lundi 13 novembre 2017

Tu vois, c'était comme ça avant et c'était pas si mal !

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Tiens, mon neveu, pose ta console, bouge ton cul et vient donc lire un peu, si tu le peux, comment c'était à ton âge...

Il fut un temps que les moins de vingt ans n'ont pu connaitre. Il fut un temps que les moins de trente ans ont oublié. Il fut un temps où il faut avoir quarante ans, au moins, pour que l'on s'en souvienne.

Dans ce temps là, j'avais environ dix ans. J'allais à l'école en culotte courte, les cheveux coupés courts. Qui pour en avoir honte puisque nous étions tous plus ou moins ainsi. Dans ce temps là, il eut été malvenu, inconcevable même de ne pas respecter celui qu'on appelait encore Monsieur l'Instituteur ou Maître. Que vous fûtes insolent et celui-ci pouvait vous mettre une gifle sans crainte, c'était permis et nul parent pour s'en plaindre. Une gifle, elle était forcément méritée. 

En ce temps-là, tu allais à l'école pour apprendre, comprendre et grandir et le soir venu, vers dix sept heures - le périscolaire n'existait pas - tu rentrais à la maison et tu faisais tes devoirs pour le lendemain parce que le ministère, l'instituteur et tes parents pensaient que c'était bon de travailler, un peu, à la maison. La fin de semaine arrivait, tu avais l'angoisse du carnet de note qu'il te fallait faire signer par tes parents; avec un sept sur dix, sans doute avais-tu droit à un " tu peux mieux faire ", avec un quatre sur dix, t'étais privé de télévision, si tant est qu'il y en ait une à la maison.

La télé ? Les postes couleurs, c'était plutôt rare et il n' y avait, je crois, que deux chaînes. C'était grandement suffisant.

En ce temps-là, on ne sortait pas le soir, on restait à la maison. Il fallait attendre les beaux jours pour espérer avoir la permission, après dîner, de rejoindre les copains au parc ou dans la rue. Jusqu'à  vingt et une heure, pas plus. Non pas parce qu'après les rues devenaient dangereuses mais parce qu'un gamin de dix ans, ou de treize ans, ça n'avait pas à traîner dehors tardivement.

A cette époque, et en attendant de pouvoir s'évader avec Dumas, Hugo ou Barjavel, le gamin que nous étions lisait, le Club des Cinq, Les Pieds Nickelés, Rahan ou les Signes de Piste, fans que nous étions du Prince Eric et de ses amis. Nous nous rêvions John Wayne, elles se voyaient princesses. A la télé, elles voulaient voir Winnetou quand nous, nous voulions voir les Haïdouks. Aujourd'hui, toi et tes copains êtes dingues d'Assassins Creed ou de Call of Duty que vous achetez  à prix d'or avec l'argent que vos parents vous filent quand, moi et mes frères, pour acheter Carambars, Malabars et coquillages acidulés de toutes les couleurs, à 2 ou 3 centimes pièce, on vendait à l'école, sous le manteau, des shadocks et cocottes en papier.

C'était pas la peine de réclamer du Coca, il n'y avait que du Tang ou de l'antésite.

En ce temps-là, pour aller voir les copains ou plus rarement les copines - on ne se mélangeait pas encore si facilement - il fallait avoir la permission des parents, avoir bien travaillé à l'école et avoir été sage. Une fois sur place, avec les copains, on se causait, on jouait au ballon, parfois on se fritait mais ce n'était jamais bien grave et puis on rentrait à la maison en se disant: " à demain ", tout simplement. Qui aurait pu imaginer qu'aujourd'hui il n'est plus besoin de se dire " a demain " puisqu'on se promettait, en se quittant, de se " textoter t'à l'heure ". Te rends-tu compte, alors, aussi incroyable que cela puisse être, les smartphones n'existaient pas, le concept était inimaginable et t'étais un privilégié si tu avais à la maison un téléphone avec des touches, pas un de ceux démodés avec un cadran qu'il fallait tourner en se coinçant parfois les doigts dans les ronds. Et puis, de toutes façons, à cette époque, pour téléphoner, fallait demander la permission. En ce temps-là, les filles portaient des jupes courtes et des soquettes, elles jouaient à la marelle ou à l'élastique quand les garçons jouaient au ballon et tentaient de regarder sous la jupe des filles. L'éducation au cul se faisait sur le tas, petit à petit, pas à l'école ou sur internet et la grande majorité d'entre nous arrivait puceau à l'université.

En ce temps-là, pour aller au cinéma l'après-midi, pas le soir, pour cela il faudrait attendre au moins dix huit ans, il te fallait l'autorisation de papa ou de maman et leur réclamer 2 ou 3 francs, c'est à peu près ce que cela coûtait. Les parents étaient confiant, jamais au ciné, on ne vendrait de tickets à des gamins qui auraient la prétention d'aller voir un film violent ou coquin.

En ce temps-là, on faisait la vaisselle et on débarrassait la table quand le daron s'y tenait encore droit comme un " I ". Et pi d'abord, on parlait si on y était invité, on mangeait ce qu'il y avait dans son assiette, fallait trop du courage qu'on n'avait pas pour dire: " J'aime pas ".

En ce temps-là, on ne se préoccupait pas de savoir si il y aurait de la place à la crèche avant de faire un gamin, maman ne travaillait pas, elle était toujours là, elle s'occupait bien de la maison et de nous. Et bien peu de gens pour s'offusquer de cela. C'était comme ça, c'était sympa. Une famille, c'était un papa, une maman et des enfants.

En ce temps-là, un gamin de dix ou quatorze ans ne savait pas ce qu'était que d'être raciste parce qu'à part les Portugais qui nous faisait un peu marrer; le racisme, à dix ou douze ans on ne savait pas ce que c'était. De la même façon qu'on ne savait pas ce que c'était qu' une mosquée, un beur, un migrant, tout juste savait-on qu'il y avait des immigrés et aussi des juifs parce que à l'école ou à la télé on nous parlait beaucoup de la guerre. On ne parlait pas du musulman; ce n'est même pas qu'on s'en fichait, on ne savait pas ce que c'était. Y avait pas de beurs ni même de noirs dans mon école.  Il parait qu'ils étaient déjà là mais ils ne faisaient pas parler d'eux. 

D'ailleurs, en ce temps-là, le dimanche on allait à la messe ou chez les Scouts, parfois en rechignant. Les églises étaient pleines. Depuis, ça a bien changé, ce sont les façades des HLM qui sont pleines de paraboles, les mosquées débordent dans les rues et certains de nos concitoyens chopent des boutons à la simple vue d'une croix.

Tu vois, mon neveu, c'était pas si mal de mon temps, c'était il y a à peine quarante ans, un rien du tout à l'échelle humaine; on était heureux sans console ni tablette, on se contentait de ce qu'on avait et on se marrait bien avec les copains. C'était comme ça avant, simple, et c'était pas si mal.

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Prières de rue à Clichy: Une réponse aux promesses clientélistes non tenues de Monsieur Muzeau ?

Monsieur Muzeau, maire de Clichy, a fait beaucoup parler de lui avec la manifestation qu'il a organisé contre les prières de rue. Depuis, il nous dit même posséder des lettres dans lesquelles on lirait que des menaces de morts contre les juifs de sa commune auraient été proférées.

On sait depuis qu'il y aurait déjà deux mosquées à Clichy, deux églises et une synagogue. 

Curieusement, monsieur Muzeau, élu maire en juin 2015 (1 an après les municipales nationales), a oublié ces derniers jours de nous dire que 6 mois après avoir été élu, il avait promis de faire construire une troisième mosquée, promesse qu'on imagine avoir été faite pendant sa  campagne électorale. Clientélisme ? Assurément, et un courrier (ci-dessous) ainsi qu'une déclaration orale datés du 7 septembre 2015, le prouvent. A aucun moment ces derniers jours, monsieur Muzeau n'a fait état de cette promesse et depuis septembre 2017, date de celle-ci, rien n'a été entrepris pour l'honorer. Pourquoi ? Ceci expliquerait-il en partie le comportement des muzz de Clichy ? A voir et à lui de fournir des explications !


A-ton déjà vu un maire faire une attestation de ce genre ? Pas à ma connaissance. A-t-on déjà vu un maire s'engager par écrit à déléguer la réalisation d'un tel projet à une association cultuelle ? Pas à ma connaissance. Pouvait-il, en tant que premier élu de la ville, prendre de tels engagements de construction, de cession de terrain et de dépenses sans un avis, au minimum majoritaire, de son conseil municipal ? Certainement pas.

Pour l'anecdote, cette lettre, un modèle du genre en matière de clientélisme, a été lue par monsieur Muzeau devant la communauté musulmane de la ville le 7 septembre. Il l'a remercie clairement pour avoir participé à son élection. Avait-il pris les mêmes engagements, oralement, pendant la campagne pour se faire élire ? Il semble que oui.

Alors oui, si la communauté musulmane de Clichy joue visiblement la provocation avec ces prières de rue devenues récurrentes, il semblerait que monsieur Muzeau, lui-même, ne soit pas très clair et ait fait preuve de clientélisme lors de sa campagne. Voilà qui mériterait investigation...

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dimanche 12 novembre 2017

Ils ne seront jamais Français!


Le foot rend con !

C'est la première chose qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai vu ce matin les images de cette foule de Marocains et de Tunisiens déferlant sur les Champs-Elysées pour fêter la qualification de leurs équipes respectives de foot nationale pour la prochaine coupe du monde.

Les Champs bloqués, concert de youyous et de klaxon, drapeaux étrangers par dizaines, des milliers de gens, à quelques mètres de la tombe du soldat inconnu, un 11 novembre , criant " Vive le Maroc ", " Vive la Tunisie "... des scènes de liesse titrait Le Parisien... Le centre de Nantes bloqué, le centre de Bruxelles mis à sac avec nécessité pour les forces de l'ordre de recourir aux canons à eau. De liesse ? Vraiment ? de liesse communautariste alors ! Parce que à  bien regarder comme je l'ai fait les images de ces dingos hurlant, il n'y avait que des jeunes pour mettre le bronx sur les Champs et guère de quinquagénaires. Que des jeunes donc, dont on peut affirmer qu'à coup sûr ils sont tous de nationalité française. Sur une vidéo, on voit et on entend une centaine de jeunes courant vers l'Arc de Triomphe en hurlant: " on est chez nous ! ". On est chez nous ??? D'habitude ce sont les frontistes qui crient ça, on en a même fait un film. Alors ceux d'hier soir sur les Champs, Français ou Marocains ou Tunisiens ? Faudrait savoir. Le cul entre deux drapeaux, ils ne savent plus qui ils sont ou sont-ils Français de papiers parce qu'on ne leur a pas laissé le choix. Français de papiers pour tout ce qui va avec (allocs, sécu, protection,...) ? Sans doute un peu beaucoup de tout cela. Français de papiers et Marocains ou Tunisiens de cœur.

Ils déferlent sur les Champs aux cris de " Vive le Maroc ", " Vive la Tunisie " et ils sont les premiers à t'engueuler et à te dire " on est Français comme toi, on a les mêmes droits que toi " si tu vas les titiller sur leur amour de  la France. Faudrait savoir ! Pire encore, si tu te risques à émettre ne serait-ce que des doutes sur leur appartenance à la communauté nationale, aussitôt, de bons Français bien de chez nous, bien blanc-blanc, biens gauchos, de ceux qui te disent que la diversité est une richesse, viennent de traiter de raciste et de facho !

Et ils feront quoi ces braves Français de papiers quand viendra le jour où l'équipe de foot du Maroc rencontrera l'équipe de France et que vraisemblablement, la première se prendra une branlée magistrale ? Ils crieront quoi ?  " On a gagné ", " Vive la France " ou " aux chiottes la France " ?

Non, une certitude quoi qu'en dise nos belles âmes parisiennes, l'intégration, l'assimilation, c'est loin d'être gagné. Et je repense alors à ce que disait feu Hassan II, roi du Maroc en 1993 avec clairvoyance: Ceux-là, " Ils ne seront jamais Français " !






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samedi 11 novembre 2017

Quand des élus " perturbent " le foutoir d'une prière de rue !

Des élus, hier à Clichy, ont exprimé leur ras-le-bol des prières de rue qui se tiennent illégalement depuis plus de 8 mois dans la commune entravant la circulation et perturbant, de fait, la vie des habitants. Et voilà comment l'agence de presse d'Etat raconte la chose (1ère image) et comment la presse aux ordres ou par paresse ou lobotomisée ou par dhimmi-attitude reprend la chose (2ème image, idem dans Le Parisien, L'Express, le Figaro, etc...).

Ou comment inverser la charge non de la preuve mais de l'accusation: Ce n'est pas la prière de rue qui perturbe la vie du quartier, ce sont les élus (LR en l'occurrence pour l'essentiel) qui perturbent une prière... illégale.





Comme dirait GfB, Marre de ces cons !

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vendredi 10 novembre 2017

Pour ces élèves de 3ème, l'Europe et l'accueil des réfugiés, c'est oui !

Vous trouverez ci-dessous l'épreuve d'EMC (Education morale et civique) de brevet blanc (BEPC) imposée cette semaine à des élèves de 3ème d'une école privée catholique (c'est dire si les dégâts sont impressionnants en matière d'enseignement) de la région parisienne. Cette copie m'a été envoyée par le père d'une élève de la classe en question (Merci à Y.)

On ne sait ce qui est le pire: l'indigence des questions ou leur pernicieuse orientation...


Tout y est: le nomadisme, migrations pendulaires (forcément stressante pour les travailleurs, cf Wikipedia), on se demande bien en quoi les " migrations pendulaires " peuvent intéresser des élèves de 3ème,  avantage de la citoyenneté européenne, vertus intégratives d'une Europe sans frontières, ouverture éventuelle sur la question du vote des étrangers, accueil des migrants (?) devenus "réfugiés francophones" (il y aurait donc suffisamment de réfugiés francophones pour que des associations les prennent en charge...), une invitation à " Je rédige " (4 points tout de même) qui implique forcément qu'aucun aspect négatif ne puisse gêner l'accueil des réfugiés (on imagine mal un élève dire qu'il n'en veut pas de ces réfugiés et qu'il doit donc forcément les accueillir) et a fortiori leur naturalisation, etc...

En gros, et le bon élève ne pourra s'y tromper: Y a bon l'Europe, et pour lui, l'accueil, c'est oui !


NB: à la recherche d'une photo pour illustrer le billet, j'ai tapé " épreuve du BEPC " sur Gogol image, la quasi totalité des photos qui m'ont été proposées ont été prises en Afrique !! J'en pose donc une ci-dessous prise à Ouagadougou, session 2015 du BEPC local officiellement lancée par Samadou Coulibaly (ça ne s'invente pas), ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation du Burkina Fasso.


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jeudi 9 novembre 2017

A propos du Général de Gaulle...


" Dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l'Histoire ? "
Général Charles de Gaulle.

" Le général de Gaulle vivait alors ce qu'on appelait pas encore sa traversée du désert. Retiré à Colombey, il écrivait ses mémoires. Chaque semaine ou presque, il venait passer un jour ou deux à Paris pour des rendez-vous. Il recevait dans un salon de l’hôtel La Pérouse, près des Champs-Elysées. C'est là que j'arrive, par une belle journée de juillet 1950, pour rendre visite à mon oncle et lui dire au revoir avant mon grand départ. Il m'interroge un peu sur la Haute Volta, sur ce que j'en sais, sur ce que j'en imagine. Et soudain, le voici qui s'agenouille devant moi, et le front baissé vers le sol, les mains jointes, me demande ma bénédiction. je suis stupéfait ! Charles de Gaulle est un grand homme, une figure déjà de l'histoire de France... il est aussi mon oncle, ce qui suffit à forcer mon estime et ma déférence. mais à cet instant, humble et modeste, il m'apparaît, et avec quelle force et quelle évidence, comme un homme et comme un chrétien."

François de Gaulle, neveu du général, alors tout jeune prêtre missionnaire.



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Il y a 47 ans le Général mourait. Et aujourd'hui, ils s'en revendiquent tous alors que pas un d'entre eux n'aura jamais sa grandeur, sa droiture et l'honneur d'avoir vraiment servi la France.



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France, 2019.