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lundi 30 mars 2015

Elections départementales: Que du bonheur !


Ah mais quelle soirée les amis ! Que du bonheur ! J'ai même fait péter les roteuses, c'est vous dire... Deux !

N'a-t-elle pas meilleure mine ainsi, notre France, avec ce bleu largement dominant ?

Parce que franchement, voir tous ces départements passer à droite: la Corrèze (Hollande), l'Isère (Vallini), les Deux-Sèvres (Royal), la Saône-et-Loire ( Montebourg), le Nord (Aubry), la Seine Maritime (Fabius), la Drôme, les Côtes d'Armor, j'en passe, et cerise sur le gâteau, l'Essonne du tandem Valls-Guedj; quel bonheur !

La droite prendre la main sur 66 départements, la gauche n'en conservant que 34, n'est-ce pas revigorant ?

Revigorant comme de voir l'hystérique de Matignon s'exprimer dès 20h03 et nous prouver encore une fois qu'il n'avait rien compris, n'ayant plus que ses yeux pour pleurer au constat de l'échec de sa stratégie de nationalisation de ces élections et des ses vitupérations anti-FN. Il n'aura pas ménagé sa peine le bougre, lui qui aura écumé la campagne, en partie à nos frais, et disons-le, en pure perte puisque rien ne nous permet de dire qu'au moins il aura limité la casse. Au cul la balayette ! Aux oubliettes l'arrogance des socialistes !

Réjouissant de voir tous ces frondeurs socialistes se bousculer sur les plateaux télés pour pleurnicher et se lamenter sur cet exécutif qui ne fait pas la politique pour lequel il a été élu. Cela promet pour le prochain congrès socialiste; il va y avoir des explications de gravures sévères. Que j'aimerais être petite souris pour y assister, à côté la Libye, ce sera le paradis...

Surprenant ( que je suis moqueur ) de voir que les ténors du parti socialiste - ou de ce qu'il en reste - avaient quasiment disparu de la circulation hier soir. Où étaient-ils ? Aux vomissoirs ? J'ai eu beau chercher Cambadélis sur les plateaux tévés; plus d'une heure après les résultats, toujours rien, deux heures après, un communiqué de 5 minutes, le rictus de travers et la morgue habituelle, au moins Harlem Désir nous faisait-il rire, lui...

Satisfaisant de voir que le FN continue son implantation et de constater qu'il n'a pas encore les moyens de ses ambitions ni les réserves de voix nécessaires pour prendre le pouvoir, Ni-Ni et Front Républicain tenant encore la route.

Jouissif de n'avoir pas vu  les écolocons faire des étincelles, elle faisait peine à voir la pauvre Emmanuelle Cosse. Existent-ils encore ?

Amusant d'entendre quelques journaleux dire du bout des lèvres, comme si cela les écorchait de le reconnaître, que le retour de Sarkozy en politique n'était pas aussi raté que cela. N'a-t-il pas réussi, n'en déplaise au nouveau baron socialiste de l'Aquitaine, Alain Juppé, à réunir pour le coup l'UMP, l'UDI et là aussi ce qu'il reste de Modem.

Et Président dans tout cela ? Reposant de ne pas l'avoir entendu. Qu'aurait-il pu dire qui ne nous aurait pas fait rire ? Rien. Il maintiendra le cap nous dit-on . Quel cap ? Celui des 6 millions de chômeurs ?

Il n' y a pas à dire, c'était vraiment une belle journée, une très belle soirée, on en redemande. Allez, je m'en vais aller faire un tour du côté de ce qu'il reste de la gauchosphère: J'ai eu envie pressante de rire, de rire, de rire ...

Folie passagère 2714.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 23 mars 2015

Elections départementales: Echec sur toute la ligne pour Manuel Valls !


Bon, que dire à chaud de ce premier tour des élections départementales ? Que je suis content ! Très content et que tout cela confirme ce que je pense depuis longtemps: Valls ne vaut guère plus que Président: ils sont aussi nuls l'un que l'autre.

La réforme du scrutin ( nombre de cantons divisé par deux et binômes ) voulue par Manuel Valls n'a pas servi la gauche, encore moins le parti socialiste qui perd dès le premier tour 524 cantons sur un peu plus de  2 000. 

A défaut de pouvoir mettre en avant les résultats de la gauche au pouvoir, Valls a choisi de nationaliser le débat en faisant de la lutte contre le FN le seul objet de cette campagne; on voit le résultat, avec 26% des suffrages, le FN sera présent au second tour dans plus de 1 100 cantons. Rien que dans le Nord, il sera présent dans 47 départements sur 51 et obtient dès le premier tour 8 élus. L’hystérique de Matignon s'est donc offert un bide magistral. Satisfait du " faible " score du FN, il se dit que Valls se serait offert un cigare... C'est dire si l'homme est à la ramasse

En nationalisant le débat et faute d'avoir pu dégager un bilan positif pour la gauche au pouvoir depuis bientôt 3 ans, Valls a permis à la droite classique et au FN de reprendre du terrain partout.

En donnant à leur action un visage libéral, Valls et Président ont semé la zizanie à gauche qui jamais n'alla aux urnes en étant aussi divisée qu'hier.

Lorsqu'ils comprirent qu'un abruti fini comme Harlem Désir ne faisait pas l'affaire à la tête du PS, Président et Valls y placèrent un sectaire de première bourre: Cambadélis. Pour sa deuxième élection en tant que secrétaire général du parti socialiste, après les européennes, le voici se prendre une nouvelle déculottée: 20% des suffrages exprimés soit à peine 10% du corps électoral ! 5 points de moins qu'en 2011 ! Capacité du Premier Secrétaire à rassembler: proche de zéro !

L’exécutif prévoyait une abstention record sur laquelle sans doute il misait un peu; loupé, là aussi, les prévisions se sont révélées fausses, et encore une fois en stigmatisant le FN, sans doute ont-ils motivé encore plus ses électeurs à aller voter.

Lorsqu'il ne tapait pas sur le FN, Valls aura lors de la quinzaine de déplacements électoraux effectués ( à nos frais )  tapé à bras raccourci sur Nicolas Sarkozy. On voit le résultat, ce dernier a réussi à faire en 4 mois une synthèse UMP-UDI qui obtient 30% des suffrages et remporte dès le premier tout plus de 220 cantons. Cerise sur le gâteau, la Corrèze devrait basculer à droite et avec un tout petit peu de chance, l'Essonne, le fief de "Pépé" Valls prendra le même chemin ! Retour raté de Sarkozy en politique ? Il faut croire que non !

Enfin, intervenant dès 20h, Valls, au lieu de prendre acte de la défaite avec l'humilité nécessaire, s'est ridiculisé en parlant de victoire de la résistance ! Fallait oser, il l'a fait et voilà qui nous donne l'occasion de rire aux éclats.

Le deuxième tour devrait confirmer cette déculottée.

Quant à Président, il se dit aussi qu'il aurait été soulagé que le FN ne fasse " pas mieux ", moi, à sa place, je serais surtout catastrophé par la dérouillée que s'est pris le parti socialiste... 

Vraiment, un très beau dimanche... On attend le prochain avec impatience !

Folie passagère 2707.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 21 mars 2015

Dimanche, je vote pour mon département et contre la Socialie !


Petit rappel salutaire à propos des élections départementales à venir, ce week-end et le week-end prochain car je lis ça et là des choses curieuses voire saugrenues, voire même pas très honnêtes... 

Dimanche, nous allons voter pour: 
  • les prix des cantines des collèges,
  • la rénovation ou la construction de collèges,
  • l'entretien des routes,
  • l'aide aux personnes âgées et aux handicapés,
  • l'attribution du RSA et le suivi des bénéficiaires,
  • l'aide aux frais de transports scolaires,
  • l'aide et les subventions aux associations, 
  • le financement du logement social, 
  • le financement et la construction de crèches,
  • le financement des pompiers et des équipements sportifs,
  • l’amélioration de l'accès à l'internet Haut-débit,
  • le financement et la protection des espaces naturels départementaux,
  • le soutien financier aux communes,
  • et encore tout plein de choses...
Certains esprits lucides auront raison de signaler que la loi sur la réforme territoriale n'est pas encore votée et que l'on ne connait pas encore le périmètre définitif des compétences et des responsabilités que les départements auront à prendre en charge. C'est vrai, la loi N.o.t.r.e. n'est pas encore votée, peut-être, rien n'est moins sûr, le sera-t-elle avant le second tour. Quelle meilleure preuve d'incompétence de la part des gens qui nous gouvernent actuellement ! Doit-on ne pas voter pour autant?: Non, car la gestion des départements impacte directement notre quotidien, alors, en attendant que la loi soit adoptée définitivement, il faut bien renouveler les équipes et faire comme si que..., comme si rien n'avait changé, c'est ce qu'ont choisi de faire la quasi totalité des candidats. Et puis, il faut bien verser le RSA, faire tourner les cantines (sans repas confessionnel) et moderniser les équipements sportifs...

Doit-on cependant considérer que ce vote n'a pas une portée nationale et que nous ne devrions pas en profiter pour sanctionner les clampins qui sont au pouvoir depuis bientôt 3 ans ? Non. Car tout ce qui se décide et se vote à Paris, à l'Elysée, à Matignon ou à l'Assemblée Nationale impacte tout autant la vie des départements et donc notre quotidien.

Prenons ne serait-ce que 3 exemples: le RSA, la couverture Haut-Débit des territoires et les dotations d'Etat aux départements.

Lorsque le gouvernement décide par démagogie d'augmenter de 2% le RSA, lorsqu'il revalorise de moins de 1% le SMIC, tout le monde applaudit ! Sauf que le RSA est versé par les départements (168 millions en 2014 pour le Val d'Oise), ils en ont, par délégation de l'Etat, l'obligation. 2% d'augmentation du RSA, c'est autant qui n'ira pas dans le financement des autres charges du département. Quel choix a le département ? Aucun, augmenter le RSA et voir comment il va compenser, ailleurs, cela.

Pour l'accès au haut débit à internet, l'Etat a réparti les taches: à lui avec les opérateurs d'équiper les zones à forte densité de population, ça revient moins cher; aux départements d'équiper les zones peu habitées ce qui forcément revient plus cher. Si le département considère que le haut débit n'est pas une priorité (ou qu'il n'en a pas les moyens), il préférera peut-être rénover à la place un collège et ouvrir une nouvelle caserne de pompier.

Lorsque Président et son Premier annoncent que les dotations aux collectivités locales seront réduites de 11 milliards (pour le moment) sur 3 ans (2015-2017) au lieu, par exemple de réduire le nombre de fonctionnaires, c'est pour les départements 3,5 milliards d'euros qu'ils n'auront pas pour faire tourner leurs boutiques et jouer leur rôle d'investisseurs (75% des investissements publics sont le fait des collectivités locales). Les recettes des départements viennent soit de la dotation d'Etat, soit de la fiscalité. Année électorale oblige, rares seront les candidats qui annonceront une hausse de la fiscalité et pourtant, obligatoirement et compte tenu des baisses de dotations imposées par Président, ils n'auront pas le choix. Dès 2016, ils le feront. Leurs fautes ? Non, celle d'un Etat qui ne fait pas les bons choix et qui pour faire des économies met à la diète les départements.

Alors certes, ce ne sont ni Président ni son hystérique premier ministre qui:
  • feront diminuer ou augmenter le prix de la cantine au collège de vos enfants ;
  • attribueront ou diminueront ou supprimeront les subventions aux associations ;
  • créeront des maisons de retraite publiques dans votre département ;
  • prendront en charge tout ou partie des frais des transports scolaires ;
  • décideront de goudronner ou pas telle ou telle route ;
  • décideront de subventionner la construction de nouveaux collèges ;
  • décideront de subventionner une nouvelle piscine ;
  • attribueront des aides départementales aux créateurs d'entreprises ;
  • attribueront et paieront l'APA aux personnes âgées dépendantes ;
  • financeront la création de crèches collectives qui manquent tant ;
  • augmenteront ou pas le taux départemental des impôts locaux.
Ce seront les départements qui feront les choix que leur imposera l'austérité voulue par l'exécutif. Ni plus, ni moins.

Enfin, s'il fallait une autre raison de se saisir des élections départementales pour voter contre le pouvoir en place, il suffit de répondre à Valls qui n'a cessé pendant cette campagne électorale de nationaliser le débat avec ses discours anti-FN en votant dimanche, en votant bien, en votant à droite.


Les claques des municipales et des européennes ne leur auront pas suffi pour comprendre qu'ils ne sont absolument plus en phase avec le pays, si tant est qu'ils le furent un jour, continuons donc de leur infliger la correction qu'ils méritent !

Folie passagère 2704.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 17 mars 2015

L'excité de Matignon et les élections départementales


Nous aurons donc dimanche le premier tour des élections départementales. C'est bien, non ? On sait d'avance que la gauche va se prendre une bonne dérouillée, voilà qui a de quoi nous réjouir.

Que penser de cette campagne électorale ? Pas grand chose de bien à vrai dire. Le gouvernement par la voix de l'hystérique Manuel Valls a choisi de placer la lutte contre le FN avant les enjeux départementaux, la droite lui a emboîté le pas. Le FN par ci, le FN par là, comme si les enjeux de ces élections se situaient à ce niveau. Quant à la propagande gouvernementale diffusée sur les ondes, elle se contente de souligner que pour la première fois, le peuple votera pour un binôme Homme/Femme. Tu parles d'une avancée !

Vous auriez pu entendre parler de RSA, de budgets d'investissements, de la façon dont les départements vont pouvoir assumer leurs charges avec une baisse de je ne sais plus combien de milliards de dotations de l'Etat, de quelles manières les conseillers départementaux vont améliorer le fonctionnement des collèges, des travaux de rénovation des structures routières, de l'amélioration des transports en commun, des relations entre le conseil départementales et votre commune, de la façon dont les associations seront subventionnées, du soutien aux handicapés ou aux chômeurs, du nombre de crèches qui seront construites, de la protection de l'environnement, de la couverture numérique de votre département, ...  Bref, nous aurions pu apprendre plein de choses sur cette collectivité qui gère une bonne partie de notre quotidien, mais de tout cela vous ne saurez rien si vous ne prenez pas votre courage à deux mains pour lire les différentes propositions de foi des candidats que vous avez du recevoir ces jours-ci.

Je les ai reçu et je les ai toutes lu. Faut dire qu'ils ne sont pas nombreux dans le Val d'Oise: 5 listes en présence, UMP-UDI (l'équipe sortante qui sera très certainement reconduite), PS, Ecolos, FDG et FN.  On ne discutera pas des différents programmes, ils promettent tous à peu près la même chose: plus de  crèches, plus de routes, plus de protection de l'environnement, plus de soutiens aux handicapés, plus de fibres optiques, plus de logements... et moins d'impôts etc, etc, etc... Elles ont par contre toutes un point commun: aucune n'avance de projets chiffrés. Aucune. L'équipe en place, UMP, dresse certes un bilan chiffré de son activité mais ne valorise absolument pas son programme.

La raison de tout cela est pourtant simple à comprendre: Aucun des candidats ne sait quel sera le périmètre précis de son domaine de compétence, aucun des candidats n'est capable de dire avec certitude quel sera la durée de son mandat. Tenez par exemple la gestion du réseau routier départemental, si j'en crois un des directeurs généraux du département, il y a 1 mois, on leur annonçait que la charge en reviendrait aux régions et il y a quinze jours, il apprend que finalement, sauf nouveau changement, les routes resteront du ressort du département. Sauf nouveau changement... Le gars bosse dans la fonction depuis vingt cinq ans, vote socialiste depuis cinquante et reconnait volontiers n'avoir jamais assisté à un tel bordel, une telle déresponsabilisation et démotivation des équipes. La faute à qui lui ais-je demandé ? La faute au gouvernement qui n'a absolument pas su organiser la réforme territoriale. Comment dans ces conditions, lui demandais-je, les candidats peuvent-ils budgéter ou planifier les investissements ? C'est assez simple, me répondit-il, on ne projette rien, on gère le quotidien et l'avenir avec les historiques et... on attend !

Dès lors comment s'étonner que les états-majors parisiens, le gouvernement en tête, déplacent le débat au niveau national ?

Remarquez que cela n'est pas pour me déplaire, les socialistes, que ce soit au plan local ou national vont se prendre une magistrale déculottée, ils ne l'auront pas volé. L'excité de Matignon aura mouillé la chemise, plus de quinze meetings, cinq cette semaine, c'est donc lui, le chef officiel de la majorité, qui devra porter la responsabilité de cet échec, Président comptant pour du beurre sur ce coup là. Valls aura transformé une élection locale en élection nationale avec comme seul enjeu médiatique ses charges contre le FN; quelle erreur de stratégie ! On verra que ses rodomontades et autres coups de mentons n'auront servi à rien. Les candidats de gauche seront laminés et UMP-UDI feront à peu de choses près jeu égal. (A mon avis, l'UMP-UDI devrait finir avec au moins 3 points d'avance sur le FN )

Manquerait plus que l'Essonne, le fief de " Pépé " Valls, dont le conseil général est tenu par le frondeur Guedj, passe à droite, ce qui semble probable, pour que ma joie soit entière. A moins que ce pseudo scandale, sorti opportunément à cinq jours du premier tour, sur les comptes bancaires du sénateur UMP local, un certain Dassault, ne lui sauve la mise... Marrant ces affaires qui sortent toujours au bon moment: les comptes Dassault, le retour de Buisson, le cochon dans les cantines,...

Alors puisque le gouvernement a décidé de nationaliser ces élections, n'hésitons pas, votons dimanche et boutons un maximum de gauchistes hors du jeu !

Quand on pense qu'il y a moins de trois ans, ils avaient tout... les cons !

Folie passagère 2698.
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France, 2019.