La bêtise des gauchistes et autres antisarkozystes primaires ne cesse de me faire rire. Depuis ce matin, que j'aille de journaux en télés ou de twitter en blogs gauchistes, le refrain est à peu près le même: Youpi ! Sarkozy a été convoqué - insistons sur le " convoqué " - par le juge, dès huit heure - " dès potron minet ", " comme un vulgaire voyou " insistent certains - dans le cadre de l'affaire des pénalités payées par l'UMP et placé sous statut de témoin assisté ! Autant dire que nos antis voient dans cette convocation matinale et ce placement une quasi preuve de la filouterie du bonhomme: Coupable ! Forcément coupable puisqu'il s'appelle Sarkozy !
Mais qui parmi ces grands couillons de gauchistes et autres antis ont pris la peine de regarder à quoi correspondait le statut de témoin assisté ? Sans doute aucun, au plus quelques uns. N'allons pas nous plonger dans le Dalloz, ils ne comprendraient pas; contentons-nous de Wikipédia.
Témoin assisté: " Toute personne nommément visée par un réquisitoire introductif, ou faisant l'objet d'une plainte, ou mise en cause, contre laquelle existent de simples indices, sans justifier une mise en examen, ne peut être entendue que comme témoin assisté ". De simples indices... " À la différence du simple témoin, le témoin assisté bénéficie du droit d'être assisté par un avocat qui est avisé préalablement des auditions et a accès au dossier de la procédure. Il peut demander à être confronté avec la ou les personnes qui le mettent en cause. Le témoin assisté ne peut être placé sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire, ni faire l'objet d'une ordonnance de renvoi ou de mise en accusation devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises. Toutefois, à tout moment de la procédure, le témoin assisté peut demander au juge d'instruction à être mis en examen et bénéficier ainsi de l'ensemble des droits de la défense. " Un statut qui favorise donc autant le nouvellement promu témoin assisté que la justice... Bref, pas véritablement de quoi fouetter un chat, un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen, l'écart entre les deux reposant sur de " simples indices ".
Mais revenons à ces pénalités... Après la campagne présidentielle, les comptes sont épluchés, le candidat Sarkozy a dépassé les plafonds autorisés, on le sanctionne (même si on reconnaîtra bien plus tard que les coûts du fameux meeting de Toulon, retenus dans les dépassements, n'était pas en fait un meeting de campagne...). Soit. Au global, Sarkozy est censé payer un peu plus de 500 000 euros de pénalités et de remboursement. 153 000 en remboursement de l'avance faite aux différents candidats et 363 615 euros de pénalités. L'UMP demande à Bercy si c'est Sarkozy qui doit payer de sa poche ou si c'est au parti de prendre en charge ces pénalités. Par deux notes distinctes, deux des plus hauts fonctionnaires du ministère des finances et pas des moindres, le directeur général des finances publiques et le directeur juridique, confirment sans ambiguïté que l'UMP peut payer ces pénalités en lieu et place de son candidat. Paiement qui est fait de la manière la plus simple qui soit: un simple chèque.
Le directeur juridique de Bercy apposera même, de sa main, en bas de note la mention suivante: " Dans aucune des branches du droit auxquels renvoie ce dossier, on ne trouve donc d'obstacle à ce que les sommes avancées par l'UMP tiennent lieu de règlements définitifs des créances dues à l'Etat. "
L'UMP a donc payé. Sarkozy a remboursé un peu plus tard sur ses deniers l'UMP. Point.
Et voilà t'y pas qu'un petit juge, suite à une plainte déposé par un avocat à la solde de l'auto-proclamé Triumvirat Fillon, Juppé, Raffarin, déclenche une enquête pour abus de biens de confiance contre, entre autres personnes, Nicolas Sarkozy. Abus de confiance ? Ben tant qu'à faire, après tout, il s'agit de Sarkozy, " le voyou de la République", n'est-ce pas ? Alors allons-y ! Sauf que: " de simples indices ", une autorisation donnée de payer à l'UMP par deux des plus hauts fonctionnaires de Bercy etc...
Le parquet lui-même reconnaîtra la petitesse de l'affaire par la déclaration suivante: " Il n'a jamais été question de citation directe dans ce dossier, les faits n'étant pas incontestés ni incontestables. (…) Il a été décidé d'ouvrir une information judiciaire car cela est apparu la solution la plus adaptée au traitement de cette affaire." Il s'agit donc juste de traiter une simple plainte...
Pas de quoi donc fouetter un chat, ni même que nos gauchiasses de services et autres antisarkozystes se paient un orgasme en imaginant Sarko sous les verrous, cette " affaire " finira en eau de boudin: Pschiiit ! Comme l'affaire Bettencourt, comme l'affaire Karachi, comme Clairstream; les unes après les autres... Cochon qui s'en dédie !
Notons que les deux notes de Bercy sont connues depuis longtemps, que nombreux sont les médias à n'en avoir pas fait état aujourd'hui ( les Inrocks, Libé, Challenges, Le Nouvel Obs, Le Monde ) dans leurs compte-rendus de cette mise sous statut de témoin assisté et que seul Le Figaro s'est donné les moyens de trouver ces deux notes et de les publier.
On notera aussi que Le Monde, toujours prompt à dégoter on ne sait comment des pièces de dossier d'instruction ou des PV confidentiels d'auditions, sauf ce coup-là, traduit à sa façon " de simples indices " par: " des indices rendant vraisemblable que l’intéressé ait pu participer à la commission des infractions. "
Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose, dit-on. Surtout chez ceux qui ne cherchent pas à savoir, qui ne veulent pas savoir et dont le seul moteur en l’occurrence est l'antisarkozysme primaire...
Folie passagère 2719.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr