Il ne faudrait pas que les curieuses disputailles entre Libération et le ministre Cazenase à propos de Nemmouche et de son pseudo-attentat "Merah puissance 5", le bazar ukrainien, le futur royal baby, le bracelet de Kerviel ou bien encore cette extrême-droite supposée aux portes du pouvoir nous distraient des vrais sujets. Et le vrai sujet du moment que par tous les moyens on tente de nous escamoter, c'est Merci pour ce moment, le livre confession d'une femme bafouée par son ex-compagnon, devenu Président. Et qui mieux que Pierre-Marie Elstir pour nous en parler et nous faire économiser quelques euros?
" C’est un témoignage dévastateur sur une passion minée par le pouvoir, la jalousie et les mensonges. Le cri d’une femme, sa réponse en 320 pages à un communiqué de rupture dicté à l’AFP “en 18 mots glacés”...
La nouvelle risque de faire l’effet d’une bombe, dans notre paysage politique. Elle tient pourtant en peu de mots : le président Hollande est de nouveau amoureux ! Mais de qui ? De Julie Gayet ? Attention, nous venons d’écrire qu’il était de nouveau amoureux. Il s’agirait donc d’une autre femme ? Oui ! Et, pour la conquérir, pour faire tomber les défenses que la dame lui oppose, François ne ménage ni son temps ni sa peine.Ce sont des messages enflammés, jusqu’à une trentaine de tweets par jour dans lesquels le président parle d’amour, écrit à la dame qui occupe apparemment toutes ses pensées qu’elle est toute sa vie, qu’il ne peut même pas envisager de vivre sans elle. Un message lui parvient, le 12 août, dans lequel il lui propose de fêter avec lui l’anniversaire ses 60 ans, alors que la rumeur lui prêtait l’intention d’officialiser ce jour-là sa liaison avec Julie Gayet.
« C’est à toi de me dire oui », lui écrit-il. « Il me dit qu’il a besoin de moi, assure cette mystérieuse femme, qui semble avoir ravi le cœur du président. Chaque soir, il me demande de dîner avec lui. Qu’il veut me retrouver, quel que soit le prix à payer. » Retrouver ? Nous avons bien employé ce verbe, qui semble signifier que le président et celle qu’il courtise si ardemment se sont déjà « trouvés » une première fois ? Non, ce n’est pas une erreur de notre part. Car la femme que François Hollande poursuit de ses assiduités avec une telle ardeur, n’est autre que… Valérie Trierweiler elle-même !
C’est l’une des incroyables révélations que l’ex-première dame fait dans le livre qu’elle publie. Il s’agit d’un récit bouleversant, dans lequel apparaît l’image d’un François Hollande bien différent de celui auquel on s’attendrait. (...)
Mufle:
Débordé, investi d’une charge écrasante, celui qu’elle a connu si souriant, si proche, si attentif, cet homme-là s’éloigne, devient dur, cassant… quand ce n’est pas carrément mufle ! Ainsi, le soir où, juste avant un dîner officiel, voyant apparaître sa compagne, le président lui demande : « Ça te prend beaucoup de temps pour être aussi belle ? » Jusque-là, c’est plutôt gentil, comme remarque… Sans se douter de ce qui l’attend, Valérie lui répond qu’en effet, cela demande une assez longue préparation. C’est alors qu’elle se prend un baquet d’eau glacée en plein visage lorsqu’il ajoute : « En même temps, on ne te demande rien d’autre. » Peut-on se montrer plus grossier, plus méprisant, avec la femme que l’on est censé aimer ? Difficile ! Et ce n’est même pas dit sur le ton de la plaisanterie, ainsi que le souligne la malheureuse dans son livre : « Il est froid. Ne sourit pas. Je suis son faire-valoir, mais je ne dois rien valoir. » (...)
Retour de flamme
Nous sommes le 9 janvier 2014, trois heures de l’après-midi, dans la chambre du couple. Valérie, anéantie, vient de recevoir par François la confirmation de sa liaison avec l’actrice, que révéleront dès le lendemain les fameuses photos du président à scooter, publiées par le magazine Closer.
Là, on frôle la tragédie : « Je craque, je ne peux pas entendre ça, je me précipite vers la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères. […] François m’a suivie. Il tente de m’arracher le sac. Je cours dans la chambre. Il attrape le sac qui se déchire. Des pilules s’éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J’avale ce que je peux. Je veux dormir, je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va s’abattre sur moi et je n’ai pas la force d’y résister. Je veux fuir. Je perds connaissance. »
La suite est connue. Une question reste cependant posée : à quoi peut bien correspondre ce brusque « retour de flamme » du président, ces dernières semaines, dont parle Valérie Trierweiller, et qui s’est produit tandis qu’elle mettait la dernière main à son livre ? Eh bien, justement, il n’est pas interdit de penser que la perspective de cette confession ait pu faire peur à François Hollande et qu’il ait voulu tenter d’« amadouer » son auteur, craignant une vengeance de la part de la délaissée !
Est-ce une vengeance, ce livre ? On ne peut pas dire ça, non. C’est un cri de souffrance, et aussi, en même temps, une sorte de thérapie personnelle. Il n’en demeure pas moins que l’image de
François Hollande en ressort assez sévèrement écornée et jaunie. Par exemple lorsque Valérie, issue, on le sait, d’un milieu modeste, souligne l’ironie, pour ne pas dire le mépris affiché par ce président socialiste envers les gens modestes… y compris sa propre famille à elle !
Elle raconte ainsi un repas de Noël, à Angers, chez sa mère et en présence de toute une ribambelle de frères, sœurs, neveux et nièces. À un moment, son compagnon se tourne vers elle, goguenard, et lui murmure : « Elle n’est quand même pas jojo, la famille Massonneau ! » Élégant… Mais pas inattendu, de la part d’un homme dont Valérie Trierweiler affirme que, dans le privé, il appelle les pauvres les « sans-dents ».
Au-delà de cela, Merci pour ce moment est surtout une lettre. Une longue et fiévreuse lettre, adressée par une femme blessée à l’homme qu’elle a profondément aimé. Et qu’elle aime peut-être encore…"
Le livre est actuellement disponible dans toutes les bonnes librairies sauf celles qui ne mangent pas de ce pain-là ainsi que chez Amazon ou la Fnac. La critique de Pierre-Marie Elstir est disponible
ICI dans son intégralité.
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Folie passagère 2447.