Bon okay, il y a eu le séisme, la cata, DSK s'est pris les pieds dans sa serviette de bain, il ne sera pas de la partie. Dès le lendemain, Hollande, pas si catastrophé, lui, est tout sourire. Les Strausskahniens accusent le coup. Martine est effondrée, quelques larmes, parait-il, mais fidèle au poste. On nous dit que le PS est debout en ordre de marche. Que tout cela c'est bien triste, mais PS un jour, PS toujours. Ils allaient resserrer les rangs, montrer aux Français que le PS ne s'intéresse qu'à eux et qu'à coeur Vaillant, rien d'impossible, unis comme un seul homme, le cap serait tenu: Maintenir les primaires et gagner en 2012.
Sauf que as usual, comme on dit à New York, z'ont pas mis 48h pour se chamailler à nouveau, à fleurets mouchetés, certes, mais chamailleries tout de même. DSK out, Hollande, l'homme "normal", prend la tête des sondages. Et ça, ce n'est pas pour plaire. Le Corrézien qui laboure depuis plus de 2 ans commence à faire peur. Il est super bien Hollande (enfin, il était super bien tant que DSK était dans la course) mais... il n'a pas d'expérience gouvernementale, les tirs de barrage fabiusiens commencent.
Les deux cruches, Martine et Ségolène, nous font un pas de deux à Poitiers et amusent la galerie: " Je sais que vous êtes surpris de voir les socialistes rassemblés, mais il va falloir vous y habituer ! " déclare Ségo. Aubry, pimpante, enchaîne: " Désolée pour ceux qui veulent autre chose, mais c’est l’image des socialistes unis pour les Francais ! ". Oui, sauf que pas un mot pour Hollande qui lui peaufine son inexistante stature internationale en allant respirer les jasmins de Tunis.
Et Moscovici, lui, il a déjà été ministre, coucou le revoilou, prêt aux primaires, puisque, a-t-il dit, si DSK se présente aux primaires, je n'ai aucune raison d'y aller, sauf que New York, New York... Tenez même Valls-le-beau se relance dans la compète.
Et Aubry qui y va sans y aller tout en ne voulant pas y aller, ira-t-elle ? Les anti-Hollande et anti-Royal la pressent de se déclarer mais elle hésite, elle se tâte.
Hummm, un petit parfum de 2007 et de ces fameuses primaires d'antan qui virent la victoire de Ségolène et le peu de soutiens qu'elle eut par la suite.
Ah ces socialistes et leur sempiternel problème de chef, d'absence de chef, pardon, ou bien de trop plein de chefs, allez savoir. Ils sont drôles, ils ne retiennent jamais les leçons du passé. A croire que, finalement, le seul rôle qui leur sied à ravir, c'est d'être dans l'opposition.
En fait, c'est cela, le PS est un véritable parti d'opposition. Grand bien lui fasse.
Au fait, et le militant de base, il en pense quoi de ce sempiternel combat des chefs ? On s'en fout, rien qu'un indien.
Folie passagère 681.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr