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lundi 26 novembre 2012

UMP: Et le bordel de continuer à Fort Chabrol


La Commission Nationale des Recours de l'UMP a rendu son verdict:

" Article 1er : il y a lieu de réintégrer dans le résultat proclamé le lundi 19 novembre 2012 les résultats correspondants aux fédérations de Mayotte et de Wallis-et-Futuna.
Article 2 : les résultats des opérations électorales qui se sont déroulées en Nouvelle-Calédonie sont annulés.
Article 3 : les résultats des opérations électorales qui se sont déroulées dans le bureau n°16 de Paris sont rectifiés et il est soustrait 26 voix du nombre de voix obtenues par Monsieur François Fillon
Article 4 : les résultats des opérations électorales qui se sont déroulées dans le bureau n°1 des Alpes-Maritimes sont annulés.
Article 5 : les résultats des opérations électorales qui se sont déroulés dans le bureau n°3(liste n°2) des Alpes-Maritimes sont annulés.
Article 6 : les résultats des opérations électorales qui se sont déroulées dans le bureau n°3 de Cannes-Mandelieu sont rectifiés et il est soustrait 6 voix du nombre de voix obtenues par Monsieur François Fillon.
Article 7 : le reste des recours est sans objet.
Article 8 : Sur la base des résultats proclamés par la COCOE et approuvés par les deux candidats, le résultat de l'élection de l'équipe dirigeante, compte tenu des articles susvisés, est le suivant :

- Monsieur Jean-François Copé : 86.911 voix
- Monsieur François Fillon: 85.959 voix

Article 9 : la présente décision sera notifiée à Monsieur Jean-François Copé et à Monsieur François Fillon. "

Ainsi, et après ce troisième recomptage, Jean-François Copé, organisateur d'une élection vérolée à la base, gagne l'élection à la présidence de l'UMP avec 952 voix d'avance. Il est heureux et fait un beau discours: " Moi, JFC, je m'engage..."

Pour la troisième fois, François Fillon n'accepte pas ces encore-nouveaux résultats et dénonce " ce nouveau coup de force " du clan Copé. " Jamais François Fillon ne se fera l'artisan d'une division de l'UMP "... ( t'as qu'à croire...)

Et le bordel de continuer à " Fort Chabrol "...

Et pendant ce temps-là, la gauche et hollande de continuer à nous sacrifier sur l'autel d'un socialisme franchouillard totalement déconnecté des réalités...

Et le conseiller spécial d'hollande, Faouzi Lamdaoui, d'ironiser: " La droite réinvente le théatre de Guignol "

Ecœurant. Ridicule. Scandaleux.

A suivre... Pour notre plus grande honte...

Folie passagère 1464.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 15 novembre 2011

Le point de rupture est atteint et ça va faire mal


Aujourd'hui, Sarkozy était à Bordeaux.  Dans son discours, il a évoqué la  manière avec lequel l'esprit du CNR a été trahi depuis des dizaines d'années:

"Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux, qui depuis des décennies, ont refusé toute réforme par lâcheté politique ou par opportunisme. Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux qui, pendant des décennies, ont bien soigneusement dissimulé aux Français qu’ils finançaient leur système de protection sociale à coup de déficits. Pendant des décennies, on a donc protégé les Français à crédit sans le leur dire. On a protégé les Français des années 1980 en hypothéquant l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants"

Comment ne pas être d'accord avec ses propos.

Le CNR ( si cher au coeur de m'sieur Hessel ) avait après la Libération créé les bases de la sécurité sociale, des retraites par répartition et mis en place toute une série de mesures sociales et économiques visant, entre autre, à protéger et assurer aux citoyens une vie meilleure. L'esprit était grand mais fut peu à peu perverti par un refus catégorique du peuple et des élus de réformer le système au fur et à mesure que la société française évoluait. Alors pour faire simple, le peuple, soutenu par les syndicats, refusa au fil des ans toutes remises en question des avantages sociaux conquis depuis 1945 . Les élus, pour des raisons électorales évidentes et manque de courage politique, firent de même.

Et c'est ainsi que l'on empêcha depuis toute réforme de fond. Nous préférions profiter du système mis en place par nos aînés, quoi de plus normal et de plus confortable, tout en nous voilant la face quant aux évolutions. Le cas des retraites en est l'exemple emblématique. Il faudra attendre 2010/2011 pour accoucher d'une réforminouchette alors que dès les années 70, nous savions que compte-tenu de l'amélioration des conditions de vie, cette réforme serait un jour ou l'autre indispensable. Sarkozy l'entreprit avec courage mais joua petits bras... la paix sociale et toujours, l'électorat.

Alors, oui, comment ne pas être d'accord avec les propos de ce matin. Nous vivons à crédit depuis 1945, le système fonctionna à peu près tant que la croissance était au rendez-vous. Et lorsque cette dernière fit défaut, on combla le manque grâce aux déficits publics. La suite, on la connaît: cela se passe aujourd'hui et c'est sans précédent, une crise de la dette et des déficits.

Nous y sommes, le point de rupture est atteint. Nous n'avons plus le choix, il faudra réformer et réformer encore. Vite. Réformer ne peut plus être " une affaire de politique, de droite, de gauche, c'est une affaire de bon sens ". Et oui, il va y avoir des dégâts, cela va faire mal aux porte-monnaies et à l'esprit du CNR. Mais nous n'avons pas le choix, le comprendre serait faire honneur, enfin, au CNR et surtout aux générations suivantes.

Et vous voulez que je vous dise, perso, je suis vachement content de ne pas avoir de gamin, vu ce qu'on s'apprête à laisser à ceux d'après, j'aurai du mal à le regarder droit dans les yeux.

Folie passagère 914.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

 

France, 2019.