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lundi 11 mai 2015

Avec Hollande, à chaque jour, sa bourde !

Non mais quelle bille ! 




Dimanche, au Mémorial de l'esclavage de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Président a été clair : "Quand je viendrai en Haïti, j'acquitterai à mon tour la dette que nous avons" - cette somme de 17 milliards d'euros payée par Haïti aux anciens colons et dont les autorités demandent aujourd'hui le remboursement. L'annonce faite, Président a longuement apprécié les applaudissements de son auditoire, hochant la tête à plusieurs reprises, comme pour savourer l'instant. 

Savourer l'instant... sauf que et d'une, il n'a aucunement l'intention de rembourser cette dette; il ne manquerait plus que ça, et de deux, il n'a pas le moindre fifrelin disponible pour " acquitter cette dette ". 

Tout de suite après, les conseillers de l'Élysée font machine arrière, suivis par le chef de l'État en personne. Aux journalistes qui lui demandent de confirmer si, oui ou non, la dette financière sera remboursée, François Hollande répond sans ambiguïté : "Non non non. Le président (haïtien) n'a pas compris ça." Pas question, donc, de rendre les 17 milliards d'euros : "Ça, c'est impossible", affirme François Hollande. Avant de préciser sa pensée : "Les Haïtiens ne veulent pas la charité. Ils ne veulent pas de cette forme d'assistance, ils veulent des moyens de réussir." 

Ces moyens, dans l'esprit du chef de l'État, concernent l'éducation : "Le président (d'Haïti), ce qu'il veut, c'est que la dette soit transformée en créance pour l'avenir, c'est-à-dire qu'on puisse donner aux Haïtiens les moyens de scolariser la jeunesse, et de former des enseignants sur place. C'était le sens du message que j'ai passé." Pas sûr que tout le monde l'ait compris comme ça... (Source: Le Point)

Non mais quelle bille ! Dites-moi que nous sommes en plein cauchemar... pas une journée sans une bourde ...

Folie passagère 2769.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 7 juin 2013

A Pierre Mauroy, tous mes remerciements.....


J'ai appris, sans la moindre émotion, la mort de Pierre Mauroy. J'ai appris, aussi, que deux journalistes d'Europe 1 avaient été portés disparus en Syrie. Je tenais, certes à m'associer à la douleur ou à l'angoisse des familles, mais aussi à les remercier.

Grâce à leurs disparitions, définitive pour l'un et que l'on espère provisoires pour les deux autres, on peut espérer que sourdine soit mise sur l'indécente récupération politique à laquelle nous avons assisté conséquemment à la mort débile du jeune Clément Méric. Un fait divers chassant l'autre, on devrait en toute logique nous bassiner un peu moins avec cette histoire.

Le top du top serait que Kinder Bueno, notre franco-congolais adoré, gagne Roland-Garros et là assurément, nous devrions être tranquille pour quelques jours avec tout le reste...

Comme par exemple le fait qu'aujourd'hui 1 000 nouveaux chômeurs auront été s'inscrire à Pôle Emploi et qu'une pelletée de 150 emplois d'avenir ont été signés à Marseille;

ou comme de savoir si la dette de la France s'établit à 1 833 milliards d'euros selon l'Insee ou à 4 923 milliards d'euros comme semble l'affirmer la Cour des Comptes;

ou comme de s'étonner que personne ne s'offusque des propos de Belkacem, ce matin sur Itélé, qui, sans rire, conseillait aux médias de cesser de parler des sujets qui fâchent...

Folie passagère 1743.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 1 décembre 2012

Côte d'Ivoire et cotisation syndicale ? Aucun rapport, on raque !


Vous en souvenez-vous?  L'été dernier, l'hollande, dans sa grande générosité, un brin dispendieux, d'un trait de plume, annulait la dette de la Côte d'Ivoire: 3,76 milliards d'euros. Joli cadeau, non ? Aujourd'hui, nous apprenons que le même hollande, par la voix et la signature de son sinistre Moscovici, accordait une aide exceptionnelle, étalée sur 3 ans, de 630 millions d'euros pour participer à la reconstruction du pays. On n'appelle pas cela une aide mais un C2D, un contrat désendettement-développement; c'est de la dialectique socialo-administrative et c'est sans intérêt financier, gratos, cadeau. Et mine de rien, au nom d'une Françafrique qui n'existe plus mais afin " d'illustrer à merveille la qualité des relations entre les deux pays ", l'économie ivoirienne s'engrosse en moins de 9 mois, qu'on le veuille ou non, de 4,39 milliards d'euros !

Et nous, on raque...

Peut-être ne le saviez-vous pas, mais jusque lors, toute personne qui adhère à un syndicat peut déduire de son revenu imposable l'équivalent de 66% de sa cotisation. Dans un souci d'équité, y compris parité homme-femme, depuis quelques jours, le Sénat, avec la bénédiction du gouvernement, a adopté un amendement permettant à toute personne non imposable de bénéficier de la même largesse. Si elle adhère à un syndicat, cette personne, avec ou sans papiers et quelque soit son statut, recevra un chèque du Trésor d'un montant équivalent à 66% de sa cotisation. Le coût de la mesure n'a pas encore été évaluée - à quoi bon, ne pas regarder à la dépense semble chose acquise... - mais sera financé par une taxe additionnelle... sur le tabac !

Alors, vous me direz quel est le rapport entre ces deux annonces ? Aucun si ce n'est que l'Etat, en quasi faillite, dépense et que nous, on raque.

Sur ce, bienvenue en Socialie et bon week-end à tous !

Folie passagère 1473.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 22 novembre 2011

La dette court et moi je fatigue


Si, si, je vous le dis comme je le pense, nos politocards me fatiguent. Même ceux de mon camp, c'est vous dire.

Nous avons tous compris que la dette sera l'un des enjeux majeurs de la prochaine présidentielle. Pour la gauche, " la droite, c'est la dette " et pour la droite, " Le PS choisit la dette ". Alors, les deux camps vont cogner qui sur les niches pour riches, qui sur les 35h et les vieilles lunes socialistes. Il va falloir cogner, matraquer, critiquer, dénoncer. Et pendant ce temps là, la dette, elle court, elle court.

Chaque camp va attendre le plus possible avant de dévoiler ses intentions et ses propositions, calendrier électoral oblige. La droite au pouvoir nous pond des plans de rigueur so light qu'à peine le premier adopté, le deuxième est annoncé et tout le monde sait qu'un troisième sera indispensable. La gauche ironise, attise le feu et à mots à peine couverts ne souhaite qu'une chose: la perte pour la France de son triple A. Sarkozy ne s'en remettrait sans doute pas, mais nous non plus. Nous non plus !

Et nous voici donc pris aux  2 pièges de notre démocratie: ménager son électorat et le temps de l'action politique ( la campagne et l'élection ). En attendant stand by, c'est un peu l'impression que j'ai, wait & see, " nous verrons " disait La Martine. Sauf que désolé, nous n'avons pas le temps d'attendre, la dette continue de grossir et les taux s'envolent. 

Doux rêveur que je suis, j'oserai croire qu'une sorte d'union nationale se mettrait en place, tous unis contre la dette et mobilisons les énergies pour contrer cette spirale infernale; autant pisser dans un violon ! Il ne faut pas se leurrer, seule une équipe de bras cassés pourrait nous prédire des lendemains qui chantent et des rêves à réenchanter,  nous n'avons pas le choix: il va falloir morfler grave pour espérer ( oui, espérer seulement ) s'en sortir. Il me semble que la situation économique actuelle de la France ne relève plus désormais du clivage gauche/droite. Prétendre le contraire serait mentir. Nous avons sous les yeux les ravages que fait cette crise: Grèce, Espagne, chômage endémique, stagnation (en attendant la récession). Et l'on devrait se contenter de batailles de chiffres, de tergiversations politiciennes et de recherches de responsabilités passées ? Oui, on peut effectivement toujours polémiquer mais ça ne fait pas avancer le zinzin; on peut toujours rechercher des responsables et des coupables, oui,effectivement. Comme si on n'avait rien d'autre à faire !

Et pendant ce temps-là, la dette, elle court... et moi je fatigue.

Folie passagère 926.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.