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samedi 14 juin 2014

SNCF: Je veux que cette grève dure, dure, encore et encore...


" Il faut amplifier le mouvement ! ". Alors comme çà, nos syndicalistes aux tronches de vieux soixantehuitards sur le retour continuent de faire la grève. Les mêmes qui en 1997 étaient contre la séparation de la SNCF en deux entités, SNCF et RFF, sont aujourd'hui opposés à une réforme qui voudraient les réunir à nouveau. Enfin, réunir, c'est un bien grand mot puisqu'il s'agirait, pour faire simple, de créer un machin qui viendrait chapeauter les deux entités; machin qui soi dit en passant devrait nous coûter bonbon puisqu'on y mettra un chef, un chef adjoint, un sous-chef, autant de chefs que d'indiens, en somme; bref un futur beau fromage républicain...

Ceci étant et à vrai dire, de cette réforme, je me fous comme de l'an 40 puisque et d'une elle ne me concerne pas directement et de deux, comme les précédentes réformes mises en place par la Socialie Hollandaise, ce sera service minimum, une réforme a minima. Comme pour le marché du travail, comme pour les retraites, comme pour les banques, comme pour celle de Taubira, comme pour la loi sur la famille. Le gouvernement, une nouvelle fois, va se déballonner devant la pression des partenaires sociaux ou des divers groupes de pression.

Ceci dit, cette grève prouve encore une fois deux choses: ce pays est difficilement gérable et les syndicats sont une véritable plaie, une espèce de chtouille dont on n'arriverait pas à se débarrasser et qui nous pourrirait chaque jour un peu plus la vie.

C'est une évidence qu'il faut réformer le système d'indemnisation des intermittents qui nous coûte la peau des fesses, c'est une évidence qu'il faut dès que possible rapprocher les systèmes de retraites du public et du privé, supprimer les régimes spéciaux; autant de systèmes protégeant certaines catégories au détriment des autres, autant de bidules que l'on a créé du temps où le pays était riche (suffisamment pour s'endetter) et confiant sur ses perspectives d'avenir. Mais tout ça, c'est fini, terminé, révolu. Et ces branquignols de syndicalistes qui font mine de ne pas l'avoir compris, qui se fichent royalement qu'un Président leur demande de reprendre le travail; des syndicats riches à millions et plus ou moins corrompus jusqu'à la moelle qui ne représentent quasiment plus personne, des syndicats qui se fichent éperdument que leurs actions empoisonnent nos existences, des syndicats qui ne "pèsent" plus que à peine 7% de la population active.

Alors, je vais vous dire, cette grève à la SNCF, je veux qu'elle dure longtemps, longtemps, longtemps, encore quelques jours et pourquoi pas quelques semaines. je veux qu'il y ait blocage total, grève illimitée, qu'ils ne se dégonflent pas: le gouvernement ne veut pas céder et bien qu'ils ne cèdent pas non plus ! Je veux que ce bordel continue ... jusqu'à...

Jusqu'à ce que la population en ait tellement marre de leurs conneries, suffisamment ras le bol de voir ces finalement privilégiés perturber notre vie à tous qu'elle pète les plombs, que les plus énervés, ceux qui ont encore raté un train, mis plus de deux heures pour aller bosser et peut être autant sinon plus pour rentrer, que les parents et élèves stressés à l'idée d'arriver en retard aux épreuves du bac, que les gens entassés dans des wagons trop rares et plombés par la chaleur et la transpiration prennent un syndicaliste pour taper sur un autre, les secouent de la tête au pied, les pendent haut et court (enfin, peut-être pas, encore que...), leur cassent sur la tête leurs banderoles ridicules... 

Oui, que cette grève dure et dure, encore et encore pour que suffisamment excédés et rendus difficilement contrôlables nous obtenions enfin la seule et vraie réforme que personne ose entreprendre mais qui s'impose avant toutes les autres: celle du syndicalisme !

Folie passagère 2328.
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France, 2019.