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mardi 3 juillet 2018

Pour une Europe de nations souveraines, débruxellisons l'Union européenne !

Selon Julien Aubert et treize parlementaires d'«Oser la France», l'Union européenne est en train d'agoniser de ses contradictions. Face à ce constat, ils affirment l'importance pour Les Républicains d'opter pour une politique de souveraineté nationale. 

Un point de vue intéressant à lire...


" Les Républicains partagent très largement le diagnostic sur la crise de l'Union européenne: l'Europe, construite dans l'ambiguïté d'un fédéralisme que Philippe Séguin avait prophétisé en 1992, est en train d'agoniser de ses contradictions. Faite pour organiser la convergence, la zone euro a creusé le ressenti entre débiteurs et créditeurs. La libre circulation au sein de l'espace Schengen a, sur fond de crise migratoire, fait exploser la solidarité européenne et provoqué le Brexit et la poussée des mouvements contestataires. Emmanuel Macron, au logiciel daté des années 70, s'est isolé avec un discours grandiloquent déconnecté de la réalité. Face à cela, plusieurs attitudes sont possibles. La première pourrait s'appeler «option du guépard», à l'instar du film éponyme: «Tout changer pour que rien ne change». Elle consiste, après la phase d'un diagnostic plus ou moins sombre qui permet d'exorciser de manière cathartique les remords d'une Droite qui s'est souvent trompée, de continuer à proposer exactement les mêmes solutions politiques que d'habitude. S'ensuit donc une liste impressionnante de souhaits tous plus ambitieux les uns que les autres: «plus d'harmonisation fiscale, pour un nouveau fonds d'intervention, pour une augmentation du budget, pour des ressources propres, pour une nouvelle étape de la construction européenne, pour une Europe de la Défense, de l'Énergie etc.»

Cette fuite en avant est un faux-semblant. Elle ne veut pas voir que le projet européen est encalminé et risque d'emporter les Nations qui composent l'Europe dans sa chute. Avant de clamer qu'il faut une Europe de ceci ou de cela, il faudrait déjà qu'il y ait une Europe tout court capable de correctement gérer les politiques qu'on lui a confiées par le passé. Lorsqu'on voit que malgré la PAC, la France a régressé dans son potentiel agricole, et qu'elle est en passe de devenir importatrice nette dans quelques décennies, il y a lieu de s'inquiéter. En réalité, refuser de tirer les conséquences lucides des erreurs du passé est un mauvais service à rendre à l'Union européenne. Tout occupés à se projeter, ne perdons pas de vue la base de départ. L'Europe est le petit problème: le grand problème est la France, qui a perdu tous ses leviers d'action - monétaire, budgétaire, agricole, industriel - qu'elle a sacrifiée pour bâtir une Europe censée démultiplier son influence. Problème: un multiple de zéro reste un zéro. L'option alternative est de croire en la France, en brisant d'entrée un axiome qui s'est insidieusement imposé, comme quoi «la France est trop petite pour survivre seule».

Sans nier que l'Union est un acteur indispensable pour peser, à condition qu'elle fonctionne, il faut arrêter avec le discours capitulard expliquant qu'on ne croit qu'aux grands ensembles continentaux pour exister dans la mondialisation. La grandeur de la France est un objectif.

Son indépendance en est la conséquence. La puissance en est la clé. Or, où est l'indépendance aujourd'hui? Nulle part. Nous sommes devenus une colonie numérique américaine, librement vassalisée par les GAFAM. Nos voisins n'ont pas la même sensibilité que nous à ce sujet, ayant accepté depuis plusieurs décennies, le parapluie américain en matière de Défense. Nous sommes devenus une puissance désindustrialisée et donc vulnérable, au nom de la constitution du marché unique et de la nécessité de bâtir des géants européens. Nos fleurons ont été démantelés, avec la complicité naïve de gouvernements décidés à sortir du colbertisme: liquider en 20 ans, 200 ans d'acquis, un record. Nous sommes devenus un pays incapable de maîtriser ses frontières et le flux migratoire, provoquant ainsi le blocage du jeu démocratique par peur de cautionner les solutions du Front National. Nous sommes devenus un pays incapable de mettre ses comptes à l'équilibre, qui a délégué à Francfort le soin de battre monnaie et à Bruxelles les clés du Trésor. Face à cela, sauf à vouloir provoquer un accident démocratique majeur, il convient de récupérer les instruments qui permettent au politique de justifier son existence en permettant l'alternative du choix démocratique. Alors que le débat sur l'Europe s'ouvre aux Républicains, nous proposons que notre ligne emprunte 8 points de passage obligés pour tracer en pointillé un nouveau cap:

Premièrement, s'affranchir du piège tendu par le Frexit mais afficher clairement le refus d'une Europe fédérale comme objectif de la construction actuelle, ce qui signifie mettre fin aux transferts de souveraineté et à la marche forcée vers l'harmonisation ;

Deuxièmement, limiter l'Union européenne à la civilisation européenne, ce qui revient à fermer la porte à la Turquie mais ouvrir des négociations avec la Russie, et donc s'émanciper de la politique étrangère américaine ;

Troisièmement, remettre les parlements nationaux au cœur de la mécanique institutionnelle en supprimant au passage le rôle politique de la Commission ;

Quatrièmement, construire des coopérations avec quelques États en «débruxellisant» l'UE, sur des sujets immédiats comme la construction d'un Amazon ou un Google Européen, capable de nous protéger des fausses informations et des espionnages divers et variés ;

Cinquièmement, instaurer dans la constitution la primauté de la loi française sur le droit européen dérivé, lorsque cette dernière est postérieure, afin de permettre à un Parlement de suspendre par une loi de souveraineté l'application d'un texte qui porte atteinte à nos intérêts. Ce n'est qu'ainsi qu'on mettra fin à l'illusion d'une construction fédérale: imagine-t-on les résolutions de l'assemblée générale des Nations Unies l'emporter sur la loi? ;

Sixièmement, remettre la notion de service public au cœur de la logique européenne en mettant fin à la politique de libre concurrence sans limite et en protégeant nos derniers fleurons français sous monopole ;

Septièmement, s'engager à voter contre toute nouvelle libéralisation commerciale, qu'il s'agisse du Mercosur ou du CETA ;

Huitièmement, assouplir les critères de Maastricht en excluant les investissements d'avenir (santé, éducation) ou les dépenses que la France endosse en matière de sécurité extérieure (Opex, nucléaire) pour le plus grand bénéfice de nos voisins. L'heure est venue non seulement de changer de discours mais aussi de mettre en place les mesures susceptibles de permettre une réorientation de l'Union. A défaut, le débat se cantonnera à ceux qui affichent clairement leur fédéralisme et ceux qui n'en veulent pas mais qui le construisent quand même. Or, les jusqu'au-boutistes prennent le sujet par le mauvais bout.

Il faut oser une autre Europe, une Europe de Nations souveraines, une Europe qui n'est pas l'avenir de la France, ni même sa substitution, mais un complément utile pour sa grandeur et son destin."

Tribune signée Julien Aubert, député LR du Vaucluse, président d'Oser la France.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 31 mai 2018

Jupiter, reviens sur Terre !

Excellent billet de Marie-Hélène Verdier paru sur Causeur sous le titre "Pour Macron, la France ne suffit pas"


" Il est une fois un roi. Dans son discours à la Sorbonne, le président Macron avait esquissé le tableau d’une super France dans une super Europe dont il serait le super président. Les élites applaudirent ce super discours. Coup d’œil oblique outre-Rhin de la chancelière tandis que les bulletins de mauvaise conduite continuaient de pleuvoir, comme à Gravelotte, sur les mauvais élèves : les populistes, les illibéraux, les anti système. Le roi a poursuivi son rêve : Sorbonne rime avec Lisbonne.

Regarde qui je fréquente et je te dirai qui je suis

Le roi a fait le tour des royaumes étrangers. Comme il se sent bien en tête-à-tête avec les puissants de ce monde ! En face d’eux, il tient le globe terrestre dans ses mains. A Versailles, il avait reçu les princes du royaume des Gafa. Ces tournées impériales le rassurent sur sa puissance politique.

Pendant ce temps, les Français pensent et disent : la start-up France n’est pas notre code. On veut du travail pas sa flexibilité. Ni d’un « enracinement mobile » comme dit Benjamin Griveaux. Marcher, c’est bien mais pour aller où ? Où elle en est, la courbe du chômage ? Où en est la lutte contre le terrorisme ? Le contrôle des flux migratoires ? On veut… on veut… « Tout ça, ce sont des états d’âme », pense le roi qui n’en a cure. Lui, il a foi en la fée Electricité. Il croit dans la révolution numérique, dans le brassage des peuples, des races et des nations. En même temps, il aime la littérature. C’est cela, la modernité : le mélange des genres.

La France, c’est beaucoup mieux que ce qu’on dit

En un an de règne, le président a fait trois fois le tour du monde en avion mais pas de la France. S’il le faisait, il verrait que, les soirs des quatre saisons, les cafés de la rue Soufflot sont vides et que les machines à laver essorent, dans les rues, les rêves dominicaux comme il y a trente ans. S’il le faisait, il aurait senti que, le 1er mai 2018, les coins de rue ne fleuraient pas le muguet. S’il le faisait, il verrait que les vaches ne broutent pas l’herbe de nos prairies et que leurs propriétaires peinent à les nourrir. S’il le faisait, il entendrait Marianne lui dire : « France, que fais-tu d’une de tes plus belles mamelles : l’agriculture ? »

Le 25 mai, le président a accordé, depuis Saint-Pétersbourg, un entretien à Ruth El Krief, à BFM TV. Il a dit combien il était satisfait de lui sur le plan diplomatique : d’avoir remis la France dans le concert des nations, de l’Europe et du monde. La France est, grâce à lui, devenue plus souveraine, plus unie, plus démocratique. On est heureux de l’apprendre d’une bouche si auguste. Le ton est assuré, le visage plus dur. L’aigle a sorti ses serres. Lui, il n’a pas d’états d’âme parce que dire, c’est faire.

Aussi, peu de réponses concrètes tombent-elles de sa bouche sur les sujets sensibles. Il les fait donner par personnes interposées : le lendemain, François Molins, nous a-t-il « rassurés » sur l’avenir du djihadisme. On évite ainsi de prononcer jamais le mot islamisme. En revanche, le président a mis à son actif anticipé « la réforme sans précédent de l’Education nationale entreprise pour casser un système reproductif ».Certes, les bambini pourront entrer à trois ans en Maternelle. Mais supprimer des heures de philosophie, en Terminale, est-ce bien raisonnable ?

En marche impériale

Il est une fois un roi dont le rêve impérial est désormais hors sol. L’empire Europe est en miettes. La Pologne, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque ont secoué le joug bruxellois et revendiqué leur identité. Le Royaume-Uni a choisi de sortir de l’U.E. Bruxelles a beau lancer ses anathèmes sur les mauvais sujets, ils restent sans effet. Le jour où le président s’entretenait avec Ruth Elkrief, l’Italie venait de secouer le joug de cette Europe-là. Il est vrai qu’elle était, le lendemain, recadrée pour illibéralisme par le président italien. Le Financial Times a appelé ces mauvais sujets : « les Nouveaux Barbares ». On ne saurait mieux dire.

Le président avance envoûté et envoûtant par son verbe. On dit qu’il est disruptif. Partout où il passe – et il est partout – il fait éclater, perturbe, casse. Son moteur, c’est l’électricité. Macron, c’est Mercure à l’état pur. Il a dit : « On n’a pas fait les choses tant qu’on n’a pas transformé le réel. » Il y a un an qu’il est au pouvoir. C’est peu mais assez pour voir se dessiner quelque chose : l’Europe tout entière qui disjoncte.

Jupiter, reviens sur Terre !

Le président serait comme un Don Quichotte au milieu d’une plaine de moulins à vent. L’Europe c’est feu le Saint empire romain germanique : un regroupement de multiples principautés qui regimbent sous la férule autocratique de Bruxelles. Le projet européen des pères fondateurs est en miettes. Tout comme le rêve technocratique et multiculturaliste de nos élites. L’Europe, c’est, aujourd’hui, Waterloo morne plaine.

Il est temps de retrouver le plancher des vaches. Il est temps de faire la tournée des popotes : fermes, écoles, petites entreprises agricoles. Que le président retrouve le réel et mette de côté ses rêves de grandeur. Il a reçu, il y a peu, le prix Charlemagne. Qu’il soit un nouveau Charlemagne. Et Henri IV tant qu’à faire, avec la poule au pot. Inutile de courir en tout sens sur la planète comme l’inoubliable Podalydès dans Le Révizor criant « Je suis partout ! Je suis partout ! »

Charlemagne et Henri IV : what else ? "


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vendredi 10 novembre 2017

Pour ces élèves de 3ème, l'Europe et l'accueil des réfugiés, c'est oui !

Vous trouverez ci-dessous l'épreuve d'EMC (Education morale et civique) de brevet blanc (BEPC) imposée cette semaine à des élèves de 3ème d'une école privée catholique (c'est dire si les dégâts sont impressionnants en matière d'enseignement) de la région parisienne. Cette copie m'a été envoyée par le père d'une élève de la classe en question (Merci à Y.)

On ne sait ce qui est le pire: l'indigence des questions ou leur pernicieuse orientation...


Tout y est: le nomadisme, migrations pendulaires (forcément stressante pour les travailleurs, cf Wikipedia), on se demande bien en quoi les " migrations pendulaires " peuvent intéresser des élèves de 3ème,  avantage de la citoyenneté européenne, vertus intégratives d'une Europe sans frontières, ouverture éventuelle sur la question du vote des étrangers, accueil des migrants (?) devenus "réfugiés francophones" (il y aurait donc suffisamment de réfugiés francophones pour que des associations les prennent en charge...), une invitation à " Je rédige " (4 points tout de même) qui implique forcément qu'aucun aspect négatif ne puisse gêner l'accueil des réfugiés (on imagine mal un élève dire qu'il n'en veut pas de ces réfugiés et qu'il doit donc forcément les accueillir) et a fortiori leur naturalisation, etc...

En gros, et le bon élève ne pourra s'y tromper: Y a bon l'Europe, et pour lui, l'accueil, c'est oui !


NB: à la recherche d'une photo pour illustrer le billet, j'ai tapé " épreuve du BEPC " sur Gogol image, la quasi totalité des photos qui m'ont été proposées ont été prises en Afrique !! J'en pose donc une ci-dessous prise à Ouagadougou, session 2015 du BEPC local officiellement lancée par Samadou Coulibaly (ça ne s'invente pas), ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation du Burkina Fasso.


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mardi 26 septembre 2017

Europe: le discours de Macron n'est pas celui d'un Président de la République Française

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J'ai écouté attentivement Macron nous causer d'Europe; une Europe qu'il veut refonder de fond en comble. Quel discours ! Superbement construit. Avec tout plein de belles métaphores et de jolies citations judicieusement choisies. Indéniablement, le personnage est bon, très bon même quand il s'agit de nous vendre une nouvelle Europe des peuples, ou plus exactement, une nouvelle Europe du peuple européen. La nuance est de taille ! Nous ne parlons plus de peuples mais du peuple...

Des propositions, il n'en manque pas quand il s'agit de bâtir une souveraineté européenne: créer un parquet européen contre le terrorisme (quid des parquets nationaux ?) et une académie européenne du renseignement, créer un fond européen de la Défense, intégrer dans les armées nationales plus de soldats étrangers (souvenez-vous, nous n'avons plus de ministre de la Défense mais un ministre des Armées) et construire une culture stratégique commune, voire une justice commune... Créer une force européenne de sécurité civile pour agir lors des catastrophes naturelles (quid de notre propre sécurité civile ?).

Oui, il ne manque pas d'idées quand il s'agit d'immigration: " l'Europe n'est pas une île ", créons donc un office européen de l'asile et une police européenne des frontières (Frontex ?) et puisque les réfugiés sont là, créons des programmes d'intégration pour mieux accueillir les réfugiés qui auront obtenu le droit de rester " en Europe " (notez, en Europe, pas en France ou en Italie). Et puisque ce sont les inégalités dans les pays d'origines qui nourrissent l'immigration et bien créons une politique commune avec la méditerranée (Sarko y avait pensé avant lui, il fut sérieusement critiqué) car il ne peut y avoir une vraie refondation de l'Europe sans faire de l'Afrique un partenaire privilégiée.

Et puis comme il aime les taxes, il a aussi pensé à ça, une Europe qui taxe avec une généralisation de la taxe carbone aux frontières (du Sarko pure beurre) en fixant le prix de la tonne de carbone à au  moins 25 euros pour qu'elle soit dissuasive (Al Gore se frotte les mains !) ( et quid des mesures de rétorsion des extra-européens?) et tant qu'à faire relancer la taxe sur les transactions financières à l'échelle européenne ! Il est même prêt, le bougre, à filer l'intégralité de la quote-part récoltée en France à l'aide au développement parce que voyez-vous, l'aide au développement est une clé pour l'Europe (sic!).

Quant à la transition écologique, là aussi il n'en manque pas: créons un marché unique de l'énergie, mutualisons les ressources et soutenons les véhicules propres, blablabla...

Même sur la bouffe et l'agriculture, il a des idées: créons une force de sécurité européenne et faisons évoluer la PAC. Même sur le numérique: créons une agence européenne de l'innovation radicale (sic) et finançons... l'Intelligence Artificielle... Fastoche, créons un marché unique du numérique !

Mais tout cela il faudra le financer alors, pour défendre notre bien commun, le premier de nos biens communs, l'euro, la monnaie, créons un vrai budget pour l'Europe quitte, pour le financer, à ce que les pays versent au pot le revenu de l'impôt sur les sociétés. Ben voyons !

Il l'a dit: il faudra livrer bataille pour l'unité de l'Europe et pour que celle-ci se fasse, on comptera sur la solidarité (un socle de droits sociaux européens) et la culture: brassage des cultures, apprentissage d'au moins deux langues, création d'universités européennes (qui existent déjà dans le privé), reconnaissance européenne des diplômes du secondaire ( y a du boulot pour que le niveau du Bac atteigne celui de l'Abitur !); bref, créons l'Europe du multilinguisme (après celle du multicul ?). En résumé, brassage et nomadisme estudiantins à tous les étages qu'il veut le Macron...

" N'ayons plus peur des peuples ! " (sic) pour refonder l'Europe, organisons un débat ouvert d'ici les prochaines élections européennes de 2019, élections qui devraient voir apparaître des listes transnationales !

Quant à ceux qui ne seraient pas d'accord avec lui, les nauséabonds, les populistes z'et les nationalistes - les méchants, donc -, ils auront affaire à lui car il ne leur passera rien comme il ne cédera rien à ceux qui voudraient entamer " les deux piliers de l'Europe ", à savoir: le marché unique, les valeurs de la démocratie et... l'Etat de droit ! Compris ?

Bien, voilà, vous avez en gros un résumé de son discours. Tout européen acharné-convaincu aura bu du petit lait; quel plaidoyer ! C'était beau, c'était du Macron ! Il y avait même quelques propositions intéressantes...

En dehors du fait qu'il n'a rien chiffré, qu'il n'a guère abordé le chômage (en progression à nouveau), les dettes qui nous rongent, et encore moins les critères de Maastricht, il y a tout de même un truc qui me dérange, qui me dérange en fait depuis le début de l'aventure Macron: à aucun moment - aucun vous dis-je - il n'a su nous dire comment il comptait, pardon, comment l'Europe comptait préserver et défendre nos identités nationales. Parce que nous sommes bien d'accord, jusqu'à encore il y a peu à l'échelle de l'histoire, l'Europe, c'était avant tout, ça l'ait encore plus ou moins, l'addition de peuples différents avec des cultures, des us et des traditions différentes, ceux-ci devront-ils s’effacer devant ce nouveau peuple européen en devenir dont rêve Macron et les siens? Assurément avec un tel programme !

Macron, c'est aussi cela, une volonté d'avènement d'une nouvelle Europe sans nations, sans pays. Un marché unique, une PAC commune, une monnaie commune, une armée et une défense communes, une culture commune, des droits sociaux communs, une législation commune, un droit commun, un gouvernement unique, un peuple unique, une histoire unique, des citoyens interchangeables, nomades; uniformiser les contours (les frontières)  et les règles et à l'intérieur, secouer au shaker les populations, n'en faire plus qu'une. A terme, c'est cela que nous a proposé Macron aujourd'hui. Vous ne vous en étiez pas rendu compte ? Moi si, et c'est sans doute pour cela que, dès le début, je n'ai vu en Macron qu'un brillant serviteur de l'oligarchie financière, européenne voire mondiale, en aucun cas, il ne saura être un bon Président de la République Française. La souveraineté de la France, il n'en a cure, il nous l'a dit cet après-midi: il faut refonder la souveraineté européenne !

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mardi 9 mai 2017

Un p'tit bijou d'euro-propagande

En attendant le prochain billet, un zoli film...

 

" A l’occasion de la journée de l’Europe, célébrée comme toutes les années le 9 mai, Européens Sans Frontières s’empare du thème de l’immigration.

L’association a réalisé pour l’occasion un court-métrage « Eurodame, Help » dans lequel une famille fuyant un pays où la guerre fait rage tente de rallier l’Union européenne pour demander l’asile politique.

Le film expose également les difficultés des migrants économiques, pour qui les portes de l’Union restent fermées.

L’objectif d’Européens Sans Frontières est d’affirmer les valeurs de l’Union européenne et de demander à tous les Européens de porter ce flambeau. Aussi de comprendre les différences entre le besoin de protéger ses frontières et d’accueillir ceux qui ont en le plus besoin. Un accueil qui sera mutuellement bénéfique, selon l‘association. " (source : Euronews)

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mercredi 11 janvier 2017

Atlantic Resolve: Les USA se préparent-ils à faire la guerre à la Russie ?

Débarquement de chars américains, vendredi dernier, à Bremerhaven, Allemagne
Peut-être ne le savez-vous pas mais en France, en gros, près de 60% des infos que reçoivent les gens passent par la télévision, les JT, et la radio, le reste, c'est internet, la presse, le bouche à oreille et les comptoirs de bistrots. Télévisions, radios et journaux ont d'énormes moyens pour récupérer les informations (agence de presse, reporters, correspondants,...) et normalement nous les retransmettre. Alors quand j'apprends un truc important que nul média n'a daigné nous transmettre, je me dis que c'est tout de même curieux mais et sans aucun doute volontaire.

Voyez, et c'est tout de même incroyable...

Alors que l'on nous bassine avec le méchant Trump, les primaires des gauchistes, le mondial de handball, les bijoux de la Castashian ou bien encore l'épidémie de grippe que Marisol semble découvrir, j'apprends que l'armée américaine, encore sous la responsabilité de Barack Obama, est entrain de procéder au plus grand déploiement de forces en Europe depuis la chute du mur de Berlin. 

Plus de 2 500 véhicules de combats et de soutien logistique (chars d'assaut, jeeps, obusiers, canons, porte-chars, porte-containers, remorques) ont été livrés en Allemagne tout début janvier avant d'être acheminés dans différents pays de l'est. Plus de 4 000 hommes pour la plupart issus de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine accompagnent ce mouvement de matériels. A terme, d'ici 9 mois, selon le journal allemand, Kieler Nachrichten, non démenti par les autorités allemande et le Pentagone, ce sont 2 000 chars d'assaut et plus de 100 hélicoptères qui se masseront sur le front de l'est, canons tournés vers Moscou, la Russie et, naturellement la Crimée. Si officiellement il s'agit d'un simple exercice, une manœuvre de l'Otan et de ses alliés, baptisée Atlantic Resolve en Europe comme il s'en fait régulièrement, et d'une on a jamais vu un tel déploiement depuis 1990 et de deux, les déclarations du colonel Todd Bertulis, directeur adjoint de la logistique du Commandement américain en Europe (EUCOM) à Stuttgart ne laissent aucun doute sur le véritable objectif de cette opération puisqu'il s'agit, selon lui d'installer "la puissance de combat nécessaire au bon endroit en Europe au bon moment, une force tournée vers l'est". Quant au Général Hobes, commandant en chef des forces américaines en Europe, il annonce la couleur: " Trois ans après que les derniers chars américains aient quitté le continent, nous devons les y remettre en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée". Une réponse tardive dans ce cas puisque la Crimée a été réinvestie par la Russie, il y a bientôt deux ans ! Le Général Hobbes, lors de la visite d'une école de logistique de la Bundeswehr a même conseillé à son auditoire: " [face à notre déploiement] les Russes se prépareront en conséquence; mobilisez-vous ! ". Et l'Allemagne de se mobiliser puisque pour la première fois depuis 1990, là aussi, l'Allemagne va augmenter les effectifs de son armée, investir 130 milliards d'euros sur 15 ans en matériels et fera passer son budget de la défense de 33,4 milliards à 39,2  d'ici 2020 (32 milliards pour la France en 2017) !

Ainsi donc, les USA sont entrain de reconstituer, tout à fait discrètement, un front à l'est et donnent tous les signes de vouloir en découdre avec les Russes à la première occasion et pas un mot de cela dans nos médias ! Pas un mot ! Les rares journaux qui en ont parlé se contentent d'évoquer une simple manœuvre militaire ! Avec 2 500 véhicules et 2 000 chars ???

Pas un mot et pourtant, même la France, junior partner, participe à ce renforcement militaire du front de l'est puisque notre armée de l'air a envoyé un escadron de Rafale en Lituanie dès le mois de septembre. Autant dire que cette soi disant manœuvre a été parfaitement orchestrée par les USA et préparée depuis un moment. Et comment ne pas être étonné du silence des médias sur cette gigantesque opération déclenchée à peine 3 semaines avant la prise de fonction de Donald Trump ? Un Donald Trump que l'on sait  et qui se dit plutôt favorable à la Russie de Poutine. 

Alors de deux choses l'une, soit les Américain jouent avec le feu, soit ils ont des informations leur permettant de croire que la Russie prépare un sale coup. Dans un cas comme dans l'autre, il devrait y avoir de quoi intéresser nos médias. Et pourtant, rien!

Quant à l'état de nos armées, je vous invite à lire le billet de Général Desportes intitulé " Un désastre militaire ". Edifiant !

Folie passagère 3418.
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jeudi 12 novembre 2015

Open Gates: " Ils sont rentrés dans nos maisons ! "

La vidéo mise en ligne hier soir a été supprimée par Youtube ainsi que tous les commentaires qui s'y rapportaient. J'ai réussi à la retrouver ailleurs et dans une autre langue. M'étonnerait qu'elle reste bien longtemps visible alors profitez-en...

Ce soir, Corto vous offre une séance cinéma:




Alors profitez en bien, il se pourrait que cette vidéo ne reste pas en ligne bien longtemps. 

Certains pourront en commentaire dire: Oui, mais on peut faire dire ce que l'on veut aux images avec un bon montage et ils auront raison. Il n'empêche que ces images, nous les avons tous vu, plus ou moins, en tout ou en partie dans nos JT. Elles sont donc bien réelles. 

Une habitante de Calais, interrogée par France Info, racontait:

 " Je n’ai pas voulu rester à la maison hier soir. J’ai eu peur, j’ai eu un choc. Aujourd’hui j’ai une belle petite maison, je croyais offrir une belle vie à mes enfants mais je vais devoir tout quitter. Ça fait 48h que mon gamin répète la même question : Maman, est-ce que les migrants vont revenir taper dans la porte, est-ce qu’ils vont encore nous regarder ? "

Une autre: " j’ai bloqué l’entrée de la maison avec la voiture pour qu’ils ne rentrent pas. On se demande même si on ne va pas mettre du barbelé, c’est fou ! On a peur chez nous !. "

Les trois dernières nuits des affrontements violents entre forces de l'ordre et migrants. En tout plus d'une vingtaine de policiers ont été blessés.

Le gouvernement tente de répartir, plus ou moins discrètement, les migrants sur l'ensemble du territoire avec ou sans le consentement des maires concernés pour désengorger la " Jungle ".

Le parti socialiste scande " Pour nous l'accueil, c'est Oui ! "

Et pendant ce temps-là, Président est à La Valette avec ses collègues pour négocier avec la Turquie pour que celle-ci, moyennant finances, ne libère pas le flot...

Et l'hystérique de Matignon décide à lui tout seul qu'il faudrait fusionner les listes de gauche et de droite pour faire barrage au FN; celui-ci se félicite de cette initiative.

Le feuilleton de la sextape Valbuena continue.

On nous ressort la vieille histoire de la mort suspecte du juge Borrel.

On nous saoule avec un pseudo attentat qui n'en est pas un puisque " déjoué à temps " que voulait commettre un guignol qui avait commandé, via internet, en Chine, un poignard et une cagoule.

On se félicite qu' " un Français né de père américain et d'une mère algérienne, bon élève à l'école ", naturalisé depuis américain, reçoive des mains d'Obama " The Medal of Honour ".

On découvre tout à coup que certains aspects juridiques propres aux USA pourraient faire foirer la COP21 chère à Président...

Etc, ...

A part ça, tout va bien. Si ce n'est cette femme qui, dans la vidéo, en pleurs, à bout de nerfs crie: " Ils sont rentrés dans nos maisons ". Mais peu importe...

Allez, sur ce, bonne soirée, dormez bien, tout est sous contrôle, même en Socialie.

Folie passagère 2969.
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samedi 18 juillet 2015

Les arnaques d'Europe 1: Le Pen élue en 2017, la France s'enfonce dans les ténèbres.


Une grande radio parisienne inaugurait ce matin une nouvelle émission politique dont le principe était de faire de la politique-fiction... comme si la "vraie" politique n'était déjà pas assez déjantée... Bref, forcément, pour inaugurer et faire le buzz, le sujet du jour était: Marine Le Pen est élue en 2017, les jours d'après.

Ce qui est bien avec ces grandes radio, c'est qu'elles ont tous les moyens nécessaires pour vous faire prendre des vessies pour des lanternes ou pour vous vendre leurs lignes éditoriales... et donc, la possibilité, si elle le veulent, de vous faire passer du faux pour du vrai. Très bien fait, donc, on s'y serait cru.

MLP est donc élue en 2017 et là, les catastrophes pour notre démocratie s’amoncellent. L'un des animateurs de l'émission n'hésites pas à le dire " MLP s'attaque de front à notre système démocratique dès son arrivée à l'Elysée, la question étant de savoir si elle se dote des pleins pouvoirs ". C'est le grand bordel qui commence. MLP nomme Laurent Wauquiez premier ministre, Gilbert Collard à la Justice Nationale, Zemmour à la Culture Nationale (celui-ci prévoyant même l'interdiction des séries américaines à la télé, l'obligation faite à France 2 de ne diffuser que des films français et l'interdiction du Rap), Roberd Ménard devient lui aussi ministre de je ne sais plus quoi. Les têtes de droite honnies par les médias parviennent toutes au pouvoir. C'est l'horreur. MLP organise un référendum victorieux, elle obtient la remise en route des guillotines et dissout le Conseil Constitutionnel qui n'était pas d'accord. Incessamment sous peu, elle prévoit la sortie de la France de la zone euro, la fermeture des frontières. 

Et tout de vient " national ": Préférence nationale, justice et culture nationales, frontières et souveraineté nationales, etc... Vous l'aurez compris: Le repli sur soi est clairement annoncé, la France de MLP de 2017 s'enfonce dans les ténèbres et on assiste à une succession de crises institutionnelles dont on ne sort que par des décisions qui fleurent bon la dictature...

Tout est à l'avenant, hélas, je n'ai pas eu le temps d'entendre la fin... Le grand chaos ?

Les délires (?) des animateurs sont entrecoupés d'intervention réelles - forcément bien choisies - des protagonistes: MLP, Ménard, Zemmour, Collard et compagnie. On nous dit même que Polony et Finkielkraut auraient refusé le ministère de l'Education traditionnelle par peur des dérapages à prévoir de la part du nouveau pouvoir en place...

Enfin, bref, tout est fait - et très bien fait - pour faire comprendre à l'auditeur de passage que voter MLP en 2017, c'est assurément voir s'installer en France un énorme boxon à côté desquelles les deux dernières guerres mondiales passeraient pour une promenade de santé !

Vous me direz, on nous précise bien, de temps en temps et très discrètement, que c'est de la fiction, il faudrait pas non plus que vous puissiez croire que tout cela puisse arriver demain... et que la peur de voter pour le Front National vous saisisse !

Joli coup médiatique, belle arnaque parfaitement bien montée; pour un peu, voilà une émission qui m'aurait presque donné envie, en réaction, de voter Le Pen.

Folie passagère 2848.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.