Vous ne pouvez pas ne pas savoir que le monde entier était à Tunis aujourd'hui pour une grande marche républicaine. Une grande marche pour dire non au terrorisme, non à la barbarie, non à l'intolérance, etc, etc, etc... Si j'en crois les médias, le rassemblement est massif: " des milliers de gens ", " une foule importante ", défilent en mémoire de la vingtaine de personnes zigouillées (dont 4 français ) par des musulmans radicalisés, des terroristes islamistes. Des milliers de gens auxquels se sont joints de nombreux chefs d'Etats étrangers...
Mais à y regarder de près, cette manifestation était-elle si " massive " ? Intéressant de faire la comparaison avec celle de Paris, celle qui fit descendre dans la rue plus de 1 million de personnes, celle qui fit souffler sur la France " l'esprit du 11 janvier ", esprit qui depuis s'est sacrément évaporé...
A Tunis, donc. Des milliers de personnes ? A priori, entre quarante et cinquante mille personnes. Ce qui est à la fois beaucoup et et relativement peu pour un pays de 11 millions d'habitants, des habitants que l'on nous décrit pourtant comme " très mobilisés ". 40 000 personnes, c'est à titre comparatif le nombre de personnes qui défilèrent à Paris récemment pour protester contre la loi santé de MST. En tous cas, pas de quoi qualifier la manifestation tunisienne de grand succès. Bon, il faut dire que la principale force d'opposition, le Front Populaire Tunisien, coalition de gauche, en gros la moitié des forces politiques du pays, avait appelé à ne pas manifester pour protester contre l'hypocrisie du parti Ennahda (islamiste) qui lui avait appelé à défiler; mais ça, nos télévisions françaises ne vous le disent pas...
Autre élément de comparaison, le nombre de chefs d'Etats présents. Plus d'une cinquantaine à Paris, et là, j'ai beau fouiller, pas plus de 5 chefs d'Etats ou de gouvernements étaient présents: l'Italien Renzi, le président du Gabon, le polonais, le palestinien Mahmoud Abbas et notre pédalonaute en chef, François Hollande. Autant dire que question VIP, cette manifestation est très loin d'être un succès. Heureusement que la délégation française était copieuse: Bartolone, Delanoe, Harlem Désir, le député Ramzi Hammadi ( celui qui, bourré, menaçait de faire descendre les cailleras des cités dans la rue ), le réalisateur Serge Moati et... Cécile Duflot ! A ma connaissance, aucun représentant de la droite française. Quant à notre Président, nous savons qu'il aime parader - et sans doute caresser dans le sens du poil la diaspora tunisienne de France ( 700 000 personnes) - mais n'avait-il pas mieux à faire à rester en France un jour d'élection nationale que d'aller participer à un bide ou, c'est selon, à cette " grande marche républicaine "; il eut pu envoyer son Fabius et personne ne lui en aurait tenu rigueur. Nicolas Sarkozy, lui aussi invité, a décliné pour cause de scrutin national.
Président, confondu un instant avec Mitterrand par le président tunisien, en a profité pour nous faire un petit discours mièvre et tout en creutitude, discours aussitôt prononcé que diffusé sur le site de l'Elysée:
Aurez-vous noté le petit détail qui tue ? Enfin, qui tue pour ceux qui accordent encore de l'importance à certains symboles...
Bref, quoique nous en disent nos médias, cette grande marche en était-elle une ? A la hauteur du " traumatisme " ? De " dimension internationale " ? A vous de juger. Personnellement, j'appelle cela un bide.
Et pendant ce temps-là, la France vote, à priori le taux de participation devrait être sensiblement le même que la semaine dernière: +/- 50% . La claque infligée aux socialistes sera-t-elle aussi sévère qu'annoncée? Croisons les doigts et mettons le champagne au frais.
Folie passagère 2713.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
Autre élément de comparaison, le nombre de chefs d'Etats présents. Plus d'une cinquantaine à Paris, et là, j'ai beau fouiller, pas plus de 5 chefs d'Etats ou de gouvernements étaient présents: l'Italien Renzi, le président du Gabon, le polonais, le palestinien Mahmoud Abbas et notre pédalonaute en chef, François Hollande. Autant dire que question VIP, cette manifestation est très loin d'être un succès. Heureusement que la délégation française était copieuse: Bartolone, Delanoe, Harlem Désir, le député Ramzi Hammadi ( celui qui, bourré, menaçait de faire descendre les cailleras des cités dans la rue ), le réalisateur Serge Moati et... Cécile Duflot ! A ma connaissance, aucun représentant de la droite française. Quant à notre Président, nous savons qu'il aime parader - et sans doute caresser dans le sens du poil la diaspora tunisienne de France ( 700 000 personnes) - mais n'avait-il pas mieux à faire à rester en France un jour d'élection nationale que d'aller participer à un bide ou, c'est selon, à cette " grande marche républicaine "; il eut pu envoyer son Fabius et personne ne lui en aurait tenu rigueur. Nicolas Sarkozy, lui aussi invité, a décliné pour cause de scrutin national.
Président, confondu un instant avec Mitterrand par le président tunisien, en a profité pour nous faire un petit discours mièvre et tout en creutitude, discours aussitôt prononcé que diffusé sur le site de l'Elysée:
Aurez-vous noté le petit détail qui tue ? Enfin, qui tue pour ceux qui accordent encore de l'importance à certains symboles...
Bref, quoique nous en disent nos médias, cette grande marche en était-elle une ? A la hauteur du " traumatisme " ? De " dimension internationale " ? A vous de juger. Personnellement, j'appelle cela un bide.
Et pendant ce temps-là, la France vote, à priori le taux de participation devrait être sensiblement le même que la semaine dernière: +/- 50% . La claque infligée aux socialistes sera-t-elle aussi sévère qu'annoncée? Croisons les doigts et mettons le champagne au frais.
Folie passagère 2713.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr