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lundi 8 mai 2017

Emmanuel Macron: Une victoire en trompe-l'oeil !

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" Attention aux effets d’optiques ! Depuis le début de cette longue soirée électorale, tous les experts, présentateurs et politologues vous annoncent les résultats en pourcentages. Et c’est normal puisque la participation est un pourcentage du nombre d’électeurs et les résultats cruciaux de 20 heures donnant les scores du résultat des deux finalistes sont deux pourcentages qui sont scandés pendant des heures.

Mais il est bon aussi de revenir à l’essentiel, c’est à dire au nombre de voix et à ces simples bulletins de vote jetés à un à un dans près de 50.000 bureaux de vote partout en France tout au long de cette journée.

46,9 millions de français sont inscrits sur les listes électorales dont 1,3 million à l’étranger. Le taux d’abstention étant de 26 %, cela ramène le nombre de votants à 34,7 millions. Le nombre de bulletins blancs ou nuls s’établit à 4,16 millions selon les décodeurs du monde (12 % des votants, contre 2 % au premier tour). Ce qui ramène donc à 30,5 millions le nombre de suffrages exprimés.

Pour l’heure le score estimé d’Emmanuel Macron est de 65,7 %. Ce qui lui confère en théorie 20 millions de voix. Ce qui représente à peine deux millions de voix de plus que François Hollande en 2012 et quelques centaines de milliers de voix de plus que Nicolas Sarkozy en 2007. On est donc bien loin d’une victoire triomphale telle qu’elle nous est présentée par les médias. Ce n’est pas vrai quand il est dit et répété ce soir que deux tiers des français ont voté Macron, puisque seulement 42 % des français ont déposé dans l’urne un bulletin à son nom alors qu’ils étaient 62 % à avoir réellement voter Chirac en 2002.

Mais le plus grave, c’est que selon les estimations d’Ipsos, seulement 40 % des électeurs d’Emmanuel Macron adhèrent à son projet. Voici donc un Président élu avec un score officiel de 65,7 %, mais avec le soutien effectif de seulement 8 millions d’électeurs, soit 17 % des inscrits. Rarement un Président a paru si bien élu, avec le soutien de 90 % des médias. Mais rarement aussi il a disposé de si peu de soutiens pour appliquer sa politique. Cela explique pourquoi 61 % des français sondés aujourd’hui souhaitent une victoire de la droite aux élections législatives des 11 et 18 juin. Le message est clair. A la droite de l’écouter et de faire ce qu’il faut. "

Yves de Kerdrel pour Valeurs Actuelles 


A la droite d'écouter le message des Français et de faire ce qu'il faut..., là, je ne sais pas pourquoi mais j'ai quelques doutes...

Quant à Macron à qui tout a réussi, je ne lui prédit pas un quinquennat de tout repos; tout fils spirituel de Hollande qu'il soit, tout produit fabriqué par les médias et les puissances de l'argent qu'il est, il a tout le merdier laissé par Hollande à nettoyer. L'épaisseur du tas de fumier est tellement phénoménale qu'il ne faudra pas dix jours avant que l'on découvre pour de bon de quel bois l'homme est fait.

A avoir tout promis et pour n'avoir pas voulu nous dire quel était son véritable positionnement, il aura à convaincre tant sur sa gauche que sur sa droite. Avec seulement le soutien effectif de 17% des inscrits qui ont véritablement voté pour lui et son projet, ça va être rock'n roll !

Folie passagère 3532
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 23 janvier 2017

Primaire citoyenne: Amateurisme et mascarade.


Bon, j'en ai marre d'attendre les derniers chiffres de la participation à la primaire des socialistes, alors j'y vais de mon petit billet. Billet qui pourrait, si flemmard j'étais, se résumer à un mot: Guignols ! Ou bouffons ! Pieds Nickelés conviendrait aussi.

Non mais attendez, les gars, ils nous font une primaire citoyenne, nous annoncent que tout a été super bien préparé et à l'heure où j'écris, soit précisément 26 heures et 38 minutes après qu'ait été communiqué le premier chiffre - soit 400 000 votants à midi, hier -, ils ne sont toujours pas foutus de nous donner un résultat précis.

Tenez, d'ailleurs, ils n'ont même pas été foutus de nous dire de quoi  400 000 était l'arrondi. De 351 000, de 359 550, de 388 000 ? Non, 400 000, tout rond, aussi rond que la bouche en cul de poule qu'a du faire Cambadélis en constatant la Bérézina qui s'annonçait; dès lors je savais que ça puait cette histoire de comptage. Le chef de leur Haute Autorité, un sage, prof de droit et toussa, rigoureux et pointilleux, nous dit que vu la tendance, on devrait se diriger vers un résultat qui devrait tourner entre 1,5 million et... 2 millions ! C'est pas un écart type, ça, c'est le grand écart ! Et tous les baltringues, politiciens socialistes ou commentateurs, de se mettre en route: Une primaire réussie ! En dessous de 1,5 million, c'était l'échec, au-dessus, et compte tenu du contexte, ce serait réussi ! Mais que le diable me patafiole si je me goure mais en 2011, z'avaient fait 2,7 millions alors contexte ou pas contexte, bise matinale ou pluie verglaçante, " entre 1,5 million et 2 millions " c'est un p'tain d'échec !

Échec d'une primaire improvisée, échec du parti socialiste et des candidats qui n'ont pas su mobiliser, échec de Cambadélis qui depuis des mois s'est vautré avec sa " Belle Alliance Populaire ", échec de Président qui, en 5 ans de mandat, aura explosé façon puzzle le parti qu'il dirigea pendant 11 ans. Échec sur toute la ligne !

Vous me direz, comment voulez-vous qu'ils arrivent à mobiliser quand on accorde aux candidats 50 000 euros de budget  alors que les candidats à la primaire de la droite avaient tous plus de un million d'euros pour nous séduire ? Comment mobiliser quand vous alignez 7 000 bureaux de vote soit 2 000 de moins qu'en 2011 ? Comment mobiliser en alignant sur la ligne de départ 3 candidats dont tout le monde savait, y compris eux-mêmes, qu'ils n'avaient aucune chance de gagner ? Comment mobiliser les foules quand pendant 5 ans, on a tout fait pour la décevoir ? C'était perdu d'avance !

Et plus les heures passent et plus on se marre; nous, pas eux. Chiffres définitifs toujours pas établis, confusion sur le nombre de bureau, erreur dans l'addition des pourcentages affichés par la Haute autorité, chiffres qui disparaissent du site officiel pour réapparaître plus tard, etc, etc, etc... Du grand n'importe quoi !

Enfin, on y est presque, le chef du bazar l'annonce vers 14h00, 1 601 000 votants soit... le même chiffre que celui annoncé à ... 10h00 du matin ! Non mais allo, quoi ?

Bon, au bout du bout et jusqu'au bout ils auront été nuls mais cela ne changera pas grand chose. Hamon a gagné, Valls s'est pris une claque et Montebourg un gros coup de pied au cul ! Quant aux quatre autres, ils peuvent retourner vaquer à leurs occupations,c'est à dire à plus grand chose, ils sont grillés.

Sans surprise Montebourg appelle à voter pour Hamon, Peillon se retire penaud sans dire qui il soutient pour le deuxième tour, de Rugy se fait appeler Désiré en négociant avec les deux gagnants son score minable de 3,88 % quand la Pinel, généreuse, fait cadeau de son 2 % à Valls. Bennahmias ? Il s'en sort avec les honneurs car après tout amasser plus de voix que Jean-François Copé en étant aussi étrange, fallait le faire.

Enfin bref, ce premier tour de primaire aura ressemblé à ce que fut pour bonne part ce catastrophique quinquennat: une magnifique démonstration d'amateurisme.

En toute logique, Benoît Hamon devrait l'emporter - ce qui en dit long sur l’absence de réalisme de ses supporters - la semaine prochaine ce qui aura le mérite de nous débarrasser pour un bon moment du Caudillo, d'emmerder Mélenchon et, hélas, de ravir Emmanuel Macron. 


Il est présentement 17 heures, les résultats définitifs ne sont toujours pas tombés et le site officiel de la primaire affiche toujours les chiffres donnés à 10h00 du matin... mais attention, comme l'a rapporté au Figaro un cadre du PS: " S'il y a de la gonflette, ce n'est pas de la tricherie. Attention aux mots ! Tricher, c'est modifier les rapports de force ". Okay ? Alors pas de mauvais esprit !


NB: Vous aurez noté que Président n'a quasiment pas été évoqué dans ce billet alors qu'il aurait du l'être -  merde, tout de même, c'est son camp qui vote - sauf que de lui, maintenant tout le monde s'en fout comme lui se fout de tout. Rien de nouveau finalement.

Folie passagère 3431.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 6 juillet 2015

Grèce: Ce curieux référendum qui ne résout rien...


Les Grecs ont voté. Ils ont voté " non ", à 61%.

Saluons donc dans un premier temps cet exercice démocratique et le courage de Tsipras. Saluons aussi la performance de l'administration grecque qui, à défaut de savoir percevoir l'impôt et lutter contre la gabegie généralisée, a su organiser en moins de 8 jours un référendum (pour un coût estimé entre 20 et 100 millions d'euros) et nous fournir, malgré les difficultés logistiques et géographiques, les résultats à peine les bureaux de vote fermés. Franchement, bravo !

Saluons aussi l'industrie sondagière locale et internationale qui, encore une fois, tout en faisant son beurre, s'est magnifiquement plantée. Sur 14 sondages recensés localement en 8 jours, seuls 3 ont su sentir un " Non " l'emporter en dépassant les 50%.

Notons aussi que les Grecs ayant voté massivement pour le " Non " sont ceux qui sont adhérents ou sympathisants des extrêmes, que celles-ci soient de gauche ou de droite. Tsipras devra compter avec les partisans néo-nazis d'Aube Dorée qui a 80% ont voté " Non ". Le parti socialiste et l'équivalent de notre droite républicaine ayant voté à plus de 65% pour le " Oui ".

Notons enfin que si la participation a été élevée, 62,50%,  et que si le " Non " l'a emporté largement avec 61, 31% des suffrages, en réalité, ce sont à peine 4 Grecs sur 10 (36% des inscrits) qui ont voté pour le " Non ". Alors exercice démocratique et légitimité tirée des urnes, oui, mais il serait faux de dire que les Grecs ont massivement dit " NON ".

Et maintenant ? Et bien comme prévu, Tsipras va retourner à Bruxelles pour continuer à négocier. Ce qui nous sert de Président va être obligé de se réveiller un petit peu et de prendre part aux négociations sans se laisser déborder par la gauche de sa gauche qui se sent pousser des ailes. Merkel va devoir elle aussi compter sur l'opposition grandissante des Allemands quant à la poursuite de ses négos. Et l'on va attendre les prochaines échéances pour voir dans quelle mesure ce référendum aura réussi à calmer les exigences de la Troïka et des Allemands. 

D'ici fin août, la Grèce est supposée rembourser à ses créanciers près de 9 milliards d'euros. Le fera-t-elle ?

Absolument, mais elle ne le fera qu'à une seule condition: qu'on lui prête de l'argent. Encore.

Jusqu'à quand ?

Autrement dit, si ce référendum a permis de renforcer la position de Tsipras, pour un temps, il n'a en fait strictement rien résolu. Il faudrait peut-être d'ailleurs que quelqu'un prévienne à ce sujet notre extrême-gauche française, à les voir danser la carmagnole, hier soir, place de la République à Paris, on avait l'impression qu'ils étaient en pleine victoire post-révolution. Les cons !

Folie passagère 2834.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.