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lundi 25 mai 2015

UMP: A 3 jours du vote, les nouveaux statuts agitent les adhérents.


Dans quelques jours, les 28 et 29 mai, les adhérents de l'UMP à jour de cotisation au 31 décembre 2014 auront à s'exprimer par vote électronique sur les textes qui organisent le nouvel UMP: Ses statuts et son règlement intérieur. C'est donc +/- 230 000 personnes qui pourront voter soit de chez eux, soit en se déplaçant dans un bureau de vote équipé pour la circonstance.

En soi, rien que de très banal, des adhérents vont aller voter juste avant le congrès refondateur de leur parti qui se tiendra le 30 mai, congrès pendant lequel les résultats du dit-vote seront communiqués. Aux dernières nouvelles, 20 000 personnes sont attendues à Villepinte dimanche prochain.

Banal en soi donc à deux détails près, ignorés du grand public, ignorés sans doute d'une partie des militants et plus encore des sympathisants... Deux détails sur lesquels non seulement les médias et la gauche ne se sont pas trop attardés mais aussi quelques éminentes personnalités de l'UMP...

Le premier, c'est qu'il faut savoir que c'est à l'occasion de ce vote que sera adopté, par les militants, le nouveau nom de l'UMP: Les Républicains. Demain mardi, la justice devrait s'être prononcée sur la validité de ce nom suite à une plainte pour " captation d'héritage " déposée par quelques avocats en manque de notoriété et quelques gauchistes. (Perso, j'aime bien ce nom Les Républicains, ne serait-ce parce qu'il emmerde les gauchistes)

Le deuxième, un peu moins " détail " que le premier, c'est que dans les nouveaux statuts figurent, au Titre III, chapite I, article 38, les modalités de désignation du candidat du parti à la présidence de la République:

Le candidat à la présidence de la République soutenu par le Mouvement est désigné à l’occasion d’une primaire ouverte à l’ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et se reconnaissant dans les valeurs du Mouvement. Il n’est pas organisé de primaire lorsque le président de la République est issu du Mouvement et candidat pour un second mandat. Un parti politique autre que le Mouvement qui en ferait la demande peut prendre part à la primaire en vue de la désignation du candidat à la présidence de la République, après accord du Bureau Politique.  En cas de vacance de la présidence de la République, le Conseil National décide, sur proposition du Bureau Politique, s’il y a lieu d’organiser une primaire en vue de la désignation du candidat à la présidence de la République.(...) "

Et c'est ainsi que certains découvriront ce qu'ils croyaient acquis et entériné depuis longtemps: Aux militants de valider ou non le fait de mettre sur pied des primaires à droite pour la prochaine élection présidentielle ! Deuxième élément, on découvre aussi que le choix éventuel d'accepter dans cette primaire le représentant d'un parti " allié " dépendra de la seule approbation du bureau politique et non des militants. J'ose espérer que le Modem n'y sera pas admis, pour le reste... On apprend aussi en lisant ces statuts que tout candidat à la primaire et membre de la direction du mouvement devra, dès dépôt de sa candidature, démissionner de ses fonctions de direction. En clair, Sarkozy ne sera plus le patron du mouvement dès lors qu'il se présentera à cette primaire. Il sera remplacé par une direction collégiale composée des autres membres de la direction.

Acquis depuis longtemps, il suffit pour s'en convaincre de lire les sondages qui sortent ou d'écouter les commentateurs et autres politiciens, de droite, comme de gauche: Ils ne parlent que des primaires... comme si on y était déjà.

Et c'est là que naît le débat qui agite les militants sur les réseaux sociaux: voter ou ne pas voter pour ces statuts. Voter pour ces statuts, c'est valider le nouveau nom, l'organisation, et tout le travail de renouveau fait depuis l'élection de Sarkozy à la présidence du mouvement. Mais c'est aussi valider le principe même de l'organisation de cette fameuse primaire dont on comprend que les présences d'un Juppé, d'un Fillon ou d'un Lagarde puissent enquiquiner les soutiens de Sarkozy. Ne pas voter pour ces statuts, c'est désavouer Sarkozy et donc l'affaiblir (sauf à imaginer qu'il ait éventuellement prévu le coup). Imaginez l'ambiance, dans ce cas, lors du Congrès, le lendemain du vote...

En toute logique, ces nouveaux statuts seront adoptés, validant ainsi le travail fait par Sarkozy depuis novembre 2014 et c'est bien parce que je sais que ces statuts seront validés (et que plusieurs personnes m'ont demandé ce que j'en pensais) que je voterais contre... opposé farouche que je suis au système des primaires.

Sur ce bonne soirée, même en Socialie !

Folie passagère 2785.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

La droite peut-elle, doit-elle, séduire l'électorat musulman ?


En 2012, l'électorat musulman ( environ 2 millions d'électeurs ) avait voté à 90% pour le candidat Hollande. 

Dès lors que tout esprit sensé sait qu'il n'y a aucune chance de voir la communauté musulmane de France - entre 5 et 7 millions de personnes - quitter du jour au lendemain le pays, nous sommes obligés de faire avec et donc de considérer que les musulmans sont des électeurs comme les autres, c’est à dire des voix sur lesquelles tous les partis politiques doivent compter.

Si traditionnellement, cette population vote à gauche, elle a cependant été douchée à froid par quelques réformes sociétales ( ou tentatives de ) comme le mariage zinzin. De plus, plutôt conservatrice sur certains points, elle rejette certaines évolutions des mœurs et des comportements ( émancipation des femmes et parité, par exemple ) et rejette en bloc l’homosexualité.

La question est donc la suivante: La droite, et pourquoi pas l'extrême droite, doit-elle, peut-elle "draguer " l'électeur musulman et le convaincre qu'il y a une autre voie que la gauche et si oui, comment ?

En clair, la droite, si elle veut reprendre le pouvoir en 2017, peut-elle faire l'impasse sur le vote musulman ?

Folie passagère 2784.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 1 avril 2015

Pénalités de Sarkozy: chronique d'une affaire qui fera Pschiiitt !


La bêtise des gauchistes et autres antisarkozystes primaires ne cesse de me faire rire. Depuis ce matin, que j'aille de journaux en télés ou de twitter en blogs gauchistes, le refrain est à peu près le même: Youpi ! Sarkozy a été convoqué - insistons sur le " convoqué " - par le juge, dès huit heure - " dès potron minet ", " comme un vulgaire voyou " insistent certains - dans le cadre de l'affaire des pénalités payées par l'UMP et placé sous statut de témoin assisté ! Autant dire que nos antis voient dans cette convocation matinale et ce placement une quasi preuve de la filouterie du bonhomme: Coupable ! Forcément coupable puisqu'il s'appelle Sarkozy ! 

Mais qui parmi ces grands couillons de gauchistes et autres antis ont pris la peine de regarder à quoi correspondait le statut de témoin assisté ? Sans doute aucun, au plus quelques uns. N'allons pas nous plonger dans le Dalloz, ils ne comprendraient pas; contentons-nous de Wikipédia. 

Témoin assisté: " Toute personne nommément visée par un réquisitoire introductif, ou faisant l'objet d'une plainte, ou mise en cause, contre laquelle existent de simples indices, sans justifier une mise en examen, ne peut être entendue que comme témoin assisté ". De simples indices... " À la différence du simple témoin, le témoin assisté bénéficie du droit d'être assisté par un avocat qui est avisé préalablement des auditions et a accès au dossier de la procédure. Il peut demander à être confronté avec la ou les personnes qui le mettent en cause. Le témoin assisté ne peut être placé sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire, ni faire l'objet d'une ordonnance de renvoi ou de mise en accusation devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises. Toutefois, à tout moment de la procédure, le témoin assisté peut demander au juge d'instruction à être mis en examen et bénéficier ainsi de l'ensemble des droits de la défense. " Un statut qui favorise donc autant le nouvellement promu témoin assisté que la justice... Bref, pas véritablement de quoi fouetter un chat, un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen, l'écart entre les deux reposant sur de " simples indices ".

Mais revenons à ces pénalités... Après la campagne présidentielle, les comptes sont épluchés, le candidat Sarkozy a dépassé les plafonds autorisés, on le sanctionne (même si on reconnaîtra bien plus tard que les coûts du fameux meeting de Toulon, retenus dans les dépassements, n'était pas en fait un meeting de campagne...). Soit. Au global, Sarkozy est censé payer un peu plus de 500 000 euros de pénalités et de remboursement. 153 000 en remboursement de l'avance faite aux différents candidats et 363 615 euros de pénalités. L'UMP demande à Bercy si c'est Sarkozy qui doit payer de sa poche ou si c'est au parti de prendre en charge ces pénalités. Par deux notes distinctes, deux des plus hauts fonctionnaires du ministère des finances et pas des moindres, le directeur général des finances publiques et le directeur juridique, confirment sans ambiguïté que l'UMP peut payer ces pénalités en lieu et place de son candidat. Paiement qui est fait de la manière la plus simple qui soit: un simple chèque.

Le directeur juridique de Bercy apposera même, de sa main, en bas de note la mention suivante: " Dans aucune des branches du droit auxquels renvoie ce dossier, on ne trouve donc d'obstacle à ce que les sommes avancées par l'UMP tiennent lieu de règlements définitifs des créances dues à l'Etat. "

L'UMP a donc payé. Sarkozy a remboursé un peu plus tard sur ses deniers l'UMP. Point.

Et voilà t'y pas qu'un petit juge, suite à une plainte déposé par un avocat à la solde de l'auto-proclamé Triumvirat Fillon, Juppé, Raffarin, déclenche une enquête pour abus de biens de confiance contre, entre autres personnes, Nicolas Sarkozy. Abus de confiance ? Ben tant qu'à faire, après tout, il s'agit de Sarkozy, " le voyou de la République", n'est-ce pas ? Alors allons-y ! Sauf que: " de simples indices ", une autorisation donnée de payer à l'UMP par deux des plus hauts fonctionnaires de Bercy etc...

Le parquet lui-même reconnaîtra la petitesse de l'affaire par la déclaration suivante: " Il n'a jamais été question de citation directe dans ce dossier, les faits n'étant pas incontestés ni incontestables. (…) Il a été décidé d'ouvrir une information judiciaire car cela est apparu la solution la plus adaptée au traitement de cette affaire." Il s'agit donc juste de traiter une simple plainte...

Pas de quoi donc fouetter un chat, ni même que nos gauchiasses de services et autres antisarkozystes se paient un orgasme en imaginant Sarko sous les verrous, cette " affaire " finira en eau de boudin: Pschiiit ! Comme l'affaire Bettencourt, comme l'affaire Karachi, comme Clairstream; les unes après les autres... Cochon qui s'en dédie !

Notons que les deux notes de Bercy sont connues depuis longtemps, que nombreux sont les médias à n'en avoir pas fait état aujourd'hui ( les Inrocks, Libé, Challenges, Le Nouvel Obs, Le Monde ) dans leurs compte-rendus de cette mise sous statut de témoin assisté et que seul Le Figaro s'est donné les moyens de trouver ces deux notes et de les publier.

On notera aussi que Le Monde, toujours prompt à dégoter on ne sait comment des pièces de dossier d'instruction ou des PV confidentiels d'auditions, sauf ce coup-là, traduit  à sa façon " de simples indices " par: " des indices rendant vraisemblable que l’intéressé ait pu participer à la commission des infractions. "

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose, dit-on. Surtout chez ceux qui ne cherchent pas à savoir, qui ne veulent pas savoir et dont le seul moteur en l’occurrence est l'antisarkozysme primaire...

Folie passagère 2719.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 30 mars 2015

Elections départementales: Que du bonheur !


Ah mais quelle soirée les amis ! Que du bonheur ! J'ai même fait péter les roteuses, c'est vous dire... Deux !

N'a-t-elle pas meilleure mine ainsi, notre France, avec ce bleu largement dominant ?

Parce que franchement, voir tous ces départements passer à droite: la Corrèze (Hollande), l'Isère (Vallini), les Deux-Sèvres (Royal), la Saône-et-Loire ( Montebourg), le Nord (Aubry), la Seine Maritime (Fabius), la Drôme, les Côtes d'Armor, j'en passe, et cerise sur le gâteau, l'Essonne du tandem Valls-Guedj; quel bonheur !

La droite prendre la main sur 66 départements, la gauche n'en conservant que 34, n'est-ce pas revigorant ?

Revigorant comme de voir l'hystérique de Matignon s'exprimer dès 20h03 et nous prouver encore une fois qu'il n'avait rien compris, n'ayant plus que ses yeux pour pleurer au constat de l'échec de sa stratégie de nationalisation de ces élections et des ses vitupérations anti-FN. Il n'aura pas ménagé sa peine le bougre, lui qui aura écumé la campagne, en partie à nos frais, et disons-le, en pure perte puisque rien ne nous permet de dire qu'au moins il aura limité la casse. Au cul la balayette ! Aux oubliettes l'arrogance des socialistes !

Réjouissant de voir tous ces frondeurs socialistes se bousculer sur les plateaux télés pour pleurnicher et se lamenter sur cet exécutif qui ne fait pas la politique pour lequel il a été élu. Cela promet pour le prochain congrès socialiste; il va y avoir des explications de gravures sévères. Que j'aimerais être petite souris pour y assister, à côté la Libye, ce sera le paradis...

Surprenant ( que je suis moqueur ) de voir que les ténors du parti socialiste - ou de ce qu'il en reste - avaient quasiment disparu de la circulation hier soir. Où étaient-ils ? Aux vomissoirs ? J'ai eu beau chercher Cambadélis sur les plateaux tévés; plus d'une heure après les résultats, toujours rien, deux heures après, un communiqué de 5 minutes, le rictus de travers et la morgue habituelle, au moins Harlem Désir nous faisait-il rire, lui...

Satisfaisant de voir que le FN continue son implantation et de constater qu'il n'a pas encore les moyens de ses ambitions ni les réserves de voix nécessaires pour prendre le pouvoir, Ni-Ni et Front Républicain tenant encore la route.

Jouissif de n'avoir pas vu  les écolocons faire des étincelles, elle faisait peine à voir la pauvre Emmanuelle Cosse. Existent-ils encore ?

Amusant d'entendre quelques journaleux dire du bout des lèvres, comme si cela les écorchait de le reconnaître, que le retour de Sarkozy en politique n'était pas aussi raté que cela. N'a-t-il pas réussi, n'en déplaise au nouveau baron socialiste de l'Aquitaine, Alain Juppé, à réunir pour le coup l'UMP, l'UDI et là aussi ce qu'il reste de Modem.

Et Président dans tout cela ? Reposant de ne pas l'avoir entendu. Qu'aurait-il pu dire qui ne nous aurait pas fait rire ? Rien. Il maintiendra le cap nous dit-on . Quel cap ? Celui des 6 millions de chômeurs ?

Il n' y a pas à dire, c'était vraiment une belle journée, une très belle soirée, on en redemande. Allez, je m'en vais aller faire un tour du côté de ce qu'il reste de la gauchosphère: J'ai eu envie pressante de rire, de rire, de rire ...

Folie passagère 2714.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 11 février 2015

Stéphane Tiki ou le déni de clandestinité


Alors que la rumeur courait depuis quelques semaines, la voici vérifiée de l'aveu même du principal intéressé: Stéphane Tiki, 27 ans, camerounais, patron des jeunes UMP, n'a pas la nationalité française. Son titre de séjour aurait expiré depuis plus d'un an. En clair, au jour d'aujourd'hui (ça c'est pour faire grincer les dents des puristes), Stéphane Tiki est un sans-papier et si son statut à l'UMP ne le vernissait pas, il serait qualifié de clandestin.

Il s'est mis en congé ( c'est moins violent que de se faire virer ou de prononcer le mot démissionner ) de ses fonctions au sein de l'UMP.

Il paraît qu'une partie de sa famille aurait acquis la nationalité française, peu importe, cela ne fait pas de lui un Français. Il le deviendra, sur le papier, quand il sera officiellement naturalisé. Point barre. Il sera Français de papier. Le jeune homme semblait si bien intégré que nul ne pouvait imaginer sérieusement qu'il n'était pas en règle. Intégré, si bien intégré... Tellement bien qu'un vent de sympathie semble souffler et nombreux sont ceux qui souhaitent une naturalisation dans les plus brefs délais. A vrai dire, je m'en tape, un de plus ou un de moins ne changera pas la donne. Qu'il le devienne donc.

Sauf que ce gars vivait depuis des années dans l'usurpation de statut et le déni total, il prenait son désir de francisation pour la réalité, ses nombreux tweets le prouvent. Il osait même s'élever, il y a un an, contre le droit de vote... des étrangers. C'est dire. Lui même ne l'ayant pas, la chose, avec le recul, est savoureuse mais révèle à quel point le bonhomme est, pour être gentil, un brin malade. Certaines femmes font des dénis de grossesse, lui, il faisait du déni de clandestinité.

Je propose donc, pour mettre un terme à la polémique qu'on lui accorde la nationalité française à la condition expresse qu'il suive un traitement médical et/ou psychologique qui le délivrera de ses fantasmes. Pour ce qui est de retrouver une quelconque fonction au sein de l'UMP, qu'il aille donc se brosser. Ailleurs.

Contrairement à ce qu'en disait Pierre Dac, je crois, cher Stéphane, qu'il vaut mieux prendre son slip pour une tasse à café que ses désirs pour la réalité. Un jour ou l'autre, tout se paye.

Folie passagère 2653.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 2 février 2015

Continuez de vomir sur le FN. Dans l'isoloir, le frontiste s'en tape...


Crénom qu'est-ce que je peux lire comme bêtises - et encore, je reste poli - depuis ce matin à propos de ce premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs. Ça en serait presque comique: Haro sur le FN ! 

Le Parti Socialiste et ses affidés sont toujours aussi hypocrites et sectaires que d'habitude. Depuis 1981 et Mitterrand, ils se servent du FN pour contrer la droite dite classique mais dès que le FN est en tête dans une élection, aussitôt les voilà entonner le chant du front républicain. On comprend que perdre à nouveau une législative puisse les inquiéter mais tout de même, un peu de cohérence ! Ou bien le FN est votre allié de circonstances, comme en 2012, quand il vous faut faire gagner la gauche, ou il ne l'est pas. Dans le Doubs, c'est quoi le front républicain pour la gauche ? C'est faire culpabiliser les électeurs de droite et les abstentionnistes: Votez PS ou bien le diable, en l'occurrence une diablesse, sera élu.

De l'autre côté, quelques caciques de l'UMP, comme NKM ou Bussereau, en appellent aussi au Front Républicain: Votez PS, Kill the FN ! Accréditant ce discours qui passe si bien dans le rang des frontistes: UMP et PS = UMPS. Et tant pis si cela déboussole un brin les adhérents ou sympathisants UMP. Qu'a-t-il fait Bussereau depuis trente ans pour contrer le FN et convaincre les électeurs de rester " républicains " ? Rien.

Ailleurs, il y a des journaleux gauchistes (un quasi pléonasme) qui n'appellent officiellement à rien du tout mais qui vont faire les poubelles pour extirper et publier, au lendemain du premier tour, du tréfonds des archives municipales de Besançon des propos prétendument racistes de la candidate FN, propos tenus en 1995. Que ne les ont-ils pas publié avant...

Ailleurs, il y a des sachants qui s'en prennent bêtement à l'UMP en oubliant que celui qui est à sa tête s'est prononcé depuis longtemps pour le " ni, ni ": Ni front républicain, ni FN, à l'électeur de choisir. Non sans déconner, l'électeur, celui qui se déplace, aurait le droit de choisir par lui-même pour qui voter ? Encore heureux.

Non, tout cela me fatigue et m'énerve. Le scandale n'est pas que le FN soit en tête dans le Doubs. Le scandale, c'est que depuis trente ans, la gauche et la droite classique ont été totalement incapables de freiner la montée du FN; les premiers, bien aidés par les médias, essentiellement par opportunisme électoraliste, les seconds faute d'avoir su s’intéresser aux préoccupations des Français en matière d'immigration par exemple. Le scandale c'est quand Elkabach débute une interview de Marine Le Pen par " Vous n'avez pas honte ", ce qu'il n'aurait jamais fait avec un Cambadélis qui prônait l'union nationale post-Charlie mais sans les 25% de Français qui votent FN. Le scandale, c'est que tous ces pseudos républicains démocrates trouvent normal qu'il n'y ait que deux députés et un sénateur FN pour représenter les 25% de Français qui votent FN. Le scandale c'est de prétendre que s'allier avec l'extrême-droite est une trahison de l'esprit républicain alors que s'allier avec l'extrême-gauche ne serait pas contre nature. Le scandale, c'est de prétendre que le FN ne serait pas un parti républicain alors que ce sont les contribuables (et donc la République), y compris ses contempteurs, qui le financent depuis trente ans. 

Continuez de vomir sur le FN, continuez de le traiter de tout et de n'importe quoi au lieu de le combattre intelligemment, il en sort grandi à chaque fois. Arrêtez de prendre les électeurs du FN pour des idiots, des racistes, des fascistes ou des incultes; et d'une, ils s'en tapent et de deux, ils vous le rendent bien dans les urnes. Le Français est sans doute un veau mais dans l'isoloir, il est seul maître du bulletin qu'il dépose et à ce moment précis, le frontiste vous emmerde dans les grandes largeurs.

Folie passagère 2640.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Législative partielle dans le Doubs : Pas beau, pas beau...


Le scandale de ce premier tour de législative partielle dans le Doubs n'est pas que le FN soit en tête, ni que l'abruti qui défendait les couleurs de l'UMP se soit torpillé tout seul avec ses désormais fameuses " têtes blondes" ni même que le candidat PS ait préféré retirer le logo " PS" de ses tracts et affiches des fois qu'on le reconnaisse comme apparenté à la clique gouvernementale; non, le véritable scandale, encore une fois, c'est l'abstention. Qui plus est quand les discours officiels l'occultent.

Nous dire ou écrire que le FN triomphe, que le PS fait un score encore plus inattendu que celui de l'UMP, c'est du foutage de gueule.

60% d'abstentions ! Anecdotique, pas vraiment, puisque cela veut dire que à peine 40% des électeurs ont été voter, que la candidate FN recueille certes 35% des suffrages exprimés, mais qu'elle arrive en tête avec à peine plus de 13% des voix du corps électoral. Le candidat socialiste en deuxième position avec à peine 11% de ce même corps, soit à peu près l'équivalent de la cote de popularité d'Hollande avant les attentats, la buse de Demouge dégage avec 8% !

Donc, non, vraiment pas de quoi pavoiser. Vraiment pas, quelque soit le camp dont on se sent le plus proche.

Après, on pourra évidemment dire, c'est la règle, c'est comme cela que ça fonctionne. Okay. Pas beau tout de même. Même si cela permet de constater une nouvelle fois que globalement les discours des politiciens parisiens ne motivent plus.

Pas beau non plus la récupération indécente de " l'esprit " du 11 janvier par les socialistes, Valls, Cambadélis ou Kalfon en tête; oser dire que si le PS n'est pas blackboulé c'est parce que l'esprit d'union nationale, la défense des valeurs républicaines et Charlie ont remué les tripes des électeurs, c'est se moquer du monde... et des électeurs. Quand on perd sur une même circonscription 12 points d'une élection à l'autre, on a tout juste le droit de faire profil bas et de constater que le souffle de Charlie n'a pas été assez puissant.

Pas beau non plus, comme j'ai pu le lire sur Libé ou sur le Huffington Post, d'écrire que l'élimination du candidat UMP marquait l'échec du retour de Sarkozy en politique. " Sarkozy en danger " titre le Huffington. " Sarkozy sous pression " ose titrer LIbé. " Sous pression " Vraiment ? De qui se moque-t-on ? 

Quant au front Républicain ou au " Ni, ni ", le seul discours que l'on devrait entendre de la part des ténors parisiens à destination des électeurs, c'est: " aller voter en vos âmes et conscience, voter pour qui vous voulez, et pourquoi pas votez blanc, mais votez ! ".

Pour qui aurais-je voté si j'avais été du Doubs ? Certainement pas pour le candidat socialiste. Peut-être pour le FN, histoire de donner un troisième député à un parti qui lors de la dernière présidentielle a réuni plus de 6 millions de suffrages. Pour le candidat UMP ? Niet, le gars n'a visiblement rien compris de la situation locale. Non, à la réflexion, j'aurai voté " blanc ", par défaut. mais au moins j'aurais été voter et personne ne pourra dire que j'étais à la pêche.

Ceci dit, si dimanche prochain le candidat socialiste pouvait se prendre une tôle, voilà qui ne serait pas pour me déplaire; 13 partielles de suite déjà perdues en 2 ans et demi, une quatorzième serait la bienvenue.

Folie passagère 2639.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 3 janvier 2015

La polémique des polémiques des 3 premiers jours de l'année

La petite sauterie entre jeunes du FN et de l’UMP pour passer la nouvelle année

Si j'en juge par la première polémique de l'année, je crois que nous devrions franchir dans les mois qui viennent des sommets de conneries politiciennes.

Voyez donc...

Un soir de réveillon, des jeunes font la fête ensemble dans un appartement. Il y a là des jeunes UMP et des jeunes FN, il y a même une jeune fille de gauche, mais elle, elle ne compte pas.. Ils s'amusent, font la fête et se payent même en guest star, quelques instants, Florian Philippot le vice-patron du FN. Quelques photos sont prises par la jeune FN qui recevait et sont publiées sur facebook. Des photos tout ce qu'il y a de plus correctes, sages et tout, pas de cul, pas de viande saoule; des jeunes quoi !

Vous voyez le malaise ? Des jeunes de l'UMP et des jeunes du FN font la fête ensemble ! Wouaouh ! Putain quel scandale ! Le journal Marianne, reconverti en magazine people, révèle le truc: "2015, la grande année de la fusion des droites", publie les photos et en voiture Simone, la machine à déblatérer les conneries se met en route Libération, le Figaro, BFM, Itélé, tous se ruent sur cet incroyable événement. Sébastien Huygues, un des nouveaux chefs de l'UMP "regrette la manipulation orchestrée par le FN et l'inconscience de ces jeunes", Le responsable jeunesse de l'UMP, Stéphane Tiki, va convoquer ses rejetons "pour les entendre s'expliquer". Philippot en appelle au respect de la vie privée et, cerise sur le gateau, le top, la polémique consacrée polémique des polémiques des 3 premiers jours de l'année 2015, Cambadélis, lui-même, chef de ce qu'il reste du Parti Socialiste, balance un communiqué de presse sans ambiguïté relayé illico par l'Aèfpé: "Jean-Christophe Cambadélis demande à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé de condamner le réveillon des jeunes UMP/FN. Cette fraternité d'un soir de fête, où le vice-président du FN est venu saluer quelques-uns de ses amis, annonce une proximité qui mérite une clarification immédiate.

Vous avez intérêt à croire à mon histoire parce qu'elle est vraie de vraie ! Authentique ! Des jeunes de bords politiques différents font la teuf ensemble un soir de réveillon et le truc devient presque affaire d'Etat, un non-événement devient un événement. Quand je pense qu'il y a quelques temps, je faisais la fête avec un pédé FN assez connu, deux socialos un peu piteux d'avoir voté Hollande, et un ultra de la gauche de la gauche de Normandie, crénom, j'ai frisé la correctionnelle (Bon okay, on n'a pas mis de photos sur facebook). Vu la tournure que prend cette histoire, il m'apparaît indispensable que Manuel intervienne d'urgence, en appelle au pacte républicain et à la défense des valeurs républicaines parce que avec de telles mixités festives, assurément, la République est en danger !

Dieu qu'ils sont cons comme c'est pas possible ! Bon vous me direz l'occasion était belle pour le repris de justice du PS de pointer du doigt une alliance nauséeuse des deux droites mais franchement ! Le ridicule pourra-t-il tuer un jour ? Il serait temps.

Et cette andouille de journaliste de BFM de demander à Philippot: " On peut donc être FN et faire la fête avec des jeunes de l'UMP ?" Non, sans déconner ! Et cet autre journaleux de questionner le même: " Vous comprenez que ces photos puissent choquer ? "; journaleux jouant finalement le jeu du FN en donnant plus que de raisons et de l'importance à cette petite "sauterie" et à Philippot... qui se régale...

Et après tous ces abrutis s'étonnent (faussement) que les Français ne croient plus en la politique !

Pitoyable !

Folie passagère 2595
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 1 décembre 2014

Nicolas Sarkozy a gagné. Et maintenant ?


Bon Nicolas Sarkozy a été élu avec 64,5% des suffrages exprimés, c'est plutôt pas mal pour un gars qui avait contre lui les médias, la gauche et une partie de son camp. Certes, "on" annonçait plus, même si personnellement je n'ai entendu aucun cacique du parti annoncer de chiffre précis, il fait 64,5%, la messe est dite, il redevient le patron du premier parti politique de France. Il devra composer avec Bruno Le Maire qui n'a pas fait 30% comme le répétaient en boucle les journaleux samedi soir, mais 29,1%. Ne chipotons pas c'est un beau score. Mariton ? 6,1%, "on" lui prédisait 5, il a fait mieux.

La victoire de Sarkozy n'est pas une surprise mais étrangement, pour moi qui suis l'un de ses supporteurs, elle ne m'a fait ni chaud, ni froid, pas plus satisfait que cela. Pour plusieurs raisons. La première c'est que si tout le monde vante à juste titre la forte participation, 60%, perso, je ne comprends pas qu'elle ait été paradoxalement si faible. Quand on est militant d'un parti politique (et que l'on paye pour cela), la logique voudrait qu'on ne loupe pas les grandes messes du dit parti. Et quelle plus grande messe que l'élection du patron ? Hormis l'élection présidentielle ? La participation aurait du être bien supérieure. La deuxième raison, c'est qu'il est difficile de s'intéresser (et d’intéresser) à un film dont on connait la fin. La troisième, c'est que rien dans les discours et les propositions des différents candidats ne m'a ébouriffé la tignasse. Du déjà vu et déjà entendu. Ceci dit, nous étions dans une élection interne, il ne s'agissait en aucun cas de dévoiler un quelconque programme électoral national. Les candidats ont donc selon moi été plus dans la séduction que dans une démarche visionnaire à long terme. Normal mais décevant. La quatrième raison, c'est que je n'ai pas apprécié la manière avec laquelle les média ont embarqué les 3 candidats dans cette polémique sur le mariage zinzin, polémique qui a vérolé cette campagne, assourdissant du même coup, pour le grand public, le reste. Sarko, Le Maire et Mariton auraient du mettre le holà d'emblée, une fois que les positions avaient été affichées, ce qui fut rapidement fait. 

Non, paradoxalement à nouveau, et puisque les résultats étaient courus d'avance,le véritable enjeu de cette élection réside dans ce qui va se passer maintenant. Nous attendons de voir comment Nicolas Sarkozy va remettre en ordre ce parti, comment il saura conjuguer ses appétits de présidentielle avec les impératifs de reconquête électorale préalable (départementales et régionales), comment il va pouvoir s'allier ou ménager (ou "tuer") les autres appétits, comment il va arriver à mettre tout le monde d'accord au sein d'un parti dont nous conviendrons que le nouveau patron n'est plus à l'heure actuelle la seule clé de réussite. Nous attendons de voir comment l'UMP va pouvoir se reconstruire une réelle identité de droite et bâtir une plateforme électorale que l'on espère gagnante pour 2017. Nous attendons de voir comment la nouvelle UMP va pouvoir contrecarrer la montée du Front National. Voilà quelles sont les responsabilités qu'a choisi d'endosser Nicolas Sarkozy en devenant le nouveau patron du premier parti d'opposition. Qu'il réussisse sur tous ces points et 2017 ne sera qu'une formalité.

Nicolas Sarkozy, quoiqu'en dise l'arrogant et sectaire Cambadelis - celui qui été désigné à l'unanimité de la seule voix présidentielle patron du Parti Socialiste -, n'a pas été " mal élu ", il a été élu à la large majorité des suffrages exprimés par les militants. Le plus dur reste à faire. Point barre.

Folie passagère 2558.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 22 septembre 2014

Et cette droite qui ne veut plus rien, elle veut quoi ?


Le retour maintenant officiel de Sarkozy déclenche de multiples réactions en tous genres. Celles venant de la "gauche" sont parfaitement prévisibles, je ne m'y attarde pas. Je préfère m’intéresser aujourd’hui à celles provenant d'une certaine "droite".

Et là, j'ai lu de tout et parfois du n'importe quoi...

Sarkozy est pourri, c'est un hâbleur, il bouffe  à tous les râteliers, il n'a pas changé, il revient pour échapper à la justice, c'est une erreur, prévisible, on sait comment ça va se terminer, il n'a rien fait, son bilan est nul, il n'a rien fait pour lutter contre l'immigration, c'est un traître, d'autres à droite brillent mieux, Sarko et Hollande c'est pareil, c'est un bateleur de foire, un menteur, une girouette, il nous a déjà fait le coup, il nous a vendu à l'Otan et à l'Europe, c'est à cause de lui que la France sombre dans le communautarisme, il n'a rien fait pour empêcher les musulmans de "proliférer", etc, etc, etc...


J'en ai même lu un, un réac vrai-de-vrai, un dur, qui en appelle à ses amis pour l'aider, je cite, à dresser l'inventaire des trahisons de Sarkozy car "Il ne s'agit pas de "convaincre" les aveugles et les sourds en leur "démontrant" des évidences, mais de donner des munitions aux gens normaux que ces sourds et aveugles harcèleront jusqu'en 2017." L'objectif étant de bâtir un argumentaire intitulé: "Pourquoi Sarkozy ne doit pas revenir en 2017"... Comme si la gauche et les media (pléonasme) ne se chargeaient pas de le faire à tout bout de champ. J'en lis même qui ne souhaitent qu'une chose, rejoignant peu ou prou dans l'idée les allumés de l’extrême-gauche: Que le système explose et vive le chaos ! Soyons fous, embrassons-nous Folleville... ou déchirons-nous !

Soit, admettons que tout ce que ces gens de  cette "droite" disent ou écrivent soit vrai; admettons qu'ils aient raison, que Sarko ou Hollande, c'est du pareil au même et que tous les politiciens sont des pourris qui nous amènent droit dans le mur. Admettons que tous les immigrés sont une véritable plaie pour le pays et l'Islam un danger mortel pour notre civilisation. Admettons que l'Otan est une saloperie et l'UE le cercueil de notre souveraineté nationale. Admettons qu'ils aient raison sur toute la ligne, même sur ce chaos parfois désiré. J'adhère même à leur point de vue sur certains sujets. Mais ce qui me surprend et me désespère c'est que globalement, ils ne proposent rien de réaliste, qui tienne la route ou qui soit applicable rapidement en respectant les règles du jeu démocratique. Hors du "tout est pourri, tout est nul, tout n'est qu'arnaque, tout n'est que jeu politicien", point ou peu de propositions concrètes. Sarkozy est un naze, okay, mais alors, pour qui voter ? Pour Bayrou, Jego, Aubry, Valls, le PS, les allumés du FDG ? On ne vote plus ? Ne me dites pas de voter pour le FN, en dehors de quelques idées plaisantes sur l'immigration, son programme est totalement irréaliste, ils n'ont même pas actuellement dix gars sous le coude pour former ne serait-ce que l'ébauche d'un gouvernement qui tienne plus de 15 jours.

Alors, messieurs les partisans du Grand Soir, vous les partisans du "tous pourris", vous les désabusés, vous que le système insupporte, vous dont je ne suis pas si éloigné que cela si ce n'est mon attachement à ce système qui à défaut d'être le meilleur nous permet de vivre relativement peinard, vous ne voulez rien de ce qui vous est proposé ou à portée de bulletin de vote, vous ne voulez pas de Sarko, pas de Hollande, pas du FDG, pas forcément du FN, pas de l'UE, pas de l'euro, pas de ceci, pas de cela; alors, dîtes-le nous, dites-le moi, vous proposez quoi ? Vous voulez quoi... qui tienne la route ?

Folie passagère 2468.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 21 septembre 2014

Election pour la présidence de l'UMP: La transparence sera-t-elle au rendez-vous ?


Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il  va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien  Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.

Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.

Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.

Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.

Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent. 

Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?

Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?

Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.

Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.