été le dernier pour critiquer et me payer de la fiole du sieur Thévenoud. Qu'un élu se permette de faire la morale, de se placer comme héraut de la lutte contre la fraude fiscale et dans le même temps, par négligence et " phobie administrative ", oublier de payer ses impôts; franchement, il y avait de quoi se marrer. Qui plus est quand le gars en question était un digne représentant de la défunte gauche morale, décès dont il porte une part de responsabilité... Comme Hollande, Cahuzac, Morelle, Saal, Arif, Benguigui et consorts...

Depuis, que sait-on ? Que ce gars-là a été viré du parti socialiste mais qu'il est toujours député et qu'il est depuis septembre dernier totalement clean vis à vis de l'administration fiscale. L'on sait aussi aujourd'hui que durant les trois ans pendant lesquels il ne payait pas ses impôts, en fait, il les payait avec retard et pénalités en sus. L'administration fiscale se payait même directement en prélevant à la source ce que Thévenoud lui devait ( avis à tiers détenteur ). Bref, le mec faisait son job de député, plutôt bien dit-on, en oubliant simplement de payer ses impôts, quitte à se mettre lui, sa propre famille, son parti et le gouvernement en danger. Le pot aux roses fut découvert: il fut viré du gouvernement, mit un sacré bordel dans le microcosme et dégrada, si tant est qu'il en soi encore besoin, l'image du PS, etc... L'affaire avait à peine éclaté qu'on en avait tous les tenants et les aboutissants.: Aucun mystère donc... sauf un ...  qui ne fut jamais éclairci.

Comment, alors que Bercy avait déjà pratiqué, plusieurs fois, l'Avis à Tiers Détenteur contre Thévenoud, le gouvernement a-t-il pu le nommer secrétaire d'Etat ? Quiconque a reçu une fois dans sa vie un ATD sait comment ça se passe: le même jour, l'employeur reçoit le même courrier. L'employeur de Thévenoud, l'assemblée nationale, était donc parfaitement au courant de la situation du député et ce depuis longtemps. Au moins trois ans. Comment comprendre alors, lorsque sa candidature à un poste ministériel fut examinée, que ne soit pas venu aux oreilles du gouvernement cette histoire de " phobie administrative " ? Négligence ? Incompétence ? Coup fourré ? L'exécutif n'en étant pas à sa première erreur du casting, on s'étonne que Thévenoud ait pu être nommé... Premier mystère.

Suivi d'un second aujourd'hui: Pourquoi une enquête pour fraude fiscale a-telle été ordonnée à l'encontre de Thévenoud.  Alors que celui-ci est depuis septembre dernier parfaitement en règle vis à vis du fisc. Alors qu'il a payé ce qu'il doit y compris les pénalités, pénalités qui ne sont rien d'autres que les sanctions prévues auxquelles s'expose tout contribuable indélicat. A-t-on déjà vu un contribuable qui n'a pas payé ses impôts mais qui depuis les a payé se prendre une enquête pour fraude fiscale ? Jamais.

Cette enquête a été diligentée par la justice suite à une plainte des services de Bercy. Difficile d'imaginer, compte tenu du sujet concerné, que le gouvernement n'ait pas été préalablement à l'ouverture de l'enquête informé du dépôt de plainte...

Alors de deux choses l'une. Soit Thévenoud nous ment aujourd'hui et il s'est rendu, en plus de ses impôts autrefois impayés, coupable de fraude fiscale  mais dans ce cas, comment se fait-il, alors que l'on imagine bien que ses comptes ont été passés au crible, cette enquête n'arrive que maintenant ? Soit cette enquête, comme par hasard diligentée presqu'au même moment que celle diligentée contre Agnès Saal, n'est que le décor d'une nouvelle pièce de théâtre mise en scène par le gouvernement, pièce dont le thème serait: La Socialie veut redorer son blason, veut pouvoir dire: "avec nous personne n'est à l'abri ", " tous égaux devant la loi ", "Sarkozy n'est pas le seul à être poursuivi par la justice ", redonner, à quelques mois d'élections importantes, à la gauche de gouvernement une crédibilité morale; en clair: ressusciter la gauche morale ! C'est cette deuxième hypothèse que je retiendrais.

Et tant pis si l'on peut parier que cette enquête n'aboutira à rien et que Thevenoud en sortira blanchi. La gauche aura fait manu polite même là où, dans le cas de Thévenoud, il n' y avait pas de ménage à faire.

Quant à Thevenoud, on attend toujours qu'il démissionne. Une enquête pour fraude fiscale pourrait-elle l'aider à se décider ? Voilà qui nous donnerait l'occasion d'assister à une nouvelle législative partielle... et qui sait l'occasion pour le gouvernement de partir à la reconquête de sa majorité absolue à l'Assemblée Nationale perdue en janvier dernier...

Folie passagère 2792.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 9 septembre 2014

Y aura-t-il 576 députés pour désavouer Thomas Thévenoud ?


Donc, Thomas Thévenoud, c'est le gars, député PS, membre de diverses commissions parlementaires en charge de la lutte contre la fraude fiscale, devenu secrétaire d'Etat, qui ne déclarait ni ne payait ses impôts. Le pauvre bichon s'est fait poisser, sa femme aussi; au nom de la solidarité conjugale. Le gars est viré du gouvernement, sa femme de son poste de chef de cabinet du président du Sénat. Jusque là tout va bien, ce n'est que "justice". D'autant que depuis quelques temps, le monsieur s'était mis en règle avec l'administration fiscale, moyennant, nous dit-on, 12 000 euros de pénalités. Douze mille euros, tout de même, qu'il a pu payer rubis sur l'ongle !

Le hic, c'est que le gars, il est député PS. Malaise rue de Solferino, siège parisien du parti, parti qui sait s’accommoder pendant des années des frasques d'un Guérini, d'un Kucheida ou d'un Navaro mais qui ne saurait accepter d'un député pareille entorse à la morale et à l'égalité de tous devant l'impôt.

Alors, le chef du parti, Cambadélis, il convoque le Thévenoud, ils discutent et finissent par, selon les mots d'un journaliste, passer un accord: Thévenoud quitte le PS, l'honneur est ainsi sauf pour le parti qui ne saurait compter dans ses rangs une brebis galeuse et celle-ci conserve son siège de député, sans scrupules ni regrets, ni remords. Même pas mal, même pas honte !

La majorité du PS tient à une voix à l'Assemblée, On comprend bien qu'un départ de Thévenoud ne serait pas un départ anodin et présenterait quelques risques pour les votes difficiles à venir pour le gouvernement. Alors, on transige: il rend sa carte, il reste député et il reste socialiste... sans en avoir l'air. On imagine mal qu'il puisse dès demain, le bougre dont chaque vote sera sous surveillance, voter à droite... La majorité du PS est donc sauvegardée. Cool Raoul !, voilà un arrangement qui arrange tout le monde au parti socialiste... sauf l'image de la politique dans la population. Ceci dit, les députés et la classe politique nous ont montré maintes fois que leur image auprès de la population, ils s'en foutaient comme de l'an 40; alors un petit arrangement de plus ou de moins, ils ne sont pas à ça près...

On nous dit, à juste titre, que réglementairement, il n'y a rien qui empêche Thévenoud de rester député, c'est vrai... réglementairement... Il y a toujours moyen, sans enfreindre la loi, de se débarrasser de quelqu'un dont on ne veut plus, suffit de le vouloir...

Quant au sieur Thévenoud, il doit avoir une piètre opinion de la fonction, et donc de lui-même, pour oser, comme il l'a laissé entendre, se présenter à nouveau au Palais Bourbon.

J'ai imaginé qu'à la prochaine séance plénière, tous les députés, les 576, tournent le dos à Thomas Thévenoud, un peu à la façon des flics qui désavouent l'un des leurs, ou quittent l'hémicycle pour lui montrer qu'on ne saurait salir à ce point  et à nouveau, après l'affaire Cahuzac, la représentation nationale. Mais ce n'était qu'un rêve...

Folie passagère 2448.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 5 septembre 2014

Thomas Thévenoud dit tout: " Que voulez-vous que je vous dise ! "


Dans une interview accordée au journal de Saône et Loire, Thomas Thévenoud dit tout. 9a se passe de commentaires... Ces gens, ces politocards, sont absolument incroyables...


Votre démission a été présentée comme provoquée par des «problèmes liés à l’impôt». Quels sont exactement ces «problèmes» ?

Il s’agit uniquement de problèmes de déclaration et de retards de paiement.

Je n’ai jamais fait de fausses déclarations, jamais dissimulé des revenus ou des éléments de mon patrimoine. Je n’ai jamais trompé l’administration fiscale qui connaissait parfaitement ma situation. Je n’ai fait d’ailleurs l’objet d’aucune procédure pénale. Je n’ai pas d’autres revenus que mes salaires et indemnités d’élus : ils sont parfaitement connus de l’administration fiscale. J’ai rendu public mon patrimoine - une maison de 140m2 à Montceau-les-Mines, achetée avec un crédit de vingt-cinq ans : ce patrimoine immobilier est de 195 000 euros.

On peut m’accuser de négligence – c’est légitime et croyez bien que je suis le premier à le faire - mais pas de malhonnêteté.

D’où vient cette négligence ?

Je crois que depuis quelques années je me suis laissé débordé par mon engagement public. Ma vie s’est accélérée et, à mesure que j’assumais de nouvelles responsabilités publiques, les problèmes s’accumulaient dans ma gestion privée. Au fond, ma rigueur dans la vie publique n’a eu d’égale que ma négligence dans la gestion privée.

Lorsque j’étais élu local, j’ai toujours été rigoureux dans la gestion des deniers publics que ce soit à Montceau-les-Mines ou à l’OPAC de Saône-et-Loire. En revanche, dans ma vie personnelle j’ai été, à bien des égards, un bien mauvais gestionnaire. 

Est-il vrai que vous ne déclariez et ne payiez plus vos impôts depuis « trois ans » comme on a pu le lire ?

C’est faux. Je veux être très précis. En 2012, la déclaration de mes revenus a été déposée avec retard. L’impôt sur le revenu correspondant a été réglé intégralement depuis longtemps, pénalités comprises, conformément à la loi.
En 2013, l’absence de déclaration a donné lieu à ce que l’on appelle une taxation d’office par l’administration fiscale. Là encore, j’ai payé l’impôt et les pénalités dues.
En 2014, la déclaration a été déposée en retard et j’attends maintenant l’envoi de mon avis d’imposition. Par ailleurs, le retard accumulé sur le paiement de mes impôts locaux a été intégralement régularisé au printemps dernier. Aujourd’hui, au regard de l’administration fiscale, je suis à jour de mes obligations déclaratives et de paiements.

Pourquoi ce retard dans vos déclarations d’impôts ?

Que voulez-vous que je vous dise… Ces dernières années correspondent pour moi à une période d’intense activité liée à mon nouveau mandat de député et à la succession de missions et rapports qui m’ont été confiés. Mais je ne cherche aucune excuse et je mesure à quel point ce comportement est incompréhensible.

Aviez-vous des problèmes financiers ?

Il s’agit plutôt pour moi d’une négligence dans la gestion privée. C’est d’autant plus stupide qu’au final non seulement je paie mais je paie même davantage en acquittant chaque année et, comme il se doit, des pénalités supplémentaires. Je n’ai fait l’objet d’aucun passe-droit ni privilège de la part de l’administration.

Est-il vrai que vous étiez sous le coup d’une procédure « d’imposition d’office » et quand avez-vous régularisé votre situation ?

Oui, comme je vous l’ai indiqué, l’impôt sur le revenu de 2013 a fait l’objet d’une imposition d’office. La somme a été intégralement acquittée le 1er septembre 2014 pour un montant de 41 475 euros – dont 12 593 euros de pénalités.

En entrant au gouvernement, ne vous doutiez vous pas que votre situation pouvait poser un gros problème ?

Je pensais qu’en ayant entamé les démarches nécessaires à la régularisation de ma situation fiscale, j’avais prouvé ma bonne foi et espérais pouvoir repartir du bon pied. Le Premier ministre a considéré que cette situation rendait impossible ma présence au Gouvernement. Je l’ai parfaitement compris. Mais, je le redis, je n’ai jamais voulu frauder l’administration fiscale. J’ai toujours fini par m’acquitter de mes impôts – et je suis désormais à jour de mes obligations. Je ne suis pas un fraudeur, je suis un contribuable négligent.

Comprenez-vous la colère de nombreux contribuables et d’électeurs de gauche depuis l’annonce de votre démission pour « problèmes liés à l’impôt » ? 

Oui, je comprends évidemment leur colère. Elle est légitime au moment où des efforts importants sont demandés à tous les Français. Mais je veux redire aux électeurs de Saône-et-Loire et à mes amis socialistes qu’ils n’ont élu ni un fraudeur, ni un cynique, ni un malhonnête homme. J’ai payé ce que je devais à l’Etat et j’en paie aujourd’hui le prix politique, c’est normal.

Souhaitez-vous revenir à l’Assemblée nationale ? Le pouvez-vous ? Quel message souhaitez-vous aujourd’hui envoyer à vos électeurs de Saône-et-Loire ? 

J’ai été élu pour cinq ans et je souhaite mener ma mission jusqu’à son terme. Les électeurs du Mâconnais et du Clunisois qui m’ont fait confiance connaissaient mes forces. Ils découvrent aujourd’hui mes faiblesses. A moi de continuer à travailler à leur service en usant de toutes mes forces. Et à moi maintenant, de corriger mes faiblesses. En 2017, ce sont eux qui me jugeront en toute connaissance de cause.

Comment envisagez-vous votre avenir ? 

J’ai 40 ans. Je suis à la moitié de ma vie, dont les 20 dernières années ont été consacrées quasi exclusivement à la vie publique. J’aspire maintenant à trouver un nouvel équilibre. Continuer à me battre pour ce que je crois bon pour mon pays et pour les Français sans me laisser déborder par le rythme et les exigences de la vie publique.

Appréhendez-vous votre retour dans votre circonscription ? 

Je ne l’ai jamais quittée. Je suis, et pour toujours, un enfant de Saône-et-Loire et un élu de gauche pleinement investi aux côtés des habitants de cette terre. Je souhaite encore pouvoir leur être utile et je sais pour cela pouvoir compter sur des amis nombreux et fidèles qui m’ont réaffirmé leur soutien.

Comment allez-vous aujourd’hui ? 

Beaucoup de nos compatriotes traversent des épreuves autrement plus difficiles. Moi, disons que je vais aussi bien qu’il est possible, le soutien de ma famille et de mes amis m’aide à garder confiance dans l’avenir.


(Interview de Thomas Thévenoud, ex-secrétaire d'Etat au commerce extérieur, donnée ce jour à Le journal de Saône et Loire.)

Folie passagère 2444.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

La solitude d'un Président et la stupidité de Thomas Thévenoud



La photo parle d'elle-même. Alors n'accablons pas plus ce qu'il reste de ce Président et parlons plutôt de Thomas Thevenoud.

L'homme, député, valeur montante d'un PS qui ne peut plus se réclamer de la gauche morale, pourfendeur des fraudeurs fiscaux, vice-président de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac, a démissionné du poste de petit ministre auquel il avait été nommé 9 jours plus tôt. Depuis au moins 3 ans, il ne déclarait plus ses revenus au fisc et ne payait pas ses impôts. Le Fisc se servit donc et l'aligna d'office. Mais peu importe, l'homme accepta le poste, la consécration. Faut-il être stupide, idiot et totalement inconscient... 

Ceci étant, on doit se poser la question de la légèreté avec laquelle il fut nommé. Un blogueur de gouvernement, il en reste quelques uns, s'étonne du fait que l'on puisse reprocher à Président et à son Premier de ne pas s'être au préalable renseigné sur la bonne vertu du ministre. Le blogueur écrit même: "Vous savez comment on appelle "se renseigner avant" ? Ben, c'est mettre en place une police politique, la Stasi, quoi. Le retour des commissaire du peuple, des petits juges qui enquêtent pour le compte du pouvoir.

Commençons par rappeler à celui-ci qu'aux USA, pays considéré comme une grande démocratie, tout candidat à un poste officiel, ministériel ou de prestige, passe avant sa nomination à la moulinette de ce qui se fait de mieux en matière de renseignement. Tout staff de campagne paye même des détectives pour enquêter sur la bonne moralité de son propre candidat et de ses adversaires. Résultat, il est plus qu'exceptionnel qu'un candidat, une fois élu ou nommé, soit pris en défaut sur quoique ce soit. La manière est-elle digne de la Stasi ? Possible mais au moins, le pays et la politique sont-ils préservés. 

Rappelons aussi qu'en France, il n'y a pas encore si longtemps, on enquêtait soigneusement sur la bonne moralité d'une femme qui avait la prétention d'épouser un officier militaire, lui-même étant passé à l'essoreuse avant toute promotion à un poste sensible. Rappelons aussi qu'aujourd'hui, aucun recruteur ne s'engagerait à embaucher un responsable sans se renseigner avec précision sur son passé professionnel, voire personnel. 

Qu'y a-t-il de mal à ce qu'un pouvoir se renseigne sur les gens qu'il est amené à recruter pour des postes sensibles ? Aucun, c'est même presque une mesure de salut public, une prudence élémentaire qui aurait dans un passé lointain ou plus récent évité bien des déconvenues à nos dirigeants. 

Et revenons au cas de Monsieur Thévenoud. Celui-ci est député depuis 2012. Il a donc peu de temps après rempli comme tous les députés une déclaration de patrimoine et d’intérêts comme l'exige la loi que ces socialistes ont fait voter. La déclaration de celui-ci était-elle déjà vérolée ? N'a-t-elle pas été vérifiée comme cela aurait du être fait ?  A-t-elle été seulement consultée par messieurs Valls et Hollande avant que ceux-ci le nomme ? Lui a-t-on demandé s'il était en règle ? Lui a-t-on fait prêter serment de bonne moralité comme cela se fait dans d'autres pays? Autant de questions visiblement non posées qui tendraient à prouver avec quelle légèreté et quelle précipitation l'exécutif l'appela à servir. 

Le scandale Cahuzac, affaire pour laquelle on nous dira que Président et sa clique ne savaient rien, n'aura-t-elle servi à rien ? 

Thomas Thévenoud a donc, nous dit-on, anticipé sur un éventuel scandale et démissionné "à sa demande". Trop tard le scandale est là et il explose à la figure du gouvernement qui sans conteste aucune aurait du être plus regardant; enfin plus regardant, c'est ce qu'aurait du faire un exécutif prudent parce que déjà échaudé. De surcroît, Thomas Thévenoud devrait (être) démissionner immédiatement de toute ses fonctions électives et exclu du parti socialiste tout aussi immédiatement. Il devrait en être ainsi de tout élu qui se serait compromis. 

Il en va de l'exemplarité que l'on est en droit d'exiger puisqu'on nous l'a si bien vendu. 

Folie passagère 2443.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.