| (roquettes tirées depuis Gaza en direction d’Israël) |
Je suis tombé sur la prose d'un gauchiste causant du conflit israélo-palestinien. Imaginez-vous que le monsieur a des états d'âmes, il voudrait parler et dire tout le mal qu'il pense d’Israël sauf que le pauvre biquet, il n'ose pas, il a peur de se faire traiter d'antisémite. Lisez donc:
"De la consternation et des questions (...), et de «la retenue» sur la bande de Gaza. La raison? La peur viscérale de se voir traiter «d’antisémite» dès qu’on ose aborder, même avec beaucoup de «retenue» l’épineux problème palestinien. Je crois qu’on peut décemment dire que cette offensive terrestre dans la bande de Gaza ne va pas apaiser les pro et anti-palestiniens, et j’ajoute, aucune conscience décente ne peut observer le «silence» sur ce qui s’y passe."
Admirez le positionnement des guillemets, notez les circonvolutions utilisées pour ne pas avoir le vomi qui verse: épineux problème, retenue, peur viscérale , dès qu'on ose, etc... Avouez que c'est de la bonne, non ?
Voila le gauchiste qui depuis des années n'hésite pas à traiter de tout et de n'importe quoi qui n'est pas de son camp, à traiter de pourris, de réactionnaires, d'intégristes ou d'homophobes quiconque s'opposait au mariage zinzin, qui ne supporte pas que l'on puisse s'acheter une tête de nègre chez le pâtissier, qui sort les dents dès que l'on touche à Sainte Christiane et là, d'un coup, lui qui, comme tant d'autres, utilisait le politiquement correct comme arme de dissuasion massive et brandissait le code pénal à la moindre occasion, le voilà coincé par le monstre qu'il a contribué à installer en France: le politiquement correct ! Un comble !
On sent que ça le démange; il voudrait traiter d'enculés les Israéliens, leur cracher dessus, un peu comme ceux qui, totalement décomplexés, bien plus que la droite qu'ils baptisèrent du même mot, crièrent "morts aux Juifs" à Paris l'autre jour. Voyez comme l'on sent que ça voudrait sortir mais que non, décidément, malgré cette envie viscérale et parce qu'il se vautre dans la retenue, il n'ose pas, il ne veut pas, alors il ravale son vomi. Ce n'est pas bon ça, de ravaler sa bile, faut que ça sorte, sinon, c'est l'ulcère assuré mon biquet !
Et le pire, c'est qu'il le reconnait, n'écrit-il pas pour conclure, avec élégance: "A trop vouloir se retenir, on va finir par se faire dessus." Ben oui, mon p'tit gars, à trop se retenir, on se fait dessus, à nier les évidences, elles t'explosent à la figure, à ne pas vouloir appeler un chat, un chat, le bestiau te griffe, à trop se voiler la face, on laisse à d'autres le soin de se bâcher en toute impunité... C'est con, n'est-ce pas, se rendre malade grâce au monstre que l'on a contribué à créer.
Rien ne lui interdit pourtant au dandy bigarré de dire que les mecs du Hamas sont des enfoirés de première qui n'hésitent pas à se servir des gazaouis comme de boucliers humains, rien ne lui interdit de dire qu'à Gaza, soit tu penses comme le Hamas te dit de penser, soit tu t'en prend une. Il pourrait dire que les mecs du Hamas sont des terroristes de la pire espèce qui n'hésitent pas à mettre en coupe réglée toute la population. Mais ça, il n'ose pas le dire et pourtant, c'est vrai. Rien de raciste que de dire cela, ce serait couardise que de ne pas voir les choses telles qu'elles sont, que de ne pas le reconnaître. C'est pourtant vrai, faut parler et ne pas aller contre sa conscience: le Hamas, ce ne sont rien que des enculés !
Mais non, pour lui, comme pour de nombreux "gentils", on le sent, c'est en filigrane, c'est tu, caché, non-dit: le méchant dans l'histoire, c'est Israël. Les salauds qui bombardent Gaza, ce sont les faucons de la Knesset, les bâtisseurs de colonies. Ben oui, ils se prennent des roquettes sans arrêts tout au long de l'année, ils ripostent avec les moyens dont ils disposent. C'est simple. Ne sommes-nous pas au royaume du œil pour œil, dent pour dent ?
Nous ça fait des lustres qu'on tend l'autre joue, sans broncher. Ne pas répondre, se taire, ne pas dire. Il y a tellement de choses qu'on n'a même plus le droit de dire ou d'évoquer: les racailles, les muzz qui noyautent les banlieues, les roms qui foutent le brin, les ghettos, la gare du Nord, l'immigration, l’insécurité, les valeurs traditionnelles qui nous tiennent à cœur, etc... Oui, mon biquet, tout cela, ça fait trop longtemps qu'on le tait.
Il y a ceux qui préfèrent se retenir, quitte à se faire dessus - je ne les envie vraiment pas- et puis ceux qui en ont assez de mettre des couches et qui enfin osent parler tout en ayant bien compris qu'on ne pouvait pas dire n'importe quoi !
Reconnaître qu'on se fait bouffer de l'intérieur par le truc qu'on a crée pour essentiellement faire taire le Camp d'en face, et ne pas vouloir lutter contre, avouez que cela relève de la bêtise pure et simple ou du masochisme assumé, non ?
Folie passagère 2381.
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